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31/05/2006

CRAME LA HAINE!

Y a-t-il un maire qui veuille qu'on en finisse avec la haine dans sa ville ?



Crame la haine.


Spectacle de rue



N° SACD 129097



“Le sage ignore la haine.” Proverbe chinois.
“C’est bien pour cela qu’il l’étudie.” Complément français.

Aux enfants, les miens et tous les autres.


GENESE.

Si l’on peut en constater les manifestations toujours, partout, de la bande de Gaza aux frontières du Kossovo, de la Tchétchénie aux confins du Zaïre, des tours de New-York aux cavernes des fondamentalistes, des quartiers de misère au parvis de la Défense, la haine, tout le monde en parle sans qu’on la voit jamais.

Fatigué d’elle depuis l’âge de raison, l’idée m’est venue de lui donner corps à la manière des sculpteurs qui, au temps des cathédrales, donnaient visages aux péchés capitaux. Ensuite d’en réaliser la statue en matériaux combustibles et de la brûler en place publique, donnant lieu à un grand spectacle de rue faisant appel à toutes les disciplines de l’art.

Première étape: réunir à son sujet un philosophe, un religieux, un militaire et votre serviteur devant un(e) peintre dont les croquis jailliront au fil de la conversation. Avec quelques discrètes caméras disposées dans le lieu, nous tenons une assez fameuse émission de télévision et l’enregistrement d’une solide émission radiophonique. Avec la transcription écrite du débat illustrée par les dessins du peintre, c’est aussi un livre qui devrait dater.

Une fois le portrait établi, l’aventure pourra continuer avec les sculpteurs, les artistes du feu, les musiciens, les danseurs, les créateurs d’objets volants clairement identifiés, celles et ceux des effets spéciaux, du décor, du costumes, de l’éclairage, du son, de l’audiovisuel...

Qui aime me suive!

SYNOPSIS

Le spectacle en plein air commence par la fin d'un procès d'assises mené par un tribunal d'enfants. La présidente lit le verdict qui condamne la Haine à être brûlée en place publique.

La statue de la haine (noire) est hissée sur une charrette, encadrée par les gardes et suivie par les enfants.

Le cortège traverse la ville, précédée de tambours. Durant le trajet, la haine est vilipendée par des comédiens de rue qui invitent le public à lui lancer des boules de plâtre. Au terme de son transfert, elle arrivera toute blanche au bûcher.

Les huit assistants la dressent alors sur le bûcher tandis qu'arrivent des roulottes gitanes sur lesquelles des guitaristes jouent la rumba de la vie. Ce cortège s'arrête à quelques pas du bûcher.

Deux enfants sortent de la roulotte de tête: une petite fille israélienne et un petit garçon palestinien, par exemple. Le petit garçon extrait une boîte d'allumettes de sa poche. La petite fille s'en saisit, en allume une et enflamme le bûcher.

De derrière celui-ci monte une symphonie jouée par un orchestre invisible jusque là, tandis que jaillissent des roulottes des danseurs qui vont évoluer devant le bûcher durant l'incendie.

La haine crame. En hurlant dans le son tout ce qu'elle a fait subir.

Lorsqu'elle n'est plus qu'un tas de cendres, une colombe géante traverse le ciel et part prendre quelques vacances en Haute Provence (qu'elle a bien mérité) tandis qu'une voix céleste murmure: "Vous aurez mis le temps..."

La colombe disparue dans la nuit, la haine en cendres, les bals populaires peuvent commencer aux quatre coins de la ville.

CHASSE A COURT... D'ARGENT.

“L'extrême faiblesse impose l’extrême intransigeance.” Charles De Gaulle
Affirmatif, mon général. L'extrême précarité impose l’extrême pertinence aussi, si je peux me permettre, mon général...

Qui n’a pas eu affaire aux ponctionnaires des sévices culturelles des institutions françaises ne peut comprendre pourquoi un auteur pauvre met tant d’acharnement à les éviter. Alors voilà.

D’abord, ceux qui les peuplent ont à peu près peur de tout, excepté d’être rétribués chaque fin de mois pour leur lenteur et leur absence de caractère.

Ensuite, ceux qui les dirigent ont généralement pour mot d’ordre :” Pas de vagues !”, condamnation irrévocable d’une oeuvre d’art, quelle qu’en soit la discipline. Comédie, symphonie, toile, chanson, chorégraphie, rien n’a sa raison d’exister si l’oeuvre ne produit “pas de vagues”. J’en ai approché plus d’un qui interdiraient toujours “L’origine du monde” et qui, pour les plus lucides, n'apprécieraient guère qu’on monte un Bourgeois gentilhomme à leur image. Surtout si, pour l’adapter mieux à notre époque, l’artiste s’autorisait à le ré-intituler “Le même-pas gentilhomme”. Un artiste digne de ce titre est comme un surfeur: il s’ennuie sur les mers immobiles. Comme il doit impérativement s’interdire les seules vagues de boues que l’actualité contemporaine lui propose, il a du temps pour inventer l’à faire.

Ainsi, pour un projet de cette nature, imaginer comment en assurer un financement totalement indépendant des forces d'indifférence et d’inertie évoquées plus haut.

Afin d’éviter les “La haine, c’est de gauche ou de droite ?” et d’anticiper sur les “Pas si provocateur, le bras...”, “ Si chaud, le feu ? Vous croyez?”, l’auteur a la volonté inflexible de dégager ses propres moyens de productions afin de se libérer des gêneurs et d’engager les meilleurs.*

La première étape du portrait de l’ennemie sera donc travail d’échange de réflexions et création, mais aussi, par l’enregistrement audiovisuel du débat, source de financement de l’étape suivante par la vente des émissions télévisées et radiophoniques qui en résulteront. La transcription des interventions, relue et au besoin corrigée par chacun des participants, illustrée des croquis du peintre, devrait aboutir à un ouvrage tentant pour un éditeur.

Comme rétribution sera reversée à chaque participant une quote-part de ces recettes et des droits attenants, déterminée ultérieurement par un professionnel du contrat. C’est le pourcentage restant qui financera la liberté des créateurs intervenant dans les étapes suivantes. Rien n’interdira aux premiers d’investir tout ou partie de leurs droits dans l’aboutissement du projet.

Il ne faut pas vendre la peau de la haine avant de l’avoir tuée.
Certes.
Encore faut-il décider d’ouvrir la chasse.

Ce serait pour moi un grand honneur si vous acceptiez d’être de celle-là.



* L’auteur aurait une infinie gratitude pour ceux qui lui démontreraient qu’il a tord. Lucide, il croit peu qu’on y parvienne dans un avenir immédiat.

07:15 Publié dans Arts | Lien permanent | Commentaires (2)

30/05/2006

Colères de jardinier

On n'avait pas assez avec les banlieues en feu, le CPE, le retour de la coque, Clearstream et l'amnistie du taille-haies. Voilà que le racisme repointe son groing rue des Rosiers! Double colère de jardinier: l'une pour l'antisémitisme, l'autre naturellement pour le nom de la rue...
Voilà longtemps, je m'étais fixé comme but dans la vie d'être le contraire d'Adolph Hitler.
Pour aujourd'hui, je vais me contenter d'essayer juste d'être le contraire de Fofana et de ceux qui s'en réclament.
Bien sûr, les balaises de la tribu Ka sont jeunes et baraqués. Mais comme ils ont l'air peu cultivés, on va juste leur apprendre un vieux proverbe de circonstance : "Depuis que les chinois ont inventé la poudre, il n'y a plus d'hommes forts."
Quant la barbarie pointe son museau, la civilistion se doit de lui indiquer qu'elle l'attend de pied ferme.
JLM

Le manège jardinier

Ce jardin va se créer pour les enfants de l'IME Clairefontaine de la Croix-Rouge à Arbonne (77)
Pour le réaliser, j'ai besoin de partenaires et de mécénat pour financer les créations artistiques qu'il va accueillir.
Ensuite, tous les artistes de toutes les disciplines qui voudront venir l'animer seront les bienvenus.


Le manège jardinier:
un manège pour les enfants
qui ne peuvent pas monter sur les manèges.


Après avoir pris son billet à la guérite illuminée, on entre par une ouverture taillée dans la ramure d'un saule pleureur, de rire, évidemment.

Puis on s'engage dans un tunnel de glycines blanches et roses que viennent parsemer de touches parmes et lilas quelques clématites luxuriantes.

Au sortir du tunnel, un bouquet de chèvrefeuilles délivre son puissant parfum. On s'arrête un instant, le temps que la machine à caresser la joue vienne vous la chatouiller du bout de ses douces plumes de paons.

On repart, franchissant le pont qui enjambe le bassin dans lequel quelques carpes nagent entre les nénuphars roses et blancs. On admire la naïade de Corinne Joachim qui, posée sur son île au milieu des genets, se regarde dans l'eau.

Tournez, petits manèges. En avant!

A droite, croulant sous les roses tendres d'Appel Blossom, la cabane de l'infâme Cramouillard, l'ogre du jardin.
A cette heure-ci, il dort. Il faut passer sans bruit. Ne pas le réveiller, sinon...
Tant pis. Un épouvantable vacarme se déclenche au passage du fauteuil ! Il a dû nous entendre. Va-t-il sortir? Nous courir après ? Courage: fuyons!

Le silence revient. Il a du se rendormir. Ouf!

Tiens ?! Sur le banc de bois, la cape de Bonhomme Bisous! Bonhomme Bisous ? Mais si, vous savez bien, ce cavalier masqué qui chaque nuit passe déposer un peu de tendresse aux enfants du monde qui en ont tant besoin. Il a dû faire une pause en passant par ici cette nuit. Il aura oublié son manteau en repartant. Toujours pressé. Mais il a tant de travail...
En avant, comme lui!

On déguste quelques mûres et nous voici à la volière des beaux oiseaux. Un faisan doré course ses deux femelles. Donner du grain, de l'eau. Facile! Le passage du fauteuil actionne les trémies.

Nous entrons sous le deuxième saule et là !!! Un souffleur à bisous nous projette doucement un nuage de pétales de roses qu'on traverse en riant.

On avance en picorant dans la haie des framboises, des cassis, des groseilles. On est tout barbouillé! Du rouge, du rose, du violet...

Un clown triste nous attend. "Envoie-lui un sourire, il ira sûrement mieux.", murmure-t-on quelque part.
On sourit et miracle, le clown sourit aussi et agite sa main pour souhaiter bonne route.
C'était l'Emouvantail. Normal, dans un jardin.
Hommage au grand Marceau.

Si on trouve un secret caché parmi les fraises dans les bacs de la fin, on a gagné le droit de faire un second tour.

Et souvent, des surprises! Un jongleur, un mime, des danseuses, des musiciens, des clowns, des magiciens...

Normal. Ce jardin-là est fait pour les accueillir tous.


Jean-Luc Masquelier, 12 Mars 2006.

06:54 Publié dans Jardins | Lien permanent | Commentaires (2)

29/05/2006

Les corbeaux


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A

21:54 Publié dans VITE ! | Lien permanent | Commentaires (2)

Juste une qui m'aime. Jean-Luc Masquelier

Programmation drums : Michel BERNHOLC - Basse : Guy DELACROIX - Guitares rythmiques : Red MITCHELL - Guitare solo : Pierre CHEREZE - Claviers : Philippe PEYRATHONER - Mixage : Michel OLIVIER


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11:31 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0)

Folie - Jean-Luc Masquelier

Claviers : Michel BERNHOLC - Basse : Guy DELACROIX - Guitares : Pierre CHEREZE - Violon : Piotr SAPIEJA - Programmation : Jef PARENT.


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11:22 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0)

Tous les mêmes. Jean-Luc Masquelier

Claviers : Michel BERNHOLC - Basse : Guy DELACROIX - Guitares : Red MITCHELL - Voix de Jean BARNEY, Stéphane JOBERT, Roger PERRINOZ


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11:13 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0)

Jolie, mais... Jean-Luc Masquelier/Pierre Chéreze

Guitares : Pierre CHEREZE - Claviers : Michel BERNHOLC - Programmation : Jef PARENT


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11:02 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0)

Le fantôme de Lady Jane Mac Adam - Jean-Luc Masquelier/Red Mitchell

Claviers : Michel BERNHOLC - Guitares : Red MITCHELL - Programmation : Jef PARENT


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10:47 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0)

L'étang des trémées - Jean-Luc Masquelier

A prononcer haut et fort, comme "l'est temps d'être aimé!"... S'rait temps, oui...
Chapman Stick : Guy MAUFFAIT - Guitares : Pierre CHEREZE - Claviers : Michel BERNHOLC - Programmation :Jef PARENT


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10:35 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0)

Madonna - Jean-Luc Masquelier

André ROE : Guitare famenca - Pierre CHEREZE : Guitares électriques - Claviers : Michel BERNHOLC - Programmation :Jef PARENT - Violon : Piotr SAPIEJA - Stick : Guy MAUFAIT - Choeurs : Carole FRIEDRICKS
Clip : Michel DE VIDAS (Rush Production) Finalist haward du 31° Festival Interational de New-York.


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10:07 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0)

L'excuse - Paroles et musique J-L Masquelier

Au piano, Michel BERNHOLC.


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09:36 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0)

Jardin de vent

A ma mère.

Le jardin des sens.


Mettre les cinq sens des malades Alzheimer en émotion constante dans la totale sérénité d’un jardin thérapeutique sécurisé, tel est le projet développé par l’entreprise Danse avec les houx en direction des maisons de retraite médicalisées.


Repère sera notre mot-clé.


La vue.
Les fleurs sont des repères dans le temps des saisons.
Les perce-neiges, crochus, narcisses et jacinthes annoncent la fin de l’hiver. Puis les tulipes, le muguet et les fruitiers en fleurs confirment le printemps. L’iris appelle l’été et les roses le claironnent avec les clématites. Les hortensias l’automne. Les ellébores, dites “roses de Noël”, l’hiver.
Nos pensionnaires, majoritairement d’origine rurale, le savent plus qu’ils s’en souviennent. Et leur mémoire s’active d’elle-même en entendant au petit matin les sabots du cheval de trait, les roues de la carriole passant sous leur fenêtre, puis en voyant plus tard les jardiniers effectuer tous les gros travaux avec leur paisible colosse. Labours, cueillettes... Quand le temps le permet, Fanfaron l’ardenais promène les plus faibles dans sa carriole aménagée.
Les oiseaux, attirés par les baies des arbustes, donnent un constant spectacle devant le balancement de légères graminées qui laisse apercevoir, en transparence, un bassin au-dessus duquel un angelot discret conseille aux nymphéas de garder leur secret. Tout paraît si tranquille...
Quand soudain, bouquet vivant, un paon déploie sa roue au milieu du jardin.

L’odorat.
Lilas, seringa, muguet, lys, arôme, romarin, lavande, rose, œillet, jasmin et même le mimosa qui attend sereinement le printemps au jardin d’hiver, autant de parfums jalonnant la promenade tout au long de l’année. Voisin d’un vaste champ, s’ajoutent à la Saint Jean les senteurs inoubliables des foins coupés. En été, l’odeur des côtelettes d’agneau frottées de thym grillant sur le barbecue du cabanon devant lequel déjeunent les jardiniers...
Repères de temps aussi.

Et l’écurie de Fanfaron, producteur bénévole d’engrais naturel, premier responsable de la folle exubérance des rosiers grimpants. Repère constant.

L’ouïe.
Les oiseaux, encore eux, avec leurs chants variés. Mésanges, rouges-gorges, merles, tourterelles, alouettes, bouvreuils et moineaux... Le vent dans les bambous. Les fontaines, extérieure au bassin, intérieure au patio. Le carillon de roseaux accroché à une branche du polonia. Les sabots du cheval. Un jardinier qui chante. La cloche de l’église du village et celle de la maison appelant aux repas. Les rires des enfants aux récréations de l’école voisine. Parfois, la musique militaire de l’Ecole Supérieure des Officiers de Police, de l’autre côté de la rue. Repère de 14 Juillet, de 8 Mai et de 11 Novembre... Des dates qui ne s’oublient pas.

Le toucher.
Le velours d’un pétale, le satin d’une feuille, la douceur d’un bois lisse à l’accoudoir du banc, la fraîcheur du fer forgé de la chaise disposée à l’ombre des bouleaux, la douceur d’un coussin, le souffle frais et léger du vent s’introduisant, coquin, dans les chemises ouvertes... Et sur le gazon dru des déambulatoires, le souvenir lointain d’une marche pieds nus.

Le goût.
Des baies à picorer tout au long de la promenade. Framboises, groseilles, cassis, mures (des mûriers sans épines). Au verger, cerises, pommes, prunes, poires, noix et châtaignes. Au potager, des fraises, des melons, des pastèques... Repères de printemps, d’été, d’automne.
Rien de toxique, bien sûr. Du beau, du bio, sans autre engrais que le compost maison et le fumier du cheval.




Des feuilles mortes aux tulipes, dans le jardin d’hiver qu’une large baie vitrée isole des frimas, un écrin de verdure et de plantes tropicales d’où l’on regarde la neige tomber sur le village. En prenant soin de ces frileuses, fragiles elles aussi.
Dans le grand aquarium, les poissons multicolores savourent paisiblement leur perpétuel été. Dehors, les passereaux dansent un ballet constant de nichoirs en nichoirs garnis de nourriture.
Un sapin pour Noël, des jacinthes aux étrennes, on attend le printemps en écoutant Mozart, Schubert et Vivaldi.


Il ne passera pas, l’hiver !

C’est étonnant comme une virgule change tout.

Le jardin de mémoires


Solliciter le plus souvent possible la mémoire lointaine pour ralentir la dégénérescence de la mémoire immédiate.

Dans un massif de graminées, la frêle silhouette
d’Edith Piaf, mains tendues, semble cueillir des fleurs.
Là-bas, Charlot s’éloigne. Ici, Maurice Chevalier salue du canotier. Fernandel sourit. Et Bourvil? Il bourville.

Des parterres de sens.
Tous les travaux des gériatres donnent la lecture comme meilleur exercice pour la mobilisation des facultés cognitives.
Au fil de la promenade, les résidants découvrent donc des citations incontournables, fondements de la pensée universelle. Philosophiques, encourageantes, souriantes, elles incitent le promeneur à lire, méditer, discuter, avancer. Incluses dans des résines de couleurs de formes et de dimensions variées, ces phrases deviennent des fleurs ou des fruits disposés en massifs, en isolé, en grappes...

Parmi notre sélection provisoire :

La plus grande des victoires est la victoire sur soi.
Platon.

Sur les flots, sur les grands chemins, nous poursuivons le bonheur. Mais il est ici, le bonheur!
Horace.

La vie ressemble à un conte; ce qui importe, ce n’est pas sa longueur, mais sa valeur.
Sénèque.

La fatalité triomphe dés que l’on croit en elle.
Simone de Beauvoir.

Le point de vue le plus simple est toujours le meilleur.
Chaplin.

L'heure de la fin des découvertes ne sonne jamais.
Colette.

La vraie sagesse est de ne pas sembler sage.
Eschyle.

Il faut oser ou se résigner à tout.
Tite-Live.

On n’est jamais aussi vainqueur ni aussi vaincu qu’on se l’imagine.
de Montalembert.

La mort est le berceau de la vie.
Higelin.

Quand il est dur d’avancer, ce sont les durs qui avancent.
Kennedy

Ne pas subir.
Maréchal Jean de Lattre de Tassigny

En notre temps, la seule querelle qui vaille est la querelle de l’homme.
De Gaulle.

Au milieu de l’hiver, j’ai découvert en moi un invincible été.
Camus.


A lire avec les pieds, sur une allée de sable fin, ce poème-marelle est écrit sur des pas japonais.

Petits pas de zen
(Poème cognitif)

Je - marche - dans - un jardin - où - tout - m’est - destiné.
C’est - en pensant - à moi - qu’ils - ont - tout - dessiné.
Je - suis - ces pas - de lune. - Ils - me - mènent - vers - des fleurs.
Des herbes, - dans le vent, - me - dansent - le bonheur.
Je - vais - m’asseoir - ici, - prendre - un peu - de repos.
Le monde - est - ce qu’il - est. - Vu - d’ici, - il est - beau.
Les tirets séparent les pas.

On peut s’asseoir alors à l’ombre parfumée d’une masquelière* couverte de roses rouges, clématites et jasmin.

*Masquelière : nom commun féminin singulier, volontiers pluriel. (du nom de son inventeur) Pergola destinée à accueillir des plantes grimpantes, créant ainsi une escale fleurie, ombragée et parfumée le long d’une promenade.
Il existe des masquelières à deux et trois places, ainsi qu’un modèle équipé d’une potence d’aide au relèvement pour personnes agées, handicapées ou convalescentes. in Dictionnaire à venir.


La guinguette

De Mai à Octobre, au fond du jardin, un kiosque à musique abrite un accordéoniste qui vient parfois jouer les airs qui collent à la mémoire.

Non, rien de rien, non, je ne regrette rien...

Ah! le petit vin blanc
Qu’on boit sous les tonnelles
Quand les filles sont belles
Du côté de Nogent...

J’ai pris ces roses blanches
Pour aller voir Maman...

Un gamin d’ Paris, c’est tout un poème...

L’aventure commence.
Bien sûr, nous créons ce jardin pour les malades.
Nous le faisons tout autant pour le bien-être, le repos
et l’énergie de celles et ceux qui prennent soin d’eux.

Nous tiendrons un journal de nos observations.


Cannes-Ecluses, ce 24 Mai 2005.

Jean-Luc MASQUELIER.

07:48 Publié dans Jardins | Lien permanent | Commentaires (6)

28/05/2006

Premier "Mamiedrome"

Genèse d’un mamiedrome*

Quand j’ai commencé là, à Castel Nazareth, j’ai moins vu le jardin que la douleur des dames. Les mains crispées sur la rampe du déambulateur, à petits pas, lentement, elles avançaient. Quand même.

Alors le jardinier à peine engagé eut l’idée de transformer un parcours d’exercice en chemin des bonheurs. Récompenser chaque pas d’une couleur, d’un parfum, d’une baie, d’un émerveillement sur le verger à droite, sur les invraisemblables lumières du sous-bois à gauche. Jalonner tout du long de symboles sur le temps, sur l’avenir, sur la vie, sans la peur. Prétextes à rêverie, méditation, prière.

Une allée cimentée, parfaitement plate, sans risque de chute, ombragée, était toute indiquée.
D’abord y mettre un banc, sur une tendre pelouse, à l’ombre d’un grand chêne. Placé à mi-parcours, pour soulager l’effort. Avec quelques framboises, à picorer assise.
Au départ, un phœnix, bel arbre au nom d’oiseau qui renaît de ses cendres. Au retour, encore lui.
Puis trois arches fleuries. Chapelle “à ciel ouvert”.
Des couleurs vives et fraîches. Beaucoup de blanc, des roses, avec quelques rouges vifs pour donner l’énergie. Et tout le bleu du ciel pour apaiser l’esprit .

Et puis, pour le printemps, des perce-neiges, crocus, narcisses et jacinthes, toutes ces petites fleurs qui confirment aux mamies qu’elles ont vaincu l’hiver.

Tout du long des parfums. Jasmin, lavande, œillet, lilas, chèvrefeuille, menthe, seringa, muguet... Et des roses, bien sûr.
Avec l’eau d’une fontaine pour rafraîchir l’oreille, et un brumisateur, pour rafraîchir la peau.
Enfin de la lumière, car par 40 à l’ombre, on va marcher la nuit.

- Et la musique ?!
- On s’en charge, dirent le vent, les oiseaux et des rires d’enfants.
- Je pourrai quand même faire venir un violon de temps en temps ?
- Sans problème! répondit le vent. Ça me fera une pause.
- C’est joli, dit un merle qui m’écoutait rêver. Tu devrais t’y coller.
- T’es gentil, mais les sous, je vais les trouver où ?
- Des fruits plein le verger. Le sucre ne coûte pas cher. Fais donc des confitures! argumenta un rouge-gorge d’affaires.
- Bien sur, s’exclama un écureuil comptable. Ils financent bien la recherche avec un téléton. Fais comme eux : mamieton !*
C’est ainsi qu’à Castel Nazareth naquirent “Les confitures de la Madone” dont le premier pot de gelée de groseilles partit immédiatement se faire connaître au Pape. Accompagné d’un confiturier sorti tout droit des poumons d’un maître-verrier. Enfin! Les jardiniers ont leur Graal, maintenant.

Jean-Luc Masquelier
Avon, 8 Juillet 2004

Mamiedrome : n.c. masculin. Promenade fleurie, parfumée, rafraîchie, éclairée, à l’usage des dames âgées auxquelles la médecine a prescrit de marcher malgré la douleur et la canicule.

Mamieton : n.c. masculin. Ensemble des moyens mis en œuvre par le jardinier pour financer la réalisation optimale du mamiedrome. Au premier rang desquels figure la commercialisation des confitures de la Madone, réalisées avec les fruits du verger, suivant les conseils d’un écureuil.

10:10 Publié dans Jardins | Lien permanent | Commentaires (0)

 
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