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18/04/2007

ET NORMES!!!

Un fonctionnaire territorial auquel je m'ouvrais de mon projet de bancs adaptés pour les personnes âgées m'a immédiatement demandé si ce banc (qui n'existe pas encore) était "aux normes".

Enorme, non?

Cela m'a rappelé une devinette construite après que quelques amis québecois m'aient accompagné dans différentes tentatives culturelles en France: Question: "A quoi reconnait-on un fonctionnaire français ?"

Réponse: "Quoi que tu lui proposes, il va d'abord trouver quinze bonnes raisons de ne pas le faire."

Ca marche pour les banquiers aussi ;-)

Pour les politiques je ne sais pas.

Sur des sujets comme celui-là, personne ne semble en avoir jamais entendu un seul...

Principe de "précaution", peut-être ?

Commentaires

La normalité est une norme malade car obligée de rester dans les draps.

Écrit par : GPMarcel | 18/04/2007

Comment va GPMarcel ? Il fait beau dans le Béarn ?

Bon... Alors le fonctionnaire zélé dans ses normes n'a pas pensé à ses vieux jours et les os, en général, ça aime le bon entretien et même les gâteries. Il n'oubliera pas de maudire toutes les normes de la terre et les fonctionnaires avec pour ne pas avoir pensé à ses malheureux vieux os.
Oh zèle, quand tu nous tiens, tu aimes qu'on rende la vie agréable aux murs, aux meubles, à la nature morte des bureaux...

Écrit par : younes | 18/04/2007

@ GPMarcel
Avec un mec comme ça, Eiffel ne construisait pas sa tour, Ravel ne composait pas son boléro, les impressionistes étaient conduits de force chez "Aoptikkkk 2000!", Pierre et Marie Curie brulés en place publique par la Sainte Inquisition et De Gaulle...
T'as raison: une norme alitée, c'est un homme malade. De banalité ;-)
@ younes
Tu as raison aussi: laissons-le vieillir dans sa nature morte.
On va juste s'occuper de ses vieux puisque lui ne voit même pas qu'ils peinent à s'asseoir et à se relever.
Et s'il nous reste trois sous, on lui achètera une canne blanche et un chien.

Écrit par : Fleuryval | 18/04/2007

Les fonctionnaires c’est comme les champignons : il y en a des bons et des mauvais.

Bonne celle qui, nous ayant appris que la maison où nous partageons des loisirs avec des personnes handicapées (les « accueillis ») n’était plus aux normes et qu’il faudrait la fermer, enchaîna en disant qu’elle allait nous aider à monter un nouveau projet.

Mauvais celle qui, le dossier presque bouclé, décida que des personnes déjà hébergées en Foyer etc n’avaient pas besoin d’un lieu supplémentaire et stoppa tout, ce qui nous fit repartir à zéro et retarda l’affaire de deux bonnes années (enfin, bonnes...). Nous avons ensuite découvert que Mme avait une résidence secondaire. De crainte qu’elle ne nous cherche de nouveaux poux, nous n’avons jamais osé lui dire que les handicapés avaient autant droit qu’elle à changer de maison au week-end.

Écrit par : PMB | 18/04/2007

@ PMB
Avon, 22:18, afin que nul n'en ignore ;-)
Vraiment, c'est une "bonne" qui dit qu'il faudra fermer un lieu où les gens se sentent vivre?
"Ouste! Tu es bien là, dégage!"
Mauvaise celle qui dit "Je vais faire en sorte, avec les moyens dont je dispose, que tu puisses rester encore un peu."?
Nous nous étions habitués à moins de "binaire". Souvent, le meilleur vient du pire. Et réciproquement.

Écrit par : Fleuryval | 18/04/2007

Fleuryval, j'ai été comme souvent trop elliptique (la volonté de faire court pour ne pas encombrer !). Alors je précise :

La "bonne" (je n'aurais pas dû mettre les guillemets car je sais, nous savons qu'elle l'est), n'a pas inventé les normes qui s'imposent, qu'on les aime ou non. Mais elle a tout fait, jusqu'à l'intervention de sa supérieure hiérarchitique, pour qu'existe notre nouveau lieu (première pierre : vendredi qui vient), une ancienne école qui va revivre et qui va garder, avec les progrès techniques, l'aspect "maison de famille" qui nous tient tant à coeur.

La mauvaise (la mère supérieure), je maintiens, fut celle qui dit "Je vais faire en sorte que votre projet dont je ne vois pas l'utilité n'ait pas un rotin". Résultat : le financement est bien moins avantageux que celui du premier montage proposé par "la bonne".

Les Amis de Raymond.

44370 - La Chapelle Saint-Sauveur

Écrit par : PMB | 18/04/2007

@ PMB
Mais tu n'encombres point!
Tu réjouis même!!!
Rassure-moi: qu'une première pierre soit posée à La Chapelle Saint-Sauveur deux jours avant le premier tour, ce n'est pas de la propagande déguisée, j'espère! ;-)))

Quel est ce Raymond qui a une si belle société d'amis? Devos? Poulidor? Kopa? Marcillac? Radiguet? Aubrac? Queneau? Depardon?...
J'adorerais ça! "La société des Amis de Fleuryval"
Doit falloir en avoir fait, des belles choses, pour mériter ça ;-)

Écrit par : Fleuryval | 19/04/2007

Voici le début (pas troller !) du texte qui présente notre association.

Les ADR ont commencé par une rencontre il y a vingt ans à la Chapelle Saint Sauveur. D’un côté Raymond, une personne handicapée vivant seule et de façon marginale, aspirant à des relations vraies et aimantes, mais qui portait les méfiances de qui a été blessé. De l’autre, des gens qui désiraient le reconnaître comme un être avec ses valeurs malgré ses difficultés.
Pourtant chacun a fait une expérience de bonheur à sa manière. Grande découverte de la valeur des différences et défi exigeant :
- Reconnaître la place de chacun, se présenter, participer avec ses moyens à ce qui est proposé.
- Chercher d’abord à reconnaître une personne, ensuite ses qualités et ses difficultés.
- Voir les différences d’âge, notamment avec les couples âgés, comme une source de stabilité.
Pendant ces vacances, il n’y eut pas vraiment de bénévoles, ni d’éducateurs qui encadrent. Mais les règles de vie existent. Elles interviennent quand le respect de l’autre est en jeu, ou quand les tâches communes ne sont plus partagées.
Raymond est décédé brutalement le 25 octobre 1987.

Ensuite, les membres du groupe continuent à se rencontrer. Ils finissent par fonder, en 1988, l’association « Les Amis de Raymond ». Son objectif actuel est pratiquement identique à celui du début : « Accueillir toutes personnes souffrant de solitude, ou qui auront besoin de quitter pour une durée limitée leurs structures d’accueil. De plus, l’association pourra accueillir des personnes présentant un handicap physique, moteur ou mental. Cette demande viendra de la personne elle-même, de sa famille ou de sa structure d’accueil.»

Écrit par : PMB | 19/04/2007

@ PMB
C'est bien ce que je disais: belle société d'amis!
Chapeau bas ;-)

Écrit par : Fleuryval | 19/04/2007

Les commentaires sont fermés.

 
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