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20/04/2007

DU VENT!

DE L’AIR!

Je ne partage en rien cette prétention ridicule dont certains font preuve ces temps-ci en “appelant à voter”.

Pour qui se prennent-ils et pour qui nous prennent-ils pour considérer que leur “autorité” les autoriserait à nous recommander à nous, pauvres sots incapables de réfléchir par nous-mêmes, un candidat plutôt qu’un autre?

Certains même gagneraient à considérer leurs appels comme de véritables repoussoirs. J’ai aperçu nombre de “soutiens” dont, si j’étais candidat, je préférerais sans nul doute qu’ils en “soutiennent” un autre.

Bref, ce n’est pas demain la veille qu’on m’entendra beugler “Ma-chin pré-si-dent”, sauf peut-être à entendre “Machin” s’exclamer auparavant: “Fleu-ry-val jar-di-nier!”

Ce qui n’est, à ma connaissance, encore jamais arrivé.

Je voudrais juste vous présenter ce matin l’un de mes plus précieux auxiliaires: Néole, faiseur de vent! ;-)medium_souffleur.JPG

Tout au long de l’année, Néole et moi chassons la poussière et les fauches de mauvaises herbes.
A l’automne, c’est avec lui que j’arpente les promenades pour souffler les feuilles mortes.

Néole, comme l’on dit, il “déménage”.
Il “fait le ménage”!

Je le mets à disposition Dimanche, à la première heure, dés mon retour du bureau de vote, à 8 heures 10.

Le plein est fait. Il démarre au quart de tour.

Vous pourrez vous en servir à sa puissance maximale.

Vous avez bien de la chance!

Je suis l’un des seuls jardiniers à prêter ses outils.

Commentaires

Souffler n'est pas jouer!

Mais souffler à demi-mot, en catimini, en catimaxi, incognito, les lunettes sur le nez, à se jouer le souffleur de l'abbaye de Fontfroide à chuchoter les syllabes dans l'encoignure du mur pour que la voûte les répercute...c'est jouer, c'est faire celui qui.
Mais bon!

Quant aux feuilles, j'en fais un con post. Ce qui n'est pas le billet du jour!

Fleuryval, c'est l'apéro. Y'a longtemps que l'on n'a pas fait baigner les dents du fond.

On se retrouve chez la Céleste faire péter le muscadet. Je brosse ma moustache et jy vais. Les joues de Céleste sont sacrées, il ne faut pas la piquer.

Souffler, n'est pas jouer.

Écrit par : GPMarcel | 20/04/2007

@ GPMarcel
Muscadet, la patronne! Moi aussi je suis rasé de près ;-)
(Au théâtre, souffler, c'est permettre de jouer aux acteurs qui ont des trous de mémoire...)

Écrit par : Fleuryval | 20/04/2007

@ tou(te)s
Passez chez MAQJ'A! J'en pleure de rire!
http://vivelefeu.20minutes-blogs.fr/
Pourquoi Fontenelle n'écrit-il pas pour le café-théâtre???

Écrit par : Fleuryval | 20/04/2007

Bon week end !

Je m'éloigne de tout ordinateur jusqu'à Lundi...

Écrit par : johnmarguerite | 20/04/2007

@ johnmarguerite
Pour rester dans l'esprit de la note du jour: "Bon vent!" ;-))))
N'empêche:t'en aller comme ça sans même nous conseiller un livre, ça ne fait pas très "bibliothécaire"...
Galipettes de mwarfs endiablés !

Écrit par : Fleuryval | 20/04/2007

Alors je remplace votre bibliothécaire préféré, et je vous conseille (bouquinistes) "La Loi et le système", le premier recueil des chroniques du Canard de Morvan Lebesque (Le Seuil, 1965)

Lebesque était un "pamphlétaire doux". Un extrait : texte écrit un an après la mort d'Albert Camus.

"J’ai rencontré Camus pour la première fois dans la nuit du 5 au 6 juin 1944 : la nuit du Débarquement. Ce soir-là, une dizaine d’amis se réunirent dans la maison de Charles Dullin, rue de la Tour-d’Auvergne. (...) J’avais lu l’Etranger, je lisais alors le Mythe de Sisyphe. Camus entra, je le regardai. Il fut toute la nuit très gai, très cordial. Il parla de « son » Espagne, l’Espagne qu’il portait en lui par le sang de sa mère. (...) Mais l’image la plus profondément gravée dans ma mémoire, la voici. Un peu avant l’arrivée de Camus, quelqu’un parlait des « messages personnels », ces consignes en code données aux Résistants par la radio anglaise. Vous vous rappelez ces messages sibyllins, mieux surréalistes « Le crocodile a éternué sur le tapis, trois fois », « Nous irons tous cette nuit danser au clair de lune », « Zénobie est allée au Zoo à dada », etc. La nécessité, certes, leur imposait cette forme mais soudain, au-delà de cette nécessité, leur symbole m’apparut. Ainsi, pour se transmettre des armes, des renseignements, de l’espoir, des hommes qui appartenaient au monde libre, des hommes pour qui l’enjeu de cette guerre était de se garder conscients, lucides, en un mot adultes, avaient été forcés d’employer ce langage à base de comptines, charades et nursery-rhymes, ce langage des bambins dans les écoles maternelles, ce langage infantile imposé par l’infantilisme de la guerre et son infantile violence. A cette minute, oui, je ressentis pleinement ce qui devait être, beaucoup plus tard, au fond de tous mes articles dans ce journal : le monde est un combat perpétuel entre des combattants qui ne diffèrent pas d’opinions, de races ou de patries, mais d’âge ; un combat entre les enfants et les grandes personnes, une lutte quotidienne contre l’infantilisme. Sur ce, nos conversations s’arrêtèrent, car le nouveau venu nous tendait la main. Je levai la tête...

Ainsi se passa cette longue nuit, et au bout de cette nuit, quelque chose se dénoua. Quelque part, il y eut une bataille. Au matin, comme nous tous, Camus s’en alla. Les radios, maintenant, parlaient en clair.

« Je ne vous ai pas quittés, je suis avec vous. » Il entre, je lève la tête, je le regarde."

Écrit par : PMB | 21/04/2007

Encore une merveille!
Merci.
A Lourmarin, je ne suis pas certain de l'avoir aperçu, mais j'ai la certitude de l'avoir entendu.
A Milly-la-Forêt, sur la tombe de Jean Cocteau, une courte phrase de la même eau: "Je reste avec vous."

Écrit par : Fleuryval | 22/04/2007

Bonjour

Merci à PMB pour ses conseils de lecture (j'avais retenu il y a quelques semaines Jody et le Faon)... comme quoi, personne n'est irremplaçable, surtout que, ça tombe bien, je pars en vacances une semaine !

Sinon, je peux vous conseiller des bandes dessinées pour changer :

- la série "Le combat ordinaire" de Larcenet
- une réédition inespérée de la BD satirique "Le candidat" de Malo Louarn
- ma BD mélancomique préférée : l'intégrale de la série "Bidouille et Violette" d'Hislaire (orthographe pas sure à 100 pour cent)

Avec une pensée émue pour le Spirou de la fin des années 70...

Amitiés Fleurylandaises !

Écrit par : johnmarguerite | 23/04/2007

Les commentaires sont fermés.

 
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