Avertir le modérateur

29/09/2006

FAIRE SUIVRE...

Une belle et édifiante lettre ouverte d'Olivier Bonnet à faire parvenir par tous moyens à son destinataire, Bernard GIRAUDEAU.
http://olivierbonnet.canalblog.com/archives/2006/09/28/2782399.html

16:17 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (4)

28/09/2006

TOUCHE PAS A MOZART !

Jospin n'ira pas.
On s'en fout.

Surtout les "indigènes" dont il ne se souvenait pas non plus quand il était premier ministre.

Il n'avait pas déjà envisagé ça en 2002? "Se retirer dé-fi-ni-ti-ve-ment de la vie politique", le bourricot d'orgueil?

"Alzheimer, cause nationale." Il était temps, en effet.

Par contre!

Voilà t-il pas!...

A Berlin, c 'est MOZART qui n'y va plus.

Non pas que MOZART se retire.

Je vous la copie-colle comme je l'attrappe:

"Le Deutsche Opera de Berlin, l'une des trois salles d'opéra de la capitale allemande, a annoncé lundi qu'il avait retiré de sa programmation l'opéra de Mozart "Idomeneo" par crainte d'actions de protestation d'islamistes.

La mise en scène de Hans Neuenfels, réputé pour ses provocations, pourrait susciter des réactions de malaise et de protestation d'islamistes qui se sentiraient offensés. Dans l'une des scènes, le roi de Crète Idoménée rapporte en effet les têtes de Poséidon, de Jésus, de Bouddha et de Mahomet et les pose sur quatre chaises, a précisé le Deutsche Opera dans un communiqué.

"IDOMENEO" retiré de la programmation "par crainte d'actions de protestation d'islamistes".

Avec Véronique Sanson risquant l'attentat à l'Olympia si elle chantait "Allah", on franchissait la limite.

Avec les caricatures, on la dépassait.

A MOZART, on arrête.

Là.

Maintenant.

Tout de suite.

Parce qu'on ne va quand même pas aller jusqu'à voiler la Juliette à Roméo, mettre un tchador sur la convive du "Déjeuner sur l'herbe' ou une burka sur la Vénus de Milo.

Ca "contrarierait" les "fondamentalistes" ?

Moins que moi!

27/09/2006

INDIGENES : LA FRANCE DECOUVRIRAIT ?!!

TON GRAND-PERE ET LE MIEN
Paroles et musique de ma pomme, arrangements et claviers Michel BERNHOLC.


podcast


La sortie du film "Indigènes" est commentée partout.
Tant mieux.

Les pensions des "indigènes" (restants) vont être augmentées.
Tant mieux.

Chirac découvre. Il n'y avait pas pensé avant.
Etonnant!

Une des premières copies de cette chanson avait été portée à l'Elysée en ...1996.

Drôle de famille!

Dans la mienne, on sait ça depuis toujours ;-)))

On a la honte tardive, chez certains d'entre nous.

26/09/2006

PETIT JARDIN DES CONSEQUENCES: LE BASSIN FERME

Miracle!! Ca remarche!!!



Mesdames Messieurs, en exclusivité mondiale pour vous ici, nous avons le bonheur intense de vous présenter la première page du "Petit jardin des conséquences" conçu et rédigé par ma pomme d'après le livre de Madame Barbara DONVILLE "Vaincre l'autisme" et illustré par Fanny GUILLOT, sous vos applaudissements s'il vous plaît.

medium_Bassin_ferme.JPG
Le bassin fermé


Au bord d’un bassin cimenté planté de nénuphars et dans lequel viennent flotter en arrière-plan les feuilles basses d’un saule pleureur sont disposés deux tas de pierres de différentes tailles.

1 - L’enfant jette une pierre dans le bassin.
2 - Conséquence immédiate: des ronds dans l’eau.
3 - Si la pierre est assez lourde, conséquence suivante: les vaguelettes font danser les feuilles des nénuphars.
4 - Si la pierre est très lourde, les vaguelettes font bouger les feuilles du saule.

Si l’on a de la chance, peut-être fait-elle même plonger la grenouille qui se prélassait là...


J'ai comme qui dirait assez hâte de vous lire ;-)

19:40 Publié dans Jardins | Lien permanent | Commentaires (2)

MAUDITS CODES! MAUDITES MACHINES!!!

Ca nous arrive à tou(te)s régulièrement.
Je sais.

La plupart d'entre nous n'y peuvent pas grand chose.
Je sais cela aussi.

Les scanners tombent en panne comme les machines à laver, les voitures et les dérailleurs de bicyclettes.
Evidemment.

A certaines heures, les réseaux saturent.
Bien sûr.

Parfois, à certains endroits, les portables ne captent pas.
On est au courant.

Voilà que maintenant, sur blog.20minutes, il faut recopier des codes illisibles pour poster.

Du coup, je nous sens... Comment dire? NRV. AJT. A-GA-C.

Comme qui dirait "tendus".

Donc: 1 - On respire à fond. 2 - On relâche les épaules et on détend son dos. 3 - On va faire quelques pas au jardin, cueillir quelques poires et rentrer préparer une ch'tite compote.

A coup sûr, notre prochain(e) président(e) va arranger tout ça...

Mwarf!

17:48 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (3)

25/09/2006

La rengaine des promesses non tenues...

Reçu cette nuit la lettre d'information de Sézame Autisme.
"Information
Nous avons constaté avec beaucoup de tristesse d'amertume voire de colère que les promesses qui avaient été faites par Monsieur Philippe BAS lors de la visite de Marcel Hérault n'ont pas du tout été tenues.
Vous trouverez ici le compte-rendu de cette rencontre et des promesses non tenues."
Ici veut dire là: http://www.sesame-autisme.com/site/index.php?page=accueil&id_rubrique=37

Ce qui me surprend, c'est que cela les étonne.

Ce qui me révolte, c'est que cela devienne la sinistre coutume.

Ce qui va de soi, c'est de leur apporter mon soutien total en relayant leur information.

Quand je vous le disais que pour mes jardins destinés aux enfants malades, il faudrait sans doute

TOUT FAIRE!

TOUT SEUL!

C'est à dire ensemble ;-)

24/09/2006

AUTOMNE

L'automne est là.

Le jardin change de couleurs, de parfums...

Pluies et bourrasques diminuent le nombre des promeneurs. Ceux qui viennent encore s'habillent plus chaudement.

Les plus grandes des fleurs deviennent les parapluies.

Dans le sous-bois, les champignons prolifèrent sous les premiers ocres des feuilles.
Avez-vous remarqué comme le bonheur des uns coincide avec le chagrin des autres?
Les jolies filles qui venaient prendre le soleil ronchonnent que le temps change, tandis que les jardiniers voient d'un bon oeil arriver l'eau tant attendue.

Au loin, on entend claquer les premiers coups de feu des chasseurs.
Michel est parti ce matin vendanger en Champagne. Ils presseront demain de quoi fêter l'année prochaine, et les suivantes... Les vignerons savent ça aussi: il y a loin de la grappe à la bouteille.

Ici, on va enfouir sous terre les bulbes du printemps. Le rouge-gorge, petit contre-maître, viendra surveiller que le travail avance.

Chaque matin, jusqu'à l'hiver, on ôtera les feuilles tombées sur les promenades.
Rien n'est plus glissant.

C'est calme. Ca sent bon. C'est Dimanche.

Sourire d'aise.

medium_Sous_le_regard_de.JPG

22/09/2006

PARISIEN(NE)S, A VOS AGENDAS!!!

L’Art Existence! - Le Centre de Danse du Marais - Les éditions “Les points sur les i”
sont heureux de vous convier

Samedi 21 Octobre 2006, de 19 à 21 heures,
Studio Mozart,
Lecture d’extraits choisis par Jean-Pierre ROCHETTE,
vente, dédicace, débat autour d’un verre avec Voltiters à propos de son nouveau roman:

“VA MOURIR A BANGKOK!”
- Marges où crève! -

medium_1_de_couv_bleu…rir_Bangk_c.JPG

*
medium_centrededanse.gif

41, rue du Temple
75004 Paris

A deux pas du centre Pompidou, du châtelet, et de l'Hôtel de Ville à Paris (France).
En métro :
Lignes 1 et 11 : Hôtel de Ville
Lignes 1-4-7 : Châtelet
Ligne 11 : Rambuteau
Accès RER :
lignes A, B, D : Châtelet-les Halles
En BUS :
lignes 20, 29, 38, 47, 72, 74, 75, 76, 96 : Hôtel de Ville

Oui! Je sais!!! Graphiquement, c'est pas ça qu'est ça...

Celles et ceux qui voudraient un beau carton, totalement inutile puisque personne ne vous demandera rien à l'entrée, peuvent m'envoyer leur adresse dans ma boîte à mails. Il leur sera remis à leur arrivée.
S'cusez, c'est plus fort que moi... Mwaaaaarf!

18:40 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (32)

ALZHEIMER. Cohérence, alors ?

Lu dans notre quotidien de référence d'hier: "Environ 860 000 personnes souffrent de la maladie d'Alzheimer en France, où 225 000 nouveaux cas sont diagnostiqués chaque année. Selon les prévisions de l'Insee, près de 1,3 million de personnes seront atteintes d'ici à 2020, soit un Français de plus 65 ans sur quatre. Des chiffres alarmants qui ont poussé le gouvernement à annoncer, jeudi 21 septembre, que la lutte contre cette maladie neurodégénérative serait "la grande cause nationale" de l'année 2007, après l'égalité des chances en 2006.

"Pour lutter contre Alzheimer, la détermination du gouvernement est totale", a déclaré Dominique de Villepin lors d'une visite à Nice sur ce thème, à l'occasion de la Journée mondiale Alzheimer. Face à cette maladie, "notre système de santé n'apporte pas de réponse complètement satisfaisante", a-t-il reconnu. Il a rappelé que la maladie n'est en moyenne diagnostiquée "que deux ans après l'apparition des premiers symptômes", déplorant, "pour les malades, une perte de temps considérable qui réduit l'efficacité de leur traitement. Seul un patient sur deux est diagnostiqué"

SU-PER!!!

On va pouvoir faire plein de jardins pour personnes désorientées, alors ?!

http://danseavecleshoux.20minutes-blogs.fr/archive/2006/08/08/premier-jardin-alzheimer.html

Avec l'aide de l'état cette fois-ci.
Sans doute!
Avec une telle détermination, le ministère de la Santé et le secrétariat d'état aux personnes agées vont peut-être enfin m'accorder les aides nécessaires pour la recherche, la conception et la réalisation, permettant des prix accessibles aux maisons de retraite modestes.
Entrainés par ce bel élan, les collectivités locales vont peut-être emboiter le pas.
Devant tant d'enthousiasme, les banques vont suivre...
J'en entends déjà se demander doucement: "Dis-donc, il a démarré au rosé de bonne heure, ce matin..."
Hé ben non! Juste du café je le jure! L'optimisme aussi est une drogue dure.

En attendant cet avenir radieux, l'Etat ne pourrait-il pas juste demander à ses impôts de me lacher la grappe pour 2005 puisqu'en ayant réalisé le premier jardin pour "Alzheimer" de France sans aucune aide de qui que ce soit, je ne suis pas à même de calculer l'immensité de mon déficit, ni de payer ma comptable pour en faire seulement le tour...

Ce qui, en l'absence de mon avis d'imposition, me vaut l'arrêt du versement de l'APL par la MSA.

Tant qu'à faire, non? C'est pas très compliqué, ça: me foutre provisoirement la paix fiscale...

A moins qu'un contrôle... Ce serait bien aussi ;-)

Parce qu'à la rue, ça va devenir compliqué d'y croire à mon petit poème-marelle:

Petits pas de zen
(Poème cognitif)

Je - marche - dans - un jardin - où - tout - m’est - destiné.
C’est - en pensant - à moi - qu’ils - ont - tout - dessiné.
Je - suis - ces pas - de lune. - Ils - me - mènent - vers - des fleurs.
Des herbes, - dans le vent, - me - dansent - le bonheur.
Je - vais - m’asseoir - ici, - prendre - un peu - de repos.
Le monde - est - ce qu’il - est. - Vu - d’ici, - il est - beau.
Les tirets séparent les pas.

medium_Dahlia.JPG

08:00 Publié dans Jardins | Lien permanent | Commentaires (14)

21/09/2006

5003!!!

Le cap des cinq mille visiteurs uniques a été franchi cette nuit.
Je ne sais malheureusement pas par qui et ne peut lui offrir un plant des cyclamens que KID est venu gentiment proposer ici hier soir ;-)

medium_Cycle_amen.2.JPG


Jardiner un peu, promouvoir beaucoup...

Aujourd'hui, "On Refait Le Monde".

Mwarf!

07:40 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (10)

20/09/2006

LE PETIT JARDIN DES CONSEQUENCES

Avant dernière étape dans la création du premier jardin destiné aux enfants autistes.

Postés hier, son plan et la description de la dizaine d'éléments qui le composent devraient arriver sur le bureau du professeur Dominique SAUVAGE au CHRU de Tours aujourd'hui pour dernières lecture, corrections et amendements.

Au retour, dans une quinzaine de jours sans doute, nous passerons au dessin définitif qui servira de plan de base à la réalisation et à l'élaboration du budget prévisionnel et du dossier de demande de subvention pour le ministère de la Santé.

Malhabile au crayon, je profite de cette note pour appeler dés maintenant les dessinateurs ou trices à m'aider pour les croquis, ceux-ci valant mieux, comme chacun sait, qu'un long discours.

Evidemment, comme il est habituel ici, il n'y a pas le moindre fond pour "monter le dossier", encore moins pour entreprendre le projet. Je ne suis moi-même payé que de l'espoir de l'aboutir un jour et d'y voir des enfants s'épanouir et, peut-être, progresser.

Si nous les attendions pour commencer, on n'entendrait pas ronfler le motoculteur avant des lustres.

C'est donc encore d'une "production à l'envers" qu'il s'agit, dans laquelle le travail précède la rémunération.

Sur le DEL ce matin, Guy BIRENBAUM appelle ses visiteurs à moderniser le mode d'élection du Président de la République.

Ici, c'est à la lenteur administrative et aux financements du progrès que je vous invite à vous attaquer.

En essayant d'inventer mieux que les appels à la charité, truc-en-tons et autres "pièces jaunes" parceque je demeure convaincu que la santé et la beauté méritent mieux que la manche.

Qui a dit: "Les ateliers de la VI° ?"

medium_Rose_bleutee.JPG

08:25 Publié dans Jardins | Lien permanent | Commentaires (17)

19/09/2006

PAS DE POLITIQUE ICI!!!

Ayant lu hier soir sur un blog ami et sous une plume qui ne l'est pas moins "Fleuryval ne fait pas de politique", il m'a semblé naturel d'en confirmer le bienfondé en (re)publiant ce matin une approche "fantaisiste" du métier que j'exerce de façon, il est vrai, bien peu politicienne.


JARDINIER EN MAISON DE RETRAITE :
UN METIER A PART... ENTIERE.


Jardiner pour qui ?
Jardiner pour quoi faire ?

On crée un jardin avant tout pour celles et ceux qui vont s’y trouver.

S’y trouver ? Peut-être.

Le jardin d’une maison de retraite n’échappe pas à la règle.
Il a ceci de spécifique qu’il doit permettre l’exécution de l’une des principales ordonnances de la médecine et de la kinésithérapie aux pensionnaires: il faut marcher.
Or il convient de considérer une personne âgée comme une personne poly-handicapée.
Son corps est douloureux, ses forces diminuées, sa vue souvent altérée. L’ouïe également. L’odorat parfois aussi. La palette des sensations possibles s’en trouve considérablement réduite. Il faut donc composer fort et clair. Des volumes importants, des couleurs vives, des parfums puissants et des repères partout.

Mais son principal handicap, c’est :

LA PEUR.

Peur de la chute d’abord, et de sa conséquence fréquente : la fracture du col du fémur qui vous cloue pour beaucoup du peu qui reste à vivre sur un lit d’hôpital d’abord, dans un fauteuil roulant ensuite, avec une rééducation pénible et douloureuse au bout.
Le jardinier doit donc veiller à réaliser des allées parfaitement planes, en pente très douce si l’on ne peut faire autrement et dans ce cas équipées de rampes, débarrassées de tout ce qui peut faire trébucher, glisser, rouler, équipées de systèmes aptes à donner l’alarme si la chute se produit malgré tout et qu’il n’y a pas d’accompagnant à ce moment précis dans le jardin.
Pour ma part et pour l’instant, je n’ai rien trouvé de plus efficace et de moins onéreux qu’un fil longeant la promenade reliée à une ou plusieurs cloches suspendues aux endroits stratégiques de la maison: devant l’entrée principale, la fenêtre du bureau de la direction, la salle de télévision, la salle de repos du personnel.

Et enfin des parcours éclairés car par 40 à l’ombre, on va marcher la nuit et qu’aucune personne âgée ne sortira au jardin le soir si elle ne voit parfaitement où elle pose son pied.

Peur de la douleur ensuite.
La marche étant pénible, il faut imaginer les promenades comme des parcours d’envies successives, de buts à atteindre. Transformer un parcours d’exercice en chemin des bonheurs. Récompenser chaque pas d’une couleur, d’un parfum, d’une baie, d’un émerveillement à droite, d’un enchantement à gauche. Jalonner tout du long de symboles sur le temps, sur l’avenir, sur la vie, sans la peur.
Prétextes à rêverie, méditation, prière.
Et aménager des escales à l’ombre desquelles se reposer avant de repartir plus loin ou de rentrer.
L’impossibilité de se relever seul étant toujours ressentie comme une étape irréversible de la dépendance, on veillera à disposer sur ces escales des sièges suffisamment hauts pour qu’il ne soit pas trop pénible de s’en relever, dotés d’accoudoirs sur lesquels pousser et de potences d’aide au relèvement sur lesquelles tirer.

Peur de la chaleur aussi qui, depuis la canicule de 2002, dissuade la plupart d’aller marcher l’été. Le jardinier aura donc soin de créer des mouvements d’eau afin de ménager des espaces rafraîchis. Fontaine, bassin, étang selon la surface, petit ru, cours d’eau, cascade selon les budgets.
En plus de sa vertu rafraîchissante, l’eau calme et apaise. Elle est source de distraction aussi puisque les vasques attirent les oiseaux pour le bain.

Peur de la mort prochaine enfin, omniprésente comme cette pendule
“Qui ronronne au salon
Qui dit oui, qui dit non,
Et puis qui nous attend...”
Tous.

Détendons un peu l’atmosphère par un rapide passage aux plates-bandes d’herbes aromatiques qu’en humaniste épicurien j’avais installées sous les fenêtres des cuisines de ma seconde maison de retraite. Pure folie!!!
Nul ne peut croire que des normes intégristes d’hygiène interdisent formellement aux cuisiniers d’utiliser le persil du jardin! Et pourtant, elles sont là!
Le jardinier se trouve alors devant un choix cornélien: soit renoncer à procurer par quelques condiments l’un des derniers plaisirs restant aux résidants, à savoir la gourmandise, soit convaincre les chefs d’entrer en résistance et de concocter malgré tout quelques omelettes aux fines herbes dans une clandestinité maîtrisée.
Hélas, derrière les fourneaux non plus n’est pas Jean Moulin qui veut et j’en ai vu beaucoup collaborer avec la dictature de la mal-bouffe.
C’est pourquoi j’appelle solennellement toutes celles et tous ceux pour qui le basilic est un droit et la tendresse pour les vieux un devoir à rejoindre le Front le Libération du Persil et de la Ciboulette, canal historique évidemment!

Le jardin pour les “Alzheimer”

Parenthèse close: nous arrivons à la partie du jardin réservée aux personnes atteintes par la maladie d’Alzheimer, qualifiées désormais de “désorientées” après qu’on ait renoncé à les classer dans la démence.
La première évidence choquante dans la plupart de ces jardins, c’est leur aspect carcéral, avec hauts grillages quand ce ne sont pas des barreaux et les systèmes de sécurité qui enferment les personnes comme des délinquants alors que ce sont des malades. Fugueurs, certes, mais ce n’est quand même pas un délit que de vouloir rentrer chez soi!
Personnellement, j’ai entendu difficilement des résidants au bord des larmes me dirent leur sentiment de captivité dans ces maisons où ils se sentent moins soignés que gardés.
J’ai donc personnellement à coeur de faire tomber d’abord toutes ces clôtures métalliques et de les remplacer par des barrières végétales infranchissables telles que bambous, lauriers, ifs en pleine terre, en hauts bacs lorsqu’il faut respecter des surfaces en dur.

Les personnes âgées présentant des troubles cognitifs peuvent, en se promenant, absorber des baies ou mastiquer des feuilles. Toutes les plantes toxiques sont donc à proscrire. Je ne vous en ferai pas la fastidieuse énumération et me contenterai de vous envoyer en consulter la liste sur le remarquable site du CHRU de Lille à :
www.chru-lille.fr/cap/ca3c-1htm

L’une des principaux symptômes de la maladie d’Alzheimer, c’est la perte de mémoire progressive, à commencer par la mémoire immédiate: le malade ne se souvient pas de ce qu’il a dit ou fait dix minutes plus tôt. Il convient donc, dans la maison comme au jardin, de solliciter le plus souvent possible la mémoire lointaine pour ralentir la dégénérescence de la mémoire immédiate. Pour être exacte, la formule n’en est pas moins complexe. En français de jardinier, cela se traduit ainsi: “Si tu ne veux pas que tes neurones dégénèrent, Pépère, il va falloir les faire travailler un maximum.”

Des bouquets de mots, des massifs à penser.
Tous les travaux des gériatres donnent la lecture comme meilleur exercice pour la mobilisation des facultés cognitives.
Au fil de la promenade, les résidants découvrent donc des citations incontournables, fondements de la pensée universelle. Philosophiques, encourageantes, souriantes, elles incitent le promeneur à lire, à réfléchir, méditer, discuter, avancer. Incluses dans des résines de couleurs de formes et de dimensions variées, ces phrases- fleurs ou fruits sont disposés en massifs, en isolé, en grappes... On peut aussi en disposer les mots en vrac, créant ainsi un jeu de recomposition de phrase avec le sujet au départ, le complément un peu plus loin et le verbe au bout, pour le moins difficile. “Je”, “volontiers”, “m'assoirais”.

La mémoire des sens.
Chacun de nos cinq sens a sa propre mémoire. Pour ne citer que l’ouïe, nos résidants, majoritairement d’origine rurale, savent plus qu’ils s’en souviennent le bruit des sabots martelant la chaussée. Dans leur enfance, avant la révolution automobile, on faisaient tout ou presque à la campagne avec les chevaux. Et leur mémoire auditive s’active d’elle-même en entendant au petit matin les sabots du cheval de trait et les roues de la carriole passant sous leur fenêtre, puis reste alertée en voyant au fil de la journée les jardiniers effectuer tous les gros travaux avec leur paisible colosse.

La mémoire affective.
Il faut s’avancer vers celle-ci sans le moindre tabou. En effet, il est généralement admis que devrait arriver en tête de cette mémoire-là la famille des malades. Pas si sûr!
A la faveur d’une intuition et d’un hasard incroyables, j’ai pu acquérir pour trois sous une statue en résine de Charlie Chaplin dans son costume favori et je l’ai placé au centre du jardin. En promenant un malade qui ne reconnaissait plus ses enfants, je l’ai entendu murmurer en passant devant elle: “Oh!... Charlot!”.
J’attends désormais qu’avec les sculpteurs du musée Grévin nous puissions être en mesure de disposer dans un massif de graminées la frêle silhouette d’Edith Piaf qui, chantant mains tendues, semblera cueillir des fleurs. Là-bas, Maurice Chevalier vous saluera du canotier. Fernandel sourira près du cabanon à outils et Bourvil?... Où bon vous semblera. En tête (c’est le cas de le dire) des personnalités préférées des français, il fonctionnera à presque tous les coups.
Lorsque viendra mon tour, n’oubliez pas Coluche.
Épargnez-moi Renaud, sauf si j’ai fait du mal...

Après la mémoire du coeur, la mémoire “par coeur”.
Enfant, j’étais très impressionné par la mémoire de mon grand-père qui, malgré les déluges d’obus de Verdun et du chemin des dames, puis plus tard les bombardements de la Luft Waffe, avait retenu tous les départements de France avec chaque préfecture et presque chaque chef-lieu de canton. En manière de jeu, je lui demandais Cher?, il me répondait Bourges aussitôt.
De même pour les principales dates de l’histoire de France. Aussi ai-je inscrit sur des pas japonais : 1515 ? 1789? 1802 ? 1945 ? De même, à compléter : 18 Juin... ? 14 Juillet... ? Et le piège: 25 Décembre ...? Zéro, bien sûr.
Des jeux, des devinettes, des quizs, partout dans le jardin de quoi mobiliser l’intelligence.
L’un des plus beaux compliments qu’on m’ai fait à ce sujet est que ce jardin pourrait être aussi celui d’un campus universitaire.

Les familles et leurs enfants.
Fatiguées, stressées, pressées, soumises au rythme des temps modernes, il arrive souvent que les familles réalisent en arrivant à la maison de retraite qu’elles sont venues les mains vides. Un massif de fleurs à couper disposé à l’entrée permet, avec un sécateur et un peu de raphia, de réparer l’oubli en composant un joli bouquet.

Le sens de l’observation aux aguets constamment, le jardinier de maison de retraite ne peut pas ne pas voir que les jeunes enfants s’ennuient vite quand on les amène “voir Mamie”. C’est pour eux qu’on aura soin dans un coin du jardin de disposer des jeux, une cabane, un bac à sable pour les plus petits. Pour nous éviter aussi, soyons francs, des parties de foot dans les dahlias et des courses dévastatrices dans les massifs.

Je ne voudrais pas terminer sans une histoire de transplantation, non pas de pieds de dahlias ou de rosiers, mais des deux pieds d’un homme, déplacé pour d’autres raisons que l’esthétique, la nature du sol ou l’ensoleillement.

Bernard est un ancien ajusteur de soixante quinze ans atteint par la maladie d’Alzheimer. Tout le monde l’aimait bien, à la maison de retraite médicalisée où sa famille l’avait placé.
Je dis “l’aimait” parce que ça s’est passé à peu près comme ça s’est toujours passé pour lui.
Quand il était enfant, il n’a pas pu aller à l’école très longtemps parce que ses parents n’avaient pas les sous.
A quatorze ans, il est rentré comme arpète chez un patron qui le payait une misère. A vingt, il a rencontré sa femme qui gagnait une misère encore plus petite que la sienne et ils se sont installés tous les deux dans un tout petit logement, loin des ateliers, parce qu’ils n’avaient pas les sous.
Puis ils ont eu deux filles, qui n’ont pas pu étudier bien longtemps non plus et, dés qu’ils l’ont pu, ils ont acheté une petite voiture qui ne les a jamais emmené bien loin parce qu’ils n’avaient jamais les sous.
Et là, maintenant, à cause du prix de journée, Bernard a été prié d’aller mourir moins cher ailleurs parce que sa famille ? Devinez...

Nous autres, jardiniers de maison de retraite, les transplantations de vieux pauvres, on n’aime pas ça du tout et on se demande si ça va durer encore longtemps.
Alors, si l’INRA veut bien nous aider, on va essayer de créer un arbre à sous, qu’on appellera le soulier, naturellement.
Histoire que le produit de la récolte évite des rempotages indignes dont on ne veut plus chez nous.

Alors? Tout ça sans Sarko-Ségo, sans Villepin, sans Chirac, sans Buffet, sans Bové, ce n'est évidemment pas de la politique!
Juste du jardinage ;-)

medium_Mme_Solvay.JPG

08:30 Publié dans Jardins | Lien permanent | Commentaires (18)

15/09/2006

A LUNDI!!! ;-)

Je vous laisse jusqu’à Lundi matin tôt car je m’en vais d’un pas alerte et joyeux récupérer cet aprés-midi le plan du “petit jardin des conséquences” pour les enfants autistes. Il vient de passer en première lecture chez Madame Barbara DONVILLE pour corrections et améliorations, et va prendre dés demain matin la direction du CHU de Tours pour se faire améliorer encore par le professeur SAUVAGE.
La Poste, si tu m’entends, fais-nous ça vite et bien ;-)
Ensuite, nous passerons enfin à la réalisation.

Mais je ne vous quitte pas tous totalement.
Pour les franciliens qui souhaiteraient passer du virtuel au réel et qui passeraient ce week-end par la fête de l’Humanité à La Courneuve, sachez que votre jardinier préféré sera au Village du Livre sur le stand des éditions “Les points sur les i” Samedi de 14 à 17 heures et Dimanche de 12 à 17 heures pour dédicacer son premier roman: “Va mourir à Bangkok!”.
Bien sûr, il se pourrait fort bien qu’il en soit momentanément absent. En ce cas, n’hésitez pas à demander à son éditeur à lui qu’il a vers quelle buvette il l’a vu se diriger.
Et n’hésitez surtout pas à l’y rejoindre: plus on est de fous...

Pour vous y rendre, le plan d’accès se télécharge là:
http://www.humanite.fr/fete-article.php3?id_article=832148

Et puis, à celles et ceux qui laisseraient des messages pendant “une aussi longue absence”, je répondrais chaque soir de Paris.

A tou(te)s un bon week-end.

PS spécial Monsieur Fontenelle: les pièges du jardin sont tendus de la manière la plus complexe qui soit, même pour des commandos chinois. Profiter de mon absence pour les lancer sur mes bégonias vous vaudrait dés lundi procès en félonie et, devant tant de pertes, risquerait de retourner la Glolieuse Alméé de l’Olient Louge contre vous.
D’autre part, il est inutile de perdre votre temps à chercher les noms qui déclencheraient l’alarme sur le Danse avec les houx au risque de m’attirer les foudres des voisins.

medium_IMGP0419.JPG

LE LUXE - IV° épisode

Un bus me monte de la gare jusqu’à l’école.

Direction “Le désert”, arrêt “Presbytère”. J’aime bien ce petit air "Tamanrasset” dans Lauzane, donnant au maître un petit côté Père de Foucauld ;-)

Je monte la rue.

Et là, je découvre que cette prestigieuse école est abritée dans un bâtiment si vilain, dans un environnement urbain tellement conventionnel et si peu élégant que des glycines, des roses et des bambous s’imposent!

medium_rudra.JPG

Qu’on fera ça de nuit et qu’au petit matin, les élèves et les profs arrivant pour les cours croiront s’être trompés.

Si Cristo emballe des ponts, j’ai bien l’intention moi de recouvrir "mon" monument sous les fleurs.

En attendant, vous pouvez aller vous promener à l’intérieur par vous-même en cliquant là
http://www.bejart-rudra.ch/

Pourquoi ai-je tant d’admiration pour Maurice BEJART?

Parce que cet homme a su populariser un art jusqu’à lui totalement élitiste: le ballet.

Et que j’aime sans réserve les hommes qui font grandir les hommes.

Me voilà dans l’école. Coup d’oeil à la cafétaria. Il n’y est pas.
Mains dans les poches, l’oreille aux aguets, je remonte le couloir des studios. Ca travaille de partout. Je n’ose entrebailler les portes.
On ne pérturbe pas ce qui se forge ici.

Revenant sur mes pas pour repartir, je hume à pleins poumons cette atmosphère d’intelligence, de grâce et de travail mélés.

Un peu comme un jardin où fleuriraient des gens.

Une porte entrebaillée. C’est l’administration.
Je frappe. “Entrez”.
“Le maître est-il ici ?
-Non, il est souffrant. C’est pour quoi?

Et là, je ne sais plus. Quoi dire? Qu’un jardinier de passage a fait le pari fou de parler avec lui?
Mon interlocuteur se rend compte de ma gène soudaine et se présente. Michel GASCARD, directeur adjoint de rudra. J’invente que je viens me renseigner sur les conditions d’inscription pour ma fille. Deux mensonges aussi énormes dans la même journée... Du jamais vu!
J’admire la petite fontaine électrique qui décore son bureau et j’évoque les jardins...
Quelques instants plus tard, je lui livre une idée à travailler ensemble : “Les attentats de beau”.

Il m’écoute tout sourire. L’événementiel, il aime.

Avant de prendre congé, je lui raconte une anecdote qui m’a fait grand plaisir.
Présentant voilà peu un projet de parc planté d’arbres souples pour que le vent le tienne en mouvement perpétuel, peuplés d’oiseaux, un interlocuteur m’avait surnommé “le béjardinier”. Et j’en étais bien fier.

Dans le train qui me ramenait à Paris, je méditais sur le luxe, encore.

Certes, je n’avais pas vu le maître. Mais j’avais fait la connaissance d’un nouvel artiste. Simple. Généreux. Curieux. Attentif. Ouvert au monde. Un grand. Un rare. De luxe ?

Un de ceux qui vous font oublier ces danseurs dont on se demande s’ils n’apprennent à sauter que pour chier de plus haut sur ceux qui les regardent.
medium_Vue_du_banc.JPG

14/09/2006

LES FEUILLES MORTES SE RAMASSENT...

Patience... Le quatrième épisode consacré au luxe se mitonne dans la lourde cocotte en fonte noire, sur le coin de mon feu.

Mais l'autome est en avance et les feuilles mortes nous appellent, mon souffleur et moi.

Nous partons donc "faire propre" là où nous devrions être depuis longtemps à la réalisation du manège jardinier...

Il y a des matins où, d'une lucidité tranchante, on sait qu'on ne va faire que du vent.

Faiseur de vent, ce n'est déjà pas si mal...

Le cantonnier vous souhaite une bonne journée ;-)

medium_IMGP0427.JPG

08:33 Publié dans Jardins | Lien permanent | Commentaires (19)

13/09/2006

NOUVELLES DU FRONT !

Plus de renvois ici = pas de Primpéran ce matin!

Avant de m’adresser à tous, quelques mots d’abord pour mes créanciers qui viennent voir régulièrement ici évoluer la situation de Danse avec les houx. Téléphoner, écrire et poster à tous impliqueraient des frais qui retarderaient d’autant mon redressement et mes règlements.

Vous l’avez lu sur ma tardive note d’hier, l’affaire qui m’oppose à la maison de retraite dans laquelle j’ai créé grâce à vous et avec vous le premier jardin Alzheimer de France a enfin été plaidée devant le tribunal de commerce de Montereau.

Bien sûr la partie n’est pas gagnée puisqu’elle est mise en délibéré jusqu’au 14 Novembre prochain.
Mais les faits ont été régulièrement exposés, ma situation rigoureusement présentée et après plusieurs renvois inadmissibles dûs à des manoeuvres indignes destinées à gagner du temps et SURTOUT à m’en faire perdre, le tribunal va ENFIN pouvoir juger.

J’ai donc de bonnes raisons de penser que TOUT LE MONDE pourra être payé avant Noël. Certes, même en cas de victoire, ceci n'y suffira pas complètement. Mais de nouveaux chantiers arrivent et mon livre va se vendre! Globalement, ça va le faire!!!

Un mot nécessaire d’explication sur une perfidie de la partie adverse qui plaidait en second hier.

Mon avocate ayant exposé que ma situation financière était catastrophique et ne me permettait pas même d’envisager d’aller démarcher de nouveaux clients, la conseillère juridique qui représentait la maison de retraite (avec un mandat que n’a pas manqué de lui demander la présidente hier) s’est étonné que, dans cette situation, je sois assisté d’une brillante avocate. Donc, sans doute, dans son esprit, chèrement payée...

Je tiens à dire ici que je suis conseillé et représenté GRACIEUSEMENT par Maîtres Claire HOCQUET et Judith SCHOR, du cabinet RAPPAPORT du barreau de Paris qui, plus qu’à être mes avocats, aiment et défendent BENEVOLEMENT avant tout l’esprit de mes jardins.

Une étrangeté française interdit aux avocats de faire leur publicité.
Rien n’interdit cependant à ceux qu’ils défendent d’en faire la louange. Aussi ai-je trouvé SANS LEUR CONCOURS ce solgan qui les qualifient bien:
“Le cabinet RAPPAPORT a toujours pris soin des gens.
Il défend les gens qui prennent soin des gens.”

A cette dame qui pourrait s’étonner pareillement que je ne me sois pas présenté à pied et en guenilles, je veux préciser que nous sommes venus avec la voiture de ma mère dont le soutien devient ici légendaire, et que même si mes vêtements ne sont pas du dernier cri, j’en prends un soin infini compte tenu précisément de ma situation.

Quant au magnifique livre tout neuf de l’immense Alain REY, “A mots découverts” (Robert Laffont - 21 euros), que je lisais en attendant notre tour, il venait de m’être offert par la délicieuse Hélèna BERCAU, maître de conférence à l’université de Nanterre où elle enseigne le droit et la procédure pénale avec laquelle je fêtais hier deux ans de compagnonage total et de batailles communes. (Clin d’oeil à Camerone)

Si cette dame passe par ici et, fouillant les archives, s’étonne d’y lire que j’étais en Sologne voilà peu et au maquis Misère récemment, je dois préciser, (mais est-ce désormais bien nécessaire?), que j’y étais invité.

Je sais. Ce doit être très dur à avaler quand on n’a pas d’amis.

A toutes celles et tous ceux qui m’ont témoigné ici (et plus discrètement ailleurs) leur soutien dans cette bataille du bel et bon, je veux dire ce matin mon infinie gratitude et ma fierté de rassembler ici quelques Hercule pour entreprendre, (mais ne vient-il pas de commencer?), le nettoyage nécessaire des écuries d’Augias.

MERCI!!!

medium_Rose.JPG

12/09/2006

VENT FRAIS SUR MONTEREAU!

Procédure respectée. Avocate excellente. Adversaire piteux.

Tribunal apparemment TRES favorable.

Délibéré au 14 Novembre.

Il soufflait tantôt un petit vent frais de justice sur Montereau.

Peut-être n'y êtes vous pas, toutes et tous, totalement étrangers.

A toutes et à tous, du fond du coeur, merci!!!

medium_IMGP0417.JPG

19:22 Publié dans Justice | Lien permanent | Commentaires (20)

11/09/2006

DEMAIN, TOU(TE)S EN VERT!

http://danseavecleshoux.20minutes-blogs.fr/archive/2006/07/12/montereau-ou-trop-c-est-trop.html
Résumé de l'épisode précédent...

Interruption momentanée dans les réflexions sur "le luxe" car demain est un grand jour.
C'est en effet à quatorze heures devant le tribunal de commerce de Montereau (77) que prendra fin (ou pas) le cauchemar juridique pour Danse avec les houx.

Demain, un tribunal dira si j'ai bien fait de créer le premier jardin pour personnes atteintes par la maladie d'Alzheimer en France et si tous les suppléments demandés par une maison de retraite à une petite entreprise jardinière doivent lui être payés ou pas.

Loin de moi l'intention d'influencer cette juridiction censée se prononcer “en son âme et conscience”.

J'aimerais seulement qu'il en aille de même de la part de la partie adverse. Souci d'équilibre de la balance...

Après Outreau, pendant Toulouse, après avoir lu l’excellent “Un juge au dessus des lois ?” de Sébastien Fontenelle (Editions Privé 16 euros) dont je vous recommande vivement l’édifiante lecture, après tous les ennuis d’Antoine Gaudineau pour son livre consacré à “la mafia des tribunaux de commerce” et le rapport Montebourg, à l'heure où s'ouvre, après 17 années d'instruction (!!!), le procès des faux électeurs du III° arrondissement, à l'heure même où le Président de la République tente de garantir son impunité après la fin de son mandat en nommant un copain à la tête du parquet de Paris à la stupéfaction générale des magistrats, il ne me paraît pas tout à fait inutile d’attirer l’attention de mes cinq mille visiteurs uniques et de la presse sur le bon déroulement de la procédure.

Il me semble que cela n'est pas du luxe ;-)

En Juillet dernier, nous avions imaginé que toutes celles et tous ceux qui soutiennent mon travail porteraient pour l’occasion un vêtement vert.

En y allant demain, j’adorerais vous croiser.

10:50 Publié dans Justice | Lien permanent | Commentaires (53)

09/09/2006

LE LUXE (Troisième épisode)

J’apprenais tout d’abord que James Bond consultait l’heure sur l’une de leurs montres. Quand on sait avec quelle précision les agents de sa Gracieuse Majesté montent leurs opérations, cela a quelque chose de rassurant.
A Waterloo, vieux grognard, j’aurais tellement aimé que Grouchy en eut une au poignet...

(Sans doute, quand mon éditeur que j’ai m’annoncera que nous avons dépassé les trois cent milles exemplaires vendus de Va Mourir à Bangkok, songerai-je à en offrir une à un ami que j’ai. Oui. C’est par là si vous Suivez Mon Regard ;-))

Puis je vis quelques bagues finement taillées, des colliers, pendentifs, diadèmes étincellants...
Puis des pierres énormes au cou de quelques femmes qui ne l’étaient pas moins. La galanterie française commande qu’on s’arrête là ici.

Sans jamais voir un prix.

Comme dans ces restaurants où seul Monsieur aura le privilège d’estimer à la louche le diner de Madame.
Quand on aime, on ne compte pas...
Et toutes ces sortes de choses...

Sans être expert en la matière, j’estimais cependant que cette grosse dondon avait autour du coup un hôpital en Inde, cette autre portait au poignet dix écoles au Mali, celle-ci avait aux oreilles de quoi restaurer tous les squatts de Paris et enfin cette dernière portait à l’annulaire largement de quoi nourrir le Darfour grassement pendant six mois .

J’en étais là de mes évaluations quand on vint me chercher.

Le bureau était vaste et l’homme sympathique, accueillant, chaleureux. La directrice de la communication d’une élégance rare et d’une réserve exquise.

J’allais droit au sujet, exposant mon souci et demandant qu’on veuille bien me faire un portrait type du client de la maison.

On n’avait pas ça. Du moins, si on l’avait, n’était-on point disposé à le livrer si promptement.

Allez faire un jardin sans savoir pour qui! Si si. Essayez...

Puis nous parlâmes de commerce et de nos différences. Il fût vite établi que quiconque poussait la porte d’une de leurs boutiques dans l’intention d’acheter y serait accueilli avec respect et courtoisie et que, pour peu que le quiconque en eut les moyens, on lui vendrait ce qui lui ferait plaisir.
D’où que vienne sa fortune.

Je précisais quant à moi que tentant de créer des jardins propices à l’inspiration, je ne ferai JAMAIS, même pour tout l’or du monde, le jardin du général Mladic pas plus que celui de Ben Laden.

Un ange passa vite, les ailes pesantes d’incompréhension.

Il était évident que pour aller plus loin, force serait de nous apprivoiser quelques temps, et à l’oeuvre.
Façon Saint-Exupéry... à l’ouvrage.

Ca tombait bien: de l’ouvrage, il allait y en avoir. Leur boutique de Paris, située place Vendôme, allait être reconçue.
- Vous voyez où elle est ?
- Bien sûr! Mais tout à fait!!!
Je vérifiais aussitôt mon ombre sur le mur: rien du côté du nez.
A cet instant précis je bénissais mon père de n’avoir pas été marionnettiste italien.

On examinerait donc avec intérêt et bienveillance le projet paysagiste que je ne manquerai pas d’envoyer pour la façade.
Nous nous séparames sur cette enthousiasmante perspective, Monsieur METZGER me complimentant d’un “Vous m’avez bien fait rire” qui m’alla droit au coeur.

Sur le trottoir, j’appellais aussitôt le général Misère.
http://danseavecleshoux.20minutes-blogs.fr/archive/2006/07/24/le-general-misere.html
Devines d’où je t’appelle...

En y repensant tout à coup, je me dis que c’était bien irréfléchi... Ca aurait pu me le tuer.

Je filais à la gare, j’avais trois heures avant le train de retour à Paris. Il me restait trois sous.
Je sautais dans un train pour Lauzane me tenter un vrai luxe. Un à moi. Un immense et pas cher:

Echanger quelques mots en prenant un café avec mon roi Arthur que j’ai.

Avec un peu de chance, il serait peut-être à sa géniale école.

Et la chance, semblait-il, me souriait ce jour-là.

A suivre.

medium_Soleil_naissant.JPG

08/09/2006

LE LUXE (Deuxième épisode)

Me voilà au petit jour dans le TGV Paris-Genève.
Habillé du mieux possible selon ce que j'imagine être la tenue conforme à l'idée que pourrait se faire un patron du luxe d'un nouveau chef d'entreprise créatif dans le secteur des parcs et jardins.

Tant il est vrai qu'on n'a jamais deux fois l'occasion de faire une première impression.

Notez bien le "j'imagine". Il resservira.

Tandis que le train roule sous un soleil presque aussi radieux que moi, je suis surtout préoccupé par le profil des "cibles" de la communication Piaget.
Communiquer, c’est d’abord s’adresser à quelqu’un dans sa langue, son style et ses valeurs et je n’ai AUCUNE, mais alors strictement aucune idée sur qui sont ces gens qui, aux quatre coins du monde, s’achètent aujourd’hui de la joaillerie de luxe.

Bien sûr, “ma” princesse russe en a probablement reçu, acheté peut-être, porté à coup sûr dans ses grandes occasions. Mais nous n’avons rien échangé sur ce sujet et l’eussions-nous fait, je crois qu’elle en aurait ri, ramenant l’exposition de bijoux de valeur à la manifestation ostensible d’un signe de pouvoir.
D’une simplicité éclatante qui devait tout à l’élégance, au charme et à la courtoisie, elle n’avait aucunement besoin de pierreries pour être Belle, même à 85 ans.

Pour ce qui était de préparer un cadre jardinier à la montre qu’aurait pu désirer Mike Jagger, Elton John ou Madonna, j’avais bien quelques idées.

A l’évidence, celles-là ne seraient pas les bonnes pour l‘empereur du Japon.

Moins encore pour les gros parvenus du Texas.

Peut-être même seraient-elles dangereuses chez les souriants intégristes des émirats du Golfe.

Retard du train, téléphone immédiat pour prévenir de l’incident, “Pas de problème, on vous attend...” et après une course effrenée dans Genève, j’arrivais à l’heure dite au rendez-vous fixé.

Une charmante hôtesse m’invita à patienter le temps que l’on prévienne de mon arrivée dans un petit salon sur la table basse duquel trônait le catalogue de la maison et là...!

Il était là, leur luxe.

A suivre.

medium_rose_castel.JPG


Juste pour vous mettre sur la voie... Voilà un peu du mien ;-)

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu