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29/01/2009

ZOUOUOUOUOUIN

ALERTES A TOUTES LES UNITES!
Zoooouin zoooouin zoooouin!

Debout, là-dedans!

Grâce à Boso (au fond de moi, je sentais bien que Felix Leclerc viendrait donner la main), vous pouvez vous procurer l'affaire "Parc des tiges" ici:
http://dl.free.fr/uaHppRoPw

C'est un téléchargement assez lourd, mais de haute qualité. A lancer le soir pour tremper sa tartine dans le Nouveau Monde au réveil ;-)

"Quand les hommes vivront d'amour
Il n'y aura plus de misère.
Les soldats seront troubadours..."

Nous y sommes.

Même pas morts!

Ca va, Charlebois ? Je ne vais pas trop vite ?

Grâce à Fred toujours, on peut maintenant voir la vidéo de présentation du parc en "petit écran". C'est ici.

Du coup, sous la banderole des Jardiniers Utiles Syndiqués (le JUS!), je vous propose de clamer à pleins poumons en sautant bras dessus bras dessous:

"BO-SO, PRE-SI-DENT!
Des - comme - ça - l'en - fau - drait cent!"

Et en plus, ça réchauffe!

18:15 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (15)

UN METIER A PART... ENTIERE

Un MERCI phénoménal d'abord à toutes celles et ceux qui sont en train de "se prendre le chou" (expression typiquement jardinière) pour que le projet de Parc des tiges soit accessible à tout le monde sur le net.

En attendant qu'on y parvienne (ce qui ne saurait plus tarder bien longtemps), je republie sur mon "coeur de métier", comme ils disent.

Même et surtout si c'est plutôt d'un "métier de coeur" qu'il s'agit ;-)

Couverture book jpeg.JPG


JARDINIER EN MAISON DE RETRAITE :
UN METIER A PART... ENTIERE.


Jardiner pour qui ?
Jardiner pour quoi faire ?

On crée un jardin avant tout pour celles et ceux qui vont s’y trouver.

S’y trouver ? Peut-être.

Le jardin d’une maison de retraite n’échappe pas à la règle.
Il a ceci de spécifique qu’il doit permettre l’exécution de l’une des principales ordonnances de la médecine et de la kinésithérapie aux pensionnaires: marcher.

Or il convient de considérer une personne âgée comme une personne poly-handicapée.
Son corps est douloureux, ses forces diminuées, sa vue souvent altérée. L’ouïe également. L’odorat parfois aussi. La palette des sensations possibles s’en trouve considérablement réduite. Il faut donc composer fort et clair. Des volumes importants, des couleurs vives, des parfums puissants et des repères partout.

Mais son principal handicap, c’est :

LA PEUR.

Peur de la chute d’abord, et de sa conséquence fréquente : la fracture du col du fémur qui vous cloue pour beaucoup du peu qui reste à vivre sur un lit d’hôpital d’abord, dans un fauteuil roulant ensuite, avec une rééducation pénible et douloureuse au bout.
Le jardinier doit donc veiller à réaliser des allées parfaitement planes, en pente très douce si l’on ne peut faire autrement et dans ce cas équipées de rampes, débarrassées de tout ce qui peut faire trébucher, glisser, rouler, équipées de systèmes aptes à donner l’alarme si la chute se produit malgré tout et qu’il n’y a pas d’accompagnant à ce moment précis dans le jardin.
Pour ma part et pour l’instant, je n’ai rien trouvé de plus efficace et de moins onéreux qu’un fil longeant la promenade reliée à une ou plusieurs cloches suspendues aux endroits stratégiques de la maison: devant l’entrée principale, la fenêtre du bureau de la direction, la salle de télévision, la salle de repos du personnel.

Et enfin des parcours éclairés car par 40 à l’ombre, on va marcher la nuit et qu’aucune personne âgée ne sortira au jardin le soir si elle ne voit parfaitement où elle pose son pied.

Peur de la douleur ensuite.
La marche étant pénible, il faut imaginer les promenades comme des parcours d’envies successives, de buts à atteindre. Transformer un parcours d’exercice en chemin des bonheurs. Récompenser chaque pas d’une couleur, d’un parfum, d’une baie, d’un émerveillement à droite, d’un enchantement à gauche. Jalonner tout du long de symboles sur le temps, sur l’avenir, sur la vie, sans la peur.
Prétextes à rêverie, méditation, prière.
Et aménager des escales à l’ombre desquelles se reposer avant de repartir plus loin ou de rentrer.
L’impossibilité de se relever seul étant toujours ressentie comme une étape irréversible de la dépendance, on veillera à disposer sur ces escales des sièges suffisamment hauts pour qu’il ne soit pas trop pénible de s’en relever, dotés d’accoudoirs solides sur lesquels pousser et de potences d’aide au relèvement sur lesquelles tirer.

Peur de la chaleur aussi qui, depuis la canicule de 2002, dissuade la plupart d’aller marcher l’été. Le jardinier aura donc soin de créer des mouvements d’eau afin de ménager des espaces rafraîchis. Fontaine, bassin, étang selon la surface, petit ru, cours d’eau, cascade selon les budgets.
En plus de sa vertu rafraîchissante, l’eau calme et apaise. Elle est source de distraction aussi puisque les vasques attirent les oiseaux pour le bain.

Peur de la mort prochaine enfin, omniprésente comme cette pendule
“Qui ronronne au salon
Qui dit oui, qui dit non,
Et puis qui nous attend...”
Tous.

Les personnes âgées, mais aussi les membres du personnel, sont particulièrement sensibles aux allergies. Le jardinier aura donc soin de ne pas planter sous le vent les espèces dont les pollens s’avèrent être les plus agressifs, tout particulièrement cyprès et bouleaux.

Détendons un peu l’atmosphère par un rapide passage aux plates-bandes d’herbes aromatiques qu’en humaniste épicurien j’avais installées sous les fenêtres des cuisines de ma seconde maison de retraite. Pure folie!!!
Nul ne peut croire que des normes intégristes d’hygiène interdisent formellement aux cuisiniers d’utiliser le persil du jardin! Et pourtant, elles sont là!
Le jardinier se trouve alors devant un choix cornélien: soit renoncer à procurer par quelques condiments l’un des derniers plaisirs restant aux résidants, à savoir la gourmandise, soit convaincre les chefs d’entrer en résistance et de concocter malgré tout quelques omelettes aux fines herbes dans une clandestinité maîtrisée.

Hélas, derrière les fourneaux non plus n’est pas Jean Moulin qui veut et j’en ai vu beaucoup collaborer avec la dictature de la mal-bouffe.
C’est pourquoi j’appelle solennellement toutes celles et tous ceux pour qui le basilic est un droit et la tendresse pour les vieux un devoir à rejoindre le Front le Libération du Persil et de la Ciboulette, canal historique évidemment!


Le jardin pour les “Alzheimer”

Parenthèse close: nous arrivons à la partie du jardin réservée aux personnes atteintes par la maladie d’Alzheimer, qualifiées désormais de “désorientées” après qu’on ait renoncé à les classer dans la démence.
La première évidence choquante dans la plupart de ces jardins, c’est leur aspect carcéral, avec hauts grillages quand ce ne sont pas des barreaux et les systèmes de sécurité qui enferment les personnes comme des délinquants alors que ce sont des malades. Fugueurs, certes, mais ce n’est quand même pas un délit que de vouloir rentrer chez soi!
Personnellement, j’ai entendu difficilement des résidants au bord des larmes me dirent leur sentiment de captivité dans ces maisons où ils se sentent moins soignés que gardés.
J’ai donc à coeur de faire tomber d’abord toutes ces clôtures métalliques et de les remplacer par des barrières végétales infranchissables telles que bambous, lauriers, ifs en pleine terre, en hauts bacs lorsqu’il faut respecter des surfaces en dur.

Les personnes âgées présentant des troubles cognitifs peuvent, en se promenant, absorber des baies ou mastiquer des feuilles. Toutes les plantes toxiques sont donc à proscrire. Je ne vous en ferai pas la fastidieuse énumération et me contenterai de vous envoyer en consulter la liste sur le remarquable site du CHRU de Lille à :
www.chru-lille.fr/cap/ca3c-1htm

L’une des principaux symptômes de la maladie d’Alzheimer, c’est la perte de mémoire progressive, à commencer par la mémoire immédiate: le malade ne se souvient pas de ce qu’il a dit ou fait dix minutes plus tôt. Il convient donc, dans la maison comme au jardin, de solliciter le plus souvent possible la mémoire lointaine pour ralentir la dégénérescence de la mémoire immédiate. Pour être exacte, la formule n’en est pas moins complexe. En français de jardinier, cela se traduit ainsi: “Si tu ne veux pas que tes neurones dégénèrent, Pépère, il va falloir les faire travailler un maximum.”

Des bouquets de mots, des massifs à penser.
Tous les travaux des gériatres donnent la lecture comme meilleur exercice pour la mobilisation des facultés cognitives.
Au fil de la promenade, les résidants découvrent donc des citations incontournables, fondements de la pensée universelle. Philosophiques, encourageantes, souriantes, elles incitent le promeneur à lire, à réfléchir, méditer, discuter, avancer. Incluses dans des résines de couleurs de formes et de dimensions variées, ces phrases- fleurs ou fruits sont disposés en massifs, en isolé, en grappes... On peut aussi en disposer les mots en vrac, créant ainsi un jeu de recomposition de phrase avec le sujet au départ, le complément un peu plus loin et le verbe au bout, pour le moins difficile. “Je”, “volontiers”, “m'assoirais”.

La mémoire des sens.
Chacun de nos cinq sens a sa propre mémoire. Pour ne citer que l’ouïe, nos résidants, majoritairement d’origine rurale, savent plus qu’ils s’en souviennent le bruit des sabots martelant la chaussée. Dans leur enfance, avant la révolution automobile, on faisaient tout ou presque à la campagne avec les chevaux. Et leur mémoire auditive s’active d’elle-même en entendant au petit matin les sabots du cheval de trait et les roues de la carriole passant sous leur fenêtre, puis reste alertée en voyant au fil de la journée les jardiniers effectuer tous les gros travaux avec leur paisible colosse.

La mémoire affective.
Il faut s’avancer vers celle-ci sans le moindre tabou. En effet, il est généralement admis que devrait arriver en tête de cette mémoire-là la famille des malades. Pas si sûr!
A la faveur d’une intuition et d’un hasard incroyables, j’ai pu acquérir pour trois sous une statue en résine de Charlie Chaplin dans son costume favori et je l’ai placé au centre du jardin. En promenant un malade qui ne reconnaissait plus ses enfants, je l’ai entendu murmurer en passant devant elle: “Oh!... Charlot!”.
J’attends désormais qu’avec les sculpteurs du musée Grévin nous puissions être en mesure de disposer dans un massif de graminées la frêle silhouette d’Edith Piaf qui, chantant mains tendues, semblera cueillir des fleurs. Là-bas, Maurice Chevalier vous saluera du canotier. Fernandel sourira près du cabanon à outils et Bourvil?... Où bon vous semblera. En tête (c’est le cas de le dire) des personnalités préférées des français, il fonctionnera à presque tous les coups.
Lorsque viendra mon tour, n’oubliez pas Coluche.
Épargnez-moi Renaud, sauf si j’ai fait du mal...

Après la mémoire du coeur, la mémoire “par coeur”.
Enfant, j’étais très impressionné par la mémoire de mon grand-père qui, malgré les déluges d’obus de Verdun et du chemin des dames, puis plus tard les bombardements de la Luft Waffe, avait retenu tous les départements de France avec chaque préfecture et presque chaque chef-lieu de canton. En manière de jeu, je lui demandais Cher?, il me répondait Bourges aussitôt.
De même pour les principales dates de l’histoire de France. Aussi ai-je inscrit sur des pas japonais : 1515 ? 1789? 1802 ? 1945 ? De même, à compléter : 18 Juin... ? 14 Juillet... ? Et le piège: 25 Décembre ...? Zéro, bien sûr.
Des jeux, des devinettes, des quizs, partout dans le jardin de quoi mobiliser l’intelligence.

L’un des plus beaux compliments qu’on m’ai fait à ce sujet est que ce jardin pourrait être aussi celui d’un campus universitaire.


Les familles et leurs enfants.
Fatiguées, stressées, pressées, soumises au rythme des temps modernes, il arrive souvent que les familles réalisent en arrivant à la maison de retraite qu’elles sont venues les mains vides. Un massif de fleurs à couper disposé à l’entrée permet, avec un sécateur et un peu de raphia, de réparer l’oubli en composant un joli bouquet.

Aux aguets constamment, le jardinier de maison de retraite ne peut pas ne pas voir que les jeunes enfants s’ennuient vite quand on les amène “voir Mamie”. C’est pour eux qu’on aura soin dans un coin du jardin de disposer des jeux, une cabane, un bac à sable pour les plus petits. Pour nous éviter aussi, soyons francs, des parties de foot dans les dahlias et des courses dévastatrices dans les massifs.

Ici s’achève cette première présentation de ce qu’est ce métier si particulier de “jardinier en maison de retraite”.

Je ne voudrais cependant pas la terminer sans une histoire de transplantation, non pas de pieds de dahlias ou de rosiers, mais des deux pieds d’homme, déplacé pour d’autres raisons que l’esthétique, la nature du sol ou l’ensoleillement.

Bernard est un ancien ajusteur de soixante quinze ans atteint par la maladie d’Alzheimer. Tout le monde l’aimait bien, à la maison de retraite médicalisée où sa famille l’avait placé.
Je dis “l’aimait” parce que ça s’est passé à peu près comme ça s’est toujours passé pour lui.
Quand il était enfant, il n’a pas pu aller à l’école très longtemps parce que ses parents n’avaient pas les sous.
A quatorze ans, il est rentré comme arpète chez un patron qui le payait une misère.
A vingt, il a rencontré sa femme qui gagnait une misère encore plus petite que la sienne et ils se sont installés tous les deux dans un tout petit logement, loin des ateliers, parce qu’ils n’avaient pas les sous.
Puis ils ont eu deux filles, qui n’ont pas pu étudier bien longtemps non plus et, dés qu’ils l’ont pu, ils ont acheté une petite voiture qui ne les a jamais emmené bien loin parce qu’ils n’avaient jamais les sous.
Et là, maintenant, à cause du prix de journée?

Bernard a été prié d’aller mourir moins cher ailleurs parce que sa famille ?

Devinez...

Nous autres, jardiniers de maison de retraite, les transplantations de vieux pauvres, on n’aime pas ça du tout et on se demande si ça va durer encore longtemps.
Alors, si l’INRA veut bien nous aider, on va essayer de créer un arbre à sous, qu’on appellera le soulier, naturellement.
Histoire que le produit de la récolte évite des rempotages indignes dont on ne veut plus chez nous.


Alors évidemment, pour que ce Métier mérite pleinement sa majuscule, il va lui falloir une école.
Sur un parc, de préférence.
Un parc des tiges, par exemple... ;-)

A suivre..



28/01/2009

A L'HONNEUR !

Coeur d'or.JPG

Au tableau d'honneur ce matin notre factrice sur pointes Hélèna qui a réussi hier à faire parvenir trois CD de la nouvelle présentation du Parc des tiges "à qui de droit", c'est le cas de le dire! ;-))))))

Comme nous n'avons toujours pas réussi à mettre ça en ligne pour que chacune et chacun puissent y accéder dans de bonnes conditions de visionnage, je livre aux impatient(e)s la méthode azgurément la meilleure puisque notre ami a réussi à aller se télécharger l'affaire.

1 - Vous allez à Voilà.

2 - Vous ouvrez un compte ( c'est gratuit) ;-)

3 - Vous revenez me dire ici (ou dans ma boitamels pour les timides) votre envie de voir ça.

4 - Grâce à votre adresse internet, je m'empresse de vous y inviter grâce à USAEQIO (Un Système A Eux Qu'Ils Ont).

5 - En gens bien élevés que vous êtes, vous acceptez mon invitation et vous voilà confortablement installé dans ma bibliothèque de stockage. (Pas besoin d'apporter une bouteille ou des fleurs, je ne suis pas là en vrai. Croyez bien que je le regrette.)

6 - Vous cliquez sur Parc des tiges.mov puis sur "Télécharger".

Et si vous faîtes ça à l'heure de l'apéro, vous avez un bout de Nouveau Monde au dessert.

Je sais: ce n'est pas du Montélimar AOC.

Mais comme ils disent à "des chiffres et des lettres": pour le moment, "Pas mieux".


Spécial GPMarcel et Cèpe Debout: donnez des nouvelles, on se fait un sang d'encre.

27/01/2009

PUBS

Ma liste des favoris s'agrandit considérablement, ces temps-ci.

Aussi, en prévision du 29 Janvier qui devrait laisser du temps à toutes celles et ceux qui comme moi ne pourront pas aller battre le pavé parisien (je vous assure pourtant que ce n'est pas l'envie qui m'en manque), je vous propose d'aller passer quelques instants dans la galerie virtuelle de Johanne CULLEN, artiste peintre québecoise de grand talent. C'est ici

Ensuite, je vous invite à passer , où François BELLANGER recense tout ce qui s'invente en matière d'urbanisme, d'architecture et de paysage pour demain. A déconseiller aux frileux de l'imaginaire, qui ne doivent pas être légion ici.

Enfin (pour aujourd'hui), trouvé chez Maître Mô, à aller visiter ici une poignée de gens qui se donnent du mal pour les enfants mal partis. Ils demandent de l'aide.

Manquerait plus qu'on la leur refuse.



24/01/2009

PARC DES TIGES EN LIGNE!

Grâce à "Saint" Zgur, son chemin soit fleuri de pétales de jasmin jusqu'à la nuit des temps et son nom sur le champ rajouté au calendrier, vous pouvez télécharger la nouvelle présentation du Jardin de racaille ici:

http://macle.voila.fr/index.php?m=30a162f4&a=dc18f91e&folder=4749074

Attention: il faut une douzaine de minutes pour que ça rentre et quatorze pour la regarder.

Et si quelqu'un dort ou travaille près de vous, baissez le son parce qu'il y Dvorack, Bernstein et tout un philarmonique qui poussent très fort derrière ;-)

Pour un aperçu, c'est ici.

22/01/2009

BESOIN D'AIDE WEB

Je viens de terminer une présentation moderne et efficace du parc des tiges et j'ai une hâte assez furieuse de vous montrer ça mais...

Le fichier quicktime pèse 270 Mo et le support de mon blog est limité à 10. Ca n'est même pas envoyable par mail sans exploser vos boîtes.

Quelqu'un(e) sait-il où je pourrais aller loger ça pour que tout le monde puisse y arriver en cliquant sur un lien ?

Merci d'avance ;-)

Cadeau aux passants: j'ai reçu d' Arlette quelques photos d'aurores boréales qui ont leur place sur le blog de "Danse avec les houx".

Merci, Arlette!

En plus, c'est de saison...

Fleuryland by night.jpg

Boréale.jpg

2 tipis nuit.jpg

14/01/2009

AU JOYEUX COQUELICOT

Mise en place d'un conseil pour la création artistique, que M. Sarkozy présidera lui-même.” (Le monde, 14 Janvier 2009)

(Notez bien le "lui-même", sans majuscule, qui devrait sans tarder valoir à son auteur une mutation vers Antartique Magazine où il serait grand temps qu'il rende enfin compte du recensement des pingouins.)

Après la disparition du juge d’instruction et la réforme de la garde à vue annoncée la semaine dernière, voici (enfin) officialisée la liquidation de l’artiste indépendant et le maintien de la garde à l’ombre.

Ainsi, la création artistique sera directement du ressort du Président.

Dés lors, j’imagine que c’est à l’Elysée qu’il conviendra désormais d’aller faire écouter ses maquettes, proposer ses scénari, montrer ses esquisses avant de commencer la toile, présenter le modèle dans sa pose avant d’attaquer la pierre...

Imaginez un instant la tête de Christine Boutin croisant Duchamp débarquant avec sa tinette... ;-)

Songez à Gainsbourg soumettant son “Requiem pour un con”...
"Qui est-ce qui vous a inspiré ça ?
- Un socialiste, Monsieur le Président.
- Excellent. Précisez-le dans le texte et courrez l'enregistrer!"

Le plus spectaculaire revenant à coup sûr à Gustave Courbet venant présenter “L’origine du monde” avec, embusqués dans les tentures, un photographe de Voici et une journaliste de Bakchich... Songez à la presse du lendemain et imaginez le buzz!
Ca va chauffer sur les serveurs!!!

Je m’y vois déjà, donnant une lecture de “L’affaire Le Pire” dans la tiédeur du salon Murat. Une occasion rêvée de demander à l’issue à Carla Bruni-Sarkozy si elle accepterait de jouer Dieu!!! Avec la bénédiction de son Chanoine de Mari, naturellement.

Problème: si tous ceux qui écrivent, composent, jouent, chantent, peignent, sculptent, dansent, jardinent, cirquent, marionettisent en France doivent passer par là avec leur projet sous le bras, va y avoir une queue phénoménale dans le Faubourg Saint Honoré!

Mais la gueule que ça aurait!

Devant, Bartabas à cheval, entre Sylvie Guillem sur pointes et Higelin sur un éléphant, suivis par un orchestre tzigane et un char d’arts plastiques, votre serviteur poussant sa brouette derrière entre, soyons fous, Carole Bouquet et Fabrice Luchini! Un rêve: comme à l’art-parade!

Evidemment, vu le public concerné, ça va immanquablement rire, chanter, sauter en l’air pour s’apercevoir dans la foule ou se réchauffer...
En hiver, les musiciens impatients hurlant ensemble:
“ Sarkozy, il fait froid!
Ca nous engourdit les doigts!”

Pourvu qu’un peu plus haut, place Beauveau, on ne prenne pas ça pour une manif!

J’aurais trois sous, j’ouvrirais un bistrot dans le secteur.
Avec un piano, quelques clous aux murs pour accrocher les toiles, quelques étagères pour poser les sculptures, une petite scène pour chanter ou dire un texte, un petit escalier à descendre en bas résille avec une plume où vous pensez... Si si! Il en faut pour tous les goûts! Un Mouvement Populaire, qu'on vous dit!
Quatre beaux rosiers grimpants en arche devant la porte, avec Fabio et son limonaire chantant "Le chat noir"...

Avec en hiver des plats du jour pas chers mais qui réchauffent et tiennent au corps: blanquette, pot-au-feu, ragoût de mouton, choucroute, hachis parmentier... Le tout servi avec des petits vins de coopératives.
Forcément, un Ravel s’y engueulerait avec un Debussy et zou: un nouveau boléro! Un Rodin s’amouracherait d’une Camille Claudel et hop: un nouveau baiser!
On appellerait ça “Le Joyeux coquelicot” et ça serait plein du matin à l’aube. D’ici trois ans au plus, les touristes afflueraient du monde entier pour voir ce nouveau Moulin Rouge... Z’en voulez, de la relance? En voilà! Ah la belle époque!

C’est certain, je ne suis pas un brillant économiste.
Mais ce serait un investissement autrement plus rentable que d’aller confier ses sous à Bernard Madoff.

A défaut de réaliser une sortie de crise, je viens peut-être d’inventer comment rentabiliser la censure.

Actualisé vers 15 heures ce jour pour les jardiniers, grâce à nouvelobs.com:
Un homme qui tenait un canif, "pour se faire ses sandwiches" selon lui, près du cortège du chef de l'Etat, devra verser 300 euros d'amende pour "port prohibé d'armes et refus de se prêter aux prises d'empreintes digitales ".
(Notez qu'il n'y a pas de majuscule à chef. Du coup les articles sur les pingouins, mis en concurrence, seront plus fiables. Enfin!)
Donc, contrairement à nos pratiques ancestrales, pas de couteau dans la poche si vous venez présenter un jardin à l'Elysée: on vous prendrait pour Ravaillac. Pas un brin de de raphia dans les poches non plus: la sécurité en déduirait que vous avez l'intention de palisser le Président et ça, Le confondre avec une clématite, Il ne vous le pardonnerait jamais.
Et puis quoi, à la fin ?! A quoi que ça sert que je me démène pour vous ouvrir des bistrots sur le secteur si c'est pour vous voir arriver avec de quoi faire vos sandwichs ? Hein ?! Où c'est qu'ell' s'rait, ma r'cette ? Et mon retour sur investissement ?
Sans blaaaague. Meeeerde!
Je ne m'énerve pas, Madeleine! J'esssplique aux gens.

11/01/2009

LA MEME, VERSION "NORDISTE"

LE CH'NORD DE BRUGUIERES
Jardin promis, jardin dû: voilà l'p'tit nouveau!

Voilà chix bonnes années que l'idée me trottait dans l'tête: concevoir un "jardin-fort", chur un nig'doul, protégé comme un biloute par ed' haies défensives ed' pyracanthas, aubépines, houx évidemment, inaccessible aux malfaisants. Un nig'doul ed' paix totale, où flaner aux beaux jours une retraite bien méritée, rêver, pécher à l'wassingue, accueillir famille et amis, une chorte ed' jardin "absolu". Pour un abrandoulle auquel je voue une immense reconnaissance vu qu'il aura passé cha castonade professionnelle à faire en chorte que ça explose l'picon bière possible dans les pattes ed' mes enfants: l'biloute Jean-Louis Bruguieres.

Je n'ai jamais eu l'tchiot biloute ed' rabistoquer ch'Monsieur et n'en chais que ch'que j'ai pu lire dans l'targniole. J'y chuis donc allé au cococolo, comme un gueulard ed' haut fourneau tâchant ed' che glisser dans l'gueule ed' bois deul' picon bière. Genre "Luchini deul' motoculteur" ;-)

Je ne chais pas chi ch'jardin existera un tchiot jaune, mais en tout cas, ça fait déjà un po d'chuc chouette tableau que j'envoie dans cha castonade dériver aux vents deul' coron.

Et c'est ma petite contribution pour vous permettre ed' quehir un balayeux ch'froid ed' loup ed' Trinqueballer ;-)

Savez comment on obtient ça ?
En allant se faire traduire par le chtimisateur ici

Merci à Maître Mô chez qui j'ai découvert cette géniale trouvaille qui devrait nous déclencher de francs et nombreux éclats de rire.

LE JARDIN DE BRUGUIERES

Jardin promis, jardin dû: voilà le p'tit nouveau!

Ecran JB.jpeg

Voilà six bonnes années que l'idée me trottait dans la tête: concevoir un "jardin-fort", sur un promontoire, protégé comme un château par des haies défensives de pyracanthas, aubépines, houx évidemment, inaccessible aux malfaisants. Un lieu de paix totale, où flaner aux beaux jours une retraite bien méritée, rêver, pécher à la ligne, accueillir famille et amis, une sorte de jardin "absolu". Pour un mec auquel je voue une immense reconnaissance vu qu'il aura passé sa vie professionnelle à faire en sorte que ça explose le moins possible dans les pattes de mes enfants: le juge Jean-Louis Bruguieres.

Je n'ai jamais eu le plaisir de rencontrer ce Monsieur et n'en sais que ce que j'ai pu lire dans la presse. J'y suis donc allé au feeling, comme un acteur tâchant de se glisser dans la peau du personnage. Genre "Luchini du motoculteur" ;-)

Je ne sais pas si ce jardin existera un jour, mais en tout cas, ça fait déjà un assez chouette tableau que j'envoie dans sa bouteille dériver aux vents du web.

Et c'est ma petite contribution pour vous permettre d'oublier un instant ce froid de loup de Janvier ;-)

Plus de détails et une meilleure visibilité dans l'album qui va s'enrichir au fil du temps d'hiver.

 
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