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02/02/2007

LA PLUME ET LA CAISSE

medium_plume.encrier-1.gifSachant que quelques gens de lettres me font l’honneur de visiter ce blog, je vais profiter de cette “complicité conviviale” pour leur demander d’éclairer de leur lumière les premiers pas d’un nouveau venu dans le monde de l’édition.

Ma première perplexité vient du peu d’intérêt manifesté (au moins apparemment) par les auteurs pour les ventes de leurs livres.

A l’exception notable d’un grand nombre écrivant pour économiser la psychanalise, il me semblait qu’un auteur s’attelait d’abord à la tâche pour propager des idées.

Que dés lors il devait être premier concerné par la promotion et la diffusion de son livre, soucieux qu’il était de faire partager ses convictions au plus grand nombre.

Ce n’est certes pas mon unique étonnement, mais c’est à coup sûr le plus pesant. En résolvant celui-ci, peut-être apercevrai-je la clé de quelques autres sur lesquels je reviendrai si tel n’est pas le cas.

Comme une certaine phobie du beau.

Juste pour nous mettre “en jambes” ;-)

medium_caisse.gif

10:35 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (54)

Commentaires

Peut-être que la façon de voir les choses change en vieillissant : lorsque vous êtes jeune, vous rêvez de gloire et de voir vos talents reconnus. Puis vous vous apercevez que des "sans talent" sont reconnus à votre place
( c'est du moins ainsi que vous le voyez) et que, surtout, personne n'a le temps de lire, ni les lecteurs des maisons d'edition ni les autres car tout le monde travaille tout le temps. Donc même si vous publiez d'une façon ou d'une autre, vos oeuvres ne seront pas lus. Et puis quoi, vous n'êtes qu'une denrée périssable, donc vous finissez par avoir d'autres préoccupations que vos chers écrits .... N'est-il pas ?

Écrit par : amarula | 02/02/2007

Chère Amarula, j'ai eu la "chance" d'être "reconnu" très tôt et voilà belle lurette que ce n'est plus mon problème. La "reconnaissance" des sans talent" est à peu près partout dans cette lamentable "pipolisation" qui fait plus pour un tour de poitrine que pour Camille Claudel ou Marie Curie. J'aime assez n'en pas faire partie, et je préfèrerai toujours prendre un café dans un bistrot du Lubéron dix minutes avec Edgar Morin que me farcir toute une soirée mondaine avec Doc Gynéco ;-)
Ma question ne porte pas sur l'égo de l'auteur, mais sur les idées qu'il avance et que je le vois peu enclin à propager partout.
En peinture comme en musique, par exemple, on sait bien que c'est moins l'auteur que l'oeuvre qui compte.

Écrit par : Fleuryval | 02/02/2007

Je ne pense pas que l'on puisse mettre au même degré de motivation l'écriture et la peinture. Peindre c'est imager une vision pour la rendre visible d'abord à soi-même tout en estimant une volonté d'expression de sa vision. Ecrire c'est transcrire, transmettre une pensée une idée pour la transmettre mais parfois pour la poser, se la visualiser pour extraire du cérébral en universel écrit. Puis vient ou pas la volonté de partager son oeuvre avec son environnement et dans savourer l'adhésion ou la réprobation. L'aspect financier ou l'instrumentalisation du talent comme source de revenu brouille un peu la sincérité d'une expression car vient alors une recherche post-oeuvre misant sur l'attente du public et non plus de sa propre liberté d'expression.
Et je crois que dans notre société très inconsciemment royaliste que l'auteur compte plus que l'oeuvre. Il faut souvent créer l'évènement de la révélation et de la reconnaissance de sa propre identité envers un public avant de lui faire adhérer à son oeuvre.

Écrit par : Philippe68 | 02/02/2007

@ Philippe68
Ecrire, c'est souvent peindre aussi ;-) Des choses, des paysages, des gens, des circonstances qui pourraient exister. Avec les Misérables, Hugo vaut bien Daumier. Si tu prends leur bio, Hugo se démène pour qu'on le lise et Daumier pour qu'on le voit.
D'où ma perplexité devant tant d'écrivains contemporains qui ne se remuent guère pour qu'on les lise et le fatalisme de tant de jeunes peintres qu'on constate peu pressés qu'on les voit.

Écrit par : Fleuryval | 02/02/2007

Un peintre produit avant tout une oeuvre unique, un objet qui séduit un seul demandeur, la reconnaissance de l'oeuvre entière de l'artiste ne se produit que quand une galerie ou une personnalité du domaine valide le prestige. Cela ne veut pas dire qu'il y a désir de forçage à la reconnaissance universelle et qu'il y a absence de création. Pour l'écrit, le manuscrit ne suffit pas à être reconnu, il doit être transformé en un objet faisant appel à l'industrie de l'édition.
Une annecdote : Lors d'une mise aux enchèrex de peinture, une oeuvre fut présentée, son prix, son auteur, mais peu de mains se levèrent. Le commissaire priseur dévelloppant son argumentaire, dévoila l'âge du peintre, très vieux. les mains se lèvèrent alors avec plus d'entrain.

Écrit par : Philippe68 | 02/02/2007

Et je suis moi aussi perplexe quand un nom d'auteur devient une marque, quand sur tant de média, se dévoile un auteur avec les même mots, les mêmes phrases, cela ne me garantie pas la qualité d'un livre. Puis je me désespère des expressions : "j'ai voulu dire ..., j'ai essayé de ..., c'est autobiographique. Puis la ou je suis d'accord avec vous dans un sens c'est que beaucoup de livres mis en valeur par le mécanisme médiatique, concernent souvent des biographies, des témoignages politiques, judiciaires. Mais la séduction d'un livre ne me vient pas par la présence de son auteur, je me laisse prescrire par de nobles lecteurs.

Écrit par : Philippe68 | 02/02/2007

Me voilà.
Pour le dire vite, j'ai de mon côté une vision du truc assez basique, genre: je viens de faire un bouquin pour dire ce que j'avais à dire, donc si quelqu'un veut savoir ce que j'ai à dire ce quelqu'un n'a qu'à lire le bouquin que je viens de faire pour dire ce que j'avais à dire - mais c'est pas non plus une obligation.
;-)

Écrit par : Sébastien Fontenelle | 02/02/2007

Savoir discerner si le charisme vient d'un hurlement de conscience ou de l'estomac.

Écrit par : Philippe68 | 02/02/2007

Plus qu'interessant, Philippe68 ;-) Merci!
Avec cependant une petite réserve sur "Un peintre produit avant tout une oeuvre unique, un objet qui séduit un seul demandeur" qui me laisse dubitatif devant les files d'attente à l'ouverture des musées et des grandes expos. 4 heures debout dans le froid avant d'entrer voir Modigliani au Sénat, ça laisse des souvenirs ;-)
La piste des nobles lecteurs me plait bien. Encore faudrait-il nous assurer de notre accord parfait (dont je ne doute guère) sur la "noblesse".
@ MAQJ'A
Oui, bien sûr. Encore faut-il que ce quelqu'un apprenne que tu as écris un livre sur ce que tu avais à dire et que ce livre soit à la disposition de ce quelqu'un. Car inversement, si quelqu'un...

Écrit par : Fleuryval | 02/02/2007

Je ne peux t'être d'aucun conseil j'écris pour ne pas être lu. Et c'est tuant . malgré tout des illuminés comprennent, et il faut réintroduire des portes, des escaliers des passages secrets, des oubliettes. Mais bon sang S'ils veulent penser qu'ils se lèvent le cul.
Ou alors, ou alors! Peut-être! La lecture, sans voir ni l'auteur ni ce qu'il s'écrit, est ou reste un bien de connsommation comme un autre.
Et là le driling de la caisse prend tout son sens.
Gillou a prévenu dans l'édition, celui qui gagne à tous les coups, c'est le libraire. Et plus il lit Gratos.

Écrit par : martingrall | 02/02/2007

Merci martingrall.
Déjà, écrire pour ne pas être lu va m'occuper une bonne semaine ;-)))
Ensuite, ce n'est pas le tiroir-caisse en lui même qui m'intéresse dans la vente d'un livre (encore qu'il soit nécessaire pour en écrire un autre) mais il me semble que c'est le seul indice sérieux de diffusion des idées qu'il contient. En ce sens, le résultat des Bienveillantes ne me paraît pas une bien bonne nouvelle, alors que le score d'Eric de Montgolfier m'en semble une excellente.

Écrit par : Fleuryval | 02/02/2007

@ philippe68
Il y a un lien particulièrement dense entre la conscience et l'estomac. Le plein de l'une peut faire oublier le vide de l'autre, tout comme le trop plein de l'autre peut engloutir l'une. Le charisme ne vient en général QUE du premier cas de figure ;-)))))))))

Écrit par : Fleuryval | 02/02/2007

Même pour un "Da Vinco Code" par exemple ?

Écrit par : Philippe68 | 02/02/2007

Surtout!
Le romanesque, me semble-t-il, se justifie s'il pousse à l'étude ou à la réflexion. Sinon, c'est de la drogue dure comme celle que je vois sniffer des yeux tôt dans le train le matin par de vieilles peaux de chagrins plongées dans "Arlequin" comme dans de la coke pure.
Da Vinci code remplit les musées, les églises, fait acheter d'autres livres, envoie au cinéma, (a occasionné une note rigolote sur le DEL sur d'étranges fenêtres à l'arrière de St Sulpice.)
Quand la conscience et l'envie d'apprendre font des sous, ça me va!

Écrit par : Fleuryval | 02/02/2007

Ecrire, c'est de l'éphémère, de l'échange, du lien. Mais dans l'instant, dans le sourire, dans les yeux. La pérenisation, c'est de l'écriture, pensée, choisie, voulue, ordonnée. Ayant perdu de sa vitalité primitive pour en faire de la vie permanente ( croit-on?)

Ecrire c'est comme respirer, ça sort, puis en lisant l'autre ça rentre. Expiration, Inspiration! Tiens, les mots sont au rendez-vous. C'est un baiser.

Ecrire c'est un état. L'écriture est une profession. Je n'y mets ni hierarchie, ni jugement de valeur.

Ecrire, c'est donner le moment de son imaginaire à l'autre pour qu'il véhicule ce que je suis de ma solitude et en faire, avec la réception de l'autre, un moment de soleil et de cheminement main dans la main. Ensemble.

Dans ma classe, dans le temps, on écrivait en lisant et on lisait en écrivant. On donnait au groupe, l'histoire du jour, au choix. Dans un graphisme, une poésie, une recette, une anecdocte, un vécu...Et ces phrases recopiées, enluminées...finissaient dans le livre de vie de la classe et devenaient référents. Bornes. Indices. Messages. Secrets. Partage.

Ecrire, c'est la vie. Historiquement c'est aussi la Liberté.
Ne plus écrire, c'est se soumettre et redevenir, à l'insu de son plein gré, un esclave.

Amis que vos enfants, petits enfants, écrivent. Ils disent les mots de leur indépendance et de leur autonomie.

Ils, tout bêtement, vivent libres.

J'ai écrit au fil de l'eau, au fil de ma plume de touches de clavier. C'est peut être confus. Je m'en excuse.
J'envoie. Peut-être que je corrigerai?

Écrit par : GPMarcel | 02/02/2007

@ GPMarcel
Touche à rien, sacrebleu! C'est totalement hors sujet mais c'est beau comme l'antique! On dirait Pierre Fresnay dans le rôle de l'instituteur!
'tain, mon blog va causer du souci à Evène. C'est là, Amarula, qu'est la différence entre la culture et la création. La culture, c'est de la création adoptée, acceptée, établie, fixée. La création, c'est de la culture en train de se faire. Le parchemin et le creuset.

Écrit par : Fleuryval | 02/02/2007

Mais l'écriture est un acte aussi intime que la lecture. Vous lisez dans un parc mais vous créer votre propre univers à l'intérieur de l'univers du parc.
Le cinéma procède de l'illusion collective.
La littérature de l'illusion portative et personnelle…
Enfin, me semble-t-il…

Écrit par : filaplomb | 02/02/2007

Culture et création s'auto-alimentent en permanence.

Chacune est à tour de rôle la nourriture de l'autre pour penser ou faire autrement, enrichie qu'elle est des substances mises en attente.

C'est là, Fleuryval, que se passe le temps. Que se place le temps. Et toi, jardinier tu sais qu'il y a ce besoin éternellement élémentaire ( de l'élément simple- j'allais dire moléculaire) de cet espace, de cette imprégnation, de ce mélange, de cette mixité.

Ma création future pourra se targuer d'être le fruit aventureux de l'éparpillement ou de la collision de mon idée, de mon imaginaire avec les cultures nées de mes lectures, de mes discussions, de mes échanges.

A savoir qu'il y aura du Fleuryval ( entre autre) dans mon prochain poème, dans ma prochaine lettre...

Je ne sais pas si c'est clair.

Écrit par : GPMarcel | 02/02/2007

De l'échange, du lien, dit GP Marcel...
C'est fondamental.
Peter Brook a écrit un trés beau livre sur le théâtre , "art de la relation" (heureusement, et le théâtre n'existe dans le collectif de sa fabrication et de sa réception)!
Je pratique abusivement la lecture intime et solitaire. Mais je me demande - et cela répond peut-être à la question initiale de Fleuryval, s'il ne faut retrouver du collectif, de l'oralité, à travers des rencontres, des lectures., du débat, quand un livre s'y prête... (J'adore l'idée du Crieur ressuscité par Fred vargas)
Et, Martingrall, ne tirons pas sur les libraires indépendants, qui rament désespérément dans un paysage dominé par la FNAC (celle de M. Pinaullt, pas celle des fondateurs) et bientôt des hypermarchés culturels en périphérie des villes...

Viendrez vous un jour à Paris parler de votre livre, M. FLeuryval?

Écrit par : valdo lydeker | 03/02/2007

Et toc, comment se couvrir de ridicule. Je fouille dans les archives et m'aperçois que vous êtres déjà venu au Café de la gare. Il n'y a pas longtemps, mais c'est pour moi une vie antérieur où je ne pratiquais pas et ne fréquentais que trés peu les blogs...

Écrit par : valdo lydeker | 03/02/2007

Ami Fleuryval,

J'vais réfléchir pour alimenter ta, notre réflexion sur ta question première qui se conjugue ou décline en trois interrogations:
Ecrire et publier,
Ecrire et partager,
Ecrire et "propager".
Je te promets rien pour aujourd'hui car il y a du rugby con et dans mon sud-ouest on rentre les poules, on arrête le vent, on chante au coq pour dire aux copains de venir, on prépare des mots sur l'arbitrage et on commence à chanter.
Que la fête commence!

Écrit par : GPMarcel | 03/02/2007

Mercià tou(te)s pour vos contributions et bienvenue à filaplomb ;-)
Suis allé faire un tour sur ton blog. Me suis ré-ga-lé ;-) Zou, dans les favoris!
@ valdo lydeker
La soirée de présentation de mon livre au centre de danse du Marais fût un tel plaisir que je ne demande qu'à la recommencer. Dés que c'est possible, annonce ici même ;-) Moi aussi j'aime beaucoup beaucoup le retour du crieur.
@ GPMarcel
Bon match et bonne troisième mi-temps! Souvenirs souvenirs... Adolescent, je jouais trois-quart aile ;-)
Ce qui m'étonne le plus au fil des commentaires, c'est que personne ne soit intervenu sur le résultats des ventes, comme indicateur principal de la diffusion des idées. Vieux marronier français qui suppose que la culture serait noble et le commerce vicié...
Mon livre alerte sur la dérive envisageable d'une frénésie de profit des fondamentalistes des marges au détriment de la qualité de vie des vieux pensionnaires d'une maison de retraite privée... de tout.
La diffusion de ce roman, c'est l'indicateur de la transmission de l'alarme.
C'est par là, me semble-t-il, écrire et "propager".

Prends ton temps, ami.

Écrit par : Fleuryval | 03/02/2007

"Ma première perplexité vient du peu d’intérêt manifesté (au moins apparemment) par les auteurs pour les ventes de leurs livres."

Tu veux quand même pas qu'on se ruine le moral en plus du porte-monnaie ! ;))

Écrit par : stubborn | 03/02/2007

Effectivement! Déjà qu'on est pauvre, manquerait plus qu'on soit triste!!!
;-)))

Écrit par : Fleuryval | 03/02/2007

Comme certains riches sont tristes, manquerait plus qu'il soient pauvres!

C'est bon, je sors.

Écrit par : GPMarcel | 03/02/2007

Rentre immédiatement, tu vas prendre froid!!!

Écrit par : Fleuryval | 04/02/2007

@ Delphine
Si tu passes par ici, pense à vider ta BAL ;-)

Écrit par : Fleuryval | 05/02/2007

Ok pour le crieur, messieurs !

Entre midi et deux, c'est l'hôpital. Sortir du travail, traverser les rues saturées de couleurs, de bruits et d'indifférence, attraper le métro et, une fois dedans, ne pas ouvrir son bouquin. Il préfère regarder les autres. Les lecteurs.
Ils ont les yeux dans le monde des mots.
Il en a vu des livres qu'on commence, d'autres qu'on finit, du Talmud, du Coran, du polar, beaucoup de gratuits aussi. Des langues et des écritures qui s'échappaient du papier, se combinaient dans l'espace du wagon au-dessus des têtes puis se mélangeaient dans sa tête à lui.
Un petit square parcouru, une question le bouscule, comment tous ces gens en arrivent à choisir les livres qui occupent leurs imaginaires, leurs désirs, leurs sens dans le métro ?

La chambre est silencieuse, en apparence, seulement. Son père y est dans son coma et il est là pour la transmission. D'abord une gorgée d'eau minérale avant que le processus ne commence. Il écoutera son père dont les mots ne remuent même pas les lèvres.

Le père n'a jamais écrit, n'écrira pas d'ailleurs, sauf par l'intérmédiaire du fils. C'est pour quelques pages, le soir, quand il rentrera chez lui. C'est comme ça, tous les jours.

Écrit par : younes | 05/02/2007

Le silence, le seul livre qui, lu à haute voix hante les autres au point de préférer le bruit assourdissant des sonnettes ambiantes.

Écrit par : GPMarcel | 05/02/2007

@ younes
D'où cette question fervente: comment faire parvenir à ses destinatires un message venu d'aussi profond, d'aussi loin, d'aussi invraissemblablement lié à un temps qui nous dépasse. Son-ton livre sera magnifique.
Infinie gratitude pour tant de beauté pure. Tu viens d'inventer le diamtemps.
@ GPMarcel
Hâte de nous taire ensemble, les couteaux dans la poche, un chien dans les jambes, la fiole, le pain et le fromage dans la musette, au long d'un chemin de traverse. Juste les mots des pas et du vent sur la gueule.

Écrit par : Fleuryval | 05/02/2007

@ younes, encore...
La lame n'a d'autre choix que d'accepter l'enclume, le feu et le marteau. C'est sa condition d'être.
Rendez-vous à Tolède dés que nous le pourrons.
De plein coeur avec toi.
Souhaite-lui "Bon retour" de la part de ma forge.

Écrit par : Fleuryval | 05/02/2007

Merci Fleuryval
J'y manquerai pas
C'est très beau et c'est destiné à son âme

Écrit par : younes | 05/02/2007

Sacré Fleuryval,

Ferme pas encore ce billet l'ami.

Des mots, des sons, des odeurs mûrissent dans cet intérieur tête que si on le visitait on dirait : quel bordel!

Mais un bazard de surface, un bazard amical, un bazard de sourires et de mains tendues. Souples lianes de soleil qui réchauffent les sentiments, les impressions, les silences, les ardeurs.

Tu vois, une douce brise du soir, quand les rayons allongent les arbres à te toucher les yeux, à te sentir emerveillement enfant...se lèverait, passerait souple et câlines sur tous les objets du bazard, les tirerait un par un de leur torpeur feinte et s'envolerait sur un air de sardane à faire des colliers aux chevilles des dames.

Il faut que je le nous donne.

J'ai encore besoin de temps l'ami, bien que je n'en ai pas trop pour continuer ce partage des mots.

Ferme pas encore ce billet l'ami.

Écrit par : GPMarcel | 05/02/2007

@ younes
Il a de la chance, ton père! Avec toi, il a au moins deux âmes.
On en connait tellement de moins bien pourvus...
@ GPMarcel
Et encore, pour le sacré, tu ne sais pas tout ;-)
Allez, je te mets sur la voie: Fleuryval le Gaulois, chevalier beauceron, jardinier de la Madone.
Petit jeu alternatif à la soirée de propagande qui s'annonce:
1 - Qui est le roi Arthur? (indice dans le dernier Journal du Dimanche)
2 - Le Gatinais existe-t-il?
3 - Qu'est-ce que le Graal et où se trouve-t-il?
En vérité, je te le dis, t'es pas couché! ;-)

Écrit par : Fleuryval | 05/02/2007

@ GPMarcel, encore ;-)
Ne t'inquiètes pas pour cette note: elle restera ouverte tant que je n'aurai pas un embryon de réponse sur cette étrangeté: une lettre d'amour dont l'auteur se désinteresse de savoir si sa belle l'a reçu, ça mérite au moins le temps de la perplexité, non ?

Écrit par : Fleuryval | 05/02/2007

Surtout, n'arretez pas de fumer juste parcequ'on vous l'interdit. Dommage que l'on ne puisse planter à sa guise des plants de tabac!..On fumerait "sain". Peux plus fumer au boulot et peux pas emmener du vieux rhum! Je passais juste prendre l'air dans votre jardin..

Écrit par : KA | 05/02/2007

@ KA marade
Et vous fîtes bien! Ici, seule la haine est interdite. Est-ce bien nécessaire d'ailleurs puisqu'elle n'y a pas accès?
Clope au bec, buvez tout votre saoul, chantez à tue-tête même après 22 heures, aimez sans caoutchouc et goûtez-moi un peu de cette volaille rôtie qu'on arrose sur la broche sans autre précaution que de la cuire à point!
Leur vie est bien trop chiante pour qu'on meurt tristement ;-)

Écrit par : Fleuryval | 05/02/2007

Merci cher pöete..Je vais de ce pas fumer un poulet sans caoutchouc , chanter tout mon saoul et embrocher mon compagnon sans précaution.. Avez vous des photos de plans de tabac? Est ce une jolie plante?

Écrit par : KA | 05/02/2007

Madame, j'aimerais être la lettre que vous recevrez demain et que vous tiendrez à deux mains.

C'est un écrivain public ton écrivaillon. Il a son écritoire, son petit pliant, son stylo Parker ou Waterman et il balance les mots comme on enfile les perles. Sans désir, mais dans le style. Sur qu'il se désintéresse de "sa " lettre d'amour

Ca aussi, c'est une interrogation: comment écrire quand ce ne sont pas tes tripes. Le nègre, la plume de...

Ecriture et technique: le froid, la Sibérie

Esope reste ici et se repose.

Écrit par : GPMarcel | 05/02/2007

J’aime, et je sais répondre avec indifférence ;
J’aime, et rien ne le dit ; j’aime, et seul je le sais ;
Et mon secret m’est cher, et chère ma souffrance ;
Et j’ai fait le serment d’aimer sans espérance,
Mais non pas sans bonheur ; — je vous vois, c’est assez.

http://www.florilege.free.fr/florilege/musset/aninon.htm

:)

Écrit par : stubborn | 05/02/2007

@ stubborn (inside joke, excusez-nous, les autres)
Tu sais quoi? S'il y a réincarnation et si je la mérite, je voudrais revenir boutique dans la rue de Douai! Je te lis, cachalot.

@ GPMarcésope
A nous deux, fanfaron!

Un livre que je porte me disait à l'instant:
"Je suis oeuvre d'amour pour le temps et les gens."
Silencieux, perplexe, je gardais le silence
Tandis qu'il marmonnait d'intérieures confidences.
"Hé quoi, gromelait-il, n'aimerais-je aussi court
Que je serais bâti pour un unique amour?
Somme de tant de douleur, devenu un diamant
Ne serais que papier né du feu et du sang?"

Une vieille girafe, quelque part en Gironde,
Qui pensait tout savoir des gnous, des lions, du monde,
Venant boire sa lampée à la rivière des fous
Entendit gromeler dans les herbes un vieux loup.
Il s'était égaré. Réchauffement climatique,
Il avait dû laisser sa Russie pour l'Afrique
Car les troupeaux de rennes qu'il aimait plus que tout
Avaient migré au Sud autour de Tombouctou.
"Tu vois loin, entend-elle. Tu sais les prédateurs.
Tu n'as pas eu cet âge sans maîtriser la peur.
Prète-moi ton grand cou, j'offrirai mon courage,
Et venant venir tout, et ta vue et ma rage
Feront dans la savane un nouvel animal
Portant sur l'avenir plus de peur que de mal."

C'est ainsi que naquit, au versant d'une dune,
Dans les premières lueurs adressées par la lune,
Un étrange équipage n'ayant plus peur du tout
Que l'on nomme aujourd'hui le fameux giralou.

Mwarf!

Écrit par : Fleuryval | 05/02/2007

J'aime bien la passion que vous mîtes à l'écrire.
Je sens bouillir en vous, sous la peau, votre ire
Et pourtant levant les yeux je vis votre sourire
Eclairer le soleil. Cela eut été pire,
Si vous aviez laissé vos amis pour l' empire
Mais le joyau né de votre esprit respire.
Il est là, il chante, il gambade merveilleux giralou
Dans l'écrin de vos mains, il tend ému sa jolie joue.
Caresse le ami, il est à toi, à nous.
Un mélange d'échange, un tourbillon de fous.

Il s'endort. Doucement, fredonne le chant andalous!
Sur ses paupières closes dépose le bisou.

Dors giralou, le futur monde, il sera à vous.

Écrit par : GPMarcel | 05/02/2007

Mais chhhhhhuuuuuuuut!!!
Allêtez de faile tout ce bluit!
Vous allez encole nous faile lepéler!
(APL By Night, 06.02)

Écrit par : Sébastien Fontenelle | 06/02/2007

Sssssssssssschlack-k-k!
...
Major ? ... Major ? Mais... Vous venez encore de vous faire mordre la cheville par un vieux piège à taupe rouillé.
Alors, Major, vous êtes vacciné contre le tétanos dans l'APL ou on ampute tout de suite ?

Écrit par : Fleuryval | 06/02/2007

Plus que votre billet en lui-meme, qui me paraissait quelque peu sybillin, c'est votre réponse à Philippe 68 qui m'a intéressée:
"Ecrire, c'est souvent peindre aussi ;-) Des choses, des paysages, des gens, des circonstances qui pourraient exister. Avec les Misérables, Hugo vaut bien Daumier. Si tu prends leur bio, Hugo se démène pour qu'on le lise et Daumier pour qu'on le voit.
D'où ma perplexité devant tant d'écrivains contemporains qui ne se remuent guère pour qu'on les lise et le fatalisme de tant de jeunes peintres qu'on constate peu pressés qu'on les voit."
parce que claire, pour moi parfaitement compréhensible.
Effectivement, écrire, c'est souvent aussi dépeindre. Et peindre, c'est utiliser un langage.

La raison pour laquelle personne ne se démène pour etre lu ou vu me parait etre du au fait qu'un auteur se démène plus qu'autre chose pour entrer en contact avec une maison d'édition, ou un cercle permettant d'y accéder, ou un agent littéraire qui va se charger d'obtenir la "visibilité" ou la "notoriété" de l'auteur (ce que le meme Philippe 68 me semble avoir bien souligné en disant "Il faut souvent créer l'évènement de la révélation et de la reconnaissance de sa propre identité envers un public avant de lui faire adhérer à son oeuvre.").

Ceci obtenu, l'agent littéraire va se charger du suivi des ventes etc, à partir de quoi l'oeuvre n'est plus qu'un produit comme un autre; c'est du moins ce que, pour le peu que je sais du monde de l'édition, il me semble. ça me parait d'ailleurs normal, comment un simple auteur, dans l'océan des publications, pourrait-il suivre quoi que ce soit? Le temps n'est plus à l'artisanat. La plupart d'ailleurs ont a coté un "métier alimentaire"; journaliste, enseignant ou autre, qui leur prend la majeure partie de leur temps.

Quant aux peintres, c'est bien rare qu'ils vivent de la vente de leurs oeuvres. La plupart du temps ils sont designer de tout ce qu'on veut, dessinateurs publicitaires, enseignants, ou exercent des professions aussi étrangères à l'art qu'agents immobiliers ou assureurs, et le fruit des ventes de leurs expo ne sont en quelque sorte qu'un appoint. Beaucoup ne se consacrent entièrement à la peinture que quand ils sont en retraites.

Écrit par : Lory | 07/02/2007

Merci Lory! Vous peignez et expliquez remarquablement la situation telle qu'elle est. Mais sans doute l'aurez vous remarqué en arrivant sur la page d'accueil, ce lieu se veut "blog d'espoir". En ce sens, il a vocation à bouger les situations bloquées, à secouer les états de faits, à proposer des alternatives à des systèmes et à des comportements schlérosés ou fatalistes. En l'occurence, comment diffuser un livre sur un sujet sensible mettant en cause des intérêts considérables, ou/et se heurtant à la loi de l'omerta médiatique ainsi qu'ena traité G. Birenbaum sur le DEL au sujet (entre autres) du dernier opus de Sébastien Fontenelle.
Une chose est d'analyser les situations. Une autre de les accepter. Une troisième de tout mettre en oeuvre pour les modifier dés lors qu'on ne les accepte pas.
D'une certaine manière, nous sommes ici pour ça ;-)

Écrit par : Fleuryval | 07/02/2007

Oui, bien sur. Mais le fait est que les choses on bien changé. Je m'explique: il est probable (enfin c'est mon opinion), que le monde de l'édition tel qu'il est ne rime plus à grand chose en ce qu'il sort des bouquins comme des hamburgers, qui seront oubliés aussi vite en attendant le prochain.

Or l'internet permet désormais de publier comme vous le fait; c'est assez récent, mais cela prendra probablement de l'extension dans les temps à venir. Des auteurs seront sans doutes connus par le biais de réseaux, sans pour autant l'etre du grand public des médias tradi.

Peut-etre bien que le "roman" comme nous le concevons encore a connu sa période d'or au siècle dernier et plus particulièrement dans sa première moitié, disons jusqu'aux années '60-70. La publication d'une oeuvre était alors un évenement me semble-t-il, dans la vie intellectuelle. Ce ne me semble plus le cas maintenant où meme une oeuvre de qualité se perd dans un magma informe autant qu'hétéroclite.

Mais il n'est pas dit pour autant que, dans quelques décennies, des oeuvres dont on n'entend guère parler aujourd'hui ne se retrouveront pas dans les manuels scolaires, considérées comme représentatives de leur époque.

Une chose est le business, une autre le génie d'une langue, et le peuple qui la parle finit par s'apercevoir de ce qui l'a le mieux exprimée. Je pèche peut-etre par optimiste (en fait je suis plutot rongée par le pessimisme, habituellement), mais bon, si le votre est un blog d'espoir...c'est permis!

Écrit par : Lory | 07/02/2007

J'adore l'idée de Mac Gallimard, Quick le Seuil et King Hachette ;-))))))
Ca nous redescend les Bienveillantes au niveau du steak haché et ça, il faut bien le dire, ce n'arrive pas tous les jours! Max Gallo en oignon frit, BHL en hachis de laitue, Finkie en rondelles de tomates, le tout à la sauce Ruquier, vous m'aurez offert le burger de l'année!
Voilà une grande idée qu'elle est belle: le prix Burger.
Sont nominés pour 2007 Doc Gynéco, Pascal Sevran, Alain Finkulture...
La cérémonie, évidemment, retransmise en direct (reconstitué) depuis le "restau" réparé de Millau, présentée par Michel Drukker et Naguy, experts en fins esprits
'tain mais qu'est-ce que j'attends pour postuler à TF1 ?!!!

Écrit par : Fleuryval | 07/02/2007

Le gagnant ne pourrait-il pas repartir avec un super lot:

deux sauts en élastique du haut du Viaduc sans élastique et pourquoi deux sauts?

Écrit par : GPMarcel | 07/02/2007

J'ai oublié de vous dire que le rôle du steack, dans le Burger, est tenu par le gagnant.

Écrit par : GPMarcel | 07/02/2007

Bonjour à tous

A Lory, histoire de recadrer un peu les choses sur le monde de l'édition, et de réviser mes notes sur le sujet : je prépare un concours pour entrer en... (censuré ici, voir fin du commentaire)

Les éditeurs ne sortent pas les livres comme des hamburgers. Le chiffre astronomique de 65000 titres édités par an n'est pas un signe de bonne santé économique, au contraire : les éditeurs publient beaucoup parce que la grosse majorité d'entre eux savent qu'ils perdront de l'argent avec 3 livres sur 4, mais ils comptent sur un gros succès du 4ème pour se refaire.

Ils publient beaucoup aussi parce que les progrès techniques permettent un moindre coût à l'unité... en revanche, ils pilonnent beaucoup plus parce que le pourcentage de retour est plus conséquent.

En résumé, oui les livres ont une durée de vie commerciale sensiblement plus courte, mais c'est parceque la grosse majorité ne rencontre pas son public... Le tirage moyen d'un livre est inférieur à 10 000 exemplaires, si je me souviens bien.

Il faut dire aussi que le groupe Hachette a quelque chose de tentaculaire, ça c'est vrai.

Mais le plus triste est de penser que pour des enseignes telles que la Fnac ou les Hypermarchés type Leclerc, le livre ne fait même pas gagner d'argent : il est simplement considéré comme un produit d'appel !!!

De quoi faire enrager les libraires qui sont heureusement encore protégés par la loi Lang, mais qui ont, en gros, perdu récemment le marché des livres scolaires au profit des grossistes...

En fait la comparaison avec Mac Do et Quick me paraît surtout judicieuse si on l'applique aux gros détaillants plutôt qu'aux éditeurs...

PS : je n'ai pas dit un mot sur les bibliothèques jusqu'à présent, alors je place mon couplet ici. Les bibs jouent un rôle important pour certains secteurs de l'édition comme les petits éditeurs universitaires et les éditeurs pour la jeunesse, et c'est leur rôle aussi de proposer les livres après leur mort commerciale...

Écrit par : johnmarguerite | 08/02/2007

@ johnmarguerite.
Reçu haut la main, docteur es bouquins!!!
"parceque la grosse majorité (des livres) ne rencontre pas son public" étant précisément le problème qui nous occupe.
Mais comme disent les toubibs, la guérison commence par un bon diagnostic et le tien me semble excellent. Si Christian Lehmann passait par ici, nous goûterions le sien comme le régal que sa haute autorité lui confère ;-)

En tous cas, tu tombes bien, monsieur le bibliothécaire. Va nous en falloir un. Nouvelle note dans dix minutes.

Écrit par : Fleuryval | 08/02/2007

J'appréhende deux aspects à la découverte d'un livre. La première est par la promotion plus ou moins concrête faite par l'écrivain auprès des médias ou par un critique littéraire. Puis vient la deuxième, plus savoureuse pour moi, celle de la découverte d'un livre dans une librairie d'occasion. Certes, une pemière question, pourquoi est il là ? Par neccessité pécunière de son ancien propriétaire ou par simple circuit prévu d'un livre, le passage à un autre lecteur. J'aime lire et découvrir des ouvrages usagé, ou un regard a déjà posé son voyage imaginaire, j'aime aussi y découvrir des marque-pages ou des signes expressifs d'une attention particulière, comme une émotion ou même un coin de page plié traduisant une pose, un répis à la réflexion. Mon approche d'un tableau est différent. L'émerveillement ne se conclu pas par une acquisition, le rêve serait brisé d'une émotion simplement temporel et surtout le fait d'emprisonner une image égoïstement chez moi à l'abri de tout autre regard ne me convient pas, j'aime à imaginer partager mon émotion.

Écrit par : Philippe68 | 08/02/2007

En parfait accord. Je partage tout à fait le plaisir de la découverte d'un vieux livre "tracé" et n'ai jamais compris qu'on veuille un authentique Goya chez soi quand il existe d'aussi magistrales reproductions.
Mais là n'est pas pour l'instant ma préoccupation première. J'ai de visu constaté la manière dont sont (mal) traitées des personnes âgées placées en maison de retraite et j'en ai tiré un roman dans le but de sonner l'alarme. Hors cette alarme ne peut fonctionner que pour autant que le livre se diffuse, que cette situation est exposée, débattue, et que l'opinion publique obtienne que certains abus des fanatiques des marges soient jugulés. Comme, par exemple, l'obligation de la présence d'une personne chargée de proposer des activités et des distractions à toute une population de vieillards dépendant qu'en général on se contente de venir "garer" ou assoir devant Dérick après le déjeuner.
La diffusion de mon roman n'a pas d'autre ambition. Sa promotion dans les médias, à très peu d'exceptions, subit une "omerta" et des ukases qui laissent songeur et qui me semblent mériter qu'on y réfléchisse pour mieux trouver comment les lever.
D'autant plus quand, dans le même temps, je vois de mes yeux "L'art du pèt" se faire un chemin jusqu'au grand journal de Canal + et le faux "livre" d'une célébrité pitoyable se proposer chez Ruquier.
Mon seul espoir est que "Va mourir à Bangkok!" n'aura plus sa raison d'être quand on en trouvera les premiers exemplaires chez les bouquinistes. Je sais: on disait ça aussi aux débuts d'Emmaus et des Restos du Coeur ;-)

Écrit par : Fleuryval | 08/02/2007

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