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30/06/2006

LE BAR EST OUVERT !

Happy hours, comme on dit.
Un rapide tours des blogs m'amène à cette première: ce soir, on fait bistrot dans mon estaminet.
Je ne peux me résoudre à cette idée qu'on ait comme seul choix la télé, des blogs sinistres où ça compte les buts, où ça s'entretue grave, où ça sent le vomi, où le désir d'avenir sent fort le revenir et où personne ne croit à une France d'après avec des hommes d'avant.
Avec Meetic quand on est seul, qu'on voudrait l'être moins.
Avec les sectes qui vous ouvrent les bras. Politiques, religieuses, financières et j'en passe.

Quand j'étais à Montmartre, doctorant comme ils disent sur le chagrin des hommes, j'avais composé ça. "A la prochaine..." Ca marche comme un au revoir, comme une promesse, pour une femme comme pour une République, pour une nouvelle adresse comme pour une détresse. Qu'importe. Quand l'ennui est si lourd, le chagrin si profond, faut juste que ça bouge.

Juste un peu de musique pour attirer les gens. Après, c'est ma tournée.

Bordel! Ils m'ont encore interdit de musique. Le MP3 passe moins bien ici que l'AK47.

Alors voilà les mots.Pour les notes, imaginez, rêvez, gueulez, réclamez.

Arrête un peu d’ mouiller ma ch’mise
Parce que t’es plus avec Denise
Tu devrais plutôt être content
C’était pas un cadeau vraiment.

Tant qu’ ça allait on t’ voyait plus
On s’ disait: “Qu’est-ce qu’il est d’venu?”
Ce soir t’arrives les larmes aux yeux
T’aurais pu nous rapporter mieux.

Allez, Lucien, viens boire un verre
A la santé de la bergère
Qui va t’ remettre du rire aux yeux
Qui va t’ remettre le coeur en feu.

Nous fais plus chier avec l’ancienne,
Raconte-nous plutôt la prochaine
Comment t’aim’rais qu’elle ai les yeux
Et la couleur de ses cheveux
Qu’est-ce tu crois qu’elle fait dans la vie?
Qu’est-ce que t’aim’rais qu’elle t’ fasse au lit?
Oui oui, je sais, ça fait vulgaire,
Mais y a des soirs, c’est nécessaire.

Elle se trouve déjà quelque part.
Tu la trouveras par hasard.
T’as donc pas compris, vieux tordu,
Que tout arrive quand t’attends plus?

Pis te mets pas dans c’t état-là.
Si ce soir, elle passait par là,
Comment voudrais-tu qu’elle r’connaisse
L’homme de sa vie dans c’tas d’tristesse!?

Comment? Qu’est-ce que j’ fais-là tout seul?
Pardon? Pourquoi j’ me saoule la gueule?
Ben c’est que j’ suis tout seul aussi
Mais moi, j’vais pas t’ pleurer ma vie

No moi, j’vais t’ parler d’ma prochaine,
P’t’être la dernière si j’ai d’ la veine...
Mais non, j’ veux pas crever d’ bonne heure
Mais j’en ai marre de m’ casser l’ coeur

Alors moi, tu vois, la prochaine,
Elle aura une démarche de reine,
De grands yeux clairs, des cheveux roux,
J’en s’rai amoureux comme un fou!
Avec des jambes interminables,
Des seins à convertir le Diable,
Elle aura une peau de velours
Et j’ te raconte pas pour l’amour...
Avec de longues mains de pianiste,
Elle s’ra sûrement un peu artiste,
Elle aim’ra les bandes dessinées,
La chanson, le cirque, le ciné.
Pis elle m’emèn’ra au bistro
R’trouver mes potes à l’apéro,
Elle boira comme une vrai tzigane,
Elle aimera bien nos caravanes.
On s’ra toujours en train d’partir,
On s’ra toujours en train d’ se rire...
Allez Lucien, encore un p’tit
A la santé de la Sylvie,
De la Jeanine, de la Sophie,
De la Aïcha, de la Marie,
Allez Lucien, encore un verre
A la santé de nos bergères
Qui vont nous r’mettre le coeur en feu,
Qui vont nous rallumer les yeux...

Ces porcs vous privent d'une des plus belles improvisations de violon depuis trente ans. Piotr Sapieja.
Ca va, Monsieur le Ministre ? T'en veux, de la force de l'art ? Vraiment ?

22:30 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (4)

SCOOP DANS LE PAYSAGE!

C'est tout frais, c'est du live, j'en arrive à l'instant.

Danse avec les houx avait un tout petit contrat d'entretien pour le jardin d'une résidence de son village.
Depuis trois mois, sans un euro d'acompte, Danse avec les houx a enlevé les feuilles de la saison passée, restauré la pelouse toute pelée, puis tondue icelle autant que nécessaire, taillé les arbustes et soigné les rosiers.
Bref, il a fait son job.

Mais au bout de trois mois, ne voyant toujours aucun paiement venir, Danse avec les houx a fait comme les sous.
Il n'a pas pu venir non plus.

Trois semaines ont passé. Les sous sont arrivés.

Danse avec les houx du coup y est retourné.

A peine arrivé, un proprio lui a appris qu'il était viré et déjà remplacé.

Non mais c'est quoi ces gens qui voudraient qu'on les paye quand ils sont travaillé?!! Salauds de jardiniers, va!

Danse avec les houx a remballé ses outils, il est remonté dans son camion et il est parti dans un grand éclat de rires qu'il vous rapporte ici. Tout beau, tour rutillant, tout neuf!

On parle beaucoup de luxe, ces temps-ci. Bijoux, sellerie, haute-couture, grands hôtels, belles bagnoles et Champagne. Des choses à pas de prix...

Je m'en suis offert un à pas de prix non plus puisqu'il ne coûtait rien : J'ai chaudement remercié.

J'ai perdu un client. J'ai gagné un matin.

ROSE NOIRE

Bonjour le monde !



podcast

Je n'ai pour ma part JAMAIS dit que je me retirais de la scène artistique ;-)

Allez, en route. Y a du beau à faire!

08:04 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0)

29/06/2006

COMME UN CLAIRE A CHEVAL

Quelqu’une, qui nous est chère ici, a rendez-vous Samedi
à l’opéra Garnier.
Rendez-vous décisif: rendez-vous de métier.
Un métier incroyable: faire s’envoler les gens
En sautant à leur place dans de grands jupons blancs!

Je sais peu de ta danse, vieil indien que je suis.
Tu danses pour les hommes et moi pour les esprits.
Aussi pas un conseil pour jouer ta variation.
Ceux-là, tu les reçois à l’étoile du pont
Quand elle veut bien briller.

Mais concours, c’est comme duel. Il faut le remporter.
Ta vie va se jouer là. Je peux peut-être aider.
Maître d’art, maître d’armes, c’est la même boutique.
Il faut toucher au coeur. C’est la même pratique.

D’abord, tu fais le vide en montant l’escalier.
Ta mort est à vingt mètres, l’amour juste derrière,
On n’a pas tous les jours l’occasion d’y confier
Son essentiel mais là... Ton art et ma manière.

Un palais, un jury, des concurentes sévères,
Les unes veulent un emploi. Elles ne seront pas prises.
Vivre d’art, c’est un choix, jamais une entreprise.
Les autres veulent vivre haut. Deux ou trois adversaires.

Celles-là vont dédaigneuses, ne parler à personne.
Dans leur esprit c’est fait. “Pauvres petites connes”.
Reécouter Gainsbourg dans “Mélodie Nelson”
Comme si c’était pour toi que le maître bougonne.

Isolée dans ta bulle, quand tu sens que ton tour
Va arriver bientôt, écoute l'Immense Amour.
“Préface”. Léo Ferré. La Marseillaise des arts.
Tu as déjà gagné. Tu sais pourquoi tu pars.

Enfin viendra ton tour. Il n’y aura que toi.
Un poète, autrefois, avait tout dit sur ça.
Rendez-vous improbable avec les gens d’après,
Ca lui fera plaisir d t’y voir désormais.

Et voilà. Le trou noir. Oublies-nous aussitôt.
Tu restes avec Mozart, Van Gogh, André Malraux.
La musique commence. Toi, tu montes aux étoiles,
Tu deviens l’évidanse. Le sujet de ta toile!

Maintiens juste à l’esprit: “ Faire s'envoler les gens”
Et laisse aller ton corps et ton coeur maintenant.
Regarde vers en haut, tu es sur la montagne,
Destin, tu l’attends là! Elle y sera vraiment.
Et que ma meilleure gagne.


Des mots ne se disent pas aux filles de diplomates.
Mais les premières lettres du quatrain précédent
Devraient, de haut en bas, te faire comme une patte
De lapin, ou un trèfle, ou un fer à jument...

23:21 Publié dans Arts | Lien permanent | Commentaires (8)

MESDAMES, MESSIEURS, VOUS ETES FORMIDABLES !

Un mois jour pour jour après l'ouverture de ce blog, vous avez été plus de mille visiteurs à vous y promener dans plus de cinq mille pages!

Alors permettez Mesdames Messieurs que je m'approche de l'écran et qu'après un regard circulaire de la cour au jardin et du poulailler à l'orchestre je m'incline respectueusement devant vous, tous les musiciens à la cour, tous les peintres et les sculpteurs au jardin, qui vous saluent aussi et s'éclipsent prestement pour laisser venir à leur tour tous les participants à mes jardins au jardin naturellement, et tous les gens de justice à la cour comme il se doit.

C'est un bien doux plaisir que de vous savoir là, et un plus grand encore de vous lire quelques fois.

Du fond du coeur, MERCI!

LA MORT DE LA MORT!

Paroles et musique Jean-Luc Masquelier - Editions Francis Lemarque.

Poète bellifontain, paillard anachronique,
Il aimait tant le vin, les femmes et la musique,
Qu’il n’avait qu’une idée: exécuter la Mort
Et troquer ses oss’lets contre un poil de confort.

La Mort trouvait ça drôle, quoi qu’un peu agaçant.
Qu’on inverse les rôles, ça lui faisait chang’ment.
Ca n’ l’inquiétait pas trop, mais elle surveillait d’ près
Cet espèce de moineau qui lui manquait d’ respect.

Attention, poète, ça va finir.
Attention, poète, un jour, je vais venir.
Attention, poète, profite-bien du plaisir.
Attention, poète, un jour tu vas mourir.

Mais l’ poète s’en fichait, lui faisait des grimaces,
Il la provoquait, lui préparait des farces
Si bien que la vieillerie sentait l’adrénalyne
Monter lentement le long de sa maigre échine.

Attention, poète, ça va finir.
Attention, poète, un jour, je vais venir.
Attention, poète, profite-bien du plaisir.
Attention, poète, un jour tu vas mourir.

Un soir, n’en pouvant plus, la Mort se présenta
Au coin d’une rue, sa faux à bout de bras.
Elle n’avait pas l’air d’être là en dilétante,
L’orbite sévère et la calotte fumante.

Attention, poète, ça va finir.
Attention, poète, j’t’avais dit qu’ j’allais v’nir.
Attention, poète, finis les plaisirs.
Attention, poète, maint’nant tu vas mourir.

Le poète aussitôt lui colla deux savates,
Une dans les chicots, l’autre vers la prostate
Si bien qu’ la vieillerie s’emmela dans son drap,
Tomba sur sa lame et c’est elle qui mourra.

On peut chanter maint’nant, on peut faire la fête,
La Mort est morte et enterrée, mais je m’arrête...
Il paraît qu’on m’appelle, là, derrière le rideau.
Une voix de gazelle ? Oui ? C’est à quel propos ?

Attention, poète, ça va finir.
Ha, c’est toi! Qu’est-ce tu bois?
Attention, poète, un jour, je vais venir.
Ben qu’est-ce tu m’dis? T’es là!
Attention, poète, profite-bien du plaisir.
Qu’est ce tu sais du plaisir, toi ? Allez viens, j’vais t’ montrer...
Attention, poète, un jour tu vas mourir.
Retrousse un peu ton suaire, ma pucelle adorée...

28/06/2006

LE PRE DE FONTENELLE

Il y a des occasions, rares, de publier une note juste à cause d'un lecteur. Pour que les autres puissent la lire aussi, naturellement, et que peut-être ce genre de réaction se propage. Je fais ici pour lui ce que j'aimerais beaucoup que l'on fasse pour moi.

Pour bien en profiter, il faut conter l'histoire.

Sur un blog que nous fréquentons tous deux, l'invité sur ce pré avait conclu son commentaire en faisant allusion à de vieilles mauvaises odeurs de kommandantur qui flottaient juste au-dessus.
Le commentaire "juste au-dessus" étant le mien, j'allais sur le site du visiteur lui jeter un gant "épistolaire", cent kilomètres nous séparant à cet instant.
Les mauvaises odeurs ne m'étaient pas destinées, le quiproquo fut vite établi et l'incident clos dans le rire.
Et ce rire fût si plein, si malicieux, si fin que nous nous pourchassons depuis quelques jours dans une sorte d'escrime littéraire qui fait bien mon bonheur.

Voilà que ce matin, attaqué par un sot, mon visiteur est triste.
Je l'ai donc invité à me rejoindre ici, sur mon pré de duel, juste derrière les jardins, pour lui donner sa leçon d'entrainement.

Saluez. En garde, Monsieur Fontenelle. Tête haute, dégagez les épaules et rentrez moi un peu de cette bedaine qui sort. Plus souple, le genoux. Plus tendu, le jarret! Quarte, sixte, fendez-vous...

N'est-ce pas que ça fait du bien ?

L'ESSENTIEL

Les hurlements dûs à la victoire de l'équipe nationale hier soir m'incitent ce matin à vous offrir le texte d'une chanson écrite voilà plusieurs années, que je n'ai pû encore enregistrer.
Avis aux éditeurs, producteurs, interprètes...


L'essentiel, disait le berger,
Apercevant au loin un nuage orangé,
C'est de rentrer les bêtes avant la nuit tombée
L'orage est sur l'Ardéche et le vent va tourner.

L'essentiel, disait le soldat
En écoutant tomber les obus à deux pas,
Ce n'est pas d'y rester, mais c'est d'en revenir.
Avec ou sans médailles, c'est surtout d'en sortir.

L'essentiel, disait l'homme en noir,
C'est que tu puisses rentrer et que tu fasses savoir
Qu'on ne se laiss'ra pas écraser par des chars.
L'essentiel c'est qu'on sache que nous gardons l'espoir.

L'essentiel, disait la putain,
Ce n'est pas leur argent, mais le rêve incertain
Qu'on pardonne quelque part tout ce que j'ai pu faire,
Que Dieu ne rallonge pas mon séjour aux enfers.

L'essentiel, disait le penseur,
C'est qu'ils arrivent à croire que le mien est le leur
Même si réciproqu'ment je n' suis pas bien certain
D'être honnête en disant que le leur est le mien.

L'essentiel, qu'est-ce que c'est ?
Pour lui, c'est le pognon; pour elle, c'est la santé,
Pour moi, c'est d'éspérer qu'un de ces quat' matins,
On me laissera vivre sans m’en imposer un.



C'est certain: on n'a pas tous le même ;-)

07:45 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (4)

27/06/2006

MP3: Besoin d'aide

Si quelques visiteurs savent comment encoder une chanson en MP3 à partir d'une cassette, je suis preneur de leurs conseils. D'avance, merci.

08:49 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (6)

CIEL PROMIS, CIEL DU!

medium_Verger.JPG

Il me revient tout à coup que la semaine dernière, privé d'images et de son, j'avais eu l'envie contrariée de vous offrir un ciel pour regarder en l'air quand tout tirait en bas. C'est chose faïte ce matin.
Il y a comme cela des lendemains où l'on se doit de rappeler que subsistent encore quelques individus qui tiennent leurs promesses, aussitôt qu'ils le peuvent.

08:15 Publié dans Jardins | Lien permanent | Commentaires (0)

26/06/2006

AJUSTER LA BALANCE

Lorsque j'ai créé Danse avec les houx, j'ai demandé à Frédérique COOK, artiste avonnaise, de dessiner pour la plaquette publicitaire un de ces hommes accablés certains soirs par la charge du pire, magistrat, commissaire... rééquilibrant, en fin de journée, sa balance personnelle dans la fraîcheur tombant sur son jardin privé.
Tandis qu’à son bureau, il auditionnait terroristes, sérial killers, violeurs, dealers, criminels de tous poils, d’autres hommes étaient là qui palissaient ses roses, ôtaient les fleurs fanées, soignaient ses hortensias...
En revenant au monde, sa réflexion le menait plus loin, au-delà de la haie, où des médecins soignaient, des infirmières pansaient et des femmes de ménage s’acharnaient à l’hygiène.
Un peu plus loin encore, les sapeurs-pompiers veillaient.
Le libraire souriait. Il avait vendu une intégrale de Cocteau.
A cette heure-ci, sans doute, à l’école de musique on rangeait les guitares, on fermait les pianos...
Le marchand de fruits et légumes était sûrement couché. Demain, Rungis, quatre heures.
Suivaient l’institutrice, le boulanger, ... Tout là-bas, à Kaboul, le soldat de la paix.

Ca faisait bien du monde.
Ca faisait bien au monde.

Allez mettre tout ça dans un dessin...

Je trouve pour ma part qu'elle s'en est bien tirée.

medium_Frederique_Cook.JPG


Le dessin ne dit pas non plus si avant de partir en refermant derrière eux, ce sont les jardiniers qui lui ont préparé l’apéro.

Je vous laisse deviner.

Je ne l'ai pas revu, ce petit tableau-là, à la vente aux enchères de Samedi dernier.
Si c'est Bruguières qui l'a, le voilà à sa place.

25/06/2006

LA STARAC DE LA DAUBE

Dimanche matin. Il pleut. Conditions idéales pour soulager la mémoire de l'ordinateur, encombrée de tout un tas de billevesées parasites d'essentiel.
Tout en s'amusant. Et, pour introduire un peu de convivialité dans l'affaire, en invitant le visiteur à participer à cette adaptation d'un jeu télévisé tant décrié : la Star Ac.
Démocratie inversée puisqu'il ne s'agit pas de choisir le meilleur, mais de virer le moins bon.
Un peu comme un deuxième tour de présidentielle.
Comme dirait une pub d'eau minérale, "il faut é-li-mi-ner!"
En lisse, pollueurs d'idées, d'envies et d'enthousiasme :

Pour Clearstream Tapez 1
Pour EADS Tapez 2
Pour l'Elysée Tapez 3
Pour Matignon Tapez fort
Pour Toulouse, Tapez pas.

Amusons-nous bien ;-)

11:59 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (2)

MEMORIAL MUSULMAN A VERDUN...

Ton grand-père et le mien
Jean-Luc Masquelier (Bruxelles, 1994)
A Rachid Barri.

En 1917, dans la boue des tranchées,
Derrière deux baïonnettes Mohamed et René.
L’un s’en vient de Blida, l’autre d’Ivry-la-Bataille
Pour le même combat, sous la même mitraille.
Le sang, rouge pareil, sur le même drapeau,
Signe des mêmes taches l'épopée des héros.
Sous le déluge d’obus qui arrosait Verdun,
Il y avait deux poilus: ton grand-père et le mien.

C’est une belle histoire faite de longs souvenirs,
Du bon et du mauvais, du meilleur et du pire,
Une histoire de famille à ne pas oublier,
Une histoire d’amitié à ne pas déranger.

1945. Dans la Première Armée
Combattent côte à côte deux jeunes enragés.
Ensemble Pierrot et Kadour à la guerre
Aux barbares d’Oradour font mordre la poussière.
Dans les chars de de Lattre, en gueulant à tue-tête,
Ils se les raccompagnent jusqu’au nid de la bête,
Certains que plus jamais elle ne pass’rait le Rhin
Il y avait deux soldats: ton père et le mien.

C’est une belle histoire faite de longs souvenirs,
Du bon et du mauvais, du meilleur et du pire,
Une histoire de famille à ne pas oublier,
Une histoire d’amitié à ne pas déranger.


Autour de l’an 2 000, à Barbés Rochechoir
Deux musiciens avancent sur le même trottoir.
L’un porte son clavier et l’autre sa guitare,
Tous deux portent un passé qui devient une Histoire.
Si les armes ont changé, la guerre, elle, continue
Contra la barbarie et les idées qui tuent.
Devant eux, deux enfants avancent main dans la main.
C’est Djamel et Django, ton fils et le mien.

C’est une belle histoire faite de longs souvenirs,
Du bon et du mauvais, du meilleur et du pire,
Une histoire de famille à ne pas oublier,
Une histoire d’amitié à ne pas déranger.

11:43 Publié dans Jardins | Lien permanent | Commentaires (0)

24/06/2006

UNE COMEDIE FRANCAISE

Bonjour le monde!

Ce n'est ni au prestigieux théâtre ni à sa troupe que ce titre entend faire allusion.

C'est à cette comédie humaine chère à Balzac qui se déroule ici en ce moment. A tous les étages. Et dans les caves aussi.

Quand Monsieur Raffarin parlait de France d'en bas, il en oubliait une: la France de tout au fond.

Ils sont tous là. Les Rougon-Maquard, où qu'on porte les yeux, sévissent à tour de bras.

Je laisse aux journalistes, écrivains, chroniqueurs le soin de relater la guignolade d'en haut.

Je m'en vais ce matin, moustaches et lunettes noires, voir les Rougon d'en bas et les Maquard d'au fond. Ceux qui restent dans l'ombre si propice aux "affaires", une télé pour deux sous, une bague pour quatre... L'EADS du pauvre, le clearstream du modeste, la tolérance zéro en matière de dettes. Thénardier sera là. La bête humaine peut-être.

Imaginez-vous ça: un matin de Pléiade!

Ca se joue à 10 heures dans une salle des ventes de zone industrielle. Notez "industrielle"...
Vente des objets saisis par les huissiers du coin. Razzia sur la misère et redistribution. Aux plus offrants, aux mieux disants... Une "industrie", vous dis-je.
Sentiment que je vais me déplacer non pas dans l'espace, mais dans le temps. En plein XIX° siècle.
Avec cette "nouveauté" qu'on y côtera des peintres...

J'y vais le rire aux dents et la plume à la main.
Je reviendrais vous dire.

Gwynplaine

23/06/2006

EXCUSES

Mes plus humbles excuses à tous les "abonnés" privés ces derniers jours de leur roman-feuilleton: "Va mourir à Bangkok!"
Sans sauts de ligne, sans la moindre possibilité de mise en page, les épisodes apparaissaient comme de gros paquets de mots rébarbatifs, à l'image de ces interminables pavés dont Le Monde avait l'art...
de décourager le lecteur.
Informaticien peu chevronné, il m'aura fallu le concours d'habiles complices qu'évidemment je remercie chaleureusement.
Virus contourné, vaincu peut-être (nous le suivrons attentivement dans les heures qui viennent), c'est avec un sourire de matin d'Austerlitz que je reprends sa publication quotidienne.

Un matin comme celui-ci, ça vaut bien deux soleils!

medium_Soleils_copie.JPG

MANEGE A CREER, BRONZE A COULER!

medium_Naiade.jpg



Heureux de retrouver enfin la possibilité de vous présenter cette sculpture de Corinne Joachim destinée à l'ile du bassin du manège jardinier. Exposée au soleil, à la pluie et au gel, cette terre doit être moulée et coulée en bronze.

Il s'agit là de mettre une oeuvre d'art originale dans un jardin.

Son prix ne peut en être supporté seul par l'IME auquel cette statue est destinée. Aussi, les entreprises qui le souhaiteraient peuvent contribuer à cette réalisation au titre du mécénat, bénéficiant ainsi d'avantages fiscaux trop peu utilisés en France.

Celles qui le souhaiteraient peuvent me contacter directement par mail (en haut, colonne de gauche), en m'indiquant le nom de l'interlocuteur et les coordonnées téléphoniques que je rappellerai au plus vite.

La mise en chantier du jardin n'est pas encore d'actualité. La réalisation des oeuvres et des attractions qui s'y trouveront peut, elle, commencer grâce à vous.

Et ces temps-ci, ça ne ferait pas de mal de mettre un peu d'art dans la vie...

09:56 Publié dans Arts | Lien permanent | Commentaires (0)

22/06/2006

REDIRECTED

Les utilisateurs de PC équipés de détecteurs de virus me l'ont indiqué cette nuit, c'est un virus qui rend mon site aussi terne, aussi implacablement laid désormais. Vous ayant relaté voilà quelques jours à quoi s'occupait un informaticien sarkozyste google bombeur, http://danseavecleshoux.20minutes-blogs.fr/archive/2006/06/16/pas-serieux-s-abstenir.html#comments je ne crois pas bien difficile de deviner la provenance dudit virus même si, compagnon d'une maîtresse de conférence en droit pénal, je reste fondamentalement attaché à la présomption d'innocence... En ce cas éventuel, l’hypothèse de la source pourrait bien se trouver dans le commentaire de Grabuge. Mais non! C’est impossible! Jamais un ministre de l’intérieur candidat à la présidentielle ne s’entourerait d’une capacité de terrorisme informatique aussi médiocrement occupée à virusser des sites jardiniers! Moins encore le président de l’UMP, préparant une convention sur la santé, ne tolèrerait qu’on attaque le support d’expériences thérapeutiques tournées vers les personnes âgées et les handicapés. Alors comme ce matin encore je ne peux vous offrir que des mots et des liens, je vais vous envoyer vers une très jolie page publiée ce matin sur http://grabuge.20minutes-blogs.fr/archive/2006/06/22/le-terrorisme-poetique.html Vous y découvrirez un très beau texte de Hakim Bey sur une autre manière d’occuper son temps. Quand je ne peux pas faire du beau chez moi, je peux semble-t-il encore rediriger mes visiteurs vers de jolis ailleurs. Qu’on y pense.

05:50 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1)

21/06/2006

ILS NE RESPECTENT PLUS RIEN.

Même plus les sauts de ligne! En quittant fatigué l'écriture du premier jardin des petits princes des planètes intérieures, je me suis empressé de venir voir ici si les entrées d' images et de notes m'avaient été rendues. Hé bien non. Ceci accréditerait-t-il la thèse selon laquelle les "services" d'un ministre de la culture s'en prendrait à nos blogs ? Impossible! Monsieur le ministre ne connait pas celui-ci. Ne peut pas le connaître. Il y contribuerait. Tous ses communiquants disent qu'il aime les jardins. Challenge d'écrivain, donc. Plus d'images, plus de sons et plus de mise en page. Demain matin, peut-être, plus de ponctuation ? Sollers! A mon secours! C'est vrai que ces temps-ci la lacheté est partout. Qu'on ne compte pas me lire retirer ça demain.

19:05 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

DUEL

Hou hou, Monsieur Fontenelle ? Vous préférez chez moi ? Je suis là... Peut-être qu'un nez parisien confond une "forte odeur de vieille moisissure kommandanturesque" avec celle des sacs d'engrais ou du fumier de cheval qu'on utilise dans les jardins. Je vais me faire un plaisir de vous initier à la différence, là, juste devant la fosse à purin. Attention, c'est très glissant. Venez en bottes, Monsieur Fontenelle.

09:51 Publié dans VITE ! | Lien permanent | Commentaires (4)

PLUS D'IMAGE NI DE SON

Je voulais ce matin vous offrir un ciel limpide au-dessus d'un verger. Un regard vers en haut quand tout tire vers le bas. L'urgence s'en fait sentir après mon tour des blogs et des médias français. Incident pitoyable, médiocre, lamentable à l'assemblée hier, censure dans la presse, incivilités crasses... L'attention attirée par l'inauguration du musée des arts premiers déournée par le spectacle des derniers des arts tristes. Seulement voilà: le moyen de télécharger des images ou des notes a disparu depuis l'opération "maintenance" réalisée hier. Si quelqu'un peut me dire comment retrouver ça, je suis preneur, bien sûr. Tiens, les sauts de ligne itou. C'est navrant là aussi...

08:10 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

 
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