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22/06/2007

RÊVE ET REALITE

Est-ce d’avoir entendu qu’il fallait travailler plus?

L’un des bureaux du Centre Communal d’Action Sociale. Intérieur jour.
Pendu-planté, me voilà à demander secours à l’assistance sociale. Mon book est ouvert sur le bureau à la page des félicitations de notre ministre de la santé, Madame Roselyne Bachelot.

medium_Couverture_book_jpeg.JPG

Mon interlocutrice feuillette attentivement, découvrant la promenade sécurisée, le jardin alzheimer, le manège jardinier, le petit jardin des conséquences, le jardin de racaille... Puis, relevant la tête:

“ J’adore ce que vous faîtes!”

Et de me conseiller de demander la liquidation judiciaire au plus pressé, un délai de trois mois devant courir à compter de la mort de l’entreprise avant de pouvoir, enfin revenu à la case départ, “bénéficier” du RMI, de l’APL et de la CMU...


Est-ce d’avoir entendu toute la journée d’hier qu’on fêtait la musique?

Appartement. Intérieur nuit.
medium_guitare.jpgSommeil profond. On frappe à ma porte. Je me lève précipitamment et cours ouvrir.
Ce n’est pas l’huissier.
Dans l’encadrement de la porte, Madame Christine Albanel notre ministre de la culture me tend en souriant ma guitare saisie l’année dernière... Puis, dans un murmure:

“J’adore ce que vous êtes!”

L’une de ces deux scènes est rigoureusement exacte.

Laquelle ?

Commentaires

Comme je suis d'un optimisme échevelé et que je rêve toute éveillée, j'opterai pour la seconde:

Christine Albanel avançant à pas de loup dans ton escalier,frappant délicatement à la porte et te saluant d'une révèrence de danseuse après t'avoir rendu ta guitare.
Parce que tu le vaux bien !
Parce que la vie,c'est aussi de faire en sorte que les rêves deviennent réalité,sinon.....

Écrit par : Hélèna | 22/06/2007

Ok! Alors allons-y vraiment... ;-))))))))
En se baissant pour effectuer sa révérence, Christine Albanel laisse apparaître la foule silencieuse de sa meute de loups rassemblée derrière elle, decrescendant dans l'escalier.
Les règles élémentaires de la galanterie me pousse à lui tendre une main droite et chevaleresque pour l'inciter à se relever cependant que de l'autre je saisis la guitare tandis que du pied droit j'ouvre largement ma porte et invite à entrer.
Propriété des rêves: tout est toujours possible.
Fifi Mozart, canari soudain majordome, sort tout seul de sa cage et va faire du café. D'une aile appropriée il remplit la bouilloire cependant que de l'autre il installe la mouture.
Sept nains sympatiques, sortant d'un DVD, s'empressent d'installer des tasses et des cuillères en chantant:" Aïli, Aïlo, on aime bien ce boulot..."
L'archange Gabriel, un peu marri de n'être pas de la première vague, tire une chaise pour la danseuse qui consent à s'assoir tandis qu'entre premier derrière elle Bartabas sur Pégase, le seul alezan au monde capable de grimper mon escalier jusqu'au deuxième étage. Il aurait pu entrer par la fenêtre, mais c'est un rêve... réaliste.
A peine le cavalier a-t-il mis pied à terre que le cheval ailé, rétrécissant comme un génie rejoint sa lampe, s'en va prendre écurie dans la cage de l'oiseau, redoutant tant de monde.
Tout à son café, Fifi, mine de rien, ne s'en offusque pas.
Entrent alors successivement:
- Roselyne Bachelot, tendant un mystérieux trousseau de clés.
- Qu'est-ce? demandé-je.
- Le camion de panches de mélèze, pour votre banc prototype, garé en bas de chez vous.
- Rachida Dati, murmurant: "Une bonne nouvelle pour vous..."
- De quoi retourne-t-il? m'enquièré-je.
- De la terre, mon ami. De la terre...
- Christine Lagarde, un bon de commande à la main.
- C'est pour quoi?
- Votre manège jardinier, je le veux à Bercy!
- François Fillon, me tapotant l'épaule et claironnant: "Venez donc installer votre premier banc adapté pour vieillards dans les jardins du Sénat!" et ajoutant, malicieux: "Tenez, parce que nous ne sommes pas rancuniers comme on le prétend, allez donc en installer un de ma part quai Voltaire et deux autres à Bitty".
Ségolène Royal, qui s'est faufilée, demande: "Quand viendrez-vous donc nous faire un mamiedrome en Poitou-Charente?" tandis que François Bayrou, sur ses pas, proteste: "Ha non! Dans le Béarn d'abord!"

Tandis qu'arrivant en courant comme à son habitude, on entend déjà hurler dans l'escalier: "Comment? Quoi? Qu'est-ce qu'on me dit? Il n'y a pas encore une masquelière fleurie dans le square devant la mairie de Neuilly?!!! Rien à l'Elysée? Pas un banc?!! Pas un rosier pour l'ombrager?!! Pas seulement une petite grotte de fraîcheur pour ma mère sous laquelle aller lire au frais en été dans les jardins?!!! Décidément, il faut tout faire soi-même..."
Tout le monde est assis. C'est conseil des ministres autour de ma cafetière. Fifi sert, grand siècle.
Soudain, le toît s'envole et la scène se prolonge au parc de Fleuryland. Petit déjeuner sur l'herbe. Chants d'oiseaux. Vent léger qui frissonne les têtes des coquelicots.
Et l'hôte, qui ne sait plus seulement comment poser ses doigts sur six cordes enfin retrouvées, arrive comme par miracle à enchainer au rythme du galop la mineur, sol, fa, mi...

Et de dedans un arbre on entend un piano.
Depuis la sève Bernholc va donner le tempo
Cependant qu'un violon déchirant le ciel bleu
Annonce que Sapieja est déjà sur les lieux.


Merci infiniment.

Écrit par : Fleuryval | 22/06/2007

Tu sais, ami, que depuis bien des années des izards gambadent dans ma tête et que tout ce qui éclabousse n'est pas nécessairement de pluie.

La lecture de ta réponse m'a amené à demander son avis à mon chêne d'Amérique, tu te rappelles le chêne qui scella, en quelque sorte, notre rencontre.

Il croisa une ou deux immenses branches poussées par le vent, se gratta l'occiput et m'affirma tout de go, dans une langue que seuls les guetteurs d'empreintes connaissent depuis le fond des âges:

"Piano-violon-terre-mélèze! Cet assemblage se tient sur pattes, de l'équilibre et du fumet, du virevoltant trapézisme, un art nettement dévolu mais ô combien révolu.
Tu diras que la musique proposée essaiera, dans cette journée ponctuée (je hais ces journées estampillées) de donner à notre terre nécessaire la force de fêter la vie de tout arbre en demande.
Chante, danse, musique ami...il faut, où que tes pas t'amènent, continuer à cultiver son jardin."

Écrit par : GPMarcel | 22/06/2007

@ GPMarcel ;-)
Au risque (fort improbable) de contrarier d'avantage MAQJ'A avec mes rêveries gouvernementales, il faut bien reconnaître que ça n'a pas que des inconvénients, un chêne d'Amérique. Pour lui faciliter la digestion, précisons tout de go que c'est un chêne du Sud, vénézuélien précisément, et qu'il parle l'inca courament puisqu'il est né dans le parc d'Atahualpa... Chavez.
Quel bel arbre que notre arbre! Et que j'aime à le voir se gratter l'occiput avec les branches du bas!
Tiens, tu m'en fais pleuvoir ;-)))))))))))))

Écrit par : Fleuryval | 22/06/2007

Bonjour, renseignez-vous ailleurs pour le RMI, car les travailleurs indépendants peuvent avoir droit sans lâcher leur entreprise : il y a un formulaire spécial "travailleur indépendant" à ajouter au dossier. Vous pouvez obtenir les imprimés auprès du site CERFA, les remplir et les adresser à votre conseil général. Normalement, il y a une commission spéciale qui étudie ce genre de demande.

Écrit par : Saperli | 24/06/2007

@ Saperli
Merci ;-)
C'est en effet sur ce chemin que nous avançons, avec à l'horizon FSL, CMU et, après les enfants de Don Quichotte, le père en personne ;-))))))))))

Écrit par : Fleuryval | 24/06/2007

@ tou(te)s
Ayé! Quand on a tout bien préparé ses papiers, il faut vingt minutes montre en main pour déposer son dossier de "bénéficiaire".
Dire qu'il faut plus de quatre ans d'un boulot de titan pour le redevenir!

Écrit par : Fleuryval | 25/06/2007

Les commentaires sont fermés.

 
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