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10/12/2009

VIVE L'EMPEREUSE!

 

De notre envoyé spécial.

  • Stéphane, vous êtes sur l’esplanade centrale de Fleuryland pour la grande cérémonie au cours de laquelle Delphine de Paradisexpress sera anoblie. Quelle est l’ambiance ?
  • En effet, Laurence. Au milieu d’une foule considérable, multicolore, joyeuse et chantante.  Comme vous l’entendez sans doute derrière moi, on chantonne ici «Le temps des cerises», là-bas «Gentil coquelicot», tandis qu’une farandole de citoyennes et de citoyens galope autour de la grand’ place en riant aux accents de «La Carmagnole». Des feux de joie sont allumés un peu partout et les enfants se pressent autour espérant attraper qui une guimauve, qui  un marron chaud. Mais voici que retentit au loin la fanfare annonçant sans nul doute l’arrivée de celle que tout le monde attend: la citoyenne Delphine Gittermann.
  • J’imagine que l’émotion est à son comble!
  • Oui, Laurence, en effet! Douze mésanges volant en formation passent en ce moment-même à la verticale du monument au jardinier inconnu, laissant derrière elles une traînée de pétales blancs et roses, cependant qu’au loin, encadrée par vingt quatre hérissons en tenue d’apparat, casques rutilants et piquants au clair, j’aperçois la gigantesque citrouille décorée de mille et une fleurs multicolores, précédée des trois paons de la garde d’honneur et tirée par un attelage de dix huit canards col-vert.

Ah, Laurence, chères téléspectatrices, chers téléspectateurs,  le silence se fait sur la grand’ place et une émotion propre à ces instants exceptionnels que sont les couronnements étreint maintenant les gorges et les poitrines de tout le peuple jardinier qui retient son souffle comme un seul homme.

Le carosse s’immobilise enfin au pied de l’escalier de la mairie.

Un jeune officier du premier bataillon de débroussailleurs de la Légion Jardinière déploie le marche-pied et ouvre la porte à Delphine qui descend vêtue d’une magnifique robe verte à traîne tissée de lierre bicolore, coiffée d’une adorable capeline qui semble bien être une immense fleur de tournesol. Comble de raffinement, elle porte aux oreilles deux boucles abricot dont notre consultante en bijouterie m’assure qu’il s’agit de deux boutons de «Ghislaine de Féligonde», rose précieuse entre toutes.

Ghilaine de Féligonde.JPG

 

 

Comme vous le constatez sur nos images, Fleuryval vient d’apparaître dans l’encadrement de la porte de la mairie, portant sur un coussin de tulipes rouges la couronne qu’il va remettre dans quelques instants.

Delphine s’est immobilisée au pied du grand escalier, devant un épais coussin de mousse piqué de narcisses.

Retentissent alors les cuivres et les timbales de l’orchestre philharmonique des libellules tandis que s’élèvent les voix du choeur des grenouilles interprétant ensemble «Le chant des papillons», dont chacun sait qu’il est l’hymne chéri du peuple fleurylandais.

Cet hymne qui, d’ordinaire, déchaîne les vivas mais qui, aujourd’hui, en cet instant solennel, n’est suivi que d’un profond silence.

Fleuryval, plus beau encore qu’à l’accoutumé, dans son grand costume de cérémonie va prendre la parole. Ecoutons-le.

  • Citoyenne Fifine, au nom des pouvoirs que je me suis conféré et pour les innombrables services rendus au peuple international des jardiniers, je te fais chevalière de la documentation, duchesse de l’inspiration et empereuse de Babylone où tu régneras désormais sur les jardins suspendus. A genoux, citoyenne!

Lentement, Delphine ôte sa capeline de tournesol et s’agenouille sur le coussin de cérémonie. Fleuryval pose alors sur sa tête le diadème au mille croccus et s’écrie:

«Debout l’empereuse!»

Ah mes amis!!! Je ne sais si vous pouvez m’entendre encore tant le vacarme est assourdissant, mais Delphine se relève sous les applaudissements, les vivas, les acclamations. Quelques vieux jardiniers qui en ont pourtant vu d’autres essuient leurs paupières tout en s'écriant: «Vive l’empereuse!» et en lançant leurs chapeaux de paille vers le ciel.

Et c’est tout naturellement au bras de Fleuryval que la nouvelle empereuse des jardins suspendus se dirige vers l’immense table sur laquelle vont maintenant dîner tous les participants.

Il est temps pour moi de rendre l’antenne. C’était Stéphane Germe pour Canal fleuri. A vous Laurence, à vous les studios.

 

Commentaires

Quelle cérémonie grandiose !

Nous sommes sans voix (surtout le choeur des grenouilles qui a tant -et si bien- chanté).

Fifine avait dù choisir son plus beau chapeau. Quand on voit la collection présentée sur Paradis Express, on imagine combien son choix dû être difficile.

Nous attendons les photos avec impatience.

Écrit par : Trenette | 11/12/2009

C'est chez Fleuryval que j'ai découvert Paradis Express et c'est quotidiennement que je vais la visiter... c'est un bouquet d'air, une respiration.
Merci.

Écrit par : pahdoc | 11/12/2009

Oh, les amis, je suis..... sidérée (au sens étymologique , de sidéral, embrasser le ciel avec les étoiles) ! Bref, chères étoiles merci pour ces bravos, ces hourras, qui me vont droit au coeur. Merci à toi chevalier des fleurs pour cette cérémonie si inspirée, si parfaitement sur-mesure, on voit que tu me connais bien ! C'est magnifique, très raffiné, et ça m'a fait beaucoup rire. C'est écrit avec tellement de talent et d'enthousiasme ! Je t'embrasse fort et te nomme Grand Magnificat, Gardien de l'Ordre de la Rainette émeraude. Qu'on amène les laitues braisées, les carrottes au curry, les aspics de brocolis et les asperges sauce mousseline. Bref, que la fête commence !! Champagne à la framboise pour tout le monde !

Écrit par : Delphine | 11/12/2009

@ Trenette
A la direction du choeur des grenouilles, tu as été par-faite.
Et ton délicieux bibi en pétales de nénuphar: quelle trouvaille !
@ Pahdoc
Je dis ça en l'air mais il me semble qu'une illustration s'impose.
@ Delphine
Ca c'est du banquet! Voilà un menu comme on les aime ici!
Tu noteras que si les russes avaient des tsarines depuis 1724, te voilà première empereuse de la langue française. J'espère qu'on en tiendra compte dans le Petit Robert de 2010 et que ça deviendra vite un piège à "Questions pour un champion".

Écrit par : Fleuryval | 11/12/2009

J'espère que tu feras des jardins spéciaux pour les mémés de Babylone. Avec balustrades et garde-corps car les jardins suspendus filent vite des vertiges, Ô Grand Chambellan.

Écrit par : Delphine | 11/12/2009

Où est le problème ?
Tu me diras qui sont tes bons menuisiers, tes ferronniers, tes tailleurs de pierre et je vais te leur installer des rambardes tellement belles que tu as intérêt à lancer dés maintenant un vaste programme d'hôtellerie-restauration dans la plaine vu que les touristes viendront voir ça des quatre coins du monde !
Ce n'est pas l'altitude qui donnera le vertige à Babylone. C'est le produit intérieur brut !

Écrit par : Fleuryval | 11/12/2009

"Fleuryval, plus beau encore qu’à l’accoutumé".
Comment est-ce possible ?!!

Écrit par : Julia R. | 11/12/2009

Julia, c'est sans doute à cause du noeud papillon Parnassius Apollo !!!

Écrit par : Trenette | 12/12/2009

Les commentaires sont fermés.

 
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