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13/11/2006

PROPOSITION CONCRETE ?

medium_sdf.jpg Je lis et j'entends de tou(te)s les candidat(e)s à la Présidence de la République des tas de choses sur des tas de problèmes dont je n'ai globalement pas grand chose à faire.
Il y a un sujet cependant qui me tient à coeur et sur lequel je n'entends jamais la moindre proposition alors que nous l'avons tous sous le nez du matin jusqu'au soir.

Alors, Mesdames, Messieurs les candidats, pour l'extrème pauvreté, vous envisagez quoi ?

Commentaires

Tu as mal ou pas lu les programmes, Fleuryval : selon les bords, c'est dehors les pauvres s'ils n'ont pas la bonne carte, ou alors en stage sous payés tas de fainéants .... ;) Et tu oses dire que personne ne propose rien?

A prendre au 10.000 ° bien sûr...

Écrit par : fanny guillot | 13/11/2006

@ fanny
A six heures et demie ce matin, au coin du boulevard St Germain et de la rue des Grands Augutins, Métro Odéon, Paris "Prestige", dans la nuit et sous la pluie, c'était "scène de guerre - après la bataille". Des corps couchés côte à côte à même le trottoir, comme des cadavres alignés dans une rue de Bagdad. Un seul, assis, hagard, semblait veiller sur les dépouilles et leurs bardas éparpillés. Ceux-là, personne ne pourra les pousser dehors (qui en voudrait?) ni les mettre en stage (même question).
Alors juste une question aux candidats: "Pour ceux-là, vous proposez quoi?"
A prendre au 1er, évidemment ;-)

Écrit par : Fleuryval | 13/11/2006

Le bonjour du lundi.

Même un programme sympa n'engagerait que celui qui l'entendrait.

Écrit par : Human | 13/11/2006

Sous les ponts de Paris, les touristes peuvent admirer des maisonettes en carton, des autres en toile, d'autres en zinc à l'éfigie des Bâteaux parisiens qui y mettent leurs loggos.

Sur les Champs, un jour d'hiver, une famille, un père et deux enfants qui s y proménent.

L'enfant:"Papa, pourquoi le monsieur, il dort par terre?"

Le père, sans s'arrêter:" C'est son choix"

L'enfant:"Mais il doit être triste, il n'a pas de maison, pourquoi papa?"

Le père:"On ne peut rien faire pour lui, il a choisi de ne pas travailler et de rester libre, c'est son choix d'être comme ça."

Une histoire vraie de chez vrai

Écrit par : Human | 13/11/2006

@ Human
Vraie ton histoire? alors tout est perdu, si beaucoup de gens pensent réellement qu'on choisit toujours de pas avoir de maison au desssus de la tête ... on est mûr pour Sarko et ses copains."tout est précaire dans la vie..."

Sinon, j'ai tout relu, les gens qui dorment par terre, tous ils s'en foutent, sauf ceux qui leur interdisent de mendier en centre ville. Pas de maison, pas de bulletin de vote, pas de proposition.

Écrit par : fanny guillot | 13/11/2006

Les pauvres, les extrêmemnt pauvres, les exclus ne votent pas, ne cotisent pas, sont inutiles...

Pourquoi voulez-vous que la classe politique s'y intéresse, elle le fera le temps venu, en balayant les trottoirs à coup de karcher, quand ils seront trop nombreux et que leur vue dérangera les nantis.

A Nice, à un moment les SDF étaient ramassés en bus et portés sur une colline, après ils se démerdaient pour rentrer.

La solidarité n'est plus de ce monde,
Il faut réagir avant qu'il ne soit trop tard.

On s'enfonce dans le pire.

Quelle tristesse.

bonjour à fifi

Écrit par : céleste | 13/11/2006

@ Human
Comme quoi, sur les Champs-Elysées aussi, on peut entendre d'authentiques crétins "expliquer" aux enfants... Ca me donne une idée pour la fameuse collection: "La misère pour les nuls" ;-)
@ Fanny et Céleste
Les misérables ne votent pas, en effet. Celles et ceux qui tentent de leur venir en aide au plus pressé, si. Des Restaus du Coeur à Emmaüs en passant par les secours populaire et catholique, la Croix Rouge et une foule d'associations locales, ça fait du monde!
C'est étonnant, je n'entends rien non plus sur les conditions de vie des personnes âgées qui, avec leurs familles, leurs amis, leurs soignants et leur jardinier, font bien des électeurs aussi ;-)
Silence sur les handicapés...
A se demander si la seule urne en France pour ces élections pestilentielles ne va pas être ouverte en haut des remontes-pente, à Megève et seulement pendant les vacances de neige...

Écrit par : Fleuryval | 13/11/2006

Des trottoirs plus larges et l'élaboration de nouveaux ponts, ça c'est assez concret ?
....vraiment désolé, j'ai beau suivre cette "campagne" de loin, tout ça me fiche quand même VRAIMENT LES BOULES !


Pour me faire pardonner, voici une ridicule (qui ne tue point) question à laquelle peut-être vous pourrez m'aider à réfléchir, à développer, à répondre...

Un trou, une faille.
Quelque chose que je n'ai jamais compris : toute société semble régie par des lois ou une constitution, enfin un genre d'axiome sociologique.
Mais à quel moment nous engageons-nous à les respecter ?
A notre naissance, cela serait plutôt farfelu car il est évident que ces notions sont tout-à-fait inaccessibles. Et je ne me souviens aucunement au cours de ma vie avoir signer ou même accepter oralement le système qui me régie.
L'on m'a donné des droits ainsi que des devoirs ? Aujourd'hui j'ai plutôt le sentiment qu'on (qui diantre?) me les a imposés. Si certes je tente de les suivre tant bien que mal, peut-être demain les accepterais-je si symboliquement je m'y engageais par une signature ou un griffonage quelconque.
Et peut-être, peut-on rêver, que si (toujours aussi symboliquement) chacun acceptait de les respecter nous aurions un peu plus conscience que nous vivons dans une société peuplée d'hommes et de femmes réunis pour s'entraider, aller de l'avant, tout du moins cesser de reculer si abominablement (je ne citerai pas d'exemple quand il suffit d'ouvrir les yeux, ou lire un tant soit peu).

Écrit par : graham | 13/11/2006

@ graham
Quelle belle et fondamentale question (à mes yeux), tu poses là!
Ma première constitution, à laquelle je crois avoir tout compris et donc tout accepté parce qu'elle paraissait juste, remonte à mes quatre ans.
L'article un avait été réglé par mon père: "Tu feras ce que tu pourras compte tenu de ton âge, de ta force et de ton intelligence".
A quatre ans, cela induisait mettre la table et, après le repas, la débarasser.
A six, quand j'ai su traverser la rue tout seul, on instaura l'article deux: "En rentrant de l'école, tu prendras le pain".
Là s'insinuait le délit et les choix à faire. On me confiait des sous, une mission à remplir, de la monnaie à rendre. Via le boulanger et sa gamme de bonbons.
Je succombais à la tentation malgré toutes mes prières du soir et me retrouvais en comparution immédiate devant les larges paluches paternelles qui m'engagèrent sur le champ et sur les joues gauche et droite à respecter la loi au sens "Pas vu, pas pris".
Je développais alors un article quatre issu du "tout" petit peuple que le législateur n'a jamais vu passer: "Si tu rapportes le pain, tu mérites un bonbon" qu'on aurait pu, je pense, trouver sans moi. "Toute peine mérite salaire", j'étais marxiste à six ans comme Monsieur Jourdain. Sans le savoir.
L'article cinq, et je ne suis pas convaincu qu'il en faille davantage, si ce n'est le sixième qui résoudra le tout, vint de ce qu'il faisait.
Officier de pompiers, il protégeait les gens, volait à leur secours, quels qu'ils soient, riches ou pauvres, hommes ou femmes, français ou pas. Quel que soit le danger. Soldat du feu. Et quand le matin je lui disais "A ce soir...", il répondait toujours : "Peut-être."
Le jour de mes dix ans, dans la voiture nous menant au boulanger acheter le gâteau, il m'a dit: "Petit, tu prendras soin des gens."
Puis, comme nous étions à Fontainebleau, il a ajouté "De la forêt aussi." Et comme il venait des prendre des responsabilités en plus à la SPA, il a dit "Les bêtes, avec... La vie, quoi!"
C'était l'article six. Plus rien à ajouter.

Nous sommes arrivés chez le boulanger. Le gâteau commandé était prèt. Tandis que nous attendions la vendeuse qui ficelait le paquet, il a juste ajouté : "Pour les bonbons, démerde-toi."
L'essentiel était là.
Et sa guirlande avec.
A mon (humble) avis, c'est ça, une bonne constitution.
Un sapin bien solide.
Et des lumières autour.

Écrit par : Fleuryval | 13/11/2006

14 11 ...
avec toi en attendant de bonnes news

Écrit par : Cathy | 14/11/2006

Aujourd'hui en effet. Un peu après quatorze heures.
Vers dix huit, résultat ici.
Merci, Cathy. Avec toi et quelques autres d'ici et d'ailleurs, j'aurai le sentiment d'être toute une armée en m'y présentant seul. La salle n'est pas bien grande; j'espère qu'on tiendra tous ;-)

Écrit par : Fleuryval | 14/11/2006

Vers 14h, je serai en manif dans mon coin de France, mais avec toi, toujours.
A tout à l'heure...

Écrit par : fanny guillot | 14/11/2006

@ fanny
Merci;-) "Nous partîmes cinq cent, mais par un prompt renfort..."
Il faut boire Le Cid quand il est tiré. Mwarf!

Écrit par : Fleuryval | 14/11/2006

@ fanny
J'allais oublier :"Comtois, rends-toi! Nenni ma foi!!!"
Bonne manif.

Écrit par : Fleuryval | 14/11/2006

Fleuryval, magnifique et très intéressant.
Les six postulats du jardinier, m'en vais y cogiter ;-)
Pour les bonbons, nous les souhaiterions demain...

Écrit par : graham | 14/11/2006

@ graham
Merci! Du coup, je m'en vais rajouter "constitutionnaliste" à jardinier sur mes cartes de visite. J'en aperçois au moins quelques un(e)s que ça va faire bien rire à la faculté de droit de Nanterre.
Pour les bonbons, démerde-toi! (Article 6-2) Mwarf!!

Écrit par : Fleuryval | 15/11/2006

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