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31/08/2006

"CULTIVONS NOTRE JARDIN"

Et rêvons un peu...
Rêvons que tous les candidats à la présidentielle nous posent enfin LA question qu'on ne leur entend jamais prononcer et qui pourtant devrait leur venir en tête, au propre comme au figuré:

QU'EST-CE QUI VOUS FERAIT PLAISIR ?

Dans la limite définie par Coluche: "Grossier peut-être, vulgaire jamais!"

Chacun sait bien que la haine et la pornographie n'ont pas leur place ici.


Impatiens... de vous lire.

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07:50 Publié dans Jardins | Lien permanent | Commentaires (31)

30/08/2006

VA MOURIR A BANGKOK! Spécialité bretonne...

Une suggestion marketing nous est venue ici-même hier à la suite d'un commentaire de notre Cerise sur le gâteau: tartiner le roman de salidou et le promouvoir en Bretagne comme gourmandise typique entre deux verres de chouchen.

Sur cette belle lancée, nous pouvons imaginer la même chose avec le bouquin badigeonné de tapenade entre deux verres de rosé frais pour le Sud, servi avec les saucisses dans un plat de choucroute et avec du Riesling pour l'Alsace, vendu dans une coquille difficile à ouvrir du côté de chez lesyeux, qui proposait déjà de le joindre à du vin ;-)... En la matière, tout est à inventer.

Peu doué en ces disciplines de dynamique des ventes, je trouve assez tentant cet essai de conciliation entre la "littérature" (pour qui il se prend, ce matin ?) et la gastronomie.

Je ne doute pas que de brillants commerciaux, passant par ici, n'affinent la méthode et c'est peu de vous dire que j'ai hâte de vous lire.

De vous rire aussi ;-))))))))

Tiens, pour que tout ça ne manque pas de poésie, un bouton de Pierre de Ronsard. Pour la route...
Parce que c'est la Saint Fiacre, patron des jardiniers. M'en vais voir le calendrier de Cerise, tiens...

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29/08/2006

VITAMINES

Fers à cheval, pattes de lapin, trèfles à quatre feuilles ou doigts croisés, je ne sais pas trop bien comment vous appeller ce matin puisque vos voeux de chances ont réussi leur coup sur tous les fronts hier.

Côté jardin, d'abord. Madame DONVILLE a beaucoup aimé mon "petit jardin des conséquences".
L'aventure continue avec ses amendements. Nous attaquons ensemble le second brouillon.
Prochaine étape chez le professeur SAUVAGE, spécialiste de l'autisme au CHU de Tours pour le plan définitif.
Après son dernier coup d'oeil, "manches retroussées et au boulot!"
Il faudra un terrain de 20 mètres par 30 non loin du CHU et là encore j'aurais besoin de l'aide de ceux du Val de Loire pour le trouver, et de tous pour l'acheter...
Mais nous n'en sommes pas là.

Côté roman ensuite, tout le monde est épuisé. "Va mourir à Bangkok!", mon éditeur que j'ai et pour paraphraser Woody Allen: "je me sens un peu fatigué moi-même".
Douze jours d'attente pour les nouveaux lecteurs pour cause de réimpression. Des signatures qui s'organisent chez les libraires, le stand de "Les points sur les i" à la Fête de l'Humanité... A ce train-là et si ma situation financière s'améliore, je me demande si je ne vais retenir une place en voiture décapotable l'année prochaine dans la caravane du Tour de France ;-)
Non, Monsieur Fontenelle! Pas pour piquer de l'EPO aux coureurs! Pour dédicacer...

Alors un dernier petit effort: ce matin, à dix heures, signature de la commande du jardin de l'IME de Montereau... avant de filer à la Poste retirer une lettre recommandée qui n'annonce rien de bon.

En ce moment, c'est marrant la vie ici. Contrasté, pour le moins. Lundi, c'est genre Gaston: "Ne négligez pas l'hypothèses que je sois peut-être un génie..." Mardi, on en est moins sûr. Mercredi ?...

Allez, pour la route!
http://danseavecleshoux.20minutes-blogs.fr/archive/2006/07/20/va-les-chercher.html

27/08/2006

A DEMAIN...

Deux notes pour ce Dimanche matin! Le jardin et la maison ne reculent devant rien pour satisfaire leurs visiteurs.

D'abord un souci à moi que j'ai: l'ami FONTENELLE avait donné rendez-vous sur le Vive le Feu! le 25 Août. Nous sommes le 27 et toujours pas de nouvelles. S'il passe par ici, qu'il veuille bien rassurer ses potes à lui qu'il a.
Sinon, si quelqu'un sait au bord de quelle nationale il est en panne, qu'il nous le dise pour qu'on aille le chercher, avec ou sans la caisse à outils.

Ensuite, c'est demain à quatorze heures que je vais avoir l'immense honneur de présenter pour la première fois mon petit jardin des conséquences pour les enfants autistes. A Paris et à Madame Barbara DONVILLE.

Avec la sortie du livre, j'ai les mains qui tremblent.
Avec ça, c'est les genoux qui flageollent.

Dans cet état, je pars longtemps à l'avance en vous laissant les clefs...

Prenez garde à vous.

Et surtout ne soyez pas sages! ;-)

Je vous laisse avec l'une de mes préférées: Ghilaine de Feligonde.

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CULTURE: ACTIONS (Suite)

Toujours dans le cadre de notre "laboratoire d'été" et pour un dimanche studieux, suite des propositions concrètes pour alléger un peu les conditions de la création et de la production ici.

c ) : UN AUTRE PARTENARIAT : LA CO-PRODUCTION "A L'ENVERS".

Le principe en est simple: au lieu d'attribuer des sommes destinées à financer des matières premières, des lieux, des outils, bref des moyens techniques, mettre ceux-ci directement à la disposition des artistes.

Le tout premier exemple dans la chaîne de créativité serait une infrastructure bureautique nécessaire à la réalisation de ce que la République leur demande.
Pour un film de long métrage par exemple, la Commission d'avance sur recettes du Centre National de la Cinématographie demande 34 exemplaires du dossier comportant : La "Continuité dialoguée", les notes d'intentions techniques, le budget prévisionnel (encore lui), le curriculum vitae du réalisateur, les copies des lettres d'acceptation des acteurs et tous les documents de "partenariat" ! Soit un "dossier" constitué d' environ trois cent pages, qu'il conviendra de relier, évidemment...
34 fois 300 pages nous font : 10 200 photocopies pour le seul C.N.C. !
Auxquelles il conviendra de rajouter un exemplaire pour le dépôt de protection des droits à la S.A.C.D., une bonne vingtaine pour les comédiens auxquels on a pensé en écrivant, dix exemplaires pour les productions privées et autant pour les chaînes de télévision, soit quarante et un exemplaires de plus. In-con-tour-nable : cela fait 95 exemplaires seulement pour commencer.
Ce qui porte la masse paperassière à 95 fois 300 pages qui nous font ?
28 500 photocopies. On croit rêver.

Avec une " combine " à 25 centimes la photocopie, cela donne déjà 7186, 00 euros.
Auxquelles s'ajoutent les 95 reliures, le taxi ( avec ce que ça pèse, on ne va pas le distribuer à pied) ou la poste (à condition d'avoir fait un héritage).
Ce qui donne environ 8 000 euros, trois jours au moins sur les machines et, à 1.3 Kg le dossier, 125 kilos de papier à distribuer. Pour les parisiens, c'est grave, mais relativement simple. Il y a la R.A.T.P., les copains coursiers...
Je n'ose penser à ce que cela donne quand on habite Bayonne ou Pontivy...

Au sortir d'une période où le travail et l'argent sont devenus presqu'aussi rares que les qualités de coeur au Front National, il faut impérativement gagner un Tac o Tac ou perdre un proche pour pouvoir présenter un projet !

Vous m'avouerez Madame ou Monsieur le Ministre, qu'il est déplorable que ma participation à la culture d'en France dépende à ce point de la Française des Jeux ou du décès de ma pauvre mère.

Qui aurait bien tort de mourir en général et pour ça en particulier puisque dans la plupart des cas, le "dossier" ne sera pas même lu !

Il serait donc tout à fait utile que le Ministère de la Culture mette en place dans ses locaux un grand centre de photocopie accessible à tous, équipé de machines à brocher.
Gratuit, sur place ou dotée d'une navette de service interne, cette unité supprimerait tous les frais de pré-production : photocopies, reliures, acheminement. Ce qui aurait l'avantage de permettre à la République d'être systématiquement co-productrice à une hauteur dérisoire des projets de ses fils les plus nécessiteux.

Dans le même temps, il serait tout aussi raisonnable d'en finir avec toute cette paperasse et de généraliser dans les services l'utilisation des cds informatiques. Beaucoup moins chers, beaucoup moins lourds, beaucoup plus vite copiés et envoyés, elles diminueraient en même temps considérablement les angoisses écologistes face au monstrueux gaspillage de papier qu'implique l'actuel fonctionnement de notre administration en général et de celle de la culture en particulier.

Le principe de "production à l'envers" s'étendrait bien sûr au delà de la présentation des projets.

Avec la mise à disposition temporaire d'ateliers pour la réalisation des décors et des costumes, d'entrepôts pour leur stockage, de moyens de transport, de salles de répétitions, voire d'une partie du personnel ministériel qui pourrait prendre en charge, dans les productions, la comptabilité, la communication extérieure, la sécurité, les relations avec les assurances...
Avec la possibilité de co-production avec d'autres ministères susceptibles d'intervenir en hommes et en matériel dans les grands projets ( Armées, Affaires Étrangères, Budget...)
Le chantier de cette possibilité est considérable et mérite amplement qu'on s'y consacre avec ferveur dès que les circonstances auront rendu à nouveau possible la fédération constructive de l'imagination, du courage et de l'innovation. Il y a là une source d'économies et d'enthousiasme dont la France en général et ses artistes en particulier ne sauraient se passer.

Vivement demain !

Mais continuons la visite. Suivez-moi s'il vous plaît dans

Paris l'enfer.

3 : L'INDIFFÉRENCE ET L'IMPOLITESSE ADMINISTRATIVES

Ils en ont déjà déposé quelques tonnes, de ces lourds dossiers, dans les "services concernés " du ministère adéquat, les auteurs d'autour de ma table.
En cinéma, en musique, en fêtes publiques...

Pour rien.

Dans ces bureaux sinistres peuplés de personnes aussi indifférentes que provisoires, ce n'est jamais la bonne époque... La "Commission compétente pour les attributions des subventions ne se réunira pas avant six mois au moins", "le responsable n'est pas là", "les caisses sont vides", et les auteurs ne fréquentent pratiquement jamais ce fameux "quelqu'un-qui-puisse-appuyer-le-dossier".
Ils ont téléphoné souvent pour prendre des nouvelles de la progression du projet dans les "services". Service? Rien que le mot amuse. Vieille blague de métier: Savez-vous à quoi on reconnait un fonctionnaire français ? Réponse: Quoi qu’on lui propose, il va d’abord trouver quinze bonnes raisons de ne pas le faire. Ou de le faire moins grand. Ou de le faire moins beau. Mais surtout de le faire sans lui.
La preuve ? Les personnes concernées n'étaient jamais là.
Ils étaient habitués. Dans le show business où personne n'arrive avant onze heures, où tout le monde part de une à seize heures déjeuner et où, les bons jours, on ne revient que pour un petit trente minutes avant de partir affronter les embouteillages des cocktails du soir, c'est comme ça.
Mais ils ont beaucoup de peine à accepter que le fonctionnement public s'envisage sur le même modèle que celui des labels new-age.

Alors, un peu fâchés, ils sont venus en personne prendre des nouvelles de leur dossier. Ils ont demandé poliment, puis fermement, puis sévèrement... Rien n'y a fait. Personne ne savait. Personne ne sait jamais. Le dossier avait disparu, sans doute noyé dans l'océan de papier noirci d'idées mortes.

Voilà donc déjà longtemps qu'ils ont renoncé à prendre le chemin du Ministère censé s'occuper d'eux et des projets qu'ils établissent.

Ils rêvent de le retrouver.

CLAIRE ET NETTE.
Remède simple et d'un coût ridicule : un courrier à tous les personnels des affaires culturelles :

" Madame, Monsieur,

Vous bénéficiez de l'invraisemblable privilège de travailler ici.
Vous êtes les premiers récipiendaires de tout ce qui fera rire, émouvoir, imaginer, penser le pays. Tout ou presque ce qui marquera les Français et peut-être le monde dans les années à venir passe par votre service, par votre bureau, dépend de vous autant que de ceux qui l'ont écrit et de ceux qui vont le réaliser.
Vous faites partie intégrante de la chaîne de la création.

Ayez donc la bonté de recevoir les artistes avec courtoisie, de les renseigner avec gentillesse, de les orienter dans vos couloirs avec le sourire et de prendre grand soin des documents qu'ils vous confient en méditant sur le fait incontournable que s'ils ne peuvent pas grand chose sans vous, vous ne seriez pas là sans eux.

Dans le cas fort improbable où ces recommandations purement humanistes ne seraient pas mises en pratique par des personnes égarées contre leur gré au sein de notre belle administration, celles-ci doivent savoir notre conviction qu'on ne fait bien que ce que l'on aime et se préparer psychologiquement à des mutations vers des postes où la mauvaise humeur et le goût de la solitude constituent des avantages professionnels. Tel que bibliothécaire en Terre Adélie, directeur de théâtre aux Kerguelen ou réceptioniste à l’opéra de Terre Neuve.

Votre Ministre


Il conviendrait peut être d'intervenir sur cette note dans sa forme...
Pas sur le fond, duquel nous avons déjà ôté tout un aspect préventif des risques inéluctables de "débordements"...

06:16 Publié dans Arts | Lien permanent | Commentaires (4)

26/08/2006

CULTURE: ACTIONS! (Suite)

Comme le fait si brillament remarquer mon éditeur à moi que j'ai sur son excellent blog "des livres et moi" (ça, c'est pour préparer le terrain pour une petite demande d'à-valoir en début de semaine prochaine mais n'allez surtout pas le lui dire), c'est le moment des universités d'été des partis politiques.

C'est rigolo d'appeler ça des universités parce qu'en général on n'y apprend rien qu'on ne savait déjà.

Donc L'Art Existence!, toujours dans le but de créer du bel et bon dans des conditions moins pénibles que celles que nous connaissons, poursuit son débat sur la culture dans le cadre de ce que nous appellerons son "laboratoire d'été".

Suite donc de la lettre adressée au prochain ministre de la culture et à vous.

A vous surtout parce que s'il m'est devenu coutumier de faire sans lui, je n'ai jamais rien pu faire sans vous.



2 : LA DOTATION, LA COMMANDE ET UNE AUTRE CONCEPTION DU PARTENARIAT.

a ) : LA DOTATION -

Imaginons un système plus proche de la bourse que de la subvention. Un système dans lequel une règle serait fixée : celle du "faire avec". Ce n'est pas une nouveauté : les classiques "faisaient avec". Dans bien des écoles américaines, aujourd'hui encore, c'est la base sur laquelle on construit tout ce qui est à venir.
Le "faire avec", c'est le law budget. Le petit budget.
La philosophie du principe repose sur cet axiome indémontable que l'argent n'a jamais fait le talent. Un "Huis clos" de Sartre avec trois personnages, trois costumes et un seul décor, bien joué, bien mis en scène et bien filmé vaudra toujours mieux qu'un péplum avec trois mille figurants et d'énormes moyens... sans histoire et sans talent.

Gabin disait : "Il y a trois conditions pour faire un bon film. La première, c'est un bon scénario. La seconde, un bon scénario et la troisième ? Un bon scénario". On pourrait le paraphraser à l'infini pour les trois conditions d'une belle image, d'une bonne musique, d'une forte mise en scène... De l'imagination un peu, du travail beaucoup, surtout de la passion pour ce qu'ils font au coeur de ceux qui le font.

Concrètement, il s'agirait de mettre en place un certain nombre de bourses d'égal montant deux fois par année dans les différentes disciplines. Par exemple, 30 dotations en Janvier de 32 500 euros pour la réalisation de courts-métrages. Quelles qu'en soit les raisons, le montant de ces sommes ne pourrait être réévalué.
La même chose en Juin.
Bien sûr, les réalisateurs bénéficiaires de la première série d'attributions ne pourraient prétendre à la seconde.

Nous aurions ainsi chaque année soixante jeunes réalisateurs (et donc soixante équipes de tournage) en mesure de travailler sur des oeuvres où, nécessairement, le sens de l'histoire dominerait l'accessoire. Puisqu'avec le fonctionnement actuel du non-marché du court-métrage, il sera particulièrement difficile de trouver les financements complémentaires propices à diluer.

A ceux qui objecteront qu'il s'agirait là d'une mesure de "restriction insupportable de l'ampleur des projets", nous répondrons d'avance que c'est en fait une mesure d'élargissement considérable du nombre des bénéficiaires. Que "Qui peut le plus doit pouvoir le moins et qu’en tous cas qui ne peut pas le moins a peu de chance de pouvoir le plus" et que s'il leur faut absolument des budgets pharaoniques pour faire rire ou rêver leur contemporains, ce pourrait bien être la preuve qu'ils manquent singulièrement d'imagination et de talent. Au point qu'on en viendrait à se demander par quel entêtement stupide ils persistent dans une voie dont l'issue ne serait systématiquement que le pillage en règle des fonds de la République, au détriment de gens plus doués qu'eux.
Bip, ça marche avec un pot de blanc, un maillot rayé et des chaussons chinois. Coluche, ça fontionne avec une salopette et un nez rouge. La Joconde, au prix de revient, ça coute deux cent euros bon poids. Reste à être Marcel Marceau, Coluche ou Da Vinci.

L'organisme ministériel attribuant la dotation aurait soin d'exiger en retour un rapport de production exécutive avec preuves de paiement des salaires et des charges des personnes impliquées dans la réalisation!

Faute duquel le réalisateur ne saurait re-prétendre avant longtemps au droit d'exercer son art, financé par l'argent public, au détriment des membres de son générique.

Ce n'est un secret pour personne : aujourd'hui, la pratique ordinaire dans de nombreux domaines et dans le court-métrage en particulier consiste essentiellement à ne payer personne. Pourtant, aux tous premiers des droits de la costumière, du chef opérateur ou du comédien figurent me semble-t-il le droit de manger et de payer son loyer !

Que les réalisateurs fassent en sorte d'obtenir des matériels et des prestations de service en participation auprès d'entreprises bénéficiaires, soit. Mais que les acteurs et les techniciens ne soient pratiquement jamais payés que de l'espoir de travailler un jour "en renvoi d'ascenseur" sur une production "confortable", cela suffit !

Évidemment, ce principe de "dotation" pourrait être appliqué dans toutes les disciplines, avec des montants et des fréquences adaptées à chacune.

Cette réforme-là constitue un autre immense chantier pour votre Ministère, auquel il conviendra de s'atteler au plus vite si l'on veut remettre les artistes au travail dans le souci d'une plus grande pluralité et d'une plus grande équité.

Quant aux intermitants, qu’ils nous lachent! L’art est un engagement total, un sacrifice entier. On y donne sa vie. Personne ne leur a demandé de choisir un métier du spectacle. S’ils veulent de la “sécurité”, qu’ils postulent à la Poste, dans la banque ou la fonction publique territoriale.


b ) : LA COMMANDE D'ÉTAT.

J'en ris encore ! Pour n'en pas pleurer.
François Mitterand rendait hommage dans une émission de variétés réalisée et diffusée par M 6 à feu Michel Berger, illustre compositeur de l'opéra-rock Starmania.
C'est bien gentil, les hommages aux morts... Mais ça commence à faire !
Est-ce qu'on pourrait s'il vous plaît consacrer un peu de temps à s'occuper des vivants ??!!!

Si Starmania était bien le chef d'oeuvre que Sa Majesté prétendait, pourquoi ne pas lui en avoir commandé un autre pendant qu'il était là ?
Je n'ai pas été beaucoup en France durant ses deux septennats, ‘et pourcause, je m’y sentais indésirable) aussi puis-je me tromper sur ce point. Mais il me semble qu'à part les cérémonies du bichiantenaire et les Jeux Olympiques d'Hiver, il n'y a pas eu d'autres commandes d'état en douze ans. A part peut-être celle que Pierre Boulez s'est passé à lui-même. C'est peu !

Je tiens d'ailleurs à votre ministérielle attention et pour information seulement puisque les dates sont maintenant dépassées, un projet de cérémonie populaire d'un bicentenaire autrement plus républicain que celui qui consistait à célébrer l'anniversaire des déclarations d'intentions.
Autrement plus respectueux des deniers public aussi. Hélas, ne risquant pas de se transformer en commande d'état. Au contraire immédiatement interdit par le Préfet de Police nommé par ce gouvernement "soucieux de la liberté d'expression et de création"...

Cela s'appelait et s’appelle toujours : "La nuit de la Liberté." Vivement que le jour se lève!

Certes, les architectes eurent la part belle. Grande Arche de la Défense, Opéra Bastille, Pyramide du Louvre, Très Grande Bibliothèque... Musée des Arts Premiers? Et les suivants? La musique? Le mime? La danse? Le théâtre?

Heureusement, dans le cadre des cérémonies de 89, Robert ENRICO a obtenu la production cinématographique de "LA RÉVOLUTION FRANÇAISE". Film historique cependant, que l'on ne saurait ranger parmi les oeuvres de fiction.

Sauf, ces temps-ci. Avec beaucoup d'humour...

De tous temps, les états ont passé commande aux artistes. Dans toutes les disciplines. Molière et Lully travaillaient sur commande de Louis XIV. Napoléon commandait "Sambre et Meuse". Le Théâtre National Populaire de Jean Vilar était une commande permanente dressée face à la Tour Eiffel. Malraux commandait les Maisons de la Culture et les remplissait, lui.

L'expression artistique est, de toutes, la meilleure manière de rassembler un peuple sur une espérance, de redonner un courage, de transcender une aspiration collective.
Que les politiques le redécouvrent et nous voilà sauvés.

Bien sur, il y faudra de la modestie. Même de l'humilité. On a tellement menti à ce peuple d'en France qu'il ne peut plus croire qu'en ceux qui chantent, jouent et crachent encore le feu pour lui. Les artistes, dans leur immense majorité, sont les derniers authentiques catalyseurs crédibles de cette idée qu'ici, il y a toujours beaucoup de force à trouver, de beauté et de paix à construire, de bonheur à inventer pour les Hommes.

Commandez-leur des oeuvres de ce tonneau-là, Madame ou Monsieur le Ministre. Et faites leur confiance : ils vous étonneront encore.

La suite demain, bien sûr...

06:45 Publié dans Arts | Lien permanent | Commentaires (22)

25/08/2006

PROJETS "HAAA!!!" DOSSIERS "HOOO..."

Mon éditeur a moi que j'ai et moi-même avec votre concours spontané et joyeux, avons donc convenu de créer un beau livre consacré à mes jardins "thérapeutiques" pour Noël.

Nous avons aussi déjà sous le coude (levé, rassurez-vous...) le projet d'un petit ouvrage consacré à un sujet qu'on néglige par trop à notre sens en ce moment: le Temps qui, comme chacun sait, n'est pas le même pour tous. Conversation à quatre voix entre un astrophysicien, un horloger, un magistrat et votre jardinier.
Propos entrecroisés dans cette paix des étangs de Sologne, dont les oiseaux migrateurs ne manqueront pas de donner leur avis lointain.

Comme il s'agit de mettre en place une logistique minimale pour mener ces projets à bien, il va nous falloir constituer "les dossiers", ce cauchemar paperassier français qui vous tue l'art à sa naissance aussi sûrement qu'une arme lourde, à laquelle il s'apparente.

25 ans qu'il nous pourrit la vie, le dossier.
25 ans qu'on en écrit, qu'on en porte et qu'on attend pour rien de nous mettre au travail.

Comme la période s'auto-proclame "favorable" aux débats, il m'apparait utile, amusant et efficace de vous livrer cette lettre-programme au futur ministre de la culture.
Elle circule déjà chez tous les prétendants, qui n'y répondent pas.
Elle est publique, maintenant.
Et ne demande qu'à ce que vous la critiquiez, la démontiez, la modifiez bref: l'amélioriez.

L'ART EXISTENCE présente :


CULTURE : " ACTIONS ! "


Lettre-programme au prochain Ministre de la Culture


Voltiers


Rédigé1993
Modifié 2000
Actualisé 2006


" Pitié pour la nation dont l'homme d'État est un renard, le philosophe un bateleur, et l'art un art du rafistolage et de contrefaçon. "
Khalil GIBRAN ( extrait du " Jardin du Prophète.")


" Il croit les poètes plus unificateurs que les idéologues, les artistes et les soldats plus créateurs de convergences que les technocrates. "
Jean LACOUTURE ( extrait de " De Gaulle " )


" Le service du Théâtre est fait d'une perpétuelle mémoire fondée sur un constant oubli, d'une dévotion à la tradition théâtrale qui doit exclure toutes traditions "
Louis JOUVET ( extrait de " Témoignages sur le Théâtre.")


Madame ou Monsieur le prochain Ministre,


Le délabrement de la production française vient d'être l'objet de rencontres dont les conclusions montrent assez bien le gigantisme du travail qui vous attend.
L'hégémonie américaine dans la musique et le cinéma vous est tout aussi familière qu'elle l'est à ceux qui devront reprendre en main la gestion de notre espace rural.
Il en va aujourd'hui pour les cultivateurs du blé tout aussi mal que pour les horticulteurs du rêve.
Pianiste Attend Contrat, Guitariste Attend Toutes Tournées...

La décomposition de l'appareil d'état et ses conséquences sur la création vous sont bien connues elles aussi.

L'insupportable favoritisme financier au profit d'une coterie de courtisans, cette "politique élitiste" qui a si consciencieusement vidé les théâtres, ruiné le cinéma et achevé le marché de l'art sont autant de thèmes sur lesquels il serait vil de revenir, tant il est bas de frapper des hommes à terre, n'en fussent-ils que des caricatures.

Ce n'est donc pas sur ces sujets que je me propose d'attirer votre ministérielle attention.

Ma démarche sera plus pragmatique, fondée sur le quotidien des créateurs et de leurs oeuvres, dans leurs rapports avec l'État, lorsque celles-ci le concernent.

Comme la plupart des fidèles de la Liberté, je ne crois pas qu'il soit bon que la République se mêle de tout. Singulièrement pas du Top 50, comme ce fût très sournoisement le cas depuis 1981. Mais pour les grands projets elle sera toujours, et fort heureusement, la partenaire principale.
Et la vieille "partenaire" est malade. Gravement. Aussi, comme le médecin devant un corps souffrant, il convient de faire un diagnostic établissant de façon précise les agresseurs de l'organisme atteint et de dresser la liste des remèdes capables de la sauver.
Qu'est-ce donc qui, d'amont en aval, pourrit la vie des artistes et empêche la réalisation de leurs projets?

Il m'est apparu plus vivant de vous en faire part au travers de ce qui nous navre chaque jour.

Si vous voulez bien me suivre...



1 - LE REDOUTABLE ITINÉRAIRE DU " DOSSIER "

PARIS-PARADIS : Un soir, 22 heures, chez moi.

Soyez le (la) bienvenu(e) à ma table, et prenez place.
Quelques bouteilles surveillent le peu de sauce qui reste du ragoût de mouton.
C'est vraiment aimable à vous d'avoir pensé à apporter la vôtre...
Et nous voilà, quelques artistes et vous, développant une idée qui vient de naître.
Spectacle vivant, film, série télévisée, opéra... Qu'importe: c'est une belle idée. Originale, large, humaniste, dont bien des spectateurs potentiels s'accorderont à reconnaître la qualité attractive pour un public dont il serait temps qu'on se souvienne qu' “en tout état de cause, c'est toujours lui le patron." (Louis JOUVET)

PARIS-PARADIS : Les jours suivants, toujours chez moi.

La mise en forme écrite du projet commence.
Les auteurs travaillent, corrigent, affinent, travaillent et retravaillent encore.
Si, miracle, l'un d'eux dispose de quatre sous, ils s'en vont dans un petit gîte rural loué en Sologne. Enfermés, sans télé, sans téléphone, travaillant douze à quatorze heures par jour...
De cela, ils ne se plaignent jamais : ils ne vivent que pour ça.
La passion, Madame ou Monsieur le Ministre...

Satisfaits de la forme écrite qu'ils ont donné au projet, ils rentrent à

PARIS-PURGATOIRE

a) : CONSTITUER LE DOSSIER.

Comme si le projet culturel était par nature criminel, il doit faire aussitôt né l'objet d'un dossier. Perfidie suprême, celui-ci devra être rédigé par son auteur sur l'impitoyable modèle : le fond, la forme et le budget prévisionnel.
Pour le fond et la forme, c'est affligeant mais relativement simple. Il n'y a guère qu'à traduire ce qu'on a pris tant de plaisir à faire du français usuel en langage administratif.
Exercice paradoxal, typiquement de chez nous, qui consiste à présenter une oeuvre de caractère de manière à ce qu'il soit bien évident que son auteur en manque.
Travail assez simple si l'on prend la précaution (déjà) de se conformer à l'absence de "style" en vogue ces temps-ci dans la presse contemporaine.
On peut même, sans être bien fier du cynisme qui s'y glisse, y trouver parfois une occasion de sourire.

b ) - LE BUDGET PRÉVISIONNEL

Pas pour le budget prévisionnel !!!
... Même si le mot suffit à m'amuser.

Premièrement : il faudrait être aveugle pour ne pas remarquer que le laps de temps qui s'écoule généralement entre l'écriture d'un projet et sa réalisation est actuellement tellement long que les salaires, les charges sociales, les coûts des matériaux, mêmes les techniques auront tellement évolués qu'il serait absolument déraisonnable de penser que le coût du film, de l'opéra, de la fête publique pourrait être celui annoncé. A moins d'apprendre à décider et à travailler VITE & BIEN.

Deuxièmement : comment voudrait-on que poètes et musiciens assurent convenablement toute la partie financière des opérations qu'ils imaginent?! Cela fait six mille ans qu'on sait qu'ils y sont tout aussi parfaitement inaptes qu'un chameau à jouer du violon.

Troisièmement, depuis plus de douze ans, nous n'avons pas en mémoire un seul exemple de "budget prévisionnel" respecté. De l'opéra Bastille à la Très Grande Bibliothèque, des cérémonies du bichiantenaire aux productions cinématographiques et télévisuelles en passant par tout le reste, tout a été en dépassement.
A moins que le "prévisionnel" n'ait été tellement "gonflé" au départ que les deux seules vraies réflexions qui se posent une fois l'oeuvre achevée sont :
"Ca n'a quand même pas pu coûter tout ça?!" et "Qui donc s'est sauvé avec la différence?"

La République, trop bonne fille, poursuit rarement ceux qui la pillent de cette manière. Aussi ferait-elle bien de se doter au plus vite de producteurs homologués ayant fonction de budgétiser les projets en amont et de contrôler en aval l'utilisation faite de l'argent public dans les oeuvres qu'elle subventionne.
Qu'on l'emploie pour payer les salaires, les décors, les costumes, la musique, les éclairages, bref tout ce qui sert à la réalisation de l'oeuvre, bien sûr!
Mais les "séances de concentration" sur des yachts aux Caraïbes, les "auditions" aux Seychelles dans des palaces, les "études de faisabilité", bien sûr que non !!! Nous en avons cependant obtenu une pour? Un concours de peinture. Si si. Vous lisez-bien: un concours de peinture est-il “faisable” ?
Elle est trop pauvre en ce moment pour entretenir des gigolos, la République. Elle a trop de belles choses en attente pour gaspiller son argent, la République. Avec cinq millions de ses fils au chômage, deux millions d’enfants pauvres, des entrepises qui ferment ou qui partent, des banlieues qui brulent, la Somme qui déborde et la Provence qui brule, elle ne pourra plus pendant un certain temps offrir des vacances aux hirondelles, la République. Triste pour elles, mais rien ne les empêche de migrer. C'est d'ailleurs dans leur nature. Et chacun sait bien que tôt ou tard elles reviendront.

Or donc le principe du budget prévisionnel est une ânerie qu'il convient de réformer au plus vite. Perte de temps pour ceux qui l'établissent, sentiment d'être trompés pour ceux qui le consultent, d'être roulés pour ceux qui l'accordent. Perche tendue à l'arnaque.

C ) - LES ATTRIBUTIONS

Quand aux attributions, on a vu souvent un projet remarquable sur le papier aboutir à une réalisation lamentable sur les planches ou à l'écran.
A l'inverse, des dossiers apparemment insignifiants ont déclenché des oeuvres considérables.
En France, c'est trop souvent sur la qualité du dossier que s'échelonne l'attribution de la subvention accordée. Pas sur l'oeuvre elle-même. Ainsi, un créatif bon " commercial " peut obtenir une somme importante sur une "anecdote" tandis qu'un auteur peu doué pour la "vente" n'obtiendra rien pour une oeuvre essentielle.

Autre paradoxe : la notoriété induit une aide en général plus importante et surtout plus facilement acquise quand c'est précisément le contraire qui devrait se passer. Ce n'est plus lorsque tous les partenaires potentiels vous connaissent, que votre C.V. fait état de nombreuses réussites, que le public vous est fidèle et que les banquiers vous font enfin confiance que l'aide de la République vous est indispensable.
C'est au contraire lorsqu'on commence, sans gloire et sans fortune, qu'il est NÉCESSAIRE que "tous les citoyens soient libres et égaux devant ..." le droit de créer. Et qu’est-ce que peut bien être un droit sans les moyens de ce droit ?
Or, on remarquera que s'il est de bon ton de célébrer sous l'égide d’un ancien ministre de la culture Arthur Rimbaud, Toulouse-Lautrec et La Goulue, Van Gogh... (des morts, encore des morts, toujours des morts...), c'est avec acharnement que les mêmes s'efforcent de laisser dans la misère les vivants qui leur succèdent.
Sauf si bien sûr ceux-ci ont pris le soin au combien "artistique" d'appartenir au parti qui convient.
"Vive la Liberté !", criaient-ils, assis dessus...

Trop de raisons poussent à imaginer ou à retrouver d'autres systèmes.

A suivre... dés demain

07:55 Publié dans Arts | Lien permanent | Commentaires (63)

24/08/2006

L'ELEPHANT DE LA PAIX : APPEL A TEMOINS

medium_L_elephant_de_la_paix.JPG La fréquentation exponentielle de ce blog m'amène ce matin à lancer un appel à témoins ou MIEUX à participants à cette scène qui se passait voilà dix ans, à Paris, devant les lourdes portes du Panthéon.
Au premier plan, Yens KOHL, peintre berlinois et votre serviteur, président de L'Art Existence! et animateur de l'espace L'Art Naissance, rue Saint Martin, dans le 3° arrondissement.

Derrière, Messieurs FAUGUET, instituteur à gauche, et MEUNIER, directeur de l'école primaire voisine de la galerie.

Tiré par les arts et poussé par l'école, sur son socle vert, l'Eléphant de la Paix, Gardien de l'Espoir, réalisé par un petit collectif d'artistes allemands (BOROWSKI, KOLH, RUPPERT, SCHNUR) et français (BISCOTTE, PINAQUY, ROUSSELLE) avec le concours des enfants que vous voyez tout autour.

La destination de l'Eléphant ? Caveau n° 22, entre Jean MOULIN et André MALRAUX.

Non... Ils ne nous ont pas laissé entrer. Pas même offrir.

Les enfants doivent être bacheliers, maintenant.

Quelqu'un, passant par ici, s'en souvient-il ?

07:57 Publié dans Arts | Lien permanent | Commentaires (64)

23/08/2006

VICTOIRE!!!

medium_manif.2.JPG (crédit photo joyce)
Ah quelle était belle! Ah quelle était joyeuse, cette première manifestation de blog!
Ainsi donc, l'éditeur s'est engagé devant vous en début de soirée d'hier à publier un livre sur mes jardins!

Infinie gratitude à lesyeux et martingrall qui ont initié l'affaire en réclamant l'ouvrage.

Cette année, pour Noël le cadeau pour Mamie sera simple à trouver: "Les fabuleux jardins de Danse avec les houx!" viendront naturellement se poser sur sa pantouffle au pied du sapin.

Composé en gros caractères, admirablement illustré, dans une mise en page digne d'un livre d'art, nos anciens pourront s'évader au jardin même en hiver. Henri SALAVADOR va adorer, c'est sûr.

Quel père Noël, tout de même, que cet Alain GUILLO!

Le bonheur serait presque parfait si la sortie d'un autre livre ne se trouvait contrariée ce matin par une censure sournoise un peu trop à l'oeuvre ces temps-ci dans la presse comme dans l'édition.

Guy BIRENBAUM devait sortir le sien dans les semaines à venir et nous étions nombreux à nous en faire une joie et à l'attendre impatiemment. Hélas, l'éditeur prévu se défile.

C'est ici qu'on en parle: http://birenbaum.20minutes-blogs.fr/about.html

Fort de notre expérience acquise ici hier, je ne saurai trop vous conseiller d'aller y faire un tour et d'y manifester qu'ici, on ne badine pas avec la Liberté en général et celle d'écrire en particulier.

Qu'on puisse titrer VICTOIRE aussi sur le DEL et ce sera parfait;-)

07:00 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (69)

22/08/2006

EMBOUTEILLAGE...

Y a des matins comme ça où ça bouchonne méchant sur le boulevard du coeur.
Alors on y va selon son protocole à lui et le peu d'éducation qu'on a reçu.

D'abord commencer par remercier.
Codé d'abord: la gelée de groseilles est rendue à bon port ;-)))))
En clair ensuite: Merci aux 5074 visiteurs (!!!) d'être passé ici avant minuit. Silencieux pour la plupart. Sur un blog de jardinier, on a le droit de dire ce que l'on aime ou pas, pourvu qu'on respecte les gens et ne casse pas les fleurs. Si si, ici on a même le droit de marcher sur les pelouses, de cueillir les mûres et de faire un bouquet.

Ensuite souhaiter un JOYEUX ANNIVERSAIRE à Alain GUILLO, mon ami-éditeur à moi que j'ai, qui fête aujourd'hui les six ans d'existence de "Les points sur les i-éditions". Pour passer lui porter un gâteau, une fiole ou des bisous, c'est là:
http://deslivresetmoi.hautetfort.com/

Enfin, parce que c'est chagrin lourd aux pieds des Pyrénées, on va porter sa fleur, son sourire ou son mot gentil chez LA Madame Grabuge. On peut même passer sans rien dire si on ne sait pas bien le faire. En consultant ses stats d'ici à ce que ça passe, elle verra la visite et c'est déjà pas rien. On fait ça là :
http://grabuge.20minutes-blogs.fr/

Dans le petit jardin des conséquences que je fignole sur le papier pour les enfants autistes, je vais ce matin terminer de dessiner 'le tunnel à douceurs'. Ces petits marmouzets sont rétifs aux caresses, alors on va tenter de leur faire traverser des plumes et de la soie en marcel, chemisette ou petite robe sans manches pour faire doux sur les bras.
Bien sûr, avant d'y faire passer un enfant, faudra qu'un adulte teste...

Grabuge, dés que ça va mieux, tu viendrais pas me faire ça?

medium_V_la_l_printemps.JPG

21/08/2006

AVANT-GOUT DE PIQUE-NIQUE

Vu que mon ami éditeur à moi que j'ai se décarcasse sur son blog pour présenter mon roman et qu'il donne pour 1euro 13 des tranches de saucisson en prévision du pique-nique géant qu'on fera dans le massif central quand on aura pulvérisé les records de vente de Sarguemines à Valparaiso, je ne peux pas faire moins que de motiver de mon mieux pour cette belle journée en perspective.
Alors comme un autre ami à moi que j'ai m'a envoyé, merci Mon Cricri P'tit Plumeau, cette chanson enregistrée dans son jardin dans des conditions assez similaires à celles qui nous attendent (sauf qu'au pique-nique on fera venir la sono des Rolling Stones et le symphonique de Casadessus), vlà un ch'tit aperçu guitare et voix. Les cigales sont offertes, comme les frais de port...

A LA PROCHAINE!
Paroles et musique de ma pomme. A la guitare, ma poire.


podcast

11:52 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (7)

Et comme ceci ?

medium_4_de_couv_blan…rir_Bangkok.jpg Mon éditeur à moi que j'ai, il faut lui pardonner parce qu'il semble avoir fêté la prochaine parution de notre livre à nous qu'on a et il est un peu chiffon ce matin. Des choses qui arrivent...
Donc entre deux verres de choum il vient de m'envoyer la quatrième en noir sur fond blanc.
Yesssssssss!

09:19 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (62)

EXCLUSIVITE MONDIALE COSMIQUE

medium_4_de_couv_Mourir_Bangkok.jpgNon! Le but n'est pas de vous livrer une page du roman ici chaque matin, façon feuilleton dans la presse ancienne. Mais Alain GUILLO, mon éditeur à moi que j'ai, m'a envoyé dans la nuit la quatrième de couverture dont j'ignorais jusqu'à ce qu'il me l'enseigne que c'était elle qui faisait vendre un livre.

Voici donc ici, en exclusivité mondiale cosmique, LA page qui peut changer la vie.

D'où l'intense débat que je vous propose à son sujet: Est-ce qu'elle LE FAIT ?

07:00 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (24)

19/08/2006

GRONDE BLUES


podcast


Tiens, elle avait disparue des archives...
Paroles et musique de ma pomme. Guitares Red MITCHELL. Harmonica DIABOLO. Enregistrement Micro-Stud à Montmartre.
Pas grand chose de nouveau sous le soleil, sinon un livre chez Birenbaum. "Coluche, l'accident" Editons Privé. 18 euros. C'est pas cher la question...

15:25 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (10)

18/08/2006

VA MOURIR A BANGKOK! LE LIVRE SORT

medium_1_de_couv_bleue_Mourir_7FB.jpg Voilà. Il sort d'ici, Alain GUILLO, mon ami éditeur que j'ai. La maquette du livre est bouclée, vous avez la couverture sous les yeux, le contrat est signé et le premier exemplaire papier devrait être dans nos mains d'ici la semaine prochaine.

Celles et ceux qui voudraient l'avoir avant tout le monde pourront dés ce soir le commander sur www.livres-à-lire.com pour le prix de 16 euros, les frais de port sont offerts.

Ou le commander directement chez l'éditeur à lespointssurlesi@wanadoo.fr

Avec un mot gentil parce que c'est du bon pain, cet homme-là. Du qui vous retend le verre pour une goutte de rosé et qui vous correctionne toutes vos fautes d'orthographe en mangeant du gâteau.

Bien sûr, ça va exploser les records en librairie. Nous sommes tombés d'accord: nous jouons hors Goncourt. On n'a pas que ça à faire que d'aller minauder chez les attributeurs.

C'est pas nous qu'on les veut, c'est eux qui vont vouloir.

Comment c'est arrivé? Guy Birenbaum, Olivier Bonnet, Bernard Langlois, Grabuge, Lesyeux... A toutes et à tous infinie gratitude pour l'hospitalité, les encouragements, la générosité.

Le premier qui me sort que ce monde est pourri prend douze balles dans la peau.

Qu'est-ce qu'on va faire des sous quand il va en rentrer?

Payer tous ceux qui doivent l'être, bien sûr, d'abord!

Aux premiers bénéfices, quelques boîtes de germes de blé pour une décalcifiée qui vient d'arriver. C'est comme ça. C'est pas très tendance ici, mais on va faire avec. Par précaution, on dit catégoriquement non pour les flocons d'avoine que, chez nous, nous donnons prioritairement aux chevaux.

Et dés que ça rentre vraiment, le souffleur à bisous, la machine à caresser les joues, et le voyage en Suisse pour trouver l'horloger qui fera l'Emouvantail du manège jardinier.

Puisqu'il faudra bien, vous l'avez compris, tout faire nous-mêmes.

Et s'il en reste un peu? Après tout ça?

Je verrais assez bien un pique-nique gigantesque quelque part au milieu du pays, que tout le monde puisse venir.
Aves quelques guitares, des violons et des cuivres, et du rosé bien frais sous un ciel étoilé.

Ca vous va ?

PS Y a encore une petite faute sur la couverture hihihi... On ne voit jamais tout. Le sous-titre, c'est "Marges où crève". Le où avec accent.
Comme "Fais d' la tune où ça meurt".

17:45 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (67)

C'EST LA VIE ?

"Donnez-moi le superflu, je me passerai du nécessaire." Voltaire.

Pour continuer dans la droite ligne du Front de Libération des Fines Herbes, vous aurez remarqué cette tendance qu'ont les fatalistes à vous dire: "C'est comme ça. C'est la vie..." en haussant légèrement les épaules, de cette drôle de façon qui fait qu'on se demande si ce n'est pas plutôt la tête qui s'enfonce?

Mais c'est quoi, la vie, pour eux?

Assurément dormir, manger, pisser, déféquer et prendre consciencieusement ses médicaments pour que tout ça fonctionne. Rajoutez une pincée de soucis, une bonne dose de méfiance, deux doigts d'avarice et de chacun pour moi, calez le tout devant une télé et le tour est joué.

Et l'amour, là-dedans? Et les arts? La nature? L'esprit? Le rire?

J'ai envie aujourd'hui de vous laisser tout faire.

Il y aura des jours comme ça où la note sera moins bonne que tous vos commentaires.


medium_Coeur_d_or.JPG

17/08/2006

FRONT DE LIBERATION DES FINES HERBES

Dans la dernière maison de retraite médicalisée où il m'a été possible d'exercer "mon art", j'avais assez vite observé que les résidants n'y voyaient plus grand chose, n'entendaient guère mieux et ne semblaient s'égayer vraiment qu'à l'approche des repas.
Du coup, en humaniste épicurien, j'avais planté sous les fenêtres des cuisines une plates-bandes d’herbes aromatiques histoire de mettre un peu de persil dans les salades, un bouquet garni dans le pot-au-feu, quelques feuilles de menthe sur les fraises, un peu de thym sur les grillades, une chtite feuille d'estragon dans le cul du poulet... Enfin, vous voyez le genre.

Pure folie!!!

Des normes intégristes d’hygiène interdisent formellement aux cuisiniers d’utiliser les aromates du jardin!
Ca s'appelle les HACCP et ça vient te gâcher les gamelles quand ce sont les dernières.
HACCP, c'est une abréviation anglaise qu'on peut traduire en français par: "Te Pourrir La Vie Jusqu'Au Bout!"

Sait-on par exemple qu'au cours des ateliers patisserie, si les mamies ont droit de cuisiner une tarte aux prunes du verger, elles n'auront pas celui de la manger? Pas plus que de l'offrir aux gamins de l'école d'à côté qui la verraient peut-être arriver avec plaisir à l'heure du goûter... Ben non! C'est défendu!!! Poil au ?

Alors, le jardinier se trouve devant un choix cornélien: soit renoncer à procurer par quelques condiments l’un des derniers plaisirs restant aux résidants, à savoir la gourmandise, soit convaincre les chefs d’entrer en résistance et de concocter malgré tout quelques omelettes aux fines herbes dans une clandestinité maîtrisée.
Hélas, derrière les fourneaux non plus n’est pas Jean Moulin qui veut et j’en ai vu beaucoup collaborer avec la dictature de la sale-bouffe.

C’est pourquoi j’appelle solennellement ici, comme je l'ai déjà fait sur France Inter grâce à Jean-Pierre COFFE dans "Ca se bouffe pas, ça se mange!", toutes celles et tous ceux pour qui le basilic est un droit et la tendresse pour les vieux un devoir à rejoindre le Front le Libération des Fines Herbes, canal historique évidemment!
Oui, mes amis! Exigeons pour nos vieux aujourd'hui notre droit pour plus tard à du romarin dans la dorade, de la ciboulette goûtue dans la mayo, de la coriandre dans le couscous!
La tristesse ne passera pas!

16/08/2006

VICTOIRE!

Retour de l'agence EDF;-))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))
Grâce à vous, la coupure est évitée, les cuisses de poulet du congélo sauvées et ce soir, après rétablissement de la puissance ordinaire, je vais te me nous mettre une tarte dans le four électrique pour laquelle évidemment vous êtes toutes et tous invités!
Je sais: il y en a beaucoup qui sont trop loin pour venir mais comme disait ma grand-mère:"C'est l'intention qui compte."
Me voilà donc l'esprit plus serein pour continuer le "petit jardin des conséquences" pour les enfants autistes et je m'en vais reprendre les plans de "la machine à chatouiller dans le cou".

Alors soyons TRES clair, comme dirait Fontenelle;-)
Si j'accepte des absences à la tarte de ce soir, AUCUNE ne sera tolérée à l'inauguration parce que ce jardin-là,
il sera grâce à vous.

medium_Lilas_2005.JPG

SIMON ROUSSELLE

A ne manquer sous AUCUN prétexte:
http://jepareg.free.fr/SIMON/

08:00 Publié dans Arts | Lien permanent | Commentaires (0)

15/08/2006

MESSAGES DE L'ART EXISTENCE!

Ici l'ombre
Voici quelques messages personnels.
Le général Misère a enfoncé leurs lignes
Tandis que je dansais sur le lac des vignes.
Une bataille est gagnée mais la guerre continue
Contre la barbarie et les idées qui tuent.
Espace alloué dépassé pour ce site
Qui a reçu bientôt près de cinq mille visites!
J'espère que ces messages pourront passer quand même.
Bonne fête à la Madone et à tous ceux qui aiment.

 
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