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28/06/2006

LE PRE DE FONTENELLE

Il y a des occasions, rares, de publier une note juste à cause d'un lecteur. Pour que les autres puissent la lire aussi, naturellement, et que peut-être ce genre de réaction se propage. Je fais ici pour lui ce que j'aimerais beaucoup que l'on fasse pour moi.

Pour bien en profiter, il faut conter l'histoire.

Sur un blog que nous fréquentons tous deux, l'invité sur ce pré avait conclu son commentaire en faisant allusion à de vieilles mauvaises odeurs de kommandantur qui flottaient juste au-dessus.
Le commentaire "juste au-dessus" étant le mien, j'allais sur le site du visiteur lui jeter un gant "épistolaire", cent kilomètres nous séparant à cet instant.
Les mauvaises odeurs ne m'étaient pas destinées, le quiproquo fut vite établi et l'incident clos dans le rire.
Et ce rire fût si plein, si malicieux, si fin que nous nous pourchassons depuis quelques jours dans une sorte d'escrime littéraire qui fait bien mon bonheur.

Voilà que ce matin, attaqué par un sot, mon visiteur est triste.
Je l'ai donc invité à me rejoindre ici, sur mon pré de duel, juste derrière les jardins, pour lui donner sa leçon d'entrainement.

Saluez. En garde, Monsieur Fontenelle. Tête haute, dégagez les épaules et rentrez moi un peu de cette bedaine qui sort. Plus souple, le genoux. Plus tendu, le jarret! Quarte, sixte, fendez-vous...

N'est-ce pas que ça fait du bien ?

Commentaires

et quel sorte de bretteur est-il ? expérimenté je pense

Écrit par : brigetoun | 28/06/2006

Mon bon ami,
Souvent je ris au souvenir des rudes leçons que je vous inflige invariablement sitôt que nous nous retrouvons sur ce pré, et qui cependant ne vous dissuadent JAMAIS de m'y convier, de sorte que nous savons à présent qu'à défaut de ces quelques notions élémentaires qui font l'escrimeur, vous avez, du moins, cette fière ténacité qui signale, sinon le bretteur d'exception, au moins le godelureau désireux d'apprendre, et dont la persévérance, un jour (lointain, certes, mais un jour) sera sans doute récompensée.
Songez s'il vous plaît au plaisir que vous éprouverez alors, ne serait-ce qu'à tenir à peu près convenablement l'infâme rapière qui vous sert de fleuret.
Cependant ce n'est point pour chanter vos louanges que je reviens braver les effluves diablement campagnards de votre blog, mais pour vous dire qu'en somme, je vous trouve un bien plaisant compagnon, et vous lis (et ris) toujours, ici comme ailleurs, avec un VRAI plaisir.
N'allez pas cependant espérer que ceci puisse être autre chose qu'une trêve, minuscule: je reviendrai, soyez en sûr, animé d'intentions moins pacifiques.
D'ici là: merci, gardez-vous.
;-))))))))))))))))))))))))))))))

Écrit par : Sébastien Fontenelle | 28/06/2006

Pardonnez-moi, Fontenelle. Devant un débutant, je pense à d'autres choses et c'est bien malgré moi que mon angle à dévié. Cette botte inédite qui n'avait d'autre but que de vous fesser le cul du plat de ma rapière vous a tranché culotte. Vous voilà fesses à l'air... Votre épée à six pas, (tenez plus fermement, on vous désarme en rien, voyez Monsieur Camé), c'est sans y penser plus que, perdu dans mes pensées sur le réchauffement climatique, j'ai coupé le lien qui retenait vos chausses. Ce n'est qu'en vous entendant hurler: "Arrêtez, arrêtez, ce n'est qu'un exercice!" que j'ai vu votre nez, sanguinolant du trou que je venais d'y faire.
Votre casque, jeune homme! Vous l'oubliez toujours...
Vous voilà beau, maintenant! Fesses à l'air, culottes sur les pieds, ballafré de la joue, sanguinollant du pif, pret à tourner les figurants d' "Urgences".
Allez, Bourvil aussi est un très grand talent, et vous n'en manquez point.
N'avancez pas, Fontenelle. Vous marchez sur vos chausses et la fosse à purin est juste... Trop tard!

Ecoutez-moi, Fontenelle! Vous payez assez cher les leçons qu'on vous donne.

Et cette odeur! Par trois fois aujourd'hui dans la fosse à purin!
Vous me ruinez, Fontenelle. Du petit nécessaire que j'avais disposé à côté du jet d'eau pour vous refaire un air avant d'aller au Flore, il ne reste plus rien. En sortant de la fosse, Val, July, Camé et Renaud ont fini les savons, terminé les shampoings. Vous savez comme moi que, bouffés par l'égo, ils ne sont pas hommes à penser aux suivants et ne remplacent jamais ce dont ils ont usé. Le savon leur est dû puisqu'il est nécessaire.
L'élégance commande. J'aurais demain matin une petite rentrée.
Votre savon? A la pomme, comme toujours ?

Écrit par : Fleuryval | 28/06/2006

:)))))))))))))))))))))))

Écrit par : Sébastien Fontenelle | 30/06/2006

:-)))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))!!!!!!!!!!!!!!
Vous reprendrez bien un peu de ce jambon d'Auvergne et une cruche de Cahors avant d'aller dormir ?

Écrit par : Fleuryval | 30/06/2006

Les commentaires sont fermés.

 
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