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24/01/2007

LES NOUVELLES CENSURES

medium_boulet.jpgIl fallait vraiment être con comme un flic soviétique pour interdire une œuvre par décret et paralyser son auteur par arrestation.
Un décret, ça s’écrit sur du papier, ça se photocopie, ça s’envoie dans toutes les directions du pays. Alors, forcément, ça s’égare toujours un peu, ça se publie à l’étranger et ça vous revient dans la tronche tel le boomerang moyen.
Une arrestation, c’est pareil. Ca se sait, ça se constate chez les voisins, ça se raconte à mi-voix dans le pays puis ça se hurle à l’étranger... Et c’est au nom des arrêtés que, bien plus tard, d’autres viennent vous détrôner.

Belle lurette que ce n’est plus comme ça qu’on pratique à l’Ouest. “On ne censure pas chez nous, Môssieur!”, affirme-t-on dans tous nos médias.
Ah oui?
Alors comment se fait-ce que personne n’ait jamais pu entendre une seule fois à la radio la chanson “Les corbeaux”, ni la polémique qui m’opposait à Maurice Druon, au quai d’Orsay, aux patrons de presse indépendante” se dédisant sur sa publication?
Comment se fait-il que personne n’ait rien lu sur l’impossibilité de réaliser le Festival européen pour la vie à Bordeaux, ni sur la lamentable série judiciaire qui s’ensuivit?
A qui “L’Art Existence!” doit-elle ce silence absolu sur notre manifestation du 10 Mai 1991: “Dix ans qu’on s’emmerde”?
D’où vient que personne n’ait appris l’interdiction de “La nuit de la Liberté” par la préfecture de Police de Paris?
Pourquoi n’avons-nous pas eu l’honneur d’une ligne sur l’opération “Coeur de France” ?

En voilà des questions qu’elles sont bonnes !

Surtout quand on considère que la moindre petite phrase d’un conseiller municipal de Trifouillis-les-Gonesses peut vous déclencher une campagne nationale de huit jours et qu’une partie de fesses princières peut vous mobiliser les rédactions pour trois mois! Est-ce bien raisonnable ?
La censure vous lève le coeur? Vous vous rassemblez pour la combattre sous toutes ses formes, surtout les plus sournoises ? Nous sommes d’accord!
Comme on ne combat bien que ce que l’on connaît bien, prenez donc votre

PREMIÈRE LEÇON DE CENSURE MODERNE

1 - Glissez-vous un moment dans la peau du censeur en relisant “Le Prince” de Machiavel. Vous voilà au pouvoir! (Rôle de composition, bien sûr.)

2 - Repérez un artiste indépendant. Un qui ne se prosterne pas à tout bout de champ devant vous, qui n’est pas prèt à offrir son cul pour un passage télé ni à vendre son âme pour une diffusion radio. Un qu’on n’achète pas. Un “libre” que vous n’aimeriez pas voir interrogé par une journaliste qui, sachant bien que ses réponses feraient monter l’audimat, s’amuserait à le questionner sur tout ce qui vous fâche. Depuis Coluche, on ne vous la refera pas si facilement...

3 - Enquêtez sur lui jusqu’à ce qu’un rapport désespérant vous revienne indiquant que cet homme ou cette femme-là ne se drogue pas, n’a jamais détourné d’argent public, a un casier judiciaire vierge et un passé sans rien d’autre que des engagements de convictions. Rien! Aucun moyen de chantage, aucune possibilité de pression,pas de moyens légaux pour lui faire fermer sa gueule.

4 - Faites courir une rumeur sur son compte sous-entendant le contraire. Qu’il est tout l’inverse de ce que vous venez de lire : **** , alcoolo, drogué, mythomane, mégalo, et, pire, qu’il ne sait pas se tenir dans votre monde. Rajoutez qu’on laisse entendre dans vos services qu’il est presque établi que c’est vraisemblablement un sous-marin d’un groupe haïssable. Inventez au gré de votre fantaisie. La calomnie paie toujours et ne coûte rien. C’est tout bénéf, et ça, ça vous branche bien.

5 - Attaquez fort maintenant. Surtout n’y touchez pas! Pas de ces sottises kagébiennes qui vous feraient passer pour le contraire de tout ce que vous avez toujours prétendu être. Étranglez-le doucement, méthodiquement, en silence, comme vous savez faire. Etant donné que vous l’avez déjà fait passer pour un mythomane, personne ne le croira s’il se met à gueuler qu’on l’étouffe. Comment ?
D’abord, documentez-vous sur l’art qu’il pratique. C’est la chanson ? Facile!
Quelles sont les étapes de ces oeuvres-là ? Production, promotion, distribution. Parfait. Encerclez-le.

La production, c’est d’abord des moyens financiers relativement importants. Paies des musiciens, location du studio, achat des bandes, réalisation de la pochette, gravure, pressage, emballage... Votre “empêcheur-de-dormir-tranquille” veut faire un album de douze chansons ? Il lui faut trouver environ cent cinquante mille francs. *
Peut-être un peu moins parce que ce qui vous le rend encore plus haïssable, c’est qu’il a des tas d’amis qui jouent avec lui pour pas cher. Vous pas. Et ce qui vous agace tout particulièrement, c’est de savoir que toute sa bande d’amis va pauvrement, mais se porte à merveille, tandis que la poignée de ceux dont vous n’avez jamais su s’ils étaient vraiment les vôtres se suicident à tour de bras. Ca vous rend aigri, et votre grand âge n’y arrange rien. Reste qu’il lui faudra trouver au moins dix briques. Vous savez qu’il ne les a pas. Vous devinez qu’il aura bien du mal à les trouver : d’une famille modeste qui ne peut rien pour lui, vous et votre bande ayant fait main-basse sur tout ou presque l’argent en circulation dans le pays, les banques ne prêtant jamais qu’à ceux qui n’en ont pas besoin, il a peu de chances de les trouver dans les tirelires vides de son clan de pauvres. Vous savez qu’il ne financera pas son art en vendant de la mort au coin de la rue, pas plus qu’en faisant commercer des filles sur le trottoir... Il est foutu. Dormez en paix.

Merde! Le larbin de service vous réveille en vous annonçant qu’il a réussi on ne sait par quel miracle à en enregistrer quelques unes quand même. Et le détestable livreur de tartines d’ajouter que les rares qui les ont déjà entendues les trouvent superbes ! Mauvais matin. Le beurre frais du Poitou a un goût de rance, le café paraît plus amer que d’habitude... Le diable s’en mêlerait-il ?
Appelez votre âme damnée. Toujours à portée de claquement de doigts, elle arrive aussitôt.
“Rappelez-moi, Gringoire... Maintenant qu’il a réussi à enregistrer, quelles sont ses prochaines étapes ?
- La promotion et la distribution, ô Incommensurable Seigneurie.
- Occupez-vous en donc, mon bon. Et démerdez-vous pour me trouver une copie de ce qu’il a fait pendant mon sommeil.
- Bien, Votre Pharaonique Grandeur.”

Gringoire regagne son antre et fait prévenir par son sous-Gringoire l’armée des petits Gringoires qu’il ne sera là pour personne pendant quelques instants. Il prend bien soin d’ajouter que c’est à votre demande. C’est nul, mais ça le flatte encore. Gringoire décroche du bout de ses longs doigts manucurés le téléphone des ordres, et appelle.

Très peu de gens, finalement.
Votre artiste français est, avec à peu près tous les professionnels artistiques qui se respectent, en guerre contre l’envahissement des ondes et des écrans par les productions américaines. Il est donc évident qu’il n’ira pas faire gagner de l’argent à des distributeurs yankees. C’est tant mieux d’ailleurs,car ceux-là, si vous les appeliez, se feraient un plaisir de vous rire au nez par tarin de Gringoire interposé.
La censure, la lourde, c’est eux qui la décident. Y compris quelquefois, contre vous-même.
Comme votre politique a conduit à la fermeture la quasie totalité des boîtes de distribution françaises, il n’y aura guère que deux ou trois appels à faire. Et comme c’est Gringoire qui s’en charge de votre part, ça n’attendra pas.
“Allô, mon cher, Gringoire à l’appareil. IL m’a demandé de vous alerter sur un produit qui devrait normalement passer par chez vous prochainement. Non, pas pour vous le recommander. Au contraire. C’est une horreur dont IL serait tout à fait contrarié qu’elle vint aux oreilles de Son Bon Peuple... Non, bien sûr, vous savez comme moi que c’est un Démocrâââââte... Non! Il s’interdit d’interdire jamais rien.... Et ne prenez surtout pas mon appel autrement que pour une recommandation. C’est, en quelque sorte, Son avis artistique qu’IL tenait à vous communiquer.
A propos, votre demande de contribution nationale pour l’aménagement des jardins du château de votre danseuse passe sur Son bureau ce matin. Mettez donc toutes les chances de votre côté.
C’est cela, cher ami. Mes respects à Madame. Au revoir.”

Gringoire raccroche.
Distribution ? Niquée.

A la promotion maintenant!
Au cas où, comme la plupart de vos amis entrepreneurs, le maudit artiste trouverait le moyen d’aller faire fabriquer ses disques dans des pays lointains par des enfants trop maigres et de les commercialiser à partir de là-bas d’une manière inattendue. Ca ne lui ressemble pas, mais avec ces inventifs-là, on n’est jamais trop prudent.
Ce sera vite fait. Un seul appel suffira. Gringoire sait bien que c’est par là que ça passe... ou ça casse.
“Allô, la première radio de France ? C’est Gringoire.”
Même genre de conversation, à ceci près que le choix de votre prochaine intervention n’est pas encore fait et qu’on rêve, à l’autre bout du fil, que ce soit de là que vos illustres propos s’envolent. Comme par hasard, c’est ce matin aussi que cela se décide.
Ce n’est tout de même pas un petit chanteur à la noix qui va contrarier les marchands de pub, tout de même ?! F’rait beau voir!

Gringoire raccroche.
Promotion ? Niquée.

De son pas feutré, aussi silencieux qu’un chat sur les tapis persans, souriant comme à son habitude, Gringoire revient à votre bureau. Où il vous trouve enfoncé dans un fauteuil, la sono à fond, écoutant les nouvelles chansons de l’artiste sur la copie qu’un sous-sous-sous Gringoire prometteur zélé a déjà dénichée.
C’est beau. Émouvant. Finalement, vous avez dans un petit coin du peu qui vous reste de conscience un brin d’affection pour cet homme-là, et beaucoup de respect pour son travail. Bonheur de collectionneur: comme si vous étiez l’unique propriétaire d’une toile que personne ou presque ne verra jamais, vous écoutez l’oeuvre interdite.

La chanson finie, Gringoire vous adresse le sourire complice de la mission accomplie. Vous le lui rendez à peine et, à pas lourds, le dos un peu voûté par la main de la mort déjà posée sur votre épaule, peut-être un peu inquiet (Et Dieu, dans tout ça ?), vous allez vous plonger dans le dossier des oléagineux pour sodomiser à sec les petits paysans qui vous ont élu. Cet après-midi, vous enculerez les marins-pêcheurs et ce soir, les couilles de la tête vidées, après avoir lu quelques pages des “Chants de Maldoror”, vous irez rejoindre au royaume des songes un cadavre bosniaque dénudé par un Serbe.
Quelle belle journée! Quelle partouze! Quelle santé!!!

Paris, Août ... Qui trouve l'année gagne un sourire ;-)


* En euros, il en va encore à peu près de même, sauf à économiser le studio et à remplacer un maximum de musiciens par des machines pour chanter, par exemple, que le libéralisme, décidément...

medium_scie_a_metaux.jpg

Commentaires

Yooooooooooooooo!

Écrit par : Sébastien Fontenelle | 24/01/2007

pas mal
jolie fiction mais qui oublie un parametre qui emmerde bien les censeurs modernes : l'outil internet

il n'ont pas encore reussi a maitriser la toile mais nulle doute qu'ils y travaillent

Écrit par : joliebillet | 24/01/2007

@ Monsieur Fontenelle
Serviteur ;-) Contre la censure, je serai toujours votre dévoué Tayooooooooo!
@ joliebillet
Bienvenue et merci pour la "jolie fiction". Qui n'en est pas une. Gringoire, s'en est ouvert comme le font ces gens-là: sous couvert d'anonymat. Peut-être l'écrira-t-il un jour. Il y a des consciences plus tardives que d'autres.

Écrit par : Fleuryval | 24/01/2007

Ca rejoint l'omerta sur La position du penseur couché dont parle Guy aujourd'hui : http://birenbaum.20minutes-blogs.fr/archive/2007/01/24/omerta-des-pres.html

Écrit par : Olivier Bonnet | 24/01/2007

et bien tant que c'est sous couvert d'anonymat "comme le font ces gens la", ce n'est qu'une jolie fiction quand bien meme vous me diriez le contraire

l'oeuvre interdite peut etre viralement propage par le biais d'internet et du peer2p
si elle est de qualite elle rencontrera son public, gringoire et son maitre pourront bien aller se faire foutre^^

Écrit par : joliebillet | 24/01/2007

Vous n'avez pas trouvé l'année et pourtant vous m'avez tiré un sourire! Commencez à me plaire, joliebillet ;-)
Je vous ai dit le contraire.
Qu'une oeuvre de qualité finisse toujours par rencontrer son public est possible. A condition qu'on les sache toutes. Il semblerait que quelques dessins de Léonard aient disparu.
Le con! Il n'avait même pas internet et ne savait rien du peer 2 pire.
Pour Gringoire et son maître, rassurez-vous. Ils finissent toujours par aller là où vos conseils les dirigent.

Écrit par : Fleuryval | 24/01/2007

@ Olivier Passepoil
Sauf que l'omerta s'est démultipliée depuis cette époque et que les pouvoirs de censures se sont additionnés. De la main du prince ils se sont délégués dans les médias et, lois des courtisans, de l'audimat et du marché obligent, se retrouvent disséminés aujourd'hui des faiseurs d'émissions aux éditeurs frileux et aux libraires craintifs.
Je sais que tu as assez suivi Clearstream, Toulouse stop à l'oubli, "BHL avec le travail de Nicolas Beau et Olivier Toscer notamment, le penseur" pour n'avoir pas besoin de te faire un dessin.
Le livre de Fontenelle est étouffé. Lâchement. Sournoisement. Par des spadassins du silence. Il a besoin d'air. J'aime assez que nous en soyons les "premiers secours", comme disent les pompiers et les vieux maîtres du bossu.

Écrit par : Fleuryval | 24/01/2007

J'aurais bien voulu donner un coup de bec, ou, à défaut dire quelque chose de drôle. Mais votre billet m'a franchement foutu les boules — le même jour que Birenbaum sur Fontenelle (comme le dit Bonnet).
Pour le coup, je suis un peu démuni.

Sans conclusion.
Z&V


PS : soit dit en passant et parce que ça ne date pas d'aujourd'hui, j'aime votre jardin. Jje vous prouverai, un jour, que nous avons cette passion en commun.

Écrit par : Le Hibou philosophe | 24/01/2007

Comme je l'ai dit chez Guytou au sujet du livre de Seb : isègoria !!!
A nous d'en faire réellement un Premier Pouvoir.
Y'a du boulot, certes.
Mais on commence un mur par ses fondations, non ?

Écrit par : Grabuge | 24/01/2007

Je n'ai qu'un mot entre les billets que j'ai visités aujourd'hui: Seb, Fleuryval, Guy, Olivier, et Zgur...

RESISTANCE un magnifique édito de Ramonet il y a 2 ans (je retrouverai et donnerai les références)

Mon deuxième mot sera MAISON car, il va falloir au sein de la famille des fondations jusqu'à la toiture se serrer les coudes et agir.

Mon troisième mot sera le NET comme j'ai dit chez Guy. Un exemple Etienne Chouard.

Quant à ton billet l'ami, je le lirai ce soir, après l'avoir tiré à l'imprimante (trop dense). J'ai les yeux en couilles d'hirondelles tellement ils ont plissé à lire nombre conneries et nombre sourires.

Je me garde ce bonbon pour le soir, même si le dentiste me le défend.

Écrit par : GPMarcel | 24/01/2007

pour le sourire (toujours prête à jouer!) : 1990?

Écrit par : fanny | 24/01/2007

Monibou, Grabuge, GPMarcel, Fanny!
Comme tous vos noms sentent bon L'Art Existence!, le droit de savoir, de lire, de voir, d'écouter, de chanter, d'exposer, de circuler sans entrave, sans ukaze, sans omerta, simplement...
Les sapeurs ont creusé la tranchée. Aujourd'hui, le béton est coulé. Les fondations paraissent solides pour ces petits fortins de liberté qui se construisent un peu partout.
Haut les coeurs!
"On va leur percer le flan
Tireli tirelirelère..."
Fontenelle et son livre en valent bien la chandelle!
Je file au maquis "Glaude".
Ad taleur

Écrit par : Fleuryval | 24/01/2007

@ fanny
Manqué! Et pour ce jeu-là, si tu voulais tenter de trouver des pistes de solutions en douce (comme on t'a déjà vu faire avec Vol1/3 ;-))))))))))) ), te faudrait des codes inédits chez Dalloz. Double mwarf!
Une brouette de bisous pour Lolo-le-rigolo.
Je vais me laver les bottes d'un petit problème de "légitimité" qui m'a sali les semelles sur le DEL et je reviens.

Écrit par : Fleuryval | 24/01/2007

Voilà, c'est fait.
Il me faudrait maintenant deux témoins matinaux.
Parisiens, va de soi, ou de petite ceinture,
Qui peuvent être à Vincennes au matin, assez tôt,
Pour assurer l'honneur sans que la Préfecture
Vienne se méler d'affaire qu'elle devrait ignorer
Tant elle a mieux à faire avec les "sans papier".

Écrit par : Fleuryval | 24/01/2007

Le troisième oeil

Monsieur de Fleuryval, grand pote de Cyrano
En rentrant du yoga complètement dispo
Je vole sur les blogs et vois tous vos propos.
Ausitôt le remords me remonte dans le dos,
J'avais laissé mes potes juste avant le bistrot.
Ils étaient là assis à ressasser les mots
Grabuge, le Sebastien et Fleuryval au front
Défendaient pied à pied quasi sous les jurons.
Je pleure Monsieur de vous avoir laissé
Et m'en vais de ce pas dessous vos quolibets.

Demandez-moi, Monsieur, je serai ce témoin
Si vous voulez de moi, disons demain matin.
Mais Vincennes, de chez moi, cela fait un peu loin.
Que diriez vous plutôt d'un coin de Saint Seurin?

J'attends votre réponse.

Écrit par : GPMarcel | 24/01/2007

Merci, G P Marcel ;-) Mon témoin, d'ordinaire,
En matière de duel, le général Misère,
Est à l'heure où j'écris sur deux tombes aux Marquises,
Déposant de ma part quelque prière concise
Aux âmes de Jacques Brel et de Paul Gauguin.
C'est pourquoi hier soir il me fallait quelqu'un.
L'affaire n'aura pas lieu. Caché sous des jupons,
De la cause mafieuse cet avocat marron,
Ce paletoquet morveux voulant du légitime
A dû manquer des choses sur toutes sortes de crimes.
Dommage. A un pleutre qui dit: "Couché!" aux gens,
J'aurais bien fait goûter un peu de fer dedans.
C'eut été l'occasion d'aller dîner avant
Et de nous réviser quelques mots d'allemand.
Résistance, mon ami! C'est ton mot, c'est le mien.
Encore quelques efforts, L'Art Existence advient!

Écrit par : Fleuryval | 25/01/2007

Vous aurez observé, si si si, j'en suis sur, qu'une rime n'est pas complète.
Je vous laisse quelques heures avec plein d'hypothèses de la plus simple à la plus sophistiquée. Con, bonnet-de-nuit-pompon, morpion, Papon, Satiricon... Vaste programme. Champ des possibles immense ;-)

Écrit par : Fleuryval | 25/01/2007

je propose

................................jupons,
De la cause mafieuse, cet avocat marron,
ce....................................

Votre dévoué

Écrit par : GPMarcel | 25/01/2007

@ GPMarcel

Dis ? Ce ne serait pas celui-là l'édito de Ramonet dont tu causais précédemment ?
http://www.monde-diplomatique.fr/2005/01/RAMONET/11796

Écrit par : Grabuge | 25/01/2007

@ Grabuge

Non amie, c'est celui-ci

http://www.monde-diplomatique.fr/2004/05/RAMONET/11160

C'est à relire.

Écrit par : GPMarcel | 25/01/2007

GPMarcel, merci encore (comme toujours) pour le lien vers ce texte magnifique de Ramonet.
Duquel je ne retirerai pour ma part que le non aux OGM parce que je songe sérieusement dans les jardins à en modifier quelques uns ;-)
Et qu'il m'arrive parfois de penser, dans les administrations et les banques comme devant certain(e)s politiques, penseurs ou animateurs merdiatiques qu'il ne serait pas forcément inopportun d'en modifier quelques autres...

Écrit par : Fleuryval | 25/01/2007

Il se passe des phénomènes étranges ici.
Un commentaire plus ancien vient de prendre sa place dans une chronologie qui m'avait échappée, éclairant ce "Non amie" qui me laissait perplexe. Quelle amie? A quoi "non" ?
Grabuge avait posté. Je découvre à l'instant.
Sinon, tu pensais bien, les dames, toujours, d'abord.
Vieux fond de vieille école.
Du coup, GP Marcel, enchanteur favorisé, répondait à quelqu'une qui n'était pas passée!
Nous voici donc devant un cas de fantastique qui pose comme première hypothèse qu'une sorcière pyrénéenne apparaît quand elle veut à qui elle veut où elle veut, déplaçant Brocéliande vers le gave de Pau. La fée Viviane Grabuge cause à GP Merlin qui lui répond, malin, sans que rien n'apparaisse au regard du commun!!!
Nous v'là bien...
L'amateur éclairé sourira j'en suis sûr au côté Soubirou de cette belle aventure.
"Y a du morphing dans l'air,
La Grabuge de travers,
J' te suis pas dans cette galère, Pépère,
Ta vie t'avais qu'à t' la faire..."
(Adaptation libre. Si je dois quelque chose, qu'on me dise.
Nul doute. On me dira.)

Il est tard, je suis mort. Chantier de ferrailleur...
Amusante, celle-ci, non ? Pour qui a tout suivi.

S'il passait par ici, je ne détesterais pas que cette nuit, le Hibou philosophe veille sur mon sommeil entre Fifi Mozart et mon éléphanteau.

N'en profitez pas lâchement, Monsieur Fontenelle, pour lancer contre moi vos bataillons chinois. Sinon, demain matin, votre rouerie sauterait aux yeux du monde ;-))))))))

Écrit par : Fleuryval | 25/01/2007

Monsieur de Fleuryval,

Vous demandâtes tantôt un ver à rajouter
Je vous en fis un donc que vous pouviez poser

A l'endroit le meilleur que vous auriez choisi
Je vous le réécris, le voilà, levoici
.................................................jupons
De la cause mafieuse, cet avocat marron,
ce....................................

Monsieur qu'en pensez-vous?
Je vous souhaite la bonne nuit.

Écrit par : GPMarcel | 25/01/2007

Fingers in the nose! Le gagnant pour la rime est... roulement de tambour:
GPMarcel, dit ici désormais le grand Merlin Pinpin.
C'est pas pour minimiser l'exploit, mais je l'ai trouvé quand même un peu tout seul à jouer. "La Française des alexandrins", ça vous a pourtant une autre allure que le grattage de morpions ou le cochage de kéno!
Mais les lots sont moins gros.
Je sais.
C'est pas de ma faute....
Bravo à notre gagnant qui remporte une couronne en carton jamais portée pour faire rire ces petites filles ;-)

Écrit par : Fleuryval | 26/01/2007

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