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24/03/2009

LA LEGION SAUTE SUR ST QUENTIN ?

D'après agences.
«Cette fois, on ne dépasse pas les 700 policiers mobilisés pour 1600 habitants, il y a près d'un mois, à Daumeray (Maine-et-Loire) ou les 1265 gendarmes déployés lors d'un déplacement dans la Drôme le 3 mars. Mais tout de même: "ce sont près d'un millier de policiers et CRS qui seront affectés ce mardi à Saint-Quentin pour la sécurité du président et de sa suite", selon Le Courrier Picard.
"Des centaines de policiers et de gendarmes seront déployées tout au long du parcours qu'empruntera Nicolas Sarkozy, essentiellement dans le centre-ville de Saint-Quentin", indique L'Aisne Nouvelle. "Des CRS devraient également être déployés en masse".
Ville morte!
Des barrières de sécurité déjà installées autour du palais des sports où Nicolas Sarkozy fera son discours, des panneaux d'interdiction de circuler et de stationner partout dans le centre-ville... "Mardi, de 13 h 30 à 22 heures, le centre de Saint-Quentin sera quasi mort", écrit L'Union qui détaille le dispositif mis en place. "Du jamais vu qui va créer sûrement une énorme pagaille dans l'après-midi", selon Le Courrier Picard.»


Exclusif DALH-soir.
Le porte-avions Charles De Gaulle devait remonter la Meuse et se positionner de sorte que notre aviation de combat puisse intervenir à tout moment. Hélas, l’élargissement du canal reliant l’Oise à la Somme, prévu par Patrick Devedjan dans le cadre du fameux plan de relance, a du être abandonné, le CDG demeurant en rade à Toulon. Ce ne sont donc que deux péniches nucléaires d’attaque qui ont pris place entre les écluses.
Des batteries d’artillerie dotées de canons à longue et moyenne portée ont été prépositionnées à Cambrai, Charleville-Mézières, Compiègne, Beauvais, et Cambrai, tandis que des unités de chars en provenance de Sissonne font route à vive allure sur la ville de tous les dangers.
De son côté, le régiment de génie d’Arras se tient prêt à dégager les alentours pour permettre aux commandos de marine d’exfiltrer le Président si nécessaire. A l’heure où nous écrivons ces lignes (H-2), il semble que le 2° Régiment Etranger Parachutiste embarque pour sauter sur Saint Quentin afin de sécuriser le buffet.
Réputées pour leur bravoure, l’Ecole de Cavalerie de Saumur et la musique de la Garde Républicaine à cheval ont pour mission, quoiqu’il arrive, de tenir sabre au clair «le chemin des ponts».
Le haut commandement de l’OTAN aurait proposé un appui stratégique aérien depuis l’Angleterre et un débarquement des forces alliées entre Dieppe et Boulogne-sur-Mer en fin d’aprés-midi. Mais notre vaillant Etat-Major aurait décliné au moins jusqu’à demain, se disant confiant dans l’efficacité de nos troupes pour résister aux insurgés peu ou pas du tout armés.
Confiant dans ce dispositif, notre Président aurait déclaré avant de quitter Paris mèche au vent: «Si des fois y en a qui croivent que j’ vais m’ déballonner devant quinze pancartes, i’s ont qu’à regarder le 20 heures de TF1.»
Quel homme, tout de même!
En attendant, une image de cette ville tranquille à savourer tant est plus. Il n’en sera peut-être plus de même demain.

StQuentinPlaceSLorenzo_cle79311d.jpg

Commentaires

Bonne description, anticipant à peine (quelques heures ?) la réalité.

Il manque juste une chose dans ton tableau : les journalistes "embedded", tu sais, les "rantanplan de la presse auxiliaire de police" (voir chez moi http://zgur.20minutes-blogs.fr/archive/2007/11/28/embedded.html et http://zgur.20minutes-blogs.fr/archive/2008/02/19/la-legion-saute-sur-villers-le-bel.html )

"Embedded" qui dans la guerre de classe qui nous est faite (cf http://www.olivox.com/bd/2007_w31/index.html ) pourrait se traduire par "Couche avec l'ennemi".

Arf !

Zgur

Écrit par : Zgur | 25/03/2009

Mince, alors! C'est terriblement embeddant.
En même temps, quand on a leurs tronches et leurs petits salaires, on couche avec qui on peut. On ne va pas les tondre pour autant. ;-))))

Mwarf !

Écrit par : Fleuryval | 25/03/2009

A t'on pensé à dégager les bettraves des routes avant le passage des chars ? Parce qu'un leclerc en tête à queue, ça peut écraser du nain sans s'en rendre compte ça ...

A part ça, quand tu racontes des bêtises, tu cites toujours deux fois Cambrai ? :)

Écrit par : PiTRe | 25/03/2009

Bien vu, PiTRe!
Tu t'en doutes, l'écrasement du nain de jardin est le pire cauchemar du jardinier de maisons de retraite, dont il est (hélas trop) souvent le principal élément décoratif ;-)))
Maintenant, si tu arrives à nous faire un tête à queue de char Leclerc sur jus de betteraves, tu as gagné ta place haut la main chez Rémi Julienne.
Te voilà prêt pour remplacer Samy Naceri chez Luc Besson dans Leclerc 1,2,3,4...

Écrit par : Fleuryval | 25/03/2009

Non, l'ami, le principal élément décoratif de tes jardins, c'est le résultat de ton travail. Le nain n'est, au plus ,qu'un faire valoir mais c'est tout. Ne te dévalorise donc pas comme ça ! :)

Mouarf :) j'avoue que je n'ai jamais approché de char, je serais bien à mal de te dire ce qui est possible avec ces engins la ! Bon, alors, il ne reste plus qu'à glisser les betteraves sont les talonnettes alors ...

Euh, c'est pas gagné avec le break et le réhausseur, ça risque de bien moins rendre à l'écran ;)

Écrit par : PiTRe | 25/03/2009

;-)
Le principal élément décoratif de mes jardins, c'est le sourire des vieux qui s'y promènent.
Silence, ça mousse! ;-)))

Écrit par : Fleuryval | 25/03/2009

Aller, un peu de mauvaise foi ... Ben, c'est bien ce que je dit, le principal élément décoratif, c'est le résultat de ton travail ! Qu'est ce que le sourire de tes visiteurs si ce n'est ce résultat ? Mais c'est pas vrai ça, ces gens qui refusent de s'estimer à leur juste valeur quand ils apportent un peu de bonneur autour d'eux ...

Écrit par : PiTRe | 25/03/2009

Pour les embêêêded, voir chez moi.

Arf !

Zgur

Écrit par : Zgur | 25/03/2009

@PiTRe
Ha mais je ne refuse pas de m'estimer à ma juste valeur, moi.
Petite blague que je me sers moi-même avec assez de verve
Sans permettre jamais qu'un autre me la serve *:
- Tu sais comment on gagne de l'argent avec Fleuryval ?
- Non.
- On l'achète ce qu'il vaut et on le revend ce qu'il se croit.
*"Y en a qu'on essayé, ils ont eu des problèmes". (Laspales)

@ Zgur
Ayé! ;-))))

Écrit par : Fleuryval | 26/03/2009

Toujours en forme, à ce que je vois, cher Jardinier toqué !
Tiens, je fais circuler un fabliau qu'un lecteur m'a envoyé en me demandant de le faire circuler (si ça t'embête, supprime) :

"
*Le petit homme a mal dormi, cette nuit-là.*

Jusqu’à une heure avancée, le ciel rougeoyait encore dans les ténèbres et parfois des clameurs que le vent lui apportait par bouffées le faisaient frissonner d’une manière incompréhensible.

A son réveil, il s’est précipité au sommet de la falaise, poussé par cet instinct qui porte à tourner les regards vers ce qu’il ne faut pas. Sans doute il s’était passé quelque chose. Des fumées montaient dans le ciel, des bruits inhabituels et une indéfinissable agitation lui parvenaient malgré la distance. Surtout, ce sont ces longues colonnes grises sur la route au loin qui ont attiré son attention. Il s’est précipité dans la maison pour en ressortir les antiques jumelles de l’arrière-grand-oncle, celui dont les récits de marine avaient bercé son enfance.

Effectivement, de plus près, on apercevait clairement ce qui semblait être des barricades désertées et surtout les attroupements ici et là dans les rues de la ville. A certains endroits, les murs étaient recouverts d’affiches, de photos, de grandes feuilles écrites à la main. Les gens allaient et venaient et les visages soudain semblaient différents, plus graves et pourtant plus joyeux. De petits groupes se formaient sans cesse, comme dans ces antiques cartes postales de villages qu’il avait vues dans sa jeunesse, où des attroupements de chaises sorties des cuisines encombraient la chaussée.

Et soudain, ça lui revient : ces accordéons, ces lampions, ces couples enlacés et immobiles au milieu des ateliers qui regardent fixement l’objectif… oui, c’est ça, 36, le front populaire, ce livre que la vieille Emilie feuilletait avec lui quand elle le prenait sur ses genoux.

Où est-il, ce livre, maintenant ? Perdu, sans doute, pas chez lui en tout cas, des livres, le petit homme n’en a pas beaucoup, en fait il ne lit pas, il le dit souvent comme ça avec une sorte de fierté inquiète, il n’a pas le temps, quand on rentre crevé du boulot, et puis comment savoir si c’est vrai, ce qu’on dit dans les livres, à quoi ça sert de lire quand on a tout ce qu’on veut à la télé ?

C’est à la vieille Emilie que le petit homme pense maintenant, qui a travaillé toute sa vie, chez les autres, comme elle disait. La vieille Emilie qui lui disait : « rappelle-toi bien ça, mon petit : le pain n’a pas de maître. »

Le petit homme est troublé, il regarde dans le vide. Comme il est loin ce temps, maintenant le petit homme est parti, dans une maison à lui, il travaille dur, lui aussi, une petite maison qu’il paye chaque mois à la banque, avec son salaire, s’il continue à avoir un salaire, pendant combien de temps encore ?

C’est vrai qu’il est inquiet, le petit homme, il y a déjà eu pas mal de licenciements dans le coin et à la boîte ils parlent sérieusement de chômage technique.

Il le sait bien que c’est pour ça, toute l’agitation en bas, tout ce qui se passe en ville et puis peut-être pour d’autres choses encore qu’il ne sait pas, parce que c’est vrai, on ne peut pas tout savoir.

Le petit homme l’aperçoit bien dans ses jumelles, tout ce monde, en bas et cette longue colonne, on dirait quelque chose comme des camions gris, il y a aussi des drôles de véhicules, mais on ne voit pas bien encore, c’est si loin.

Le petit homme sent un tressaillement d’inquiétude lui parcourir le dos, peut-être qu’il faudrait descendre, au moins leur dire, les prévenir, ils n’ont sans doute pas vu…

Et s’il se fait prendre ?

Le premier ministre (ils l’appellent le premier sinistre, avec sa femme, ça les fait bien rigoler) le premier ministre l’a dit « … tout acte contraire à la loi… » « …appel à l’insurrection… », il a même parlé de terrorisme, le petit homme sait bien que c’est exagéré, quand ils ont mis Gérard, le délégué syndical et quelques copains en garde à vue, il le connaît, Gérard, c’est un brave gars, et les copains aussi, mais quand même, s’il se fait prendre, qu’est-ce qu’il va dire ?

Et puis le petit, son petit, qu’est-ce qu’il va devenir, s’il n’y a plus les deux salaires, ça coûte, un gosse, et les traites de la maison, qu’est-ce qui se passera s’il ne peuvent plus payer les traites ? Oui, c’est ça, le petit, qu’est-ce qu’il va devenir, et l’autre, celui qui va naître, qu’est-ce qu’ils vont devenir ces deux petits, s’il leur arrive quelque chose, à lui et à Monique ?

Le petit homme s’est relevé, la main en visière. Tout cela paraît si loin, encore, il sera bien temps de s’en occuper si la boîte ferme, mais pour le moment, c’est pas raisonnable, il faut que je pense au petit, oui, c’est ça, il faut que je pense au petit…"

Écrit par : B.L. | 26/03/2009

Non seulement ça ne m'embête pas, Cèpe Debout, mieux: ça m'honore.
C'est très bien écrit.
En repassant, donne-nous le nom de ton lecteur. Ici, on honore les auteurs, même et SURTOUT de leur vivant. ;-)

Écrit par : Fleuryval | 26/03/2009

Je ne le connais que par son prénom, en tête de l'Emile* : "Philippe."


* Pour les non-initiés : L'Emile est une proposition de francisation (mise en français, quoi!) de l'E-mail. (© Gérard Ponthieu, blogueur, www.C' pour dire)

(Tu veux des références, en v'la !)

Écrit par : B.L. | 26/03/2009

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