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09/05/2010

FONDATION ABBE PIERRE

Je relaie bien volontiers un message arrivé à l'instant :

Cher(e)s ami(e)s,

Devant l’aggravation de la crise du logement, devant la fragilisation des publics les plus en difficulté, devant la complexité grandissante d’accès ou de maintien dans le logement, la Fondation Abbé Pierre décide d’aller pour la 3e année consécutive à la rencontre des jeunes, public particulièrement touché par cette régression sociale.
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Les grands festivals de l’été sont des lieux privilégiés pour communiquer auprès des jeunes de façon efficace dans une atmosphère favorable. À travers son container qui illustre des manifestations du mal-logement, la Fondation Abbé Pierre souhaite sensibiliser et informer les festivaliers sur les difficultés et les souffrances engendrées par ce fléau. 

Nous recrutons des bénévoles disponibles sur toute la durée d’un ou de plusieurs festivals, ayant envie d’aller à la rencontre du public, et de passer de bons moments au sein d’une équipe soudée. Nous prenons en charge bien évidemment transports, hébergements, accréditations, repas et tenues.

La Fondation Abbé Pierre sera présente cette année sur 3 manifestations :

  • Tournoi international de Beach Soccer à Marseille du vendredi 25 au dimanche 27 juin (prévoir d’être sur place la veille)
  • Les Vieilles Charrues à Carhaix (Finistère, Bretagne) du jeudi 15 au dimanche 18 juillet (prévoir d’être sur place la veille)
  • La Fête de l’Humanité à Paris du vendredi 10 au dimanche 12 septembre. 

Les missions des bénévoles sont les suivantes :
·     informer et répondre aux questions du public sur la Fondation Abbé Pierre (formation prévue),
·     faire signer le Manifeste (déjà près de 17 000 signés),
·     distribuer des badges et des bracelets,
·     dialoguer avec les festivaliers.

Nous avons déjà récolté plus de 20 000 Manifestes. Pour peser dans le débat et faire bouger les lignes, nous devons mobiliser davantage ! 
Ensemble, agissons !

Si vous êtes intéressés, contacter Aziliz Le Tiec au 01 55 56 37 06 ou : aletiec@fondation-abbe-pierre.fr

08/04/2010

RAGOTS D'ANACONDA

Si l'on enregistre une première chanson commençant par "Y a quelqu'un qui m'a dit" et qu'on est victime d'une rumeur au cerveau, je devrais me retrouver à Montréal bientôt: mon premier disque chez Polydor s'intitulait "La gigue des bistrots".

 

Beaumarchais avait déjà fait un point remarquable sur la question dans "Le barbier de Séville", acte II scne 8.


Bazile : La calomnie, Monsieur? Vous ne savez guère ce que vous dédaignez ; j'ai vu les plus honnêtes gens près d'en être accablés. Croyez qu'il n'y a pas de plate méchanceté, pas d'horreurs, pas de conte absurde, qu'on ne fasse adopter aux oisifs d'une grande Ville, en s'y prenant bien ; et nous avons ici des gens d'une adresse!... D'abord un bruit léger, rasant le sol comme hirondelle avant l'orage, pianissimo murmure et file, et sème en courant le trait empoisonné. Telle bouche le recueille, et piano, piano vous le glisse en l'oreille adroitement. Le mal est fait, il germe, il rampe, il chemine, et rinforzando de bouche en bouche il va le diable ; puis tout à coup, ne sais comment, vous voyez Calomnie se dresser, siffler, s'enfler, grandir à vue d'oeil ; elle s'élance, étend son vol, tourbillonne, enveloppe, arrache, entraîne, éclate et tonne, et devient, grâce au Ciel, un cri général, un crescendopublic, un chorus universel de haine et de proscription. — Qui diable y résisterait?

 

Je laisse conclure, Michel Audiard dans "Les tontons flingueurs": "Si on bricolait plus souvent, on aurait moins la tête aux bêtises."

04/04/2010

RESURECTION

Oeufs Paques.jpg... et gourmandise font bon ménage.

 

En route pour de nouvelles aventures !

09:44 Publié dans Jardins | Lien permanent | Commentaires (0)

17/03/2010

RAGOÛT D'ANACONDA

 

Parce que je suis un républicain farouche, un citoyen modèle (et pour faire plaisir à Zgur), je suis allé voter Dimanche dernier.

Parce que je n’avais pas eu l’occasion de me divertir beaucoup durant les semaines précédentes,  j’ai survolé le soir les plateaux télévisés sur lesquels les mêmes vieilles barbes sont venues nous proposer d’avaler leurs vieilles couleuvres en proposant leurs formules éculées. (Non. Ne voyez pas le mal partout. C’est pur hasard.)

Je gage qu’au soir du deuxième tour, les mêmes nous proposeront d’avaler des anacondas.

anaconda.jpg

 

 

Rares sont sans doute les visiteurs de ce blog qui doivent savoir comment cuisiner le serpent. Aussi je vous propose un fricot de Louisiane suffisamment  à l’avance pour vous procurer les ingrédients et surtout vous familiariser avec l’idée.

 

Attention cependant: l’abus de serpent peut nuire gravement à la santé mentale.

 

31/01/2010

WORK IN PROGRESS 3

 

3:4 Ronsard.JPG
BIP gp.JPG
marceau mime.jpg

Tout est là.

Au manège jardinier, ce sera l'émouvantail.

 

23:32 Publié dans Arts, Jardins | Lien permanent | Commentaires (11)

25/01/2010

WORK IN PROGRESS 2

 

Vu de l'allée.jpg
???

 

 

12:22 Publié dans Arts, Jardins | Lien permanent | Commentaires (9)

21/01/2010

WORK IN PROGRESS 1

 

Emouvantail 24:12:09.JPG

Kézaco ?

 

07:06 Publié dans Arts, Jardins | Lien permanent | Commentaires (7)

05/01/2010

DE LA METHODE ALTERNATIVE

Plusieurs d’entre vous me demandent pourquoi je ne crée pas une association pour mener à bien les différents projets de jardins utiles que vous avez pu trouver ici ou .

 

Lançons donc un débat sur les fonctionnements alternatifs. Cela nous éloignera du bavardage vénéneux qui se ventile ailleurs sur l’hydre entité nationale que mon fidèle Héracles, invincible beauceron tant attendu, ira tuer sitôt que nous aurons fini de curer les écuries d’Augias.

Mais auparavant, expliquer pourquoi chercher de nouvelles méthodes pour réaliser des projets comme le manège jardinier.

 

Adossé à une solide expérience.

J’ai été sollicité voilà vingt ans en tant que chanteur pour monter un festival afin de financer des projets de santé à Bordeaux.

Là, j’ai créé puis présidé pendant dix ans une association culturelle dont j’ai déjà parlé ici: L’Art Existence!. Je connais donc assez bien les deux côtés de l’aventure consistant à mener à bien un projet bel et bon, et les risques qui vont avec car il faut devenir mangouste au milieu des cobras. C’est long, pénible et parfois dangereux mais rassurez-vous, aussi venimeux que soit le serpent, c’est toujours la mangouste qui gagne.

A bon entendeur...


Pierre Bergé n’a pas tors quand il énonce que vingt ans de «charité business» et les «affaires» qui les ont régulièrement émaillés ont sévèrement entamé la crédibilité des associations et rendue méfiante la générosité française.  On le serait à moins.

Qui lit régulièrement la presse constate, affligé, que depuis des années le pôle financier et la brigade de police qui va avec n’en finissent pas avec des associations qui détournent les dons ou les affectent à des postes ayant peu à voir avec l’objectif affiché.

Aussi prévoyant que puisse être le texte encadrant un projet, un malveillant finit toujours par s’introduire dans le dispositif et s’évapore avec tout ou partie des fonds collectés pour en faire un tout autre usage que celui prévu. Chirurgie plastique, piscine à la campagne, financement indirect de campagne électorale... L’éventail est large. Je n'en ai pas tout vu.

Aussi celles et ceux qui avaient monté le projet et devaient entièrement s’y consacrer se retrouvent-ils au tribunal à traquer, sans rien connaître des procédures ni des roueries judiciaires, les Thénardier qui ont fait capoter la belle aventure par totale et infâme cupidité.

Tandis que je devais être en studio avec une chorale d’enfants, me voilà à la barre devant un procureur qui veut classer l’affaire et menace de me poursuivre pour outrage à magistrat alors même qu’à propos d’enfants malades volés, spoliés, privés d’un rêve, dans ce cadre, à cet instant, aux regards du coeur comme de l’esprit, sans aucun doute possible, l’outrage, c’est lui!

A l’heure où je devais me consacrer aux lumières, j’y étais en effet! Convoqué à la brigade financière pour éclairer un inspecteur sur l’utilisation de fonds de production jamais vus. (Qui me trouve tellement coupable qu’il accepte au terme d’une matinée d’interrogatoire de déjeuner avec votre serviteur blanchi de toute malversation dans un petit restaurant de Verdelais où repose Toulouse-Lautrec. Je me suis laissé dire que ça ne se passait pas  comme cela avec tout ses «clients» tous les jours).

Alors au manège jardinier, cela (re)donnerait, si l’on ne s’y prenait pas autrement: au lieu d’être dans le jardin avec un pépiniériste, perdre une journée au palais de justice avec un juge d’instruction. S’il en reste.

Tandis que je devrais régler le mouvement d’un automate, chercher des sous pour me constituer partie civile. Comme dit Cyrano: «Non. Merci!» Je n’ai plus de temps à perdre dans ces embrouilles puantes.

Gâchis humain, gâchis financier, gâchis de temps, déception magistrale  avec encore en prime une colossale torgnolle dans la tronche des généreux donateurs!

Enfin le pire: après s’être engagé devant des gamins malades à embellir un peu leur sinistre ordinaire, devoir revenir leur expliquer que «ça ne va pas être possible.» La honte et l’impuissance sont alors suffisantes pour songer à se tirer une balle dans la tête s’il n’y avait à poursuivre, retrouver et châtier les raclures responsables de l’échec jusqu’au plus profond du plus lointain recoin des enfers!

Donc, pour m’éviter le suicide et ne pas rajouter de travail à Laurence Vichnievsky, Renaud Van Ruymbeke et éventuellement à l’archange Michel, procéder désormais autrement. Au lieu de demander de l’argent aux gens pour financer les composants du manège, leur demander d’envoyer les éléments directement. Ainsi, ceux qui expédieront un rosier, un arbre, un oiseau pourront le voir installé sur le manège ou, s’ils en sont trop éloignés géographiquement, sur son site internet. La mairie, le département ou la région payeront directement l’entreprise qui réalisera l’allée adaptée aux fauteuils. Les forains, les sculpteurs, les artisans apporteront directement une attraction qu’ils mettront en place eux-mêmes. Ainsi pour tout. Sauf pour la confection de la barbe à papa, des gaufres et des pommes d’amour qui resteront l’apanage des voisins.

Quant au maître d’oeuvre, essayer de le faire embaucher par une collectivité territoriale comme jardinier coordinateur en CDD pour la durée des travaux. Pas de frais de fonctionnement, pas d’argent en circulation, pas d’intermédiaire.

Sans argent à voler, pas d’escroc attiré.

Comme aurait pu dire Coluche: «Circulez, y a rien à prendre!»

A procéder comme font les autres, il me faudrait chercher des avocats et des comptables avant les horticulteurs et les pépiniéristes.

Pour un manège fleuri, avouez que ce serait ballot!

Comme disait mon père: «On te le fait une fois. C’est normal: tu apprends.

On te le fait deux fois, tu dois être un peu con.

A la troisième, le doute n’est plus permis.»

Comprenez que pour sa mémoire j’essaye de prévenir la seconde. Je lui en ai suffisamment fait voir pour ne pas rajouter à ses illustres titres et qualités celui de «père d’abruti».

Ami(e)s du bel et bon, humanistes des jardins, des arts et du droit, le blog vous est ouvert pour discourir de la méthode et nous améliorer tout ça!

18/12/2009

AMUSONS-NOUS !

 

Je doute que quiconque ait pu échapper en France à la pantalonnade ouaibesque du play-back d’une chanson piratée par «l’avenir pop'".

Regardez, copiez, transférez, téléchargez sans rien demander ni payer à l’auteur, au compositeur, aux interprètes, aux musiciens...

Hadopitre n’a jamais si bien porté son nom.

Aussi, pour égayer notre week-end paralysé autant par la neige que par les minimas sociaux, je propose un petit jeu consistant à adapter le texte en vue d’un live dub jardinier. Nous pourrions enregistrer et le tourner au printemps prochain sur une musique originale, étant entendu qu’ici nous n’avons nul besoin d’emprunter des musiques aux autres puisque nous composons nous-mêmes.

Je propose:

« Tous ceux qui veulent changer le monde,

Commencez par cent mètres carrés.

Tous ceux qui veulent changer le monde,

Venez bêcher, venez planter.»

Kenya-Athi-River-Pres-16septembre2009-1.jpg

 

 

C'est à vous.

Evidemment, les commentaires sont modérés tant il est évident que la tentation sera grande d’introduire pour la rime «les têtes blondes» et «la bête immonde».

 

10/12/2009

VIVE L'EMPEREUSE!

 

De notre envoyé spécial.

  • Stéphane, vous êtes sur l’esplanade centrale de Fleuryland pour la grande cérémonie au cours de laquelle Delphine de Paradisexpress sera anoblie. Quelle est l’ambiance ?
  • En effet, Laurence. Au milieu d’une foule considérable, multicolore, joyeuse et chantante.  Comme vous l’entendez sans doute derrière moi, on chantonne ici «Le temps des cerises», là-bas «Gentil coquelicot», tandis qu’une farandole de citoyennes et de citoyens galope autour de la grand’ place en riant aux accents de «La Carmagnole». Des feux de joie sont allumés un peu partout et les enfants se pressent autour espérant attraper qui une guimauve, qui  un marron chaud. Mais voici que retentit au loin la fanfare annonçant sans nul doute l’arrivée de celle que tout le monde attend: la citoyenne Delphine Gittermann.
  • J’imagine que l’émotion est à son comble!
  • Oui, Laurence, en effet! Douze mésanges volant en formation passent en ce moment-même à la verticale du monument au jardinier inconnu, laissant derrière elles une traînée de pétales blancs et roses, cependant qu’au loin, encadrée par vingt quatre hérissons en tenue d’apparat, casques rutilants et piquants au clair, j’aperçois la gigantesque citrouille décorée de mille et une fleurs multicolores, précédée des trois paons de la garde d’honneur et tirée par un attelage de dix huit canards col-vert.

Ah, Laurence, chères téléspectatrices, chers téléspectateurs,  le silence se fait sur la grand’ place et une émotion propre à ces instants exceptionnels que sont les couronnements étreint maintenant les gorges et les poitrines de tout le peuple jardinier qui retient son souffle comme un seul homme.

Le carosse s’immobilise enfin au pied de l’escalier de la mairie.

Un jeune officier du premier bataillon de débroussailleurs de la Légion Jardinière déploie le marche-pied et ouvre la porte à Delphine qui descend vêtue d’une magnifique robe verte à traîne tissée de lierre bicolore, coiffée d’une adorable capeline qui semble bien être une immense fleur de tournesol. Comble de raffinement, elle porte aux oreilles deux boucles abricot dont notre consultante en bijouterie m’assure qu’il s’agit de deux boutons de «Ghislaine de Féligonde», rose précieuse entre toutes.

Ghilaine de Féligonde.JPG

 

 

Comme vous le constatez sur nos images, Fleuryval vient d’apparaître dans l’encadrement de la porte de la mairie, portant sur un coussin de tulipes rouges la couronne qu’il va remettre dans quelques instants.

Delphine s’est immobilisée au pied du grand escalier, devant un épais coussin de mousse piqué de narcisses.

Retentissent alors les cuivres et les timbales de l’orchestre philharmonique des libellules tandis que s’élèvent les voix du choeur des grenouilles interprétant ensemble «Le chant des papillons», dont chacun sait qu’il est l’hymne chéri du peuple fleurylandais.

Cet hymne qui, d’ordinaire, déchaîne les vivas mais qui, aujourd’hui, en cet instant solennel, n’est suivi que d’un profond silence.

Fleuryval, plus beau encore qu’à l’accoutumé, dans son grand costume de cérémonie va prendre la parole. Ecoutons-le.

  • Citoyenne Fifine, au nom des pouvoirs que je me suis conféré et pour les innombrables services rendus au peuple international des jardiniers, je te fais chevalière de la documentation, duchesse de l’inspiration et empereuse de Babylone où tu régneras désormais sur les jardins suspendus. A genoux, citoyenne!

Lentement, Delphine ôte sa capeline de tournesol et s’agenouille sur le coussin de cérémonie. Fleuryval pose alors sur sa tête le diadème au mille croccus et s’écrie:

«Debout l’empereuse!»

Ah mes amis!!! Je ne sais si vous pouvez m’entendre encore tant le vacarme est assourdissant, mais Delphine se relève sous les applaudissements, les vivas, les acclamations. Quelques vieux jardiniers qui en ont pourtant vu d’autres essuient leurs paupières tout en s'écriant: «Vive l’empereuse!» et en lançant leurs chapeaux de paille vers le ciel.

Et c’est tout naturellement au bras de Fleuryval que la nouvelle empereuse des jardins suspendus se dirige vers l’immense table sur laquelle vont maintenant dîner tous les participants.

Il est temps pour moi de rendre l’antenne. C’était Stéphane Germe pour Canal fleuri. A vous Laurence, à vous les studios.

 

06/12/2009

TEL EST TON... JARDIN

 

Le manège jardinier:


un manège pour les enfants qui ne peuvent pas monter sur les manèges.


Après avoir pris son billet à la guérite illuminée, on entre par une ouverture taillée dans la ramure d'un saule pleureur, de rire, évidemment.

Puis on s'engage dans un tunnel de glycines blanches et roses que viennent parsemer de touches parmes et lilas quelques clématites luxuriantes.

Au sortir du tunnel, un bouquet de chèvrefeuilles délivre son puissant parfum. On s'arrête un instant, le temps que la machine à caresser la joue vienne vous la chatouiller du bout de ses douces plumes de paons.


On repart, franchissant le pont qui enjambe le bassin dans lequel quelques carpes nagent entre les nénuphars roses et blancs. On admire la naïade qui, posée sur son île au milieu des genets, se regarde dans l'eau.

 

Tournez, petits manèges. En avant!

 

A droite, croulant sous les roses tendres d'Appel Blossom, la cabane de l'infâme Cramouillard, l'ogre du jardin.

Cabane Cramouillard.JPG

A cette heure-ci, il dort. Il faut passer sans bruit. Ne pas le réveiller, sinon...

Tant pis. Un épouvantable vacarme se déclenche au passage du fauteuil ! Il a dû nous entendre. Va-t-il sortir? Nous courir après?

Courage: fuyons!

Le silence revient. Il a du se rendormir. Ouf!

 

 

 

 

 

Tiens?! Sur le banc de bois, la cape de Bonhomme Bisous! Bonhomme Bisous? Mais si, vous savez bien, ce cavalier masqué qui chaque nuit passe déposer un peu de tendresse aux enfants du monde qui en ont tant besoin. Il a dû faire une pause en passant par ici cette nuit. Il aura oublié son manteau en repartant. Toujours pressé. Mais il a tant de travail...

En avant, comme lui!

On déguste quelques mûres et nous voici à la volière des beaux oiseaux. Un faisan doré course ses deux femelles. Donner du grain, de l'eau. Facile! Le passage du fauteuil actionne les trémies.

Nous entrons sous le deuxième saule et là !!!

Un souffleur à bisous nous projette doucement un nuage de pétales de roses qu'on traverse en riant.

On avance en picorant dans la haie des framboises, des cassis, des groseilles. On est tout barbouillé! Du rouge, du rose, du violet...

Un clown triste nous attend. "Envoie-lui un sourire, il ira sûrement mieux.", murmure-t-on quelque part.

On sourit et miracle, le clown sourit aussi et agite sa main pour souhaiter bonne route.

C'était l'Emouvantail. Normal, dans un jardin...

Hommage au grand Marceau.

Emouvantail.JPG

 

 

Si on trouve un secret caché parmi les fraises dans les bacs de la fin, on a gagné le droit de faire un second tour.

Et souvent, des surprises! Un jongleur, un mime, des danseuses, des musiciens, des clowns, des magiciens...

Ce jardin-là est fait pour les accueillir tous.

 

29/10/2009

LE JOCOND

J'avais promis du joyeux pour aujourd'hui: en voilà!

 

"Le Jocond" de Johanne Cullen n'est pas encore au Louvre, mais il a enfin un cadre digne de son auteure, réalisé par William Himo de L'atelier du peintre, à Fontainebleau.

 

 

Le Jocond.jpg

 

 

Il orne l'atelier du ministère de la création et lorgne sur le ministre telle une conscience affûtée.

 

Et pour profiter de l'image en chanson, cliquez sur la petite flèche verte ci-dessous.

"A la prochaine", paroles et musique de votre serviteur, avec Michel Bernholc aux claviers, Guy Mauffait au styck, Red Michell aux guitares et Piotr Sapieja au violon.


podcast

12:11 Publié dans Arts | Lien permanent | Commentaires (23)

28/10/2009

P'TITE VIE.

A la demande générale de ma grenouille préférée, une chanson d'actualité: "P'tite vie".

Contribution modeste au débat sur "l'identité nationale française", elle résume exactement mon analyse du moment.

Réalisée avec mon immense ami Michel BERNHOLC, de la si belle et si discrète affaire Cleardream

Ecrite pendant Mitterand, enregistrée pendant Chirac, je la ressort sous Sarkozy et il me semble bien qu'elle n'a pas pris une ride.

Vous me direz.


podcast

 

Demain, promis: du joyeux.

15:38 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (12)

11/10/2009

UTILE DULCI 10

Besoin intense d'air pur et de parfums de roses après le déluge d'eaux usées sur la France, n'est-ce pas ?

 

Grâce à Johanne Cullen, j'ai ce qu'il vous faut.

 

 

L'unique.jpg

Merci qui ?

 

09:21 Publié dans Arts | Lien permanent | Commentaires (10)

08/10/2009

CON-SCIENCE

 

Vieilles dames mal soignées, mal nourries, maltraitées.

«On n’a rien dit par peur, pour garder notre travail.»

Employé à Auschwitz, interrogé par le tribunal de Nuremberg en 1946?

Non.

Infirmière dans une maison de retraite de Bayonne, interwievée dans sa voiture hier.

 

 

Les colombes.jpg

 

 

Observez attentivement cette photo de Bertrand Lapegue pour Sud-Ouest et dîtes-moi si cette haie et cet if ne sont pas mieux soignés que les vieilles pensionnaires.

Par un jardinier aveugle et sourd, sans doute.

Comme tous les «libéraux» qui intervenaient là.

Le commerce du labrador et de la canne blanche semble toujours promis à un bel avenir.

 

28/09/2009

L'AFFAIRE JULES LE COEUR.

 

Comme se retrouvent ici de fervents adeptes des méthodes pédagogiques visant à apprendre en s'amusant, nous allons (très provisoirement) transformer ce blog en "école de police".

La justice s'étant approprié le parquet, il est naturel que la demande ci-dessous émane du plafond général.

 

Demande d’enquête préliminaire. 

 

A l’encontre du citoyen Jules le Coeur, prévenu d’avoir hébergé à plusieurs reprises et ce durant plusieurs week-ends une poignée de sans-le-sou et de boivent-sans-soif dénommée dans un premier temps «La bande à Manet», puis «les impressionnistes».

Attention: ces individus sont particulièrement sournois puisqu’ils commettent des oeuvres atteignant des fortunes après leur mort, échappant ainsi à tout redressement fiscal. Il est donc recommandé de se documenter sur eux en toute discrétion.

Indice numéro 1 : La maison du suspect est en lisière de forêt de Fontainebleau à Marlotte (77).

Indice numéro 2 : Joint au dossier, un portrait du mis en cause réalisé en forêt par un de ses complices, un certain Pierre Auguste Renoir.

Renoir_-_Jules_Le_Coeur_et_ses_chiens_(1866).jpg

 

 

Attention: l’examen attentif du portrait indique que l’individu se promène en compagnie de deux chiens non muselés dont on ignore s’ils sont féroces ou pas.

Indice numéro 3 : Toujours selon Renoir, tout cette racaille se retrouverait quand ils ont quatre sous au cabaret de la mère Anthony pour y fomenter des attentats de beau à base de dessin, de peinture, de littérature et de musique. On observera sur la scène du délit probable que les malfaisants ont sévèrement tagué  les murs de l’établissement.

cabaret.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A vérifier: Plusieurs tombes du cimetière de Bourron-Marlotte porte des noms de suspects. Peut-être veut-on faire croire aux autorités qu’ils sont morts.

A la demande du ministre de la création (off), votre mission consiste à enquêter sur l’existence du prévenu et des suspects et, dans la mesure du possible, à les amener fermement à récidiver, quitte à infiltrer la bande.

 

Le procureur de l’Art est public!

 

Prochaine enquête: le gang de Barbizon.

 

08:43 Publié dans Arts | Lien permanent | Commentaires (19)

20/09/2009

VELART

 

C'est fait.

Hier soir, à la nuit tombante, le "Gustave Doré" a été lancé avec succès sous pavillon français.

La Mamie a coupé le ruban tricolore, la marraine a envoyé une Marseillaise énergique, j'ai personnellement fait péter le Champomy et un jeune garçon s'est cru à Noël en Septembre.

Comme la "surprise" ne risque plus de s'éventer, j'en publie le mode d'emploi.

 

Lettre à un jeune peintre.

 

Mon jeune ami, 

Quand ta grand-mère mʼa dit que tu avais un vrai talent pour le dessin et que tu voulais apprendre à peindre, jʼai souri en pensant: «Si elle savait comme cʼest difficile et comme la route est rude et longue...» 

Mais quand tu mʼas montré tes dessins sur la terrasse et que tu mʼas dit déterminé comme un petit soldat: «Quand je serai grand, je serai dessinateur», jʼai compris que cʼétait très sérieux et jʼai décidé de tʼoffrir le nécessaire pour commencer. 

 

Dés maintenant tu dois apprendre les bonnes bases parce que ça va être très difficile et que pour en faire ton métier, il va te falloir être parmi les meilleurs et donc beaucoup étudier, beaucoup visiter de musées, dʼexpositions, dʼateliers et beaucoup travailler. Tu as de la chance: avec Fontainebleau, Barbizon, Bourron-Marlotte et Milly-la- Forêt autour de toi, tu es tombé au milieu du paradis de la préparation aux écoles dʼarts. 

 

Avant de te présenter ton premier atelier de plein air, je te demande ton indulgence dʼune part parce que je ne suis pas peintre moi-même, dʼautre part parce que cʼest la première fois de ma vie que je fais «armateur de bicyclette». Il y aura donc sans doute quelques erreurs que tu me pardonneras et surtout que tu me raconteras pour que je les corrige. 

Ensuite, comme la rédaction des modes dʼemploi nʼest pas ma spécialité, je tʼécris cette lettre pour te décrire ton vélart dʼapprenti dessinateur. (Vélart nʼest pas une faute dʼorthographe mais un mot nouveau. Dans sa forme contractée, un vélo pour les arts, cela devient un vélart. Cʼest comme vélib à Paris, mais en beaucoup plus rigolo dans ton village...) 

 

Ta sécurité dʼabord. 

Un gilet jaune fluo à enfiler toujours avant de partir pour que les conducteurs te voient de loin. Il est plié dans le sac du guidon. 

Comme je me suis égaré quelques fois quand jʼavais ton âge, tu y trouveras aussi une carte de la forêt et une boussole pour retrouver ton chemin. Dans le pire des cas, comme je connais cette forêt à peu près comme ma poche, tu mʼappelleras sur le portable pour me dire ce que tu vois autour de toi et je tʼindiquerai comment rejoindre la route la plus proche ou la maison du garde forestier du secteur. 

Comme les vélos vibrent toujours un peu, le rétroviseur sera sans doute à resserrer régulièrement avec la petite clé rangée dans la trousse bleue sous le cadre, avec une bombe anti-crevaison qui te permettra de rentrer au cas où. Rappelle-toi: ça dépanne mais ça ne répare pas. Une fois rentré, seau dʼeau, colle et rustine. La peinture parfois passe aussi par la réparation dʼune chambre à air. 

 

ATTENTION!  Même nos petites routes sont infestées de chauffards. Il te faudra écouter tout ce qui arrive autour de toi, et au besoin te mettre sur le côté si ça arrive trop vite. 

Donc une seule interdiction, mais absolue: écouter de la musique en roulant.

 

Enfin, les gens méchants. La forêt est à coup sur moins dangereuse que la ville mais on nʼest jamais à lʼabri dʼune mauvaise rencontre. Envoyé à grande vitesse et avec précision côté cadenas dans la tête dʼun mauvais lascar, ton antivol a un pouvoir assez calmant.  Mais le mieux serait que tu partes avec tes chiens. Ca les fera courir et ça nous rassurera tous. Si tu fais comme ça, nʼoublies pas dʼemporter un peu dʼeau et une gamelle pour eux. En forêt, il nʼy a pas des mares partout. 

 

Lʻinfirmerie. 

Cʼest la petite sacoche fixée sous la selle. Elle sʼinstalle et sʼenlève avec un clip que tu pinces de chaque côté en tirant vers lʼarrière. Jʼespère quʼelle ne servira jamais, mais elle contient de quoi te soigner si tu tombes (cela mʼest arrivé quelques fois). Si tu tʼécorches, cʼest le flacon bleu. Si tu te cognes, cʼest le rouge. Il y a aussi des compresses et du sparadrap pour te faire un pansement. Mais les meilleurs remèdes sont dans ta tête: ils sʼappellent la prudence et lʼattention. 

 

La sacoche à outils. 

1 - Pour dessiner. 

Une trousse pour ton petit matériel: crayons, gomme... et un carnet de croquis. 

Les fusains étant très fragiles et sachant que tu tʼamuseras quelques fois à sauter des trottoirs (jʼai été petit garçon aussi, il y a longtemps, mais jʼai une mémoire dʼéléphant), ma mère tʼa bricolé une boîte bourrée de coton pour les transporter sans les casser. 

Je te laisse le plaisir de les déballer et de les ranger à ta façon. 

2 - Pour peindre. 

Johanne Cullen, une grande artiste peintre canadienne de mes amis, conseille de commencer par la peinture acrylique sur des petits formats. Il y a donc ton premier coffret de peinture et deux toiles de 27x22 et 33x22. Pour les fixer avant de commencer, une petite vrille, des pitons et de la ficelle. Pour le support, ce ne sont pas les arbres qui manquent. Deux pitons de chaque côté pour attacher ton châssis, on sert fort autour et hop! Voilà un tronc transformé en chevalet de campagne. 

Quand tu seras un peu plus costaud, nous en rajouterons un. Maintenant, le vélo serait trop lourd pour ton âge. 

Si tu veux aller regarder le travail de Johanne, ce que je te recommande vivement, lʼadresse de son site internet est: 

http://www.johannecullen.com/fr/index.html 

Enfin, sur ta carte, jʼai collé quelques gommettes rouges qui tʼindiquent les lieux où de grands artistes sont venus travailler. Quelques uns y vont encore. Je te souhaite de les rencontrer. En général, les peintres sont des ours gentils. Ils sʼapprivoisent sans trop de difficultés avec une formule magique: «Jʼadore ce que vous faîtes!»

 

La sacoche à casse-croûte. 

Là, par contre, je mʼy connais! Un couteau suisse et une pierre à aiguiser, car rien nʼest plus pénible que dʼessayer de trancher un saucisson avec un couteau qui ne coupe pas. 

Comme je ne sais pas ce que tu aimes en pique-nique ni quand tu vas tʼen servir pour la première fois, je ne me suis pas risqué à la garnir. Le pain aurait été tout rassis, le camembert  aurait dégouliné partout, ton navire aurait pué le vieux fromage, bref ça aurait commencé très mal, ce que je ne voulais à aucun prix. Comme je ne suis pas homme à offrir des biscottes et du pâté en boîte, jʼai préféré mʼabstenir. 

 

Voilà, jeune ami . 

Je tʼai préparé ce vélo comme on arme un bateau pour la course. La marine de guerre a un porte-avions. Toi, te voilà commandant du premier porte-crayons. Je lʼai baptisé le «Gustave Doré» en hommage à lʼun de nos plus grands dessinateurs français.

 

Tu peux donc partir en forêt comme on prend la mer, traverser nos lumières de folie sous nos cieux dʼIle de de France et découvrir le continent infini et merveilleux des arts. Si avec ça tu nʼentres pas parmi les premiers à lʼécole nationale des beaux-arts, parole de jardinier: je te fais manger mon chapeau de paille, mes gants dʼhiver et un sac de terreau! 

Bon vent, petit corsaire! Et merci infiniment. Tu mʼauras fait imaginer du beau et ce sera pour moi un grand honneur dʼavoir un peu contribué à te mettre sur la route des émerveilleurs. 

 

Rainer Maria Fleuryval

 

PS : Dis à ta Maman quʼelle a bien de la chance aussi. Si nous avions été en Provence ou au Portugal, jʼaurais probablement remplacé la bicyclette par un petit âne gris. 

Le vélo a sur le bourricot dʼénormes avantages: il ne mange pas les roses, il nʼoblige pas les petits garçons à le brosser régulièrement, il ne contrarie pas les chiens et il économise la paille et le picotin. Et ça, pour une Maman, cʼest vraiment de la chance !

 

 

 

Miri07.jpg

 

 

07:55 Publié dans Arts | Lien permanent | Commentaires (6)

17/09/2009

MDV, BOUTEILLE A LA MER!

De Chiroubles à Vosne Romanée.

J’ai une marmite sur le feu, du grave-beau dedans.

Genre navarin de danseuse façon Béjart dans des rayons de soleil levant sauce Giverny. 

Tu vois le genre.

Pour l’instant, c’est du court, mais même à l’écrit ça envoie déjà très fort.

Le Bon Dieu soi-même aux éclairages, une étoile pour la chorégraphie, Beethoven pour la musique, un vannier hors-pair, alors tu penses bien qu’il n’est pas question que je tourne sans toi «La corbeille à tutus».

Si tu veux, tu passes par mon mail et je t’envoies la recette.

08:43 Publié dans Arts | Lien permanent | Commentaires (2)

06/09/2009

NAVIRE FORESTIER

Magie des blogs.

Tandis que j'entretiens du mieux que je le peux un suspens haletant sur le lancement de mon invention de l'été, Trenette nous envoie un navire forestier qui m'enchante et qu'elle propose de faire naviguer sur nos imaginaires. Je m'empresse de vous le faire partager.envoi le navire forestier 1.JPG

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

envoi le navire forestier 2.JPG
envoi toutes voiles dehors.JPG
Toutes voiles dehors!
Merci, Trennette!

 

 

09:16 Publié dans Arts | Lien permanent | Commentaires (5)

02/09/2009

PARÉ A APPAREILLER

Et voici quelques messages personnels:

 

Le Gustave est fin prêt.

Je répète: Le Gustave est fin prêt.

 

Le pavillon est en place.

Je répète: Le pavillon est en place.

 

Le Champomy a déjà la tête dans le lasso.

Je répète: Le Champomy a déjà la tête dans le lasso.

 

La fanfare est aux ordres de l'enseignement du droit pénal! ;-))))

Je répète: La fanfare est aux ordres de l'enseignement du droit pénal ! ;-))))

 

Le ministre (off) de la création a repassé sa chemise et ciré ses souliers. Il propose un aïoli.

Je répète : Le ministre (off) de la création a repassé sa chemise et ciré ses souliers. Il propose un aïoli.

 

Fin des messages.

12:49 Publié dans Arts | Lien permanent | Commentaires (10)

 
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