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23/07/2006

GOUTTE QUE COUTE

Un texte qui cherche sa musique... depuis que l'huissier a saisi ma guitare.
J'ai en tête une rumba de type gitana. Si un compositeur passe par là ;-)

Coûte que goutte.

Nous allions par millions, grondant dessous la terre.
Dans l’obscurité froide, une force nous poussait.
Quand soudain je jaillis d’une source d’eau claire
Et de toutes les gouttes c’était moi la plus fière.

Le soleil ruisselait à travers les feuillages.
Dans ses reflets dorés j’avançais en dansant,
Nous chantions la fraîcheur, la liberté sauvage
Lorsque je m’éclatais sur un rocher luisant.

Je suis une goutte
Dévalant sa route.
Poussée vers la mer
Je n’y peux rien faire.
Je suis une goutte
Dévalant sa route
Poussée vers la mer
Pas de marche arrière.

Passant sous un pont, je levais la tête,
Deux jeunes amoureux s’embrassaient là-haut.
Mais au pont suivant, tendu sur les crêtes,
Un amoureux seul se jetait dans l’eau.

Je volais en bleu dans une gerbe immense
Derrière un rocher abri du courant.
Mais frayant par là, un poisson d’argent
D’un coup de nageoire me remit dedans.

Je suis une goutte
Dévalant sa route
Poussée vers la mer
Je n’y peux rien faire.
Je suis une goutte
Dévalant sa route
Poussée vers la mer
Pas de marche arrière.

En bas des cascades, des saumons volaient.
Je les prévenais des pêcheurs, des pierres
Mais tout comme moi qui coulait rivière,
Une force étrange aussi les poussait.

J’échappais de peu à la soif d’un loup,
Fut faite prisonnière au fond d’un grand trou,
Délivrée d’un coup de sabot ferré,
Au quai d’une écluse, j’ai failli sécher.

Je suis une goutte
Dévalant sa route
Poussée vers la mer
Je n’y peux rien faire.
Je suis une goutte
Dévalant sa route
Poussée vers la mer
Jamais en arrière.

Et voilà la mer. Des nuages blancs
M’attendent là-haut. Où retomberai-je,
Sur quel pays, sur quel continent,
Quand je serai pluie, quand je serai neige...

Je suis une goutte
Dévalant sa route
Poussée vers la mer
Je n’y peux rien faire.
Je suis une goutte
Dévalant sa route
Poussée vers la mer
Jamais en arrière.

10:44 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (2)

Commentaires

A défaut d'y mettre de la musique, on aurait pu laisser au moins un commentaire sur les paroles, non ?
Ils y connaissent rien.
Fallait la planquer chez des potes la gratte (comment qu'elle cause la sexygénaire !). Moi j'ai qu'un piano.

Ben du coup, je vais rebrancher les hauts parleurs, au détriment de la lampe. Mais j'ai pas besoin de lumière pour écouter de la musique.
J'ai bien dit écouter. Pas "entendre" !

Et j'en ai de l'écoute et de la lecture en retard...

Écrit par : joyce | 02/08/2006

@ joyce
Avec un piano, Schubert fait une truite. Doit y avoir moyen de composer la rivière, non ?
Où je stagne, il n'y a pas de pote. Au plus des relations. Qui ne cachent pas les guitares. Ni les gens. Fontainebleau 2006 pue Vichy 42.
Bonne écoute. Bonne lecture. Il n'y a pas de retard. Peut-être juste un timing qui nous échappe.
Ton lien ne marche pas.

Écrit par : Fleuryval | 03/08/2006

Les commentaires sont fermés.

 
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