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28/02/2007

SANTE !

medium_Chevalier_MASQUELIER.JPGMention obligatoire: A consommer avec modération.
Elle a de la chance, Mo Des Rations! Sacrée Monique ;-)

Vous m'avouerez que sur une table, "ça le fait!"

Alors, comme on dit: "A notre santé!"

Avec la paralysie dûe à cette maudite campagne électorale qui n'en finit pas, il en faut pour bouger ces montagnes d'indifférence, ces pesanteurs administratives, ces procédures...

"A l'enthousiasme!"... Aussi.

26/02/2007

DESERT

medium_chamelier.JPGFleuryland s'est tu.

Fleuryland, c'est tu.

Le silence est une force, quoiqu'en pensent les bavards.

Fleuryland, sais-tu?

Chut...

22:33 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (17)

23/02/2007

RELAI DE GRAND COEUR!

L'ART AU PROFIT DE LA RECHERCHE

MEDICALE SUR L'AUTISME
Voilà pour les francilien(ne)s. Juste copié-collé, mais de tout coeur.


Du 5 au 17 mars 2007 à l'Espace KIRON, lieu culturel phare de l'Est parisien, près de 70 tableaux de l'artiste Baïa seront mis en vente au profit de l'Association Agir et vaincre l'autisme, l'association promoteur de la banque génétique, soutenue par la Fondation Autisme.

Espace Kiron - Paris 11ème
10 rue La Vacquerie
75011 Paris
Tél : 01 44 64 11 50

Métro : Voltaire (ligne 9) - Bus : 69, 61

BAIA, " Série Hommage à Balthus " > 2005 > 29*45 cm,
Craie grasse, acrylique et collage sur photos de presse


Pourquoi assister à cet événement de l'art et de la recherche médicale ?

Parce qu'il donnera l'occasion …

* De (re)découvrir l'univers de Baïa, artiste d'origine algérienne à la forte sensibilité, engagée aux côtés des parents d'enfants autistes.
* D'aider la recherche sur l'autisme, cette maladie d'origine essentiellement génétique.
* De faire le point sur l'actualité de l'autisme : la recherche, le diagnostic, les prises en charge proposées et espérées.


… au fil de plusieurs rendez-vous :


La conférence de presse, mardi 6 mars à partir de 9h30.
Elle s'articulera autour d'un focus sur le travail de Baïa et d'une intervention du docteur Sylvain BRIAULT, médecin et chercheur généticien I.N.S.E.R.M., spécialiste de l'autisme.

Le vernissage, mardi 6 mars à partir de 18 heures, suivi d'un coktail
Ouvert à tous : grand public, amateurs d'art, médecins, partenaires et toutes les personnes sensibles à la lutte contre l'autisme. Ce sera l'occasion de rencontrer tous les acteurs de cette mobilisation :

*
Baïa et la cause qu'elle défend au travers de ses toiles

*
L'Association Agir et vaincre l'autisme

*
Les étudiants de l'Ecole de commerce IDRAC (Paris 17ème) en charge de l'organisation.



L'atelier de création pour les enfants autistes, samedi 10 mars de 14 heures à 19 heures.
Cet atelier original aura pour objectif de créer une ou deux toiles commencées par les enfants et finalisées par l'artiste. L'œuvre sera offerte à un centre d'accueil pour enfants.

Concert de guitare Jazz, jeudi 15 mars de 19h30 à 20h30, suivi d'un coktail.
Cette soirée offrira à toutes et à tous le plaisir d'écouter la prestation musicale jazzy de Peter Zelenka et David Doruzka et d'admirer les œuvres créées par les enfants autistes.




Pourquoi se mobiliser pour la recherche sur l'autisme ?

Un enfant sur 150 est atteint d'une forme d'autisme … soit plus d'un million de personnes touchées dans leur cercle proche en France. Une prévalence considérable, d'après les derniers résultats publiés.

Il est donc urgent de comprendre les causes de cette maladie du développement cérébral à très forte composante génétique, aussi largement répandue et invalidante. Seules les avancées de la science pourront permettre de mieux identifier les causes, de mettre au point des traitements ciblés et une pratique de diagnostic plus précoce.

En France, les moyens publics engagés ne sont pas encore à la hauteur de ces enjeux.
Voilà pourquoi tout un chacun doit se mobiliser aux côtés de l'Association Agir et vaincre l'autisme et son projet phare, la banque génétique.



Pourquoi soutenir l'Association Agir et vaincre l'autisme?

Créée par des parents d'enfants autistes, l'Association Agir et vaincre l'autisme s'est résolument engagée sur la voie de la recherche génétique.
Voilà plus de deux ans, elle a lancé la constitution d'une banque génétique, hébergée au généthon, à disposition de toute la communauté scientifique internationale.
Elle fonctionne grâce au recueil, auprès des familles ayant un enfant atteint, d'échantillons sanguins et de données cliniques.
Avec un double objectif : donner un “ coup d'accélérateur ” à la recherche et permettre d'établir des diagnostics de plus en plus précoces.

Près de 500 familles participent déjà. Une mobilisation considérable qu'il faut absolument amplifier et soutenir tant humainement que financièrement.

Sans oublier les autres missions de l'Association :

* sensibiliser le grand public ;
* intervenir auprès de nos représentants politiques pour obtenir une meilleure prise en charge médicale, sociale et citoyenne des enfants autistes ...


Nous comptons sur votre présence. Venez nombreux !

25 000!

25 035 visites au réveil, ce matin ;-)

Je
n'en
reviens
pas.

Aux nouvelles et nouveaux, je souhaite la bienvenue!

Aux "installé(e)s", merci pour votre fidélité.

A tou(te)s, je conseille vivement d'aller visiter le blog de MAQJ'A (Vive le feu! dans la colonne de gauche) sur lequel vous attend un festival de flagornerie qui m'a mis en joie pour la journée. Voilà qui mériterait bien sa cérémonie annuelle. A ce stade, c'est presque un art. Chapeau bas.

22/02/2007

BILLET D'ABSENCE

medium_Mot_d_excuses.JPGS'cusez ma courte absence, M'sieurs Dames. J'étais à fêter les quatre vingt ans de ma (sainte) mère chez ma fille avec (entre autres) un rare moment de bonheur total: le tendre honneur d'avoir un instant l'ainé de mes petit-fils sur mes genoux.
Celui pour lequel des foules sud-américaines hurlent dans les rues sur un rythme de samba:
"Mentino, unido, jamàs serà vencido!"

21/02/2007

BANCS CO!

medium_banc_cheoldgen.JPGAvez-vous observé comme les personnes âgées ont du mal à s’asseoir et plus encore à se relever des bancs publics ?

Je vous demande ça parce que j’habite un coin de France où il semble que personne, à part les vieux, ne s’en soit aperçu. Etonnant d'ailleurs puisqu'il est admis que les sièges des toilettes doivent être réhaussés, et qu'on comprend mal comment une évidence ici n'en soit pas une au jardin. Insondable mystère...

medium_banc.jpg

Hé bien nous allons en fabriquer de plus hauts!

Dotés de solides accoudoirs sur lesquels pousser d’un bras cependant que de l‘autre on pourra tirer sur une potence fixée à la pergola qui viendra ombrager le siège.
Avec, par exemple, une glycine mauve, une clématite blanche et les touches de rose tendre d’Appel Blossom, mon rosier liane favori.

Merci à Jacques Mourioux pour cette première esquisse dont le prototype va maintenant aller se faire fabriquer en bois de robinier quelque part en Gironde grâce à GPMarcel!

C’est pas pour nous vanter, mais il y a quand même quelques furieusement bons au Fleuryland!

medium_Banc_Jacques.JPG

08:30 Publié dans Jardins | Lien permanent | Commentaires (7)

19/02/2007

UN METIER A PART... ENTIERE!

medium_Cloche.JPGA la demande d'un nouveau visiteur et en attendant une très prochaine note sur les difficultés ahurissantes que je rencontre pour solutionner l'un des problèmes exposés ici, je re-publie cette note sur mon métier et l'esprit dans lequel je persévère à l'exercer.
Que les (vieux) fidèles lecteurs m'excusent. Ils n'attendent pas pour rien. Promis

Jardiner pour qui ?
Jardiner pour quoi faire ?

On crée un jardin avant tout pour celles et ceux qui s'y trouvent ou vont s’y trouver.

S’y trouver ? Peut-être.

Le jardin d’une maison de retraite n’échappe pas à la règle.
Il a ceci de spécifique qu’il doit permettre l’exécution de l’une des principales ordonnances de la médecine et de la kinésithérapie aux pensionnaires: il faut marcher.
Or il convient de considérer une personne âgée comme une personne poly-handicapée.
Son corps est douloureux, ses forces diminuées, sa vue souvent altérée. L’ouïe également. L’odorat parfois aussi. La palette des sensations possibles s’en trouve considérablement réduite. Il faut donc composer fort et clair. Des volumes importants, des couleurs vives, des parfums puissants et des repères partout.

Mais son principal handicap, c’est :

LA PEUR.

Peur de la chute d’abord, et de sa conséquence fréquente : la fracture du col du fémur qui vous cloue pour beaucoup du peu qui reste à vivre sur un lit d’hôpital d’abord, dans un fauteuil roulant ensuite, avec une rééducation pénible et douloureuse au bout.
Le jardinier doit donc veiller à réaliser des allées parfaitement planes, en pente très douce si l’on ne peut faire autrement et dans ce cas équipées de rampes, débarrassées de tout ce qui peut faire trébucher, glisser, rouler, équipées de systèmes aptes à donner l’alarme si la chute se produit malgré tout et qu’il n’y a pas d’accompagnant à ce moment précis dans le jardin.
Pour ma part et pour l’instant, je n’ai rien trouvé de plus efficace et de moins onéreux qu’un fil longeant la promenade reliée à une ou plusieurs cloches suspendues aux endroits stratégiques de la maison: devant l’entrée principale, la fenêtre du bureau de la direction, la salle de télévision, la salle de repos du personnel.

Et enfin des parcours éclairés car par 40 à l’ombre, on va marcher la nuit et qu’aucune personne âgée ne sortira au jardin le soir si elle ne voit parfaitement où elle pose son pied.

Peur de la douleur ensuite.
La marche étant pénible, il faut imaginer les promenades comme des parcours d’envies successives, de buts à atteindre. Transformer un parcours d’exercice en chemin des bonheurs. Récompenser chaque pas d’une couleur, d’un parfum, d’une baie, d’un émerveillement à droite, d’un enchantement à gauche. Jalonner tout du long de symboles sur le temps, sur l’avenir, sur la vie, sans la peur.
Prétextes à rêverie, méditation, prière.
Et aménager des escales à l’ombre desquelles se reposer avant de repartir plus loin ou de rentrer.
L’impossibilité de se relever seul étant toujours ressentie comme une étape irréversible de la dépendance, on veillera à disposer sur ces escales des sièges suffisamment hauts pour qu’il ne soit pas trop pénible de s’en relever, dotés d’accoudoirs sur lesquels pousser et de potences d’aide au relèvement sur lesquelles tirer.

Peur de la chaleur aussi qui, depuis la canicule de 2002, dissuade la plupart d’aller marcher l’été. Le jardinier aura donc soin de créer des mouvements d’eau afin de ménager des espaces rafraîchis. Fontaine, bassin, étang selon la surface, petit ru, cours d’eau, cascade selon les budgets.
En plus de sa vertu rafraîchissante, l’eau calme et apaise. Elle est source de distraction aussi puisque les vasques attirent les oiseaux pour le bain.

Peur de la mort prochaine enfin, omniprésente comme cette pendule
“Qui ronronne au salon
Qui dit oui, qui dit non,
Et puis qui nous attend...”
Tous.


Détendons un peu l’atmosphère par un rapide passage aux plates-bandes d’herbes aromatiques qu’en humaniste épicurien j’avais installées sous les fenêtres des cuisines de ma seconde maison de retraite. Pure folie!!!
Nul ne peut croire que des normes intégristes d’hygiène interdisent formellement aux cuisiniers d’utiliser le persil du jardin! Et pourtant, elles sont là!
Le jardinier se trouve alors devant un choix cornélien: soit renoncer à procurer par quelques condiments l’un des derniers plaisirs restant aux résidants, à savoir la gourmandise, soit convaincre les chefs d’entrer en résistance et de concocter malgré tout quelques omelettes aux fines herbes dans une clandestinité maîtrisée.
Hélas, derrière les fourneaux non plus n’est pas Jean Moulin qui veut et j’en ai vu beaucoup collaborer avec la dictature de la mal-bouffe.
C’est pourquoi j’appelle solennellement toutes celles et tous ceux pour qui le basilic est un droit et la tendresse pour les vieux un devoir à rejoindre le Front le Libération du Persil et de la Ciboulette, canal historique évidemment!

Le jardin pour les “Alzheimer”

Parenthèse close: nous arrivons à la partie du jardin réservée aux personnes atteintes par la maladie d’Alzheimer, qualifiées désormais de “désorientées” après qu’on ait renoncé à les classer dans la démence.
La première évidence choquante dans la plupart de ces jardins, c’est leur aspect carcéral, avec hauts grillages quand ce ne sont pas des barreaux et les systèmes de sécurité qui enferment les personnes comme des délinquants alors que ce sont des malades. Fugueurs, certes, mais ce n’est quand même pas un délit que de vouloir rentrer chez soi!
Personnellement, j’ai entendu difficilement des résidants au bord des larmes me dirent leur sentiment de captivité dans ces maisons où ils se sentent moins soignés que gardés.
J’ai donc personnellement à coeur de faire tomber d’abord toutes ces clôtures métalliques et de les remplacer par des barrières végétales infranchissables telles que bambous, lauriers, ifs en pleine terre, en hauts bacs lorsqu’il faut respecter des surfaces en dur.

Les personnes âgées présentant des troubles cognitifs peuvent, en se promenant, absorber des baies ou mastiquer des feuilles. Toutes les plantes toxiques sont donc à proscrire. Je ne vous en ferai pas la fastidieuse énumération et me contenterai de vous envoyer en consulter la liste sur le remarquable site du CHRU de Lille à :
www.chru-lille.fr/cap/ca3c-1htm

L’une des principaux symptômes de la maladie d’Alzheimer, c’est la perte de mémoire progressive, à commencer par la mémoire immédiate: le malade ne se souvient pas de ce qu’il a dit ou fait dix minutes plus tôt. Il convient donc, dans la maison comme au jardin, de solliciter le plus souvent possible la mémoire lointaine pour ralentir la dégénérescence de la mémoire immédiate. Pour être exacte, la formule n’en est pas moins complexe. En français de jardinier, cela se traduit ainsi: “Si tu ne veux pas que tes neurones dégénèrent, Pépère, il va falloir les faire travailler un maximum.”

Des bouquets de mots, des massifs à penser.
Tous les travaux des gériatres donnent la lecture comme meilleur exercice pour la mobilisation des facultés cognitives.
Au fil de la promenade, les résidants découvrent donc des citations incontournables, fondements de la pensée universelle. Philosophiques, encourageantes, souriantes, elles incitent le promeneur à lire, à réfléchir, méditer, discuter, avancer. Incluses dans des résines de couleurs de formes et de dimensions variées, ces phrases- fleurs ou fruits sont disposés en massifs, en isolé, en grappes... On peut aussi en disposer les mots en vrac, créant ainsi un jeu de recomposition de phrase avec le sujet au départ, le complément un peu plus loin et le verbe au bout, pour le moins difficile. “Je”, “volontiers”, “m'assoirais”.

La mémoire des sens.
Chacun de nos cinq sens a sa propre mémoire. Pour ne citer que l’ouïe, nos résidants, majoritairement d’origine rurale, savent plus qu’ils s’en souviennent le bruit des sabots martelant la chaussée. Dans leur enfance, avant la révolution automobile, on faisaient tout ou presque à la campagne avec les chevaux. Et leur mémoire auditive s’active d’elle-même en entendant au petit matin les sabots du cheval de trait et les roues de la carriole passant sous leur fenêtre, puis reste alertée en voyant au fil de la journée les jardiniers effectuer tous les gros travaux avec leur paisible colosse.

La mémoire affective.
Il faut s’avancer vers celle-ci sans le moindre tabou. En effet, il est généralement admis que devrait arriver en tête de cette mémoire-là la famille des malades. Pas si sûr!
A la faveur d’une intuition et d’un hasard incroyables, j’ai pu acquérir pour trois sous une statue en résine de Charlie Chaplin dans son costume favori et je l’ai placé au centre du jardin. En promenant un malade qui ne reconnaissait plus ses enfants, je l’ai entendu murmurer en passant devant elle: “Oh!... Charlot!”.
J’attends désormais qu’avec les sculpteurs du musée Grévin nous puissions être en mesure de disposer dans un massif de graminées la frêle silhouette d’Edith Piaf qui, chantant mains tendues, semblera cueillir des fleurs. Là-bas, Maurice Chevalier vous saluera du canotier. Fernandel sourira près du cabanon à outils et Bourvil?... Où bon vous semblera. En tête (c’est le cas de le dire) des personnalités préférées des français, il fonctionnera à presque tous les coups.
Lorsque viendra mon tour, n’oubliez pas Coluche.
Épargnez-moi Renaud, sauf si j’ai fait du mal...

Après la mémoire du coeur, la mémoire “par coeur”.
Enfant, j’étais très impressionné par la mémoire de mon grand-père qui, malgré les déluges d’obus de Verdun et du chemin des dames, puis plus tard les bombardements de la Luft Waffe, avait retenu tous les départements de France avec chaque préfecture et presque chaque chef-lieu de canton. En manière de jeu, je lui demandais Cher?, il me répondait Bourges aussitôt.
De même pour les principales dates de l’histoire de France. Aussi ai-je inscrit sur des pas japonais : 1515 ? 1789? 1802 ? 1945 ? De même, à compléter : 18 Juin... ? 14 Juillet... ? Et le piège: 25 Décembre ...? Zéro, bien sûr.
Des jeux, des devinettes, des quizs, partout dans le jardin de quoi mobiliser l’intelligence.
L’un des plus beaux compliments qu’on m’ai fait à ce sujet est que ce jardin pourrait être aussi celui d’un campus universitaire.


Les familles et leurs enfants.
Fatiguées, stressées, pressées, soumises au rythme des temps modernes, il arrive souvent que les familles réalisent en arrivant à la maison de retraite qu’elles sont venues les mains vides. Un massif de fleurs à couper disposé à l’entrée permet, avec un sécateur et un peu de raphia, de réparer l’oubli en composant un joli bouquet.

Le sens de l’observation aux aguets constamment, le jardinier de maison de retraite ne peut pas ne pas voir que les jeunes enfants s’ennuient vite quand on les amène “voir Mamie”. C’est pour eux qu’on aura soin dans un coin du jardin de disposer des jeux, une cabane, un bac à sable pour les plus petits. Pour nous éviter aussi, soyons francs, des parties de foot dans les dahlias et des courses dévastatrices dans les massifs.

Voilà, Mesdames et Messieurs, que s’achève cette première présentation de ce qu’est ce métier si particulier de “jardinier en maison de retraite”.

Je ne voudrais cependant pas la terminer sans une histoire de transplantation, non pas de pieds de dahlias ou de rosiers, mais des deux pieds d’un homme, déplacé pour d’autres raisons que l’esthétique, la nature du sol ou l’ensoleillement.

Bernard est un ancien ajusteur de soixante quinze ans atteint par la maladie d’Alzheimer. Tout le monde l’aimait bien, à la maison de retraite médicalisée où sa famille l’avait placé.
Je dis “l’aimait” parce que ça s’est passé à peu près comme ça s’est toujours passé pour lui.
Quand il était enfant, il n’a pas pu aller à l’école très longtemps parce que ses parents n’avaient pas les sous.
A quatorze ans, il est rentré comme arpète chez un patron qui le payait une misère. A vingt, il a rencontré sa femme qui gagnait une misère encore plus petite que la sienne et ils se sont installés tous les deux dans un tout petit logement, loin des ateliers, parce qu’ils n’avaient pas les sous.
Puis ils ont eu deux filles, qui n’ont pas pu étudier bien longtemps non plus et, dés qu’ils l’ont pu, ils ont acheté une petite voiture qui ne les a jamais emmené bien loin parce qu’ils n’avaient jamais les sous.
Et là, maintenant, à cause du prix de journée, Bernard a été prié d’aller mourir moins cher ailleurs parce que sa famille ? Devinez...

Nous autres, jardiniers de maison de retraite, les transplantations de vieux pauvres, on n’aime pas ça du tout et on se demande si ça va durer encore longtemps.
Alors, si l’INRA veut bien nous aider, on va essayer de créer un arbre à sous, qu’on appellera le soulier, naturellement.
Histoire que le produit de la récolte évite des rempotages indignes dont on ne veut plus chez nous.

Je vous remercie.

12:35 Publié dans Jardins | Lien permanent | Commentaires (16)

15/02/2007

ANNONCE, ET PROMESSE TENUE ;-)

medium_myosotis-secunda-2.3.jpg
Citoyennes, citoyens,
En vertu d’un pouvoir que je me suis conféré juste pour le temps de le faire et que je m’empresserai de redescendre à la cave immédiatement après, c’est le coeur battant et la larme aux paupières que j’ai l’intense bonheur de proclamer la nomination de GPMarcel directeur général des services de renseignements du Fleuryland pour services exceptionnels et, conséquemment sa nomination dans l’ordre du myosotis au rang de chevalier.
Myosotis qu’il portera à la boutonnière de sa vareuse du dimanche lors des jours de fête (fréquents) et des cérémonies (rares).

Ses états de services seront affichés à la porte de la bibliothèque sitôt les renseignements exploités et l’affaire aboutie!
Fermez le ban!

Voilà pour l’annonce.


A la promesse, maintenant.

Spéciale dédicace aux petites filles du susnommé.

medium_ARCHERE.JPG


Anne l’archère.

Adaptation d’un conte d’ici et d’ailleurs


Il était une fois, dans un petit village de France, une jeune fille particulièrement douée pour le tir à l’arc.

Ses grands-pères, son père et ses frères ainés étaient déjà de grands champions, mais elle les surpassait tous. Elle remportait tous les concours de sa contrée avec tellement d’aisance qu’un jour son père lui dit : - Anne, je n’ai plus rien à t’apprendre au tir à l’arc. Tu es plus forte que moi.

La jeune fille répondit : “Mais Papa, je ne sais presque rien. Je veux apprendre encore.”

Son père l’accompagna donc à la grande école des archers de la capitale où après quelques flèches de concours d’entrée elle fut reçue brillamment.

Rapidement, Anne se révéla la meilleure, la plus douée de tous les élèves de l’école.
Au point qu'après peu de temps, le directeur la convoqua pour lui proposer d’enseigner à son tour.
“Mais Monsieur, je ne sais presque rien. Je veux apprendre encore.
- Le seul qui désormais pourrait t’apprendre encore est le grand maître des archers. Mais nul ne sait où il se trouve, ni même s’il est toujours vivant.”
- S’il est vivant, je le trouverai.”

Sur ces mots, Anne quitta l’école et se mit en route...

Vers le Sud.


A suivre...

ET UN AUTRE!

Décidément, je vous gâte aujourd'hui!

Voilà-t-il pas que je découvre que c'est la Saint Claude, et que l'occasion est trop belle de vous en présenter un hors normes.

medium_Claude_.JPG

Voilà. C'est lui.

Mon Claude à moi que j'ai.

Paysan solognot, coeur de brioche et regard bleu.

Avec sa femme Mauricette et sa belle-soeur Claudine, ils élèvent des chèvres à Dhuizon et produisent des petits fromages à signaler à Jean-Pierre Coffe, Jean-Luc Petitrenaut, enfin, tous ces gens-là...

Et si le coeur vous en dit (la Sologne au printemps, on n'en peut plus partir que TRES difficilement), ils font chambre d'hôtes dans leur maison.

C'est là qu'il y a son âge, 18 ans cette année, j'ai écrit "Bonhomme Bisous" pour la naissance de ma fille, Marie-Gypsie.

Un ami de vingt ans.

Bonne fête, mon Claude!

UN HOMME RARE!

medium_charles-napoleon.jpgCa n’arrivera pas tous les jours, mais l’exception en vaut le plaisir: je voudrais vous présenter aujourd’hui un homme rare.

C’est en effet le seul homme politique français qui soutienne officiellement mon projet de “Petit Jardin des Conséquences” pour les enfants autistes.
Pour celles et ceux qui ne l’auraient pas vue passer, c’était une note d’Octobre: http://danseavecleshoux.20minutes-blogs.fr/archive/2006/10/27/petit-jardin-des-consequences-vive-l-empereur.html

Le seul aussi qui s’intéresse aux “mamiedromes”.

Le seul qui ait demandé à voir le book de Danse avec les houx.

Le seul à ma connaissance sur mon secteur qui ne se moque pas ouvertement des personnes âgées, des enfants malades et des micros entreprises issues de l’insertion.

En un mot comme en cent, un qui ne méprise pas...
“Et nous les petits, les obscurs, les sans-grades,
Nous qui marchions fourbus, blessés, crottés, malades,
Sans espoir de duchés ni de dotation.”
L’aiglon - Rostand - Acte III-9

Il s’appelle Charles Napoléon.
Amusant, non ?

Il sera ce soir l’un des invités de François Bayrou sur le plateau d’ “A vous de juger” d’Arlette Chabot à 20 heures 50 sur France 2.

Espérons juste qu’il n’y figurera pas comme “plante verte”, à la manière des jolies filles autrefois chez Bouvard ;-)

Il va sans dire (mais c’est toujours plus précis en le disant) que mon engagement dans la campagne législative de l'un n'a pas de raison, pour le moment, d’impliquer mon soutien à la campagne présidentielle de l'autre.

Pour en savoir plus, son site: http://www.charlesnapoleon.com/

14/02/2007

AVIS DE TEMPETE!

medium_tempete.jpegCrédit photo Duchay. Vives félicitations!

Avis de tempête sur toute la côte atlantique, avec risque de tornades à l'intérieur des terres, particulièrement sur le Sud-Ouest où résident bien des gens chers à mon coeur et où repose mon père.

Pour éviter les "Oui, Fleuryval a ses chouchous..." "Est-ce qu'il ferait une note là-dessus si ça arrivait chez nous?", "L'a-t-on jamais vu alerter pour les risques d'avalanche?", je ne les citerai pas.

Inutile, d'ailleurs, puisqu'ils et elles savent qu'ils et elles le sont, même si, j'en conviens, je ne le leur dis pas assez.

Il y a assez de polémiques comme ça dans le pays en ce moment, et tant de gens qui s'en chargent!

N'empêche, ça mérite qu'on prenne ses précautions en se souvenant que tout vole en ces déchaînements naturels. Les branches, les tuiles, les plaques de métal, que les autobus se renversent, que les semi-remorques se couchent et que c'est quand même bien nul de se prendre une jardinière sur la tronche en allant chercher le pain ou un arbre dans le dos en allant à l'école.

Et si d'aventure vous apercevez l'ombre d'un homme d'environ un mètre quatre vingt, mince, brun, arpentant un chemin le long de la Garonne au milieu de ses chiens, prenez-le par le bras et tirez le à l'abri en lui disant tendrement de ma part que ce n'est pas parce qu'on est un jeune fantôme qu'on doit défier le temps.

Qu'il fait, naturellement.

12/02/2007

FLEURYLAND ;-)

medium_Plan_Fleuryland_copie.JPG
En gros, en très très gros, nous en sommes là ;-)
Merci, Olivier.
Tu diras juste où tu vois "Plume-Matin"...
Entre "Chez Céleste" et les vignes, peut-être ?

08/02/2007

ELECTIONS LOCALES

medium_Miro_Village_of_Prades.jpg

Quinze millième visiteur unique cette nuit!

Voilà qui fait de ce blog un assez joli petit bourg.

Démocratie locale oblige, il est grand temps que s’organisent ses premières élections et que nous nous dotions des structures appropriées au bien-être de ses habitants.

J’appelle donc celles et ceux qui le souhaitent à se porter candidat(e) au(x) poste(s)* de leur choix et à présenter leurs propositions, étant précisé que les éventuels opposants devront se conformer aux règles élémentaires de la courtoisie et du respect mutuel.

L’insolence est permise, voire même recommandée. L’arrogance interdite.

En clair, on n’est pas chez Ruquier et Goc Dynéco n’est pas le bienvenu. ;-)

Michel Polac, en revanche, a déjà son fauteuil à l’ombre du platane.

N’ayant guère eu à subir d’agressions depuis neuf mois que le bourg se construit, il ne me semble pas utile de nous doter d’un commissariat ni d’une prison. Peut-être, tout au plus, d’un juge de paix.

Mais j’aperçois déjà une main qui se lève pour le poste de bibliothécaire. Oui ? Monsieur ? Pouvez-vous nous épeler votre nom ?

* Les cumuls tel que directeur d'opéra-charcutier, taxi-galeriste, voire juge de paix-patron de bistrot-pompier sont autorisés, cela va sans dire ;-)

(Merci à Miro pour Village de Prades en illustration, et à Pablo Cazals pour la subtile et délicieuse brume de violoncelle qui s'en dégage.)

10:05 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (82)

02/02/2007

LA PLUME ET LA CAISSE

medium_plume.encrier-1.gifSachant que quelques gens de lettres me font l’honneur de visiter ce blog, je vais profiter de cette “complicité conviviale” pour leur demander d’éclairer de leur lumière les premiers pas d’un nouveau venu dans le monde de l’édition.

Ma première perplexité vient du peu d’intérêt manifesté (au moins apparemment) par les auteurs pour les ventes de leurs livres.

A l’exception notable d’un grand nombre écrivant pour économiser la psychanalise, il me semblait qu’un auteur s’attelait d’abord à la tâche pour propager des idées.

Que dés lors il devait être premier concerné par la promotion et la diffusion de son livre, soucieux qu’il était de faire partager ses convictions au plus grand nombre.

Ce n’est certes pas mon unique étonnement, mais c’est à coup sûr le plus pesant. En résolvant celui-ci, peut-être apercevrai-je la clé de quelques autres sur lesquels je reviendrai si tel n’est pas le cas.

Comme une certaine phobie du beau.

Juste pour nous mettre “en jambes” ;-)

medium_caisse.gif

10:35 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (54)

CADEAU!

Reçu ce dessin transféré cette nuit par l'Ami Christian, dit P'tit Plumeau.

Ca m'a fait éclater de rire au réveil.

Et ces temps-ci, les occasions ne sont pas si fréquentes.

Du coup, ça se partage!

medium_h5n1-f.JPG

 
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