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31/03/2009

QUELLE JOURNÉE!

Quelle belle journée !

Le Président Obama a reçu le parc des tiges et son conseiller pour l’éducation m’invite à profiter de son vol de retour depuis Strasbourg pour aller créer le premier parc à Chicago. Ils ont déjà envisagé le second en Californie où les moutards des gangs sont encore plus mal partis que les nôtres. Un motard de la CIA doit venir me chercher le 4 si Air Force One est trop gros pour se poser à Episy...

A peine avais-je raccroché que Carole Bouquet m’appelait pour me demander de jouer Dieu dans «L’affaire Le Pire», avec Gérard Darmon dans le rôle de Lucifer, Michel Blanc dans «Le Pire» et Gérard Lanvin dans le barman. Elle savait pourtant que je venais juste de le promettre à Isabelle Adjani! Du coup, il se racontait que Valérie Lemercier et Michèle Laroque tiraient la gueule. Heureusement, mon Mimi Rochette connaît mieux les comédiennes que moi et va diplomatiquement essayer d’éteindre l’incendie pendant que je vais apprendre à jardiner à la racaille américaine. Après tout, ils sont grands, ces petits français. Maintenant qu’ils ont le texte, ils peuvent bien monter ça sans moi. La mise en scène, ces temps-ci, c’est leur truc. Et comme la seule vraie ministre de la culture, c’est MAM, ce sera sans moi. Forcément.

Je me recouchais tout léger quand on frappa à ma porte. J’allais ouvrir en bougonnant à Julia Roberts qui, dépitée, en promotion à Paris pour son nouveau film, n’avait pas trouvé de chambre d’hôtel et me demandait bien humblement une hospitalité qu’on ne refuse pas chez nous. Ouvrir sa porte, inviter à entrer, accueillir les étrangers de passage, bref, l’hospitalité, dans ma famille, c’est comme ça depuis toujours. Ca n’allait pas changer ce soir. «Welcome!»
Je n’ai même pas demandé à voir son permis de séjour, c’est vous dire!

Après un petit dîner vite bricolé à la fortune du pot, arrosé de cette bouteille de champagne fraîche que j’avais mise de côté sottement en pensant qu’un magistrat, un policier, un militaire, un PJJ français bien élevé m’appellerait un jour (pour le Parc des Tiges), nous étions sur le point de nous coucher quand j’entendis le signal d’un mail arrivant dans mon ordinateur.

J’implorais un peu de patience à mon invitée et me ruais sur la machine.

Le lycée de mon fils avait le plaisir de m’informer que, soudain ressaisi, il était revenu dans les premières place de sa classe. Soulagement. C’est vrai que cancre et inculte, c’est bien, ici et maintenant. Ca marche même très fort pour eux. Ca a presque l’air d’avoir un bel avenir. Mais c’est tout petit, ici. Pour le vaste monde, ce n’est pas recommandé.

Rassuré, je prenais Julia dans mes bras et plongeant mon regard de braise dans ses yeux de touriste bien accueillie, je lui murmurais: «Now, we can.»

Tout allait aux anges quand les merles me réveillèrent en chantant, célébrant le lever du soleil sur ce premier Avril.

N’empêche. Je me demande bien qui, cette nuit, est venu me coller un poisson dans le dos du pyjama!

poisson.jpg

C’est pas tout ça. J’ai quelques roses à envoyer égayer un mur triste et ça, ce n’est pas une blague.
Promis. Dans trois ans, si je suis encore là et qu’on me laisse photographier, je vous montrerai.

29/03/2009

UTILE DULCI 3

Dans notre désormais traditionnelle coutume de "Faufiler un peu de beauté et de rire dans cette actualité sinistre" le dimanche:

Pour les yeux et pour l'âme, Johanne CULLEN: Wild (Cliquez dessus pour l'agrandir)

Wild.jpg


Pour rire, le sermon d’anthologie de l’abbé Castagner.

Et pour rire en musique et danse, c’est par là.

Bon dimanche et n'oubliez pas aujourd'hui de rajouter une heure à vos pendules ;-)


26/03/2009

LE LAPIN ET LE SERPENT

pieter-brueghel-21.1202497964.jpg


Un petit lapin et un petit serpent, aveugles tous les deux, cheminent de compagnie depuis longtemps, s’avertissant mutuellement des aléas du parcours.
Un soir, le petit serpent entend son compagnon pleurer.
- Qu’est-ce qu’il t’arrive ?
- Il y a que je ne sais même pas ce que je suis et que ça me rend triste, répond le petit lapin.

Après quelques instants passés à réfléchir, le petit serpent propose :
- J’ai une idée! Je vais monter sur toi et avec ce que je vais sentir, on finira bien par déduire ce que tu dois être.
- D’accord, dit le petit lapin.
Aussitôt, le petit serpent monte sur le petit lapin.
- D’abord, tu es tout chaud et tout poilu!
Il serpente autour de la poitrine et s’écrie:
- Tu as un gros coeur qui bât très fort.
Il s’enroule autour des pattes de derrière, puis de celles de devant et affirme:
- Tu as les pattes de derrière beaucoup plus longues que les pattes de devant, et tu as une sacrée paire de couilles!
Enfin, arrivant à la tête, il annonce:
- Et tu as de très grandes oreilles! Résumons-nous: tu es tout poilu, pas bien grand, tu as un gros coeur qui bat très fort, tu as les pattes de derrière plus longues que celles de devant et tu as de grandes oreilles: tu es un lapin!
- Hourra! s’écrie le petit lapin. Et il se met à faire des cabrioles sur la mousse en chantant: «Je suis un lapin! Je suis un lapin!»

lapin2g.jpg

Sa sarabande terminée, il entend le petit serpent qui pleurniche.
- Allons bon, dit le petit lapin. Qu’est-ce qui te rend triste à ton tour ?
- Je ne sais pas ce que je suis non plus.
- On va faire la même chose! Je vais te monter dessus pareillement et nous déduirons ce que tu dois être.
A peine a-t-il posé ses petites pattes sur son ami que le petit lapin s’écrie:
- Houlala, tu es tout froid!
Puis il remonte lentement de la queue à la tête, faisant part de ses découvertes successives.
- C’est curieux. Tu n’as pas de couilles. Apparemment, tu n’as pas de coeur non plus et là, j’arrive à la tête et je ne sens pas d’oreilles. Résumons-nous: tu es glacial, tu n’as ni couilles ni coeur, tu n’as pas d’oreille, tu dois être un...

gif_serpent2.gif
Plusieurs possibilités, SANS NOM DE FAMILLE évidemment ;-)


11:57 Publié dans Jeu | Lien permanent | Commentaires (26)

24/03/2009

LA LEGION SAUTE SUR ST QUENTIN ?

D'après agences.
«Cette fois, on ne dépasse pas les 700 policiers mobilisés pour 1600 habitants, il y a près d'un mois, à Daumeray (Maine-et-Loire) ou les 1265 gendarmes déployés lors d'un déplacement dans la Drôme le 3 mars. Mais tout de même: "ce sont près d'un millier de policiers et CRS qui seront affectés ce mardi à Saint-Quentin pour la sécurité du président et de sa suite", selon Le Courrier Picard.
"Des centaines de policiers et de gendarmes seront déployées tout au long du parcours qu'empruntera Nicolas Sarkozy, essentiellement dans le centre-ville de Saint-Quentin", indique L'Aisne Nouvelle. "Des CRS devraient également être déployés en masse".
Ville morte!
Des barrières de sécurité déjà installées autour du palais des sports où Nicolas Sarkozy fera son discours, des panneaux d'interdiction de circuler et de stationner partout dans le centre-ville... "Mardi, de 13 h 30 à 22 heures, le centre de Saint-Quentin sera quasi mort", écrit L'Union qui détaille le dispositif mis en place. "Du jamais vu qui va créer sûrement une énorme pagaille dans l'après-midi", selon Le Courrier Picard.»


Exclusif DALH-soir.
Le porte-avions Charles De Gaulle devait remonter la Meuse et se positionner de sorte que notre aviation de combat puisse intervenir à tout moment. Hélas, l’élargissement du canal reliant l’Oise à la Somme, prévu par Patrick Devedjan dans le cadre du fameux plan de relance, a du être abandonné, le CDG demeurant en rade à Toulon. Ce ne sont donc que deux péniches nucléaires d’attaque qui ont pris place entre les écluses.
Des batteries d’artillerie dotées de canons à longue et moyenne portée ont été prépositionnées à Cambrai, Charleville-Mézières, Compiègne, Beauvais, et Cambrai, tandis que des unités de chars en provenance de Sissonne font route à vive allure sur la ville de tous les dangers.
De son côté, le régiment de génie d’Arras se tient prêt à dégager les alentours pour permettre aux commandos de marine d’exfiltrer le Président si nécessaire. A l’heure où nous écrivons ces lignes (H-2), il semble que le 2° Régiment Etranger Parachutiste embarque pour sauter sur Saint Quentin afin de sécuriser le buffet.
Réputées pour leur bravoure, l’Ecole de Cavalerie de Saumur et la musique de la Garde Républicaine à cheval ont pour mission, quoiqu’il arrive, de tenir sabre au clair «le chemin des ponts».
Le haut commandement de l’OTAN aurait proposé un appui stratégique aérien depuis l’Angleterre et un débarquement des forces alliées entre Dieppe et Boulogne-sur-Mer en fin d’aprés-midi. Mais notre vaillant Etat-Major aurait décliné au moins jusqu’à demain, se disant confiant dans l’efficacité de nos troupes pour résister aux insurgés peu ou pas du tout armés.
Confiant dans ce dispositif, notre Président aurait déclaré avant de quitter Paris mèche au vent: «Si des fois y en a qui croivent que j’ vais m’ déballonner devant quinze pancartes, i’s ont qu’à regarder le 20 heures de TF1.»
Quel homme, tout de même!
En attendant, une image de cette ville tranquille à savourer tant est plus. Il n’en sera peut-être plus de même demain.

StQuentinPlaceSLorenzo_cle79311d.jpg

22/03/2009

UTILE DULCI 2

Quoi ?!!
Comment ?!!
On dérogerait à la règle qui veut depuis un mois qu’on faufile le dimanche «un peu de beauté dans ce monde de merde» ¢ Zgur ?

Pas de ça chez nous!

Alors, pour fêter le printemps: Claude Monet.

Printemps Monet.jpg



Pour rire, c’est par là:
http://www.youtube.com/watch?v=ltQRCmmHsa4

Et pour les oreilles, c’est par ici:

Cerise sur le gâteau, le peuple est invité le 20 Juin à Paris.
http://www.20minutes.fr/article/313269/France-Top-depart-pour-les-Etats-generaux-de-la-justice-penale.php

Allez, comme tout ceci m’a mis d’excellente humeur, je m‘en vais nous cueillir des jonquilles ;-)

09:51 Publié dans Fleuryland | Lien permanent | Commentaires (2)

20/03/2009

LES LOIS DE L'ESPRIT (2)

LE DROIT À L'HOMMAGE.

Bonjour jeunes gens!
La baronne étant retenue par des obsèques médiatiques, nous différerons notre intervention sur la politesse élémentaire et, nous adossant à l’actualité, nous aborderons cette semaine un cas de droit civil lié aux médias: le droit à l’hommage.

Pauvre Bashung. Il n’avait pas anticipé.

Vous l’aurez envisagé, brillants que vous êtes, une fois mort, ça devient extrèmement difficile de gérer soi-même la sélection de ceux qui vont suivre son propre corbillard jusqu’au cimetière.

Là comme ailleurs, il y a les vrais amis. Les fidèles.

N’y voyez pas familiarité mais je vais aujourd’hui plus qu’à l’ordinaire vous parler avec le coeur et comme les mots me viennent.

Ha! Les amis! Les vrais! Tu es content qu’ils soient là pour qu’ils aillent boire un coup entre eux après ta mise au trou, disant tout le bien qu’ils pensaient de toi autour d’un Gaillac perlé bien frais, «avec une rondelle de saucisson, la patronne, siouplaît,» se rappelant quand tu leur chantais Brel aux Saintes Maries de la Terre:
«J'veux qu'on rie
J'veux qu'on danse
J'veux qu'on s'amuse comme des fous
J'veux qu'on rie
J'veux qu'on danse
Quand c'est qu'on m'mettra dans l'trou.»

Ou quand tu leur récitais «La mort de la Mort», en imaginant à voix haute ses mensurations. Et qu’aux verres suivants, tu en venais à te demander si elle portait de la lingerie Chantal Thomas sous son suaire! Puis, une barrique plus loin, accostant les étoiles, tu prenais le pari que tu allais être le premier dans l’histoire de l’humanité à la faire gémir tellement fort que tu aurais le droit de revenir pour un second tour, tellement elle en voudrait encore, voire un troisième si tu étais en forme... Sans huîtres, sans gingembre, sans viagra, juste comme ça, en «live» avec seulement un accordéon dans la tête, du printemps dans les veines, une envie de brûler le froid et de t’attarder encore un peu à table. Et, en bon jardinier, à ne pas vouloir abandonner tes lilas avant de les voir fleurir l’année suivante.
Au milieu du beau monde. Du Juste. De l’humain. Du consciencieux. Du qui aime la belle ouvrage qui dure parce que tu l’entretiens.

Et il y a les charognards.
Ceux qui viennent se faire photographier avec des lunettes noires pour ne pas qu’on voit l’absence totale de chagrin dans leurs yeux de vautours. Auxquels il faut quelqu’un pour donner le bras tellement ils ont les genoux qui flanchent. Ton enterrement, c’est en direct et c’est certain. Leur cours de mime, c’est du souvenir et c’est réel.
Ceux qui t’ont bien connu mais que tu n’as jamais vu. Ceux qui s’exclament: «Quel bonhomme!» mais dont tu n’as jamais reçu le moindre coup de téléphone. A qui tu ne peux plus dire: «Ha bon ? On se connaissait ?» ni demander: «Qu’est-ce que vous faîtes ici, vous ? Je ne vous ai pas invité.» Que tu ne peux pas reconduire jusqu’à sa limousine à grands coups de pompe dans le fion en criant: « Ha, vampire! T’as pas nourri ma vie et tu veux bouffer ma mort ? Ouste, Dracula!!! Vade retro, Cancrelas!!!»
Qui ne t’ont jamais invité à manger un morceau, jamais payé un canon, jamais trouvé cinq minutes pour causer, pas plus qu’ils ne se seraient laissé photographier avec Van Gogh, Lautrec, Artaud ou Brel ivre-mort, auxquels ils rendent hommage maintenant
parce que chez ces gens-là, Monsieur, avant de boire un verre,
Il faut être mort Monsieur.
Il faut être mort d’abord.

Si tu n’as pas pris la peine de renseigner tes vrais potes sur ceux que tu ne veux pas voir pendant que tu grimpes au ciel, tu l’as «in the baba» et tu les vois de là-haut s’agglutiner sur ta pierre tombale comme une colonie de tiques sur un vieux chien, qui viennent se oindre de tes dernières perles d’âme suintant de la pierre tombale.

Ca t’évite le coup de la messe, aussi. La famille qui pense que ça ne peut pas te faire de mal qu’un curé te recommande au Bon Dieu, vu le nombre de bouteilles que tu as vidé, de cibiches que tu as fumé et de filles que tu as culbuté hors mariage. Parce que bien sur, dans son infini bon sens, Dieu a créé la vigne pour ne pas que tu en boives, le tabac pour ne pas que tu en fumes et les femmes seulement pour que tu les regardes de loin.

Remarque, elle pense peut-être bien faire, la famille. Mais toi, modeste, tu ne voulais pas qu’on dérange le Bon Dieu pour si peu, alors que tu te préparais à le rencontrer en personne dans peu de temps. Et tu n’aimais pas non plus l’idée qu’un guignol en robe qui n’appréciait pas du tout ton mode de vie vienne te balancer de l’eau sur tes dernières planches.
Du Chiroubles, ce serait passé à la rigueur, tu aurais pardonné, bon coeur que tu es. Mais de l’eau bénite!! Sans dec, ils ne vont quand même pas te déclamer une homélie de grenouille!!!
Ben si tu n’as rien préparé, si.

Alors pour m’éviter tous ces aléas contrariants, je vais la jouer autrement en m’enterrant de mon vivant !
Mes obsèques avec moi, en guest star.
Ca me contrarierait à mourir de rater une fête pareille!

J’y vois aussi un avantage certain pour les autres du métier, que Bashung n’avait pas anticipé non plus. Quand un sombre crétin titre le soir de ta mort: «Le dernier des géants de la chanson française», tu peux te pointer le lendemain à la conférence de rédaction et lui tirer sévèrement les oreilles en lui demandant: «Et alors, Aznavour, Higelin, Dabadie, Sanson, Sheller, Cabrel, Goldman, Dutroncs, Zazie, Ken..., c’est des nains de jardins, peut-être ?» Tu peux même lui mettre un grande tarte dans sa pauvre tronche d’inculte à sensations. Il ne va pas aller porter plainte pour une torgnolle puisque c’est lui qui a annoncé sur cinq colonnes que tu étais mort la veille. Benet qu’il est, tu peux même lui faire bouffer son article. A l’ancienne. Sans sauce.

Et puis cet enterrement anticipé dispensera tout le monde de venir au vrai. Au dernier. Ce qui serait très onéreux vu que je compte bien moi aussi m’en aller «dormir dans les paradis blancs», surtout depuis que je sais que Michel Rocard s’en occupe. J’ai confiance: la banquise, c’est son truc. Il va nous recongeler le pôle Nord en moins de deux. Paraît que ça s’apprend en conseil des ministres. Les inuits, les ours blancs, les manchots, les villes côtières et moi, nous ne l’en remercierons jamais assez.

Enfin, cerise sur le caveau, tu reposes la Nation en lui économisant quelques mensonges inutiles.
Parce qu’au sommet de l’état, bien renseigné qu’on est, on a entendu dire que tu n’es pas mort vraiment. Alors on tergiverse. On se demande si c’est bien opportun de monter sur un coup aussi aléatoire, qui ne traite que du temps et de la vanité et on embraye direct sur un mort pour de vrai. Ce n’est pas ce qui manque. Du coup, tu échappes au communiqué du président, à celui du premier ministre, à celui du ministre de la culture, au porte-parole de l’UMP, au maire de Paris et à qui sais-je encore qui te reconnaissent tous soudain «un immense talent» et du coup, tu évites la question vertigineuse qui te pourrirait un bon morceau d’éternité: «Si ces gens aimaient vraiment mon travail, où est-ce que j’ai bien pu me gourer ?»

Voilà, sur une situation complexe, un article presque parfait sur ce qui ne saurait tarder d’advenir.
On sait qui: ma pomme.
On sait quoi: mes obsèques anticipées.
On sait (presque) où: Les Saintes Maries de la Terre ou la Sologne.
On sait pourquoi: Bashung, après une longue série de prédécesseurs.
On sait à peu près comment: discret, joyeux, artistique et fraternel.
Ne reste plus qu’à fixer quand.
Mesdames, Mesdemoiselles, galanterie oblige et Comtesse avec moi: je vous laisse le choix dans la date.

Dissertation:
A partir de cette situation,
1 - Légalement, qu’est-ce qui pourrait s’y opposer ?
2 - Y viendrez-vous quand même ?
3 - Ne s’agirait-il, sur le fond, que d’une banale histoire de cru ?

Vous avez huit jours.

Je vous laisse. J’ai deux trois bricoles à caler rapidement avec un notaire.

20:23 Publié dans Justice, Philosophie ? | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : enm

Y A BRASSENS QUI M'A DIT...

brassens2.gif

«Quand on me parl’ de bandes,
Je bande, je bande.
Quand on m’ parle de profits
Je bande aussi.
Quand j’ vois une meuf en Dior
Parfois je bande encore,
Mais quand j’entends la rue,
Là, je ne bande plus.
La bandaison, papa, ça n’ se commande pas.»






Bonus des Fatals picards à ne manquer sous aucun prétexte.
"C'est l'histoire d'une meuf" façon Resquilleurs du taux... d'audience.
Merci, les gars!
J'en ai ri à gorge déployée ;-))))

18/03/2009

RÊVE GENERAL !

Faute de moyens, je ne serai pas à la manifestation parisienne du 19 Mars 2009.

Ce n’est pourtant pas l’envie qui m’en manque: l’indécrottable médiocratie dans laquelle nous baignons depuis trop longtemps me pousse naturellement à l’exaspération devant tant de mépris, de bêtise, de mensonge et de manipulation, et vers une franche colère devant tant de misère et d’injustice sociale.

Y serais-je que se poserait la question de savoir avec quelle organisation puisqu’il n’y a pas (encore) de syndicat de jardiniers.
(Je dis ça je ne dis rien mais n’y a-t-il pas là comme un gros manque, Monsieur Bernard Thibaut ?)

A dire vrai, j’aurais bien du plaisir à me joindre aux enseignants.

Mais mon coeur boiterait de ne pas être en même temps avec les sapeurs-pompiers, les professionnels de justice, les personnels hospitaliers, ceux des maisons de retraite, de l’enfance handicapée, les artistes toutes disciplines confondues, les agriculteurs (surtout les vignerons), les associations d’entraide comme mes potes d’Emmaüs ou des Restaurants du Coeur...

Alors m’est venue l’idée d’ouvrir dés maintenant ici une manifestation virtuelle «rêve général» à toutes celles et à tous ceux qui, comme moi, ne pourront pas demain participer aux immenses cortèges de la révolte.

Avantages considérables: pas de déclaration d’itinéraire à déposer en préfecture.

Pas de risque de débordement par des casseurs professionnels.

Pas d’affrontements avec les forces de l’ordre.

Pas de récupération politicienne.

Nous partirons de la place de L’Art est Public! en direction de l’esplanade de la Liberté, en passant par le boulevard de l’Egalité et l’avenue de la Fraternité.

Bien évidemment, il est chaudement recommandé de s’habiller de couleurs vives, de mettre son chapeau de paille (météo idéale) et d’apporter son ballon à ficelle.

Je ne doute pas que grâce à vous nous allons faire ici un bien joyeux cortège!

En route et en musique !!!


podcast


"Gronde blues"
Paroles et musique de votre serviteur. Guitares: Red Mitchell. Harmonica: Diabolo


Pas de contestation possible sur les chiffres: nous étions 150 derrière la brouette fleurie selon 20 minutes.fr

12:32 Publié dans Fleuryland | Lien permanent | Commentaires (4)

16/03/2009

PALAIS D'ETE - VICTOR HUGO

011-palais-d-ete.jpg

Tout était dit ici.

Victor_Hugo.jpg

14/03/2009

UTILE DULCI.

A celles et ceux qui attendent impatiemment la suite des "lois de l'esprit", je le dis: traduire une baronne en jeune magistrat, c'est pas du Montélimar AOC!

Alors, pour ne pas déroger à la coutume initiée par Maître Mô et Zgur, voilà de quoi joindre l'utile à l'agréable pour cette fin de semaine.

Pour l'utile, un fondamental ici.

Pour l'agréable, c'est là: (Cliquez sur la photo pour l'afficher en grand et nous aurons pour un instant (?) le même fond d'écran. Merci Phiphine ;-))

Jardin italien.jpg


Je vous laisse, j'ai la baronne à finir.

Pas de mauvais esprit, s'il vous plaît. ;-)))))))))

12/03/2009

L'EXEMPLE.

Lu dans les commentaires du blog de Philippe BILGER sous la signature de Pierre-Antoine:

"L'exemple, ce n'est pas la meilleure façon de conduire les autres,

c'est la seule !
"

Merci, Monsieur.

Nous graverons cela dans la pierre au-dessus de l'entrée de la salle des maîtres du Parc des tiges.

Jardin italien 2.jpg

06/03/2009

DE L'AIR !

Laissons un peu de temps à nos futurs auditeurs de justice pour maîtriser la gestion des fluides en situation saturée et profitons de ce qu’ils s’appliquent (espérons-le) à leurs devoirs pour nous accorder un peu de bon temps avant notre prochain chapitre de mes «lois de l’esprit».
(Je ne vous cacherai pas mon bonheur si j’apprends dans les jours qui viennent qu’on a vu débarquer toute une promotion de l’ENM chez Monsieur Bricolage ou chez Casto.)

D’autant que la prochaine intervention portera sur la fluidité des rapports sociaux (non pas comme on la conçoit à l’IUMM): la courtoisie et les bonnes manières.
Il me faut préciser qu’en la matière je dispose seulement de ce qu’il était convenu d’appeler «le minimum commun». Ca ne va pas jusqu’au baise-main, mais c’est suffisant pour ne pas se faire lâcher les chiens en princière compagnie. Pour l’actualiser, il me faut convoquer sur ce sujet une prestigieuse intervenante avec un livre de laquelle je vais passer quelques jours.
Promis: le résultat ne sera pas triste!

Pour patienter, amusons-nous avec :

Du rire (jaune) pour commencer:
Trouvé ici: http://etats-generaux-justice-3.blogspot.com/
«L'acte fondateur des Etats Généraux de la Justice Pénale aura lieu le 21 mars 2009 à Paris. Il rassemblera l'ensemble des professionnels du droit (magistrats, avocats, greffiers, professeurs, experts...)»

Comme souvent ces temps-ci, le plus remarquable, c’est ce qui manque.


Du rire encore, mais franc et sain celui-là.
Spéciale dédicace pour Prof Timbré. C’est ici:


Du beau pour les yeux et l’esprit!
En veux-tu ?
En voilà! C’étang-ci, j’en ai besoin. Partage.

Etang80.jpg


Du bon pour les oreilles ?
On a ça aussi. L’étang d’être aimé, non ?

podcast


Et si tout ça t’a fait du bien, n’hésite pas à écrire: «Merci».
Ca nous rappellera le bon temps et ça démontrera que tout n’est pas perdu.

04/03/2009

LES LOIS DE L'ESPRIT (1)

Nous traversions des temps de déploration généralisée.

A la télévision, à la radio, dans la presse, sur les blogs, dans les bistrots, presque partout une foule de déploreurs et de déploreuses déploraient. Un peu comme jadis les shadoks pompaient.

Tout y passait. L’obésité des enfants, la mauvaise prise en charge des vieux, la réforme des armées, la mauvaise qualité des programmes de la télé, le réchauffement climatique, la hausse des prix, le chômage...

Au milieu de cet océan de déplorations, on semblait déplorer plus fort encore la surpopulation carcérale, l’état des prisons, le futur effroyable réservé à la jeunesse délinquante.

Vous me connaissez maintenant, je préfère toujours essayer de trouver une solution à un problème plutôt que passer ma vie à pleurnicher dessus.

Aussi, après avoir beaucoup regardé, écouté, lu, observé, j’arrivais sereinement à la conclusion qu’en matière de justice, il s’agissait moins d’empiler des lois que personne ne lirait jamais que de modifier le processus d’apprentissage et de fonctionnement des principaux déploreurs.

Et, pragmatique, partant de mon vécu quotidien en relation directe avec quelques uns d’entre eux, je m’attelais sereinement à une réforme fondamentale de l’Ecole Nationale de la Magistrature.

Oui. Je sais. Vous allez me dire: «ce n’est pas ton métier.»

En effet.

Mais je vous objecterai d’abord qu’il y a souvent plus de bon sens dans la tête d’un jardinier que dans tout un colloque de penseurs sophistiqués et qu’on n’est pas forcément plus sot en chemise à carreaux qu’en robe noire. Ou rouge.

Ensuite qu’il me semble bien que toute décision de justice est rendue «au nom du peuple français» et que du coup, ça le regarde un tantinet, le peuple, quand ça craint au dessus de sa signature et que c’est bien le moins qu’il s’invite dans le débat des gens qui prétendent juger en son nom.

Enfin que ça me ferait vraiment honte de laisser à mes enfants et petits enfants une justice dans cet état!

D’autant que pour ma première réforme, je sais l’accord tacite d’un grand magistrat qui appelle lui-aussi de ses voeux à d’avantage d’ouverture de cette école sur le monde.

Même s'il ne s'agit pas forcément du «monde» auquel je pense en premier.

Donc, sans négliger «L’esprit des lois» du grand Montesquieu, se recentrer un minimum sur "les lois de l’esprit" du petit Fleuryval.

La physique d’abord, au sujet de laquelle je me propose de démontrer qu’une sage utilisation de la clé anglaise peut s’avérer plus utile qu’un improbable DEA.

Ainsi, sur la surpopulation carcérale et l’avenir bien sombre pour les jeunes délinquants, je propose l’introduction dés le premier trimestre de la première année d’un cours pratique de plomberie appliquée, évidement dispensé par un professionnel du joint (en caoutchouc, bien sûr) ou, a minima, par un père de famille moyennement bricoleur. (Moi, par exemple. Ca tombe bien, à la vitesse où les anciens fonctionnent, j’ai du temps libre.)

Avec comme étude centrale (c’est le cas de le dire): le siphon de la baignoire bouché, ladite baignoire pleine à ras bord et son robinet qui coule.

Baignoire.jpg


«Par quoi commence-t-on ?» demande en souriant la plus enthousiaste des élèves.

«D’abord par fermer le robinet avant que ça déborde», répond l’artisan-professeur, joignant fermement le geste à la parole.

Bien sûr, le robinet vétuste goutte encore. Mais tandis qu’une moitié de la classe écope la baignoire, le professeur coupe l’arrivée d’eau quelques instants et remplace le vieux par un neuf étincelant, sur l’emballage duquel on peut lire: «Ouvrez une école, vous fermerez une prison!", fière devise de «V. Hugo-sanitaires S.A.R.L.».

Robinet neuf fermé, baignoire vidée, on peut procéder au débouchage du siphon, voire à son remplacement. (Pendant qu’on y est...)

Au terme de cet exercice il ne nous nous aura pas fallu deux heures pour cerner métaphoriquement les bienfaits d’une bonne éducation, la saine gestion de la pénitentiaire et le soin particulier à apporter à la réinsertion. Ajoutez à cela la valorisation d'un métier trop rarement à l'honneur.

En TD, chacune et chacun pourra utilement reproduire cet exercice à la maison parce que ça marche très bien aussi avec un lavabo ou un évier.

Quand vous aurez bien digéré celle-là, nous aborderons les règles de la politesse civique élémentaire dans une «politique de civilisation».

A bientôt, jeunes gens ! ;-)

02/03/2009

STAND BY ME

Si tu ne veux pas passer à côté d'un coup de génie, tu te précipites chez Imaniyé toute affaire cessante.

Juste avant d'y aller, tu mets le son à donf et tu t'approches les kleenex parce que c'est tellement grand que tu vas pleurer.

08:43 Publié dans Arts | Lien permanent | Commentaires (14)

 
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