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24/10/2008

MIEUX VAUT LETARD QUE JAMAIS

Mieux vaut tard que jamais: j’adresse mes chaleureux remerciements au Conseil Régional de Bourgogne, à son président François Patriat, à tou(te)s ses élu(e)s et à travers eux à l’ensemble des contribuables bourguignons, pour l’aide financière conséquente sans laquelle il eut été impossible (me dit-on) de présenter mes bancs, leur pergola et mes bars à fraises au salon Autonomic 2008 de la porte de Versailles.

Soutien direct et concret à l’économie écologique et solidaire réelle quand il en était temps encore, leur sens de l’anticipation aura permis, je l’espère, de mieux résister à la crise financière à Nuits-Saint-Georges qu’ailleurs.

Qu’ils et elles, toutes tendances confondues, en soient ici fortement félicités.
Cette unanimité m'a fait bien bel à voir. Chapeau!

Certes, pour qui a regardé la nouvelle émission de France 2, “Les infiltrés”, consacrée aux maisons de retraite publiques, le pari d’un peu de confort et de plaisir pour nos aînés pauvres n’est pas gagné. Quand les établissements manquent aussi cruellement de personnels et de moyens et ne parviennent pas même à assurer un minimum décent, un banc de jardin, ombragé, fleuri, parfumé peut paraître superflu, voire hors de portée. Pourtant, paraphrasant Voltaire: “Donnez leur le superflu, ils se passeront du nécessaire.”

Néanmoins, quand le gouvernement français trouve dix milliards et demi d’euros pour sauver ses banques, je peine à comprendre pourquoi, malgré tout le talent qu’il se prétend, il s’avère incapable d’en trouver le dixième pour prendre soin de nos vieux, de nos jeunes, de nos profs, de nos soldats, de nos éleveurs, de nos pécheurs, de nos magistrats, sans oublier tous les autres, mal logés, mal nourris, mal cultivés, mal heureux.

N’empêche: tandis qu’on débat sur la suppression de la publicité sur les télévisions publiques, ces “infiltrés” auront au moins réussi une formidable réclame gratuite (?) pour les maisons de retraite du secteur privé! On pensait, aussi sec, à “l’Orpéa de quat’ sous”.

Regardant ce reportage auprès de ma vieille mère, elle me demanda de lui promettre de ne pas la laisser finir ses jours dans ce genre de camps de la mort qui tarde.

Quel genre de fils indigne ou misérable faudrait-il être pour ne pas s’y engager sur le champ et sur l’honneur ?

Si possible.

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