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03/05/2007

ALZHEIMER: CA POUSSE!!!

Plaisir de jardinier: la graine semble lever!

Le 21 Juin 2005, je “livrais” mon premier jardin destiné aux personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer sur la commune de Cannes-Ecluse, circonscription de Montereau fault Yonne, Seine-et-Marne.
http://danseavecleshoux.20minutes-blogs.fr/archive/2007/03/21/jardin-alzheimer-chantier.html

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Naturellement, j’avais invité pour cette inauguration le ministre de la Santé, Monsieur Xavier Bertrand et la secrétaire d’état en charge des personnes âgées, Madame Catherine Vautrin, au cabinet de laquelle j’étais allé présenter mes projets de promenade sécurisée et de jardin thérapeutique. http://danseavecleshoux.20minutes-blogs.fr/archive/2006/07/24/vautrin-ou-vont-les-choses.html

La politique annoncée du gouvernement visant à maintenir ces personnes le plus longtemps possible à leur domicile, on pouvait en déduire que chaque maire de France allait se retrouver peu ou prou en situation de directeur de maison de retraite et qu’il allait devoir aménager lui aussi des promenades appropriées à l’ordre donné par la Faculté aux vieillards: “Lève-toi et marche!”.
J’invitais donc aussi le ministre chargé des collectivités territoriales Monsieur Brice Hortefeux.

Ayant réalisé ce jardin dans le plus strict respect des impératifs du développement durable, j’y conviais également le ministre chargé de l’aménagement du territoire, Monsieur Chistian Estrosi dans une invitation légère et souriante: “Je viens d’en aménager un petit bout. Si vous voulez venir voir...”

Ayant conçu tout mon travail comme des “jardins de la vie jusqu’à sa dernière goutte” comme d’exacts contraires des camps de la mort, j’avais invité également Simone Veil et les associations de déportés.

Le maire, le conseiller général et le député-maire voisin Monsieur Yves Jégo étaient naturellement conviés eux-aussi.

On le mesure assez ici: la moitié de la “garde rapprochée” du candidat savait pertinemment à quoi je m’acharnais.

Détail qui a son importance: les jardins étaient situés juste en face de l’Ecole Nationale Supérieure des Officiers de Police que venait visiter quelques jours auparavant Monsieur Nicolas Sarkozy en personne et en hélicoptère.

Quand on sait les précautions de sécurité prises en matière de déplacements ministériels, surtout en plein dispositif “vigie-pirates”, on devine que le ministère de l’intérieur savait très exactement qui se trouvait dans le jardin d’en face et ce que nous y faisions.

A défaut d’un intérêt passionné pour la maladie et les malades, une curiosité élémentaire aurait pu le pousser à traverser la rue, à s’enquérir de ce qui s’inventait là et à saluer ces jardiniers “réveilleurs de sens et de mémoires”.

Ce dont il se garda bien, tout comme l’ensemble des susnommés d’assister à l’inauguration, exceptions faîtes du maire, du conseiller général et du premier adjoint de Montereau essentiellement chargé de représenter le député-maire lors de ses (fréquents) empêchements.

Alors en lisant avant-hier:

“Nicolas Sarkozy s'est engagé, s'il était élu, à financer la lutte contre la maladie d'Alzheimer avec des moyens équivalents au milliard et demi d'euros consacré au plan cancer.

"Il faut engager puissamment les moyens de l'État" dans la prévention et la lutte contre cette maladie, a t-il dit lors d'une visite d'un centre spécialisé privé de lutte contre cette maladie à Bourg-Blanc, près de Brest.
Il a dit regretter que cette lutte dispose seulement d'un budget annuel de 200 millions d'euros, quand environ 890.000 personnes sont touchées à des degrés divers par la maladie.
Dans ce centre, qui dispose d'un "jardin thérapeutique" spécial (Tiens donc... NDLA) et d'une salle de relaxation adaptée, Nicolas Sarkozy s'est également prononcé en faveur d'un congé rémunéré pour les personnes accompagnant des proches en fin de vie.
"Une société se déshonore si elle n'accompagne pas dignement ses anciens", a t-il déclaré lors d'une courte allocution, après avoir rencontré quelques malades et le personnel soignant en compagnie de l'ancien ministre de la Santé Xavier Bertrand, l'un de ses deux porte-parole de campagne.
"En s'occupant des vieux, on s'occupe de nous", a t-il ajouté en promettant de multiplier les efforts pour le dépistage des maladies touchant plus particulièrement les personnes âgées.”

je me suis laissé aller à penser qu’avec encore un peu de patience nous allions (peut-être) la voir fleurir, cette graine tellement tardive...
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11:40 Publié dans Jardins | Lien permanent | Commentaires (20)

30/04/2007

FETE DU TRAVAIL A FLEURYLAND!

De passage au coeur de Fleuryland après un saut aux Saintes Maries de la Terre, je découvre ébahi, esbaudi et béat que nous accueillons depuis hier Dimanche 20 014 visiteurs uniques.

Soit trois mille de plus que Bercy ;-)

Selon moi, ce doit être à peu près ça:medium_Manif.JPG

Sans doute moins selon la police...

N’empêche: ça fait quand même un joli monde!!!

A propos de “faites du travail”, que je vous dise!

Ici, on travaille plus pour gagner moins. Mwaaaaarf!

J’étais tantôt à la Protection Judiciaire de la Jeunesse de mon département et vous savez quoi?

On va peut-être pouvoir fabriquer nos bancs pour les personnes âgées avec les petits bandits des quartiers dits “sensibles”.

Du coup, des gamins auxquels on ne propose pas grand chose auront le choix entre délinquant et menuisier.

Et nos bancs, peu chers, seront à la portée financière des maisons de retraite les plus modestes.

D’une pierre deux coups? Vous voulez rire!

Du ricochet qui n’en finit pas ;-)

Comme je repars tôt demain matin, je vous laisse le brin de muguet porte-bonheur ce soir.

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24/04/2007

BEAU TRAVAIL!

Bravo les jardinier(e)s! Nous avons fait du beau travail!!!

La démocratie, toute fanée qu’elle était, a refleuri de toutes ses couleurs.

Au souffleur, vous avez été par-faits!

Evacuées, les feuilles mortes, les fleurs fanées, les brindilles et les tontes de pelouses.

Le jardin a retrouvé ses couleurs dominantes de bleu, blanc, rose, avec cette jolie petite note de rouge vif qui lui manquait depuis longtemps.

Mais dans un jardin, on n’a jamais fini.

La ronce et le chiendent rampent toujours sous la terre et j‘aperçois encore quelques taches brunes dans les tuyas qu’il va falloir traiter au plus vite et ne pas quitter des yeux.

Problème: à la jardinerie d’à côté, il ne reste plus que du bleu plus ou moins sombre et du rose plus ou moins pâle.

Et plus personne ne parle de la terre, ni de l’eau.

Au fait, quelqu’un sait où est passé Nicolas?

Non! L'autre... Hulot !;-)

Allez, on va se consoler avec un coup de blanc!

Camélia, la patronne!

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17:55 Publié dans Jardins | Lien permanent | Commentaires (7)

20/04/2007

DU VENT!

DE L’AIR!

Je ne partage en rien cette prétention ridicule dont certains font preuve ces temps-ci en “appelant à voter”.

Pour qui se prennent-ils et pour qui nous prennent-ils pour considérer que leur “autorité” les autoriserait à nous recommander à nous, pauvres sots incapables de réfléchir par nous-mêmes, un candidat plutôt qu’un autre?

Certains même gagneraient à considérer leurs appels comme de véritables repoussoirs. J’ai aperçu nombre de “soutiens” dont, si j’étais candidat, je préférerais sans nul doute qu’ils en “soutiennent” un autre.

Bref, ce n’est pas demain la veille qu’on m’entendra beugler “Ma-chin pré-si-dent”, sauf peut-être à entendre “Machin” s’exclamer auparavant: “Fleu-ry-val jar-di-nier!”

Ce qui n’est, à ma connaissance, encore jamais arrivé.

Je voudrais juste vous présenter ce matin l’un de mes plus précieux auxiliaires: Néole, faiseur de vent! ;-)medium_souffleur.JPG

Tout au long de l’année, Néole et moi chassons la poussière et les fauches de mauvaises herbes.
A l’automne, c’est avec lui que j’arpente les promenades pour souffler les feuilles mortes.

Néole, comme l’on dit, il “déménage”.
Il “fait le ménage”!

Je le mets à disposition Dimanche, à la première heure, dés mon retour du bureau de vote, à 8 heures 10.

Le plein est fait. Il démarre au quart de tour.

Vous pourrez vous en servir à sa puissance maximale.

Vous avez bien de la chance!

Je suis l’un des seuls jardiniers à prêter ses outils.

16/04/2007

DERNIERE LIGNE... DROITE ?

medium_lilas.2.jpg Dernière semaine de campagne avant le premier tour de l'élection présidntielle française.

Invectives, insultes, tractations plus ou moins secrétes, pièges, manipulations, combines en tous genres...

La nausée.

D'où une envie irrépressible d'échapper quelques instants à cette atmosphère glauque, violente et si peu productive.

De vous inviter à partager ici la paix des jardins, la force des rêves, les pouvoirs alternatifs de construire à mains nues, loin des polémiques, de petits espaces d'essentiel.

Et de nous inviter tous ensemble dans la campagne. La vraie.

Celle au milieu de laquelle s'est bâti Fleuryland, peu à peu, depuis...

Genèse d’un mamiedrome*

Quand j’ai commencé là, à Castel Nazareth, j’ai moins vu le jardin que la douleur des dames. Les mains crispées sur la rampe du déambulateur, à petits pas, lentement, elles avançaient. Quand même.

Alors le jardinier à peine engagé eut l’idée de transformer un parcours d’exercice en chemin des bonheurs. Récompenser chaque pas d’une couleur, d’un parfum, d’une baie, d’un émerveillement sur le verger à droite, sur les invraisemblables lumières du sous-bois à gauche. Jalonner tout du long de symboles sur le temps, sur l’avenir, sur la vie, sans la peur. Prétextes à rêverie, méditation, prière.

Une allée cimentée, parfaitement plate, sans risque de chute, ombragée, était toute indiquée.
D’abord y mettre un banc, sur une tendre pelouse, à l’ombre d’un grand chêne. Placé à mi-parcours, pour soulager l’effort. Avec quelques framboises, à picorer assise.
Au départ, un phœnix, bel arbre au nom d’oiseau qui renaît de ses cendres. Au retour, encore lui.
Puis trois arches fleuries. Chapelle “à ciel ouvert”.
Des couleurs vives et fraîches. Beaucoup de blanc, des roses, avec quelques rouges vifs pour donner l’énergie. Et tout le bleu du ciel pour apaiser l’esprit .

Et puis, pour le printemps, des perce-neiges, crocus, narcisses et jacinthes, toutes ces petites fleurs qui confirment aux mamies qu’elles ont vaincu l’hiver.

Tout du long des parfums. Jasmin, lavande, œillet, lilas, chèvrefeuille, menthe, seringa, muguet... Et des roses, bien sûr.
Avec l’eau d’une fontaine pour rafraîchir l’oreille, et un brumisateur, pour rafraîchir la peau.
Enfin de la lumière, car par 40 à l’ombre, on va marcher la nuit.

- Et la musique ?!
- On s’en charge, dirent le vent, les oiseaux et des rires d’enfants.
- Je pourrai quand même faire venir un violon de temps en temps ?
- Sans problème! répondit le vent. Ça me fera une pause.
- C’est joli, dit un merle qui m’écoutait rêver. Tu devrais t’y coller.
- T’es gentil, mais les sous, je vais les trouver où ?
- Des fruits plein le verger. Le sucre ne coûte pas cher. Fais donc des confitures! argumenta un rouge-gorge d’affaires.
- Bien sur, s’exclama un écureuil comptable. Ils financent bien la recherche avec un téléton. Fais comme eux : mamieton !*
C’est ainsi qu’à Castel Nazareth naquirent “Les confitures de la Madone” dont le premier pot de gelée de groseilles partit immédiatement se faire connaître au Pape. Accompagné d’un confiturier sorti tout droit des poumons d’un maître-verrier. Enfin! Les jardiniers ont leur Graal, maintenant.


Mamiedrome : n.c. masculin. Promenade fleurie, parfumée, rafraîchie, éclairée, à l’usage des dames âgées auxquelles la médecine a prescrit de marcher malgré la douleur et la canicule.

Mamieton : n.c. masculin. Ensemble des moyens mis en œuvre par le jardinier pour financer la réalisation optimale du mamiedrome. Au premier rang desquels figure la commercialisation des confitures de la Madone, réalisées avec les fruits du verger, suivant les conseils d’un écureuil.

Il est, bien souvent, des forces qui nous dépassent. Tous.

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13/04/2007

BONNES CHANCES... à certain(e)s

medium_patte_2_lapin.jpg Un Vendredi 13, c'est comme un jour de l'an: les voeux ne s'adressent pas à tout le monde ;-)

Tandis que je prépare simultanément la fin de Danse avec les houx et sa renaissance (période de Pâques oblige ?), je souhaite bonne chance à toutes celles et tous ceux qui oeuvrent avec moi à cette aventure de plus en plus collective: prendre soin des gens, particulièrement des plus faibles dans une France côté Jardins. Donc, forcément, loin des Cours ;-)

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S'il advenait que l'un des trente mille visiteurs gagnent un loto aujourd'hui, il va sans dire que j'aurais des suggestions jardinières, menuisières, ferforgères, fontainières et tailledepierres à lui faire! ;-)
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11/04/2007

MASQUELIERE: modèle Fanny ;-)

Regardez ce que les cloches m'ont apporté pour Pâques!!! medium_masquelière_Fanny.JPG
Là, entre deux iris déjà fleuris et au pied d'un lilas, posé délicatement entre deux mails, il y avait ceci:
un nouveau modèle de banc spécial personnes âgées "en bois, mais les planches découpées en rond, un gros pied en fonte, un dossier haut et bien droit, pour le dos qui fatigue...
Bon, imagine que les poteaux de la pergola sont droits !!! ;)))"

Joli modèle, qui portera évidemment le nom de sa créatrice: le Fanny.

Nul doute qu'il sera très populaire de Marseille à Manosque...

Je vous laisse pour la matinée.

Il paraît qu'il vaut mieux "liquider" de soi-même une entreprise aussi nuisible avant qu'un tribunal de commerce ne vous y contraigne.

Bon sujet pour un bac blanc:
"En quoi le suicide vaut-il mieux que l'assassinat ?"

Vous avez trois heures.

07:35 Publié dans Jardins | Lien permanent | Commentaires (11)

06/04/2007

LE BIBLIOTHECAIRE ET LE JARDINIER

Décidément, notre bibliothécaire est un type épatant!

Grâce à lui, j’étais reçu hier à la mairie de Paris pour y présenter “le petit jardin des conséquences” à une interlocutrice chargée des personnes handicapées.

Attentive, pragmatique, elle a vite adhéré au projet, soulevant l’une après l’autre toutes les difficultés administratives, foncières et autres joyeusetés que le carcan des procédures nous réservent.

Puis, le “mamiedrome” l’ayant fait sourire, elle a fait venir son homologue chargée des personnes âgées à laquelle j’ai pu présenter la promenade sécurisée et les bancs adaptés.

Allez vite vous faire belles filles et beaux garçons car je les ai invité à venir visiter Fleuyland où elles découvriront, outre la pertinence de vos commentaires, mon premier jardin “alzheimer” ici:
http://danseavecleshoux.20minutes-blogs.fr/archive/2007/03/21/jardin-alzheimer-chantier.html
le manège jardinier ici:
http://danseavecleshoux.20minutes-blogs.fr/archive/2006/08/11/le-manege-jardinier.html
et ma conception de ce métier si particulier là:
http://danseavecleshoux.20minutes-blogs.fr/archive/2007/02/19/un-metier-a-part-entiere.html

Dans la vraie vie, elles s’appellent Marion et Cécile.
Ai-je besoin de vous demander de leur réserver le meilleur accueil? Evidemment non! ;-)

Puis, m’en allant faire mon compte-rendu à Johnmarguerite, je repèrais le terrain d’une “embuscade publicitaire” qui, le moment venu, devrait vous faire bien rire.

Merci de tout coeur, ami bibliothécaire.
Grâce à toi, une certaine idée du bonheur a fait un grand pas en avant.

Pourquoi n’es-tu pas candidat ?!!

A toutes et à tous je souhaite un bon week-end de Pâques.

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04/04/2007

ENVOLEE

Méfiez-vous des politiques: ces gens-là n’ont pas de parents.

“Danse avec les houx” vient d’accueillir cette nuit son (sa) 18 124° visiteur(teuse) unique.

Je sais que vous n’êtes pas obligés de le croire, mais c’est un fait dont notre professeur de danse pourra témoigner à la demande.

Ajoutons à cette merveilleuse nouvelle deux propositions par chacun(e) vérifiable:

1 - Les médias nous abreuvent de sondages et d’analyses.

2 - Les partis politiques truffent nos boîtes à lettres et nos boîtes à mails de paperasses et autres courriers électroniques. (Sur cet aspect de la “campagne en ville”, je vous invite à passer lire le drôlissime billet de MAQJ’A sur “Vive le feu!” - lien dans la colonne de gauche)

Nous voici en présence de trois éléments qui nous laissent supposer que ça sonde et ça surfe tous azimuths, toutes tendances confondues.

On peut en déduire qu’il y a parmi ces dix huit mille cent vingt quatre passant(e)s quelques partisans de candidats.

Dont un(e), soyons fous, qui en vienne à se dire: “Dis-donc, ces petites promenades fleuries, ces bancs adaptés, ces exercices cognitifs pour la mémoire et les sens, ce serait drôlement bien pour Papa ou pour Maman” et, s’il a encore cette chance, “pour les deux.”.

Du coup, rien ne l’empêcherait (me semble-t-il) d’attirer l’attention de son parti sur le travail qui se propose ici.

Le dit-parti, dés lors, confierait à ses communicants le soin de matérialiser son intérêt au respect et au bien-être des “ainés” par une formule facturée très cher du genre: “Les promenades de Danse avec les houx, je m’engage à en mettre partout!”

La salle applaudirait à tout rompre le leader charismatique et reprendrait le slogan à l’unisson... “Les pro-me-nades/// de Danse avec les houx/// On va// On va // En - mettre - par-tout!”

Je sais: la rythmique est très connotée gauche revendicative, mais les autres, tous les autres, on le droit d’essayer en sautant sur place, en avançant de trois pas et en reculant d’un, en zig zag, en chantant éventuellement après:

“Vieillesse, si tu continuuues,
Les fils à Pépère, les filles à Mémèreueu,
Vieillesse, si tu continuuues,
Les fils à Pépère vont te botter l’ c...”

Vous m'avouerez que ça donnerait aux meetings une autre dimension que: “MA-CHIN (clap-clap-clap facultatif) PRE-SI-DENT (E)!!! que je ne peux m’empêcher de trouver toujours un peu “court”.

Du coup les autres partis, bousculés par l’introduction d’une dimension tellement humaine dans la ”campagne”, s’empresseraient de soutenir véhémentement le droit des enfants handicapés à des manèges jardiniers, et celui des enfants TED à des petits jardins des conséquences.

Ce qui, inéluctablement, créerait un nombre considérables d’emplois dans les jardins, la menuiserie, le fer forgé, la taille de pierre, les fontaines, susciterait de nombreuses interventions d’artistes musiciens, sculpteurs, doperait la production horticole et, compte tenu des méthodes préconisées dans ma note précédente (Avis de tempêtes!), ferait un plaisir fou à Nicolas Hulot qu’on sent un peu dépressif ces jours-ci.

Mais méfiez-vous des politiques: ces gens-là n’ont, semble-t-il, pas d’enfants non plus.medium_Souffleur_à_bisous_face_cop.JPG


Le souffleur à bisous du manège jardinier, de Corinne JOACHIM

30/03/2007

AVIS DE TEMPETE!

medium_tornade1.jpgA-t-on remarqué comment une petite averse sous la gare du Nord de Paris nous zappe d'un coup d'un seul les conséquences du réchauffement climatique? Un resquilleur, une petite émeute, une charge de police et hop, l'état de la planète à la trappe. M'avouerez que c'est du costaud, ça: cent coups de matraques qui vous recongèlent la banquise! Ca vous gomme la canicule! Ca vous dépolue la mer et zou, de l'eau claire et à boire pour tout le monde!
Hulot et son pacte dans les choux.
"La terre brûle"?
Comment?
Vous avez dit muleta?

Du coup (si j'ose dire), je publie ce matin un court texte sur le développement durable au jardin parce que quel que soit le (la) prochain(e) président(e), ce n'est pas demain la veille qu'on verra les CRS arrêter les cyclones ni les gardes mobiles contenir les tsunamis.


Développement durable : Côté jardin...

“Placé au point d'équilibre des trois pôles sur lesquels il s'appuie : l'environnement naturel et patrimonial, l'économie et la société, le caractère trinitaire du développement durable est essentiel pour comprendre le concept et le rendre concret.”
Dominique LEVET, secrétaire général de l’Institut Européen du Développement Durable.

“Oui, mais concrètement, qu’est-ce qu’on fait ?” demande le public.

Tentative de réponses au jardin.

Quel environnement plus naturel et patrimonial qu’un parc ou qu’un jardin ? On n’abordera pas le développement durable sans poser préalablement les principes d’éthique sans lesquels rien de sérieux ne saurait s’engager. Et d’abord, en finir avec les caprices de mode devant tout au marketing et les méthodes en cours de vente forcenée.
Un jardinier responsable ne plante pas des variétés tropicales en pleine terre là où la température peut descendre à moins vingt en Janvier!
Il choisit des essences adaptées au climat, au sol et veille à sélectionner ses végétaux en fonction des ressources en eau disponibles sur le territoire.
Il apprend la maîtrise de l’arrosage strictement nécessaire aux besoins de ses plantes et renonce aux pelouses bien vertes en pleine canicule.
Il privilégie le terreau naturel à tout engrais chimique.
Il paille pour éviter le recours aux désherbants et là où ce n’est pas forcément possible, il se baisse, s’agenouille et arrache le chiendent à la main.
Il privilégie les techniques de l’agriculture raisonnée en combattant les maladies et les insectes par d’autres végétaux. Il suit attentivement les progrès de la recherche agronomique en matière d’auto-défense végétale.
Il tient ses serres hors gel en hiver avec de l’énergie propre, capteurs solaires, géothermie, électricité éolienne.
Pour les gros travaux, grands labours, débardage, transports pesants, il recourt plus volontiers au cheval de trait qu’aux moteurs, d’autant que le fumier de l’un enrichira la terre de la roseraie alors que les gaz d’échappement des autres contribueront à un effet de serre paradoxalement nuisible.

Qui aurait prédit au XIX° siècle que “l’effet” de cette intelligente construction de verre destinée à protéger et à développer la vie des plantes se transformerait en gigantesque phénomène à faire fondre les glaciers, à inverser les pôles, à engendrer la mort programmée de nombreuses espèces ? Dont la nôtre !

Le développement durable n’est pas compatible avec la cupidité, ni avec l’avarice, toutes deux responsables de l’urgence de sa mise en place.

Économie ? C’est, côté jardin, toute la difficulté.
Convaincre un client, qu’il soit particulier ou collectivité,
de s’équiper d’un système d’arrosage automatique programmable coûteux, d’engager un jardinier formé aux techniques de culture raisonnée, de consacrer plus d’heures qu’il en faudrait si l’on recourait à des produits chimiques ou à des machines n’est pas chose aisée.
Côté cour, l’appel d’offre attribué au “moins disant”, même si l’on sait bien qu’à terme il sera finalement le plus cher en conséquences, y compris financières, est une règle contemporaine avec laquelle il faut rompre vite.
Comment la faire évoluer autrement qu’en proclamant qu’au jardin aussi, ce qui paraît plus cher est à terme le moins cher!
Si un arrosage automatique maîtrisé à un coût, il n’est rien en regard de celui du gaspillage (et des factures) d’eau dus à des arrosages inutiles.
Si le nombre d’heures passées par un jardinier-citoyen est effectivement supérieur à celui d’un jardinier indifférent à la nature et aux gens, son coût est compensé par l’économie en traitements chimiques et plus largement en impôts qu’il faudra payer plus tard pour financer des stations d’épuration d’eau, réparer, reconstruire et indemniser les victimes de tempêtes, cyclones et autres catastrophes que l’indifférence et la désinvolture génèrent.

Social. Le développement durable ne saurait se limiter seulement au soin apporté au territoire. Il englobe ceux qui le peuplent. Quelle autre raison finalement aurait-on de protéger un espace rendu vide de toute existence ?
Il ne saurait se résumer seulement à la protection des oiseaux. L’Homme doit en être au coeur.

Le développement durable, concrètement, c’est de l’humanisme qui se retrousse les manches.

Le cyclone qui vient de ravager le Sud des Etats-Unis, le Portugal en feu, le tsunami du Sud-Est asiatique, la canicule de 2002, la tempête de 99 peuvent se lire comme de gigantesques réactions naturelles au productivisme à outrance pour satisfaire une consommation fanatique, une boulimie d’inutilités, tout autant qu’une accumultion de négligences. C’est la grandeur de celles et ceux qui se sont trompés, ont pillé, polué la terre de le reconnaître.
C’est le courage de celles et ceux qui font face maintenant aux conséquences des mauvaises pratiques passées.

Développement ? Bien sûr! Mais raisonné lui-aussi.
Durable ? Devant l’augmentation de la fréquence et de la violence des phénomènes qui nous frappent, les parents n’ont pas d’autre choix que de s’y engager avec force.

Parce qu’on ne donne pas la vie pour la compromettre.
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29/03/2007

COMPARUTION IMMEDIATE

Attendu que Delphine a été reconnue coupable de semis clandestin de pavots dans le potager de Fleuryval et que la preuve irréfutable nous en a été immédiatement rapportée par les autorités compétentes, à savoir 20minutes-blogs.fr
Attendu que le délit est aggravé par l'utilisation de méthodes visant à laisser penser que la culpabilité en serait attribuée à un autre,
la condamnons à un travail d'intérêt général consistant à donner son avis sur la "qualité" graphique d'un mailing qui ne demande qu'à partir et, dans la mesure du mesure du possible, à y mettre son grain de sel.

Tribunal des flagrants délires. ce 29 Mars 2007medium_6_jpeg_copie.JPGmedium_4_JPEG_copie.JPG

21/03/2007

JARDIN "ALZHEIMER" : ATTENTION CHANTIER!

Ha si j'avais eu un blog quand je me suis retrouvé dans un jardin d'Etablissement pour Personnes Ägées Dépendantes à inventer mon premier jardin à vocation thérapeutique pour les personnes atteintes par la maladie d'Alzheimer!

Parce que je ne savais rien de cette maladie, et qu'il m'a fallu trouver à peu près tout tout seul sur internet.

Et que bien sûr j'ai demandé à des gériatres, des psychiatres (neuro ou pas), des pontes de la santé publique de corriger ou d'améliorer mon travail.

Suis même allé le soumettre au ministère de la Santé! C'est vous dire...

En vain.

Alors maintenant que Jérôme Pélissier est venu prendre l'air à Fleuryland et qu'il m'a fait l'honneur d'en faire circuler l'adresse dans l'univers de l'humanitude, je m'empresse de republier ce travail qui ne demande qu'à être amélioré encore.

Enlevez, ajoutez, corrigez, débatez: face à cette saloperie de maladie, il ne saurait y avoir de "vanité d'auteur".

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A ma mère.

LE JARDIN DES SENS.


Mettre les cinq sens des malades Alzheimer en émotion constante dans la totale sérénité d’un jardin thérapeutique sécurisé, tel est le projet développé par l’entreprise Danse avec les houx en direction des maisons de retraite médicalisées.


Repère sera notre mot-clé.


LA VUE.
Les fleurs sont des repères dans le temps des saisons.
Les perce-neiges, crochus, narcisses et jacinthes annoncent la fin de l’hiver. Puis les tulipes, le muguet et les fruitiers en fleurs confirment le printemps. L’iris appelle l’été et les roses le claironnent avec les clématites. Les hortensias l’automne. Les ellébores, dites “roses de Noël”, l’hiver.
Nos pensionnaires, majoritairement d’origine rurale, le savent plus qu’ils s’en souviennent. Et leur mémoire s’active d’elle-même en entendant au petit matin les sabots du cheval de trait, les roues de la carriole passant sous leur fenêtre, puis en voyant plus tard les jardiniers effectuer tous les gros travaux avec leur paisible colosse. Labours, cueillettes... Quand le temps le permet, Fanfaron l’ardenais promène les plus faibles dans sa carriole aménagée.
Les oiseaux, attirés par les baies des arbustes, donnent un constant spectacle devant le balancement de légères graminées qui laisse apercevoir, en transparence, un bassin au-dessus duquel un angelot discret conseille aux nymphéas de garder leur secret. Tout paraît si tranquille...
Quand soudain, bouquet vivant, un paon déploie sa roue au milieu du jardin.

L’ODORAT.
Lilas, seringa, muguet, lys, arôme, romarin, lavande, rose, œillet, jasmin et même le mimosa qui attend sereinement le printemps au jardin d’hiver, autant de parfums jalonnant la promenade tout au long de l’année. Voisin d’un vaste champ, s’ajoutent à la Saint Jean les senteurs inoubliables des foins coupés. En été, l’odeur des côtelettes d’agneau frottées de thym grillant sur le barbecue du cabanon devant lequel déjeunent les jardiniers...
Repères de temps aussi.

Et l’écurie de Fanfaron, producteur bénévole d’engrais naturel, premier responsable de la folle exubérance des rosiers grimpants. Repère constant.

L’OUÏE.
Les oiseaux, encore eux, avec leurs chants variés. Mésanges, rouges-gorges, merles, tourterelles, alouettes, bouvreuils et moineaux... Le vent dans les bambous. Les fontaines, extérieure au bassin, intérieure au patio. Le carillon de roseaux accroché à une branche du polonia. Les sabots du cheval. Un jardinier qui chante. La cloche de l’église du village et celle de la maison appelant aux repas. Les rires des enfants aux récréations de l’école voisine. Parfois, la musique militaire de l’Ecole Supérieure des Officiers de Police, de l’autre côté de la rue. Repère de 14 Juillet, de 8 Mai et de 11 Novembre... Des dates qui ne s’oublient pas.

LE TOUCHER.
Le velours d’un pétale, le satin d’une feuille, la douceur d’un bois lisse à l’accoudoir du banc, la fraîcheur du fer forgé de la chaise disposée à l’ombre des bouleaux, la douceur d’un coussin, le souffle frais et léger du vent s’introduisant, coquin, dans les chemises ouvertes... Et sur le gazon dru des déambulatoires, le souvenir lointain d’une marche pieds nus.

LE GOÛT.
Des baies à picorer tout au long de la promenade. Framboises, groseilles, cassis, mures (des mûriers sans épines). Au verger, cerises, pommes, prunes, poires, noix et châtaignes. Au potager, des fraises, des melons, des pastèques... Repères de printemps, d’été, d’automne.
Rien de toxique, bien sûr. Du beau, du bio, sans autre engrais que le compost maison et le fumier du cheval.


Des feuilles mortes aux tulipes, dans le jardin d’hiver qu’une large baie vitrée isole des frimas, un écrin de verdure et de plantes tropicales d’où l’on regarde la neige tomber sur le village. En prenant soin de ces frileuses, fragiles elles aussi.
Dans le grand aquarium, les poissons multicolores savourent paisiblement leur perpétuel été. Dehors, les passereaux dansent un ballet constant de nichoirs en nichoirs garnis de nourriture.
Un sapin pour Noël, des jacinthes aux étrennes, on attend le printemps en écoutant Mozart, Schubert et Vivaldi.


Il ne passera pas, l’hiver !

C’est étonnant comme une virgule change tout.

medium_Charlot_bon_-_1.2.JPG
LE JARDIN DES MEMOIRES

Solliciter le plus souvent possible la mémoire lointaine pour ralentir la dégénérescence de la mémoire immédiate.

Dans un massif de graminées, la frêle silhouette
d’Edith Piaf, mains tendues, semble cueillir des fleurs.
Là-bas, Charlot s’éloigne. Ici, Maurice Chevalier salue du canotier. Fernandel sourit. Et Bourvil? Il bourville.

Des parterres de sens.
Tous les travaux des gériatres donnent la lecture comme meilleur exercice pour la mobilisation des facultés cognitives.
Au fil de la promenade, les résidants découvrent donc des citations incontournables, fondements de la pensée universelle. Philosophiques, encourageantes, souriantes, elles incitent le promeneur à lire, méditer, discuter, avancer. Incluses dans des résines de couleurs de formes et de dimensions variées, ces phrases deviennent des fleurs ou des fruits disposés en massifs, en isolé, en grappes...

Parmi notre sélection provisoire :

La plus grande des victoires est la victoire sur soi.
Platon.

Sur les flots, sur les grands chemins, nous poursuivons le bonheur. Mais il est ici, le bonheur!
Horace.

La vie ressemble à un conte; ce qui importe, ce n’est pas sa longueur, mais sa valeur.
Sénèque.

La fatalité triomphe dés que l’on croit en elle.
Simone de Beauvoir.

Le point de vue le plus simple est toujours le meilleur.
Chaplin.

L'heure de la fin des découvertes ne sonne jamais.
Colette.

La vraie sagesse est de ne pas sembler sage.
Eschyle.

Il faut oser ou se résigner à tout.
Tite-Live.

On n’est jamais aussi vainqueur ni aussi vaincu qu’on se l’imagine.
de Montalembert.

La mort est le berceau de la vie.
Higelin.

Quand il est dur d’avancer, ce sont les durs qui avancent.
Kennedy

Ne pas subir.
Maréchal Jean de Lattre de Tassigny

En notre temps, la seule querelle qui vaille est la querelle de l’homme.
De Gaulle.

Au milieu de l’hiver, j’ai découvert en moi un invincible été.
Camus.


A lire avec les pieds, sur une allée de sable fin, ce poème-marelle est écrit sur des pas japonais.

Petits pas de zen
(Poème cognitif)

Je - marche - dans - un jardin - où - tout - m’est - destiné.
C’est - en pensant - à moi - qu’ils - ont - tout - dessiné.
Je - suis - ces pas - de lune. - Ils - me - mènent - vers - des fleurs.
Des herbes, - dans le vent, - me - dansent - le bonheur.
Je - vais - m’asseoir - ici, - prendre - un peu - de repos.
Le monde - est - ce qu’il - est. - Vu - d’ici, - il est - beau.
Les tirets séparent les pas.

On peut s’asseoir alors à l’ombre parfumée d’une masquelière* couverte de roses rouges, clématites et jasmin.
*Masquelière : nom commun féminin singulier, volontiers pluriel. (du nom de son inventeur) Pergola destinée à accueillir des plantes grimpantes, créant ainsi une escale fleurie, ombragée et parfumée le long d’une promenade.
Il existe des masquelières à deux et trois places, ainsi qu’un modèle équipé d’une potence d’aide au relèvement pour personnes agées, handicapées ou convalescentes. in Dictionnaire à venir.


La guinguette

De Mai à Octobre, au fond du jardin, un kiosque à musique abrite un accordéoniste qui vient parfois jouer les airs qui collent à la mémoire.

Non, rien de rien, non, je ne regrette rien...

Ah! le petit vin blanc
Qu’on boit sous les tonnelles
Quand les filles sont belles
Du côté de Nogent...

J’ai pris ces roses blanches
Pour aller voir Maman...

Un gamin d’ Paris, c’est tout un poème...

L’aventure commence.
Bien sûr, nous créons ce jardin pour les malades.
Nous le faisons tout autant pour le bien-être, le repos
et l’énergie de celles et ceux qui prennent soin d’eux.

Nous tiendrons un journal de nos observations.


Ce 24 Mai 2005.

Jean-Luc MASQUELIER.

Tableau : Jacqueline BOURGOIN.

medium_Le_temps_.3.JPG

19/03/2007

BANC + MASQUELIERE - ESQUISSE

medium_Banc_masquelière.JPG Les voilà! Epouvantablement dessinés par votre serviteur, mais on fait ce qu'on peut avec ce qu'on a.

En bas, le banc en bois de robinier destiné aux personnes âgées le long des promenades.

Un trois places (il y en aura de deux), avec une assise à soixante trois centimètres comme les sièges réhaussés des toilettes, doté de solides accoudoirs sur lesquels pousser pour se relever, avec un petit clip pour caler la canne. Comme nous aurons dans les années à venir de plus en plus d'obèses, le siège est prévu pour résister à un poids de cinq cent kilos.
Les pieds arrière sont conçus pour éviter tout basculement.
Aucun angle aigu, pas même un angle droit qui, en cas de chute à proximité, risquerait de blesser. Au pire, on se cogne mais on ne s'ouvre pas.

Tout ceci va bientôt être amélioré encore par une ergothérapeute.

Quant à l'esthétique: cherche volontaires désespérément.

En haut, la pergola destiné à ombrager le banc si la promenade est en plein soleil.
Dotée de poignées sur lesquelles tirer cependant que l'on pousse de l'autre bras sur l'accoudoir pour se remettre debout.

Bien sûr, on fait grimper là-dessus lierres, glycines, chèvrefeuilles, rosiers grimpants ou lianes, clématites et l'on a trois ans plus tard une petite grotte de fraîcheur à l'ombre de laquelle se reposer, lire, papoter, rêver... Même en plein été.

Bien sûr, certaines "masquelières" sont disposées sans banc dessous afin de pouvoir ombrager aussi les personnes à mobilité réduite qui viendraient à se promener en fauteuil roulant.

Toute amélioration bienvenue ;-)

19:00 Publié dans Jardins | Lien permanent | Commentaires (6)

14/03/2007

MASSIFS APAISANTS GENETIQUEMENT MODIFIES ;-)

medium_Valeriane_001.jpgAugmentation hallucinante de la population de Fleuryland qui a vu arriver plus de deux mille nouveaux visiteurs uniques en un mois à peine: nous sommes ce matin 17 200!

Du coup, en appliquant une simple règle proportionnelle, je me dis qu’il doit bien y avoir un(e) ou deux nouveaux qui travaillent à l’INRA.

Alors comme je sens confusément que la modification génétique de la valériane va nous mettre Cèpe Debout (aka Bernard Langlois) chiffon, j’explique pour quoi faire et je demande si c’est possible ici, vu que quand je suis allé proposer ça au ministère de l’Agriculture, je me suis fait comme d’habitude botté en touche comme un vulgaire ballon de rugby par un haut fonctionnaire qui ne m’a jamais rappelé depuis.

Faut dire qu’il ne fait pas bon apprécier mon travail dans les ministères. Santé, Agriculture, Personnes âgées, tou(te)s ce(lles)ux qui m’ont reçu et s’apprètaient à m’aider ont été remplacés en général dans le mois qui suivait. Quand je les appelle, ils ne sont plus là. Jamais.

Semblerait que mes projets et moi-même ne soyons pas des éléments favorisant à l’excès les développements de carrière.

C’est pourquoi j’invite celles et ceux qui voudraient intervenir sur cette note à se choisir un pseudo indéchiffrable de loin derrière les fagots si leur fonction dépend de l’administration française. Ou à me répondre en code sur la BBC genre: “Et voici quelques messages personnels. Pompompompom. La valériane va les calmer. Je répète: La valériane va les calmer. Pompompompom.”
A l’ancienne...

Donc voilà, en gros, l’affaire.

Pour qui connaît les simples, (j’invite les autres à venir les découvrir à Milly-La-Forêt autour de la chapelle St Blaise où repose Jean Cocteau), on sait depuis la haute antiquité que la valériane et l’aubépine produisent des principes apaisants toujours utilisés dans l'homéopathie.
(Le premier qui rajoute: “Juliette malheu’euse” tend ses doigts pour le coup de règle!)

Mais ces principes actifs sont contenus dans la racine.

L’idée consisterait donc à faire en sorte que ces molécules se transférent via les tiges jusqu’aux fleurs et se libérent dans le parfum.

Ce qui me permettrait, dans les jardins des maisons de retraite et dans ceux des IME où la tension et la peur sont quasiment palpables, de créer des massifs apaisants avec des valérianes au sol et des aubépines en écrans ombrageants. Imagine Papi assis là au milieu sur son banc à regarder jouer les papillons dans le buddléia derrière: que du bonheur paisible.medium_aubepine_008.jpg

medium_buddleia.jpg

Seulement voilà: la nature n’a pas prévu ça et faudrait un peu l’aider.

D’où ma question aux généticiens horticoles: est-ce que ça vous paraît possible ?

Si c’est non, on oublie.
On plantera juste un carré de chichon et on apprendra à Mamie à rouler son pétard en écoutant Bob Marley. Je le sens promis à un bel avenir, le mouvement rasta, dans les EPAD ;-))))))

Par contre, si c’est oui, on s’y colle vite!

Et là, tout respect gardé pour les faucheurs de Moustache Akbar, z’auraient intérêt à venir nombreux s’ils songeaient seulement à me couper mes simples.

Parce qu’avec une fourche dans une main et une tronçonneuse dans l’autre, c’est quand même très puissamment armé, un jardiner ;-)

11:30 Publié dans Jardins | Lien permanent | Commentaires (26)

03/03/2007

QUATRE ANS! ... ET LA PUB.

On dit: ”La publicité”, “La communication”...

Je me marre! (Façon Coluche)

Surtout aujourd’hui, 3 Mars 2007.

Parce que voilà quatre ans aujourd’hui, je sortais fièrement du tribunal de commerce de mon trou avec un K. bis flambant neuf et je roulais aux quatre coins du pays pour déposer ma première plaquette publicitaire qui, pour une riquiquitte entreprise individuelle sortie de l’insertion, était déjà bien belle grâce à Jacques Mourioux, à Frédérique Cook, au studio Théo et à Espace Graphique, excusez du peu.medium_Pub_originelle_-_1.JPG

Puis il y eu la presse. Jusqu’à une émission de Mireille Dumas au cours de laquelle Michel Blanc en personne regretta de ne pas avoir de jardin pour m’avoir “sous la main”.

Puis une seconde publicité tellement belle qu’elle a fait lâcher plus d’un: “Whao!” à celles et ceux qui l’ont vue.

medium_Pub.2.JPG


Puis, cadeau de Noël de Delphine, une troisième à tomber par terre.

medium_DANSE-AVEC1.2.JPG


Et le blog. Avec presque 16 500 visiteurs uniques ce matin!

Hé oui. Ca grandit vite.

Z’en avez croisé beaucoup, sur la toile, des jardiniers aussi communicants sur ce qu’ils ont fait et sur ce qu’ils projettent de faire?

Z’en voyez beaucoup aménager des promenades pour les vieux, imaginer des jardins “alzheimer”, des manèges jardiniers pour petits fracassés et des petits jardins des conséquences pour enfants TED ?

Z’avez aperçu beaucoup de monde sur le secteur des bancs ombragés pour les anciens?

Non ?

Moi non plus.

Et bien pourtant, je vais sans doute être contraint de fermer boutique parce que là, à l’heure où je vous écris, il n’y a pas une commande en vue.

Avec des dettes qu’il me faudrait pas moins que le conseil municipal de Levallois-Peret pour envisager de passer à travers.

Et la perspective palpitante d’une expertise psychiatrique pour bientôt.

Le tribunal de commerce de mon trou ayant jugé qu’on ne m’avait pas demandé tout ce que j’ai créé dans le dernier jardin de maison de retraite, et qu’en conséquence on ne m’y devait rien, vient de me signifier l’obligation de payer les bambous que j’y ai planté.

Sans qu’on me les demande, forcément.

Alors méfiez-vous! Oui, vous, là, dont j’ai l’adresse IP...

Ce genre de crise pourrait me reprendre.

Venir vous planter un arbre ou plus. Sans votre accord.

Comme ça. Émotionnellement. Une nuit de pleine lune. Devant votre porte.

Pire encore! Imaginez le cauchemar: vous vous levez un matin et vous découvrez que sans bruit, Danse avec les houx est venu pendant votre sommeil vous planter un noyer de dix ans au beau milieu de la salle-à-manger! Dans le plancher! Devant la télé!

Hagard, vous courez dans la cuisine vous faire une café serré...

Arrrg! Des bambous partout!!!

Vite, vous tentez de vous réfugier dans les toilettes!

Tudieu! Un baobab!!!

Alors, rampant entre les framboisiers de cette jungle qu’est devenu votre couloir, vous atteignez la porte, parvenez difficilement à l’ouvrir en arrachant les lianes qui la pieuvrent déjà, sortez de cet enfer vert et me trouvez sur le perron, tendant ma facture.

Avouez qu’on ne peut pas durablement faire courir pareil risque aux habitants de ce pays!

Je m’étonne d’ailleurs qu’aucun des candidats ne se soit encore prononcé sur un risque de terrorisme végétal aussi dangereux.

Ni qu’on leur ait demandé de combien de missiles anti-bambous disposaient nos forces armées.

Quoi qu’il en soit, nous allons tout faire pour essayer de tenir jusqu’à cinq ans!

09:35 Publié dans Jardins | Lien permanent | Commentaires (14)

23/02/2007

RELAI DE GRAND COEUR!

L'ART AU PROFIT DE LA RECHERCHE

MEDICALE SUR L'AUTISME
Voilà pour les francilien(ne)s. Juste copié-collé, mais de tout coeur.


Du 5 au 17 mars 2007 à l'Espace KIRON, lieu culturel phare de l'Est parisien, près de 70 tableaux de l'artiste Baïa seront mis en vente au profit de l'Association Agir et vaincre l'autisme, l'association promoteur de la banque génétique, soutenue par la Fondation Autisme.

Espace Kiron - Paris 11ème
10 rue La Vacquerie
75011 Paris
Tél : 01 44 64 11 50

Métro : Voltaire (ligne 9) - Bus : 69, 61

BAIA, " Série Hommage à Balthus " > 2005 > 29*45 cm,
Craie grasse, acrylique et collage sur photos de presse


Pourquoi assister à cet événement de l'art et de la recherche médicale ?

Parce qu'il donnera l'occasion …

* De (re)découvrir l'univers de Baïa, artiste d'origine algérienne à la forte sensibilité, engagée aux côtés des parents d'enfants autistes.
* D'aider la recherche sur l'autisme, cette maladie d'origine essentiellement génétique.
* De faire le point sur l'actualité de l'autisme : la recherche, le diagnostic, les prises en charge proposées et espérées.


… au fil de plusieurs rendez-vous :


La conférence de presse, mardi 6 mars à partir de 9h30.
Elle s'articulera autour d'un focus sur le travail de Baïa et d'une intervention du docteur Sylvain BRIAULT, médecin et chercheur généticien I.N.S.E.R.M., spécialiste de l'autisme.

Le vernissage, mardi 6 mars à partir de 18 heures, suivi d'un coktail
Ouvert à tous : grand public, amateurs d'art, médecins, partenaires et toutes les personnes sensibles à la lutte contre l'autisme. Ce sera l'occasion de rencontrer tous les acteurs de cette mobilisation :

*
Baïa et la cause qu'elle défend au travers de ses toiles

*
L'Association Agir et vaincre l'autisme

*
Les étudiants de l'Ecole de commerce IDRAC (Paris 17ème) en charge de l'organisation.



L'atelier de création pour les enfants autistes, samedi 10 mars de 14 heures à 19 heures.
Cet atelier original aura pour objectif de créer une ou deux toiles commencées par les enfants et finalisées par l'artiste. L'œuvre sera offerte à un centre d'accueil pour enfants.

Concert de guitare Jazz, jeudi 15 mars de 19h30 à 20h30, suivi d'un coktail.
Cette soirée offrira à toutes et à tous le plaisir d'écouter la prestation musicale jazzy de Peter Zelenka et David Doruzka et d'admirer les œuvres créées par les enfants autistes.




Pourquoi se mobiliser pour la recherche sur l'autisme ?

Un enfant sur 150 est atteint d'une forme d'autisme … soit plus d'un million de personnes touchées dans leur cercle proche en France. Une prévalence considérable, d'après les derniers résultats publiés.

Il est donc urgent de comprendre les causes de cette maladie du développement cérébral à très forte composante génétique, aussi largement répandue et invalidante. Seules les avancées de la science pourront permettre de mieux identifier les causes, de mettre au point des traitements ciblés et une pratique de diagnostic plus précoce.

En France, les moyens publics engagés ne sont pas encore à la hauteur de ces enjeux.
Voilà pourquoi tout un chacun doit se mobiliser aux côtés de l'Association Agir et vaincre l'autisme et son projet phare, la banque génétique.



Pourquoi soutenir l'Association Agir et vaincre l'autisme?

Créée par des parents d'enfants autistes, l'Association Agir et vaincre l'autisme s'est résolument engagée sur la voie de la recherche génétique.
Voilà plus de deux ans, elle a lancé la constitution d'une banque génétique, hébergée au généthon, à disposition de toute la communauté scientifique internationale.
Elle fonctionne grâce au recueil, auprès des familles ayant un enfant atteint, d'échantillons sanguins et de données cliniques.
Avec un double objectif : donner un “ coup d'accélérateur ” à la recherche et permettre d'établir des diagnostics de plus en plus précoces.

Près de 500 familles participent déjà. Une mobilisation considérable qu'il faut absolument amplifier et soutenir tant humainement que financièrement.

Sans oublier les autres missions de l'Association :

* sensibiliser le grand public ;
* intervenir auprès de nos représentants politiques pour obtenir une meilleure prise en charge médicale, sociale et citoyenne des enfants autistes ...


Nous comptons sur votre présence. Venez nombreux !

21/02/2007

BANCS CO!

medium_banc_cheoldgen.JPGAvez-vous observé comme les personnes âgées ont du mal à s’asseoir et plus encore à se relever des bancs publics ?

Je vous demande ça parce que j’habite un coin de France où il semble que personne, à part les vieux, ne s’en soit aperçu. Etonnant d'ailleurs puisqu'il est admis que les sièges des toilettes doivent être réhaussés, et qu'on comprend mal comment une évidence ici n'en soit pas une au jardin. Insondable mystère...

medium_banc.jpg

Hé bien nous allons en fabriquer de plus hauts!

Dotés de solides accoudoirs sur lesquels pousser d’un bras cependant que de l‘autre on pourra tirer sur une potence fixée à la pergola qui viendra ombrager le siège.
Avec, par exemple, une glycine mauve, une clématite blanche et les touches de rose tendre d’Appel Blossom, mon rosier liane favori.

Merci à Jacques Mourioux pour cette première esquisse dont le prototype va maintenant aller se faire fabriquer en bois de robinier quelque part en Gironde grâce à GPMarcel!

C’est pas pour nous vanter, mais il y a quand même quelques furieusement bons au Fleuryland!

medium_Banc_Jacques.JPG

08:30 Publié dans Jardins | Lien permanent | Commentaires (7)

19/02/2007

UN METIER A PART... ENTIERE!

medium_Cloche.JPGA la demande d'un nouveau visiteur et en attendant une très prochaine note sur les difficultés ahurissantes que je rencontre pour solutionner l'un des problèmes exposés ici, je re-publie cette note sur mon métier et l'esprit dans lequel je persévère à l'exercer.
Que les (vieux) fidèles lecteurs m'excusent. Ils n'attendent pas pour rien. Promis

Jardiner pour qui ?
Jardiner pour quoi faire ?

On crée un jardin avant tout pour celles et ceux qui s'y trouvent ou vont s’y trouver.

S’y trouver ? Peut-être.

Le jardin d’une maison de retraite n’échappe pas à la règle.
Il a ceci de spécifique qu’il doit permettre l’exécution de l’une des principales ordonnances de la médecine et de la kinésithérapie aux pensionnaires: il faut marcher.
Or il convient de considérer une personne âgée comme une personne poly-handicapée.
Son corps est douloureux, ses forces diminuées, sa vue souvent altérée. L’ouïe également. L’odorat parfois aussi. La palette des sensations possibles s’en trouve considérablement réduite. Il faut donc composer fort et clair. Des volumes importants, des couleurs vives, des parfums puissants et des repères partout.

Mais son principal handicap, c’est :

LA PEUR.

Peur de la chute d’abord, et de sa conséquence fréquente : la fracture du col du fémur qui vous cloue pour beaucoup du peu qui reste à vivre sur un lit d’hôpital d’abord, dans un fauteuil roulant ensuite, avec une rééducation pénible et douloureuse au bout.
Le jardinier doit donc veiller à réaliser des allées parfaitement planes, en pente très douce si l’on ne peut faire autrement et dans ce cas équipées de rampes, débarrassées de tout ce qui peut faire trébucher, glisser, rouler, équipées de systèmes aptes à donner l’alarme si la chute se produit malgré tout et qu’il n’y a pas d’accompagnant à ce moment précis dans le jardin.
Pour ma part et pour l’instant, je n’ai rien trouvé de plus efficace et de moins onéreux qu’un fil longeant la promenade reliée à une ou plusieurs cloches suspendues aux endroits stratégiques de la maison: devant l’entrée principale, la fenêtre du bureau de la direction, la salle de télévision, la salle de repos du personnel.

Et enfin des parcours éclairés car par 40 à l’ombre, on va marcher la nuit et qu’aucune personne âgée ne sortira au jardin le soir si elle ne voit parfaitement où elle pose son pied.

Peur de la douleur ensuite.
La marche étant pénible, il faut imaginer les promenades comme des parcours d’envies successives, de buts à atteindre. Transformer un parcours d’exercice en chemin des bonheurs. Récompenser chaque pas d’une couleur, d’un parfum, d’une baie, d’un émerveillement à droite, d’un enchantement à gauche. Jalonner tout du long de symboles sur le temps, sur l’avenir, sur la vie, sans la peur.
Prétextes à rêverie, méditation, prière.
Et aménager des escales à l’ombre desquelles se reposer avant de repartir plus loin ou de rentrer.
L’impossibilité de se relever seul étant toujours ressentie comme une étape irréversible de la dépendance, on veillera à disposer sur ces escales des sièges suffisamment hauts pour qu’il ne soit pas trop pénible de s’en relever, dotés d’accoudoirs sur lesquels pousser et de potences d’aide au relèvement sur lesquelles tirer.

Peur de la chaleur aussi qui, depuis la canicule de 2002, dissuade la plupart d’aller marcher l’été. Le jardinier aura donc soin de créer des mouvements d’eau afin de ménager des espaces rafraîchis. Fontaine, bassin, étang selon la surface, petit ru, cours d’eau, cascade selon les budgets.
En plus de sa vertu rafraîchissante, l’eau calme et apaise. Elle est source de distraction aussi puisque les vasques attirent les oiseaux pour le bain.

Peur de la mort prochaine enfin, omniprésente comme cette pendule
“Qui ronronne au salon
Qui dit oui, qui dit non,
Et puis qui nous attend...”
Tous.


Détendons un peu l’atmosphère par un rapide passage aux plates-bandes d’herbes aromatiques qu’en humaniste épicurien j’avais installées sous les fenêtres des cuisines de ma seconde maison de retraite. Pure folie!!!
Nul ne peut croire que des normes intégristes d’hygiène interdisent formellement aux cuisiniers d’utiliser le persil du jardin! Et pourtant, elles sont là!
Le jardinier se trouve alors devant un choix cornélien: soit renoncer à procurer par quelques condiments l’un des derniers plaisirs restant aux résidants, à savoir la gourmandise, soit convaincre les chefs d’entrer en résistance et de concocter malgré tout quelques omelettes aux fines herbes dans une clandestinité maîtrisée.
Hélas, derrière les fourneaux non plus n’est pas Jean Moulin qui veut et j’en ai vu beaucoup collaborer avec la dictature de la mal-bouffe.
C’est pourquoi j’appelle solennellement toutes celles et tous ceux pour qui le basilic est un droit et la tendresse pour les vieux un devoir à rejoindre le Front le Libération du Persil et de la Ciboulette, canal historique évidemment!

Le jardin pour les “Alzheimer”

Parenthèse close: nous arrivons à la partie du jardin réservée aux personnes atteintes par la maladie d’Alzheimer, qualifiées désormais de “désorientées” après qu’on ait renoncé à les classer dans la démence.
La première évidence choquante dans la plupart de ces jardins, c’est leur aspect carcéral, avec hauts grillages quand ce ne sont pas des barreaux et les systèmes de sécurité qui enferment les personnes comme des délinquants alors que ce sont des malades. Fugueurs, certes, mais ce n’est quand même pas un délit que de vouloir rentrer chez soi!
Personnellement, j’ai entendu difficilement des résidants au bord des larmes me dirent leur sentiment de captivité dans ces maisons où ils se sentent moins soignés que gardés.
J’ai donc personnellement à coeur de faire tomber d’abord toutes ces clôtures métalliques et de les remplacer par des barrières végétales infranchissables telles que bambous, lauriers, ifs en pleine terre, en hauts bacs lorsqu’il faut respecter des surfaces en dur.

Les personnes âgées présentant des troubles cognitifs peuvent, en se promenant, absorber des baies ou mastiquer des feuilles. Toutes les plantes toxiques sont donc à proscrire. Je ne vous en ferai pas la fastidieuse énumération et me contenterai de vous envoyer en consulter la liste sur le remarquable site du CHRU de Lille à :
www.chru-lille.fr/cap/ca3c-1htm

L’une des principaux symptômes de la maladie d’Alzheimer, c’est la perte de mémoire progressive, à commencer par la mémoire immédiate: le malade ne se souvient pas de ce qu’il a dit ou fait dix minutes plus tôt. Il convient donc, dans la maison comme au jardin, de solliciter le plus souvent possible la mémoire lointaine pour ralentir la dégénérescence de la mémoire immédiate. Pour être exacte, la formule n’en est pas moins complexe. En français de jardinier, cela se traduit ainsi: “Si tu ne veux pas que tes neurones dégénèrent, Pépère, il va falloir les faire travailler un maximum.”

Des bouquets de mots, des massifs à penser.
Tous les travaux des gériatres donnent la lecture comme meilleur exercice pour la mobilisation des facultés cognitives.
Au fil de la promenade, les résidants découvrent donc des citations incontournables, fondements de la pensée universelle. Philosophiques, encourageantes, souriantes, elles incitent le promeneur à lire, à réfléchir, méditer, discuter, avancer. Incluses dans des résines de couleurs de formes et de dimensions variées, ces phrases- fleurs ou fruits sont disposés en massifs, en isolé, en grappes... On peut aussi en disposer les mots en vrac, créant ainsi un jeu de recomposition de phrase avec le sujet au départ, le complément un peu plus loin et le verbe au bout, pour le moins difficile. “Je”, “volontiers”, “m'assoirais”.

La mémoire des sens.
Chacun de nos cinq sens a sa propre mémoire. Pour ne citer que l’ouïe, nos résidants, majoritairement d’origine rurale, savent plus qu’ils s’en souviennent le bruit des sabots martelant la chaussée. Dans leur enfance, avant la révolution automobile, on faisaient tout ou presque à la campagne avec les chevaux. Et leur mémoire auditive s’active d’elle-même en entendant au petit matin les sabots du cheval de trait et les roues de la carriole passant sous leur fenêtre, puis reste alertée en voyant au fil de la journée les jardiniers effectuer tous les gros travaux avec leur paisible colosse.

La mémoire affective.
Il faut s’avancer vers celle-ci sans le moindre tabou. En effet, il est généralement admis que devrait arriver en tête de cette mémoire-là la famille des malades. Pas si sûr!
A la faveur d’une intuition et d’un hasard incroyables, j’ai pu acquérir pour trois sous une statue en résine de Charlie Chaplin dans son costume favori et je l’ai placé au centre du jardin. En promenant un malade qui ne reconnaissait plus ses enfants, je l’ai entendu murmurer en passant devant elle: “Oh!... Charlot!”.
J’attends désormais qu’avec les sculpteurs du musée Grévin nous puissions être en mesure de disposer dans un massif de graminées la frêle silhouette d’Edith Piaf qui, chantant mains tendues, semblera cueillir des fleurs. Là-bas, Maurice Chevalier vous saluera du canotier. Fernandel sourira près du cabanon à outils et Bourvil?... Où bon vous semblera. En tête (c’est le cas de le dire) des personnalités préférées des français, il fonctionnera à presque tous les coups.
Lorsque viendra mon tour, n’oubliez pas Coluche.
Épargnez-moi Renaud, sauf si j’ai fait du mal...

Après la mémoire du coeur, la mémoire “par coeur”.
Enfant, j’étais très impressionné par la mémoire de mon grand-père qui, malgré les déluges d’obus de Verdun et du chemin des dames, puis plus tard les bombardements de la Luft Waffe, avait retenu tous les départements de France avec chaque préfecture et presque chaque chef-lieu de canton. En manière de jeu, je lui demandais Cher?, il me répondait Bourges aussitôt.
De même pour les principales dates de l’histoire de France. Aussi ai-je inscrit sur des pas japonais : 1515 ? 1789? 1802 ? 1945 ? De même, à compléter : 18 Juin... ? 14 Juillet... ? Et le piège: 25 Décembre ...? Zéro, bien sûr.
Des jeux, des devinettes, des quizs, partout dans le jardin de quoi mobiliser l’intelligence.
L’un des plus beaux compliments qu’on m’ai fait à ce sujet est que ce jardin pourrait être aussi celui d’un campus universitaire.


Les familles et leurs enfants.
Fatiguées, stressées, pressées, soumises au rythme des temps modernes, il arrive souvent que les familles réalisent en arrivant à la maison de retraite qu’elles sont venues les mains vides. Un massif de fleurs à couper disposé à l’entrée permet, avec un sécateur et un peu de raphia, de réparer l’oubli en composant un joli bouquet.

Le sens de l’observation aux aguets constamment, le jardinier de maison de retraite ne peut pas ne pas voir que les jeunes enfants s’ennuient vite quand on les amène “voir Mamie”. C’est pour eux qu’on aura soin dans un coin du jardin de disposer des jeux, une cabane, un bac à sable pour les plus petits. Pour nous éviter aussi, soyons francs, des parties de foot dans les dahlias et des courses dévastatrices dans les massifs.

Voilà, Mesdames et Messieurs, que s’achève cette première présentation de ce qu’est ce métier si particulier de “jardinier en maison de retraite”.

Je ne voudrais cependant pas la terminer sans une histoire de transplantation, non pas de pieds de dahlias ou de rosiers, mais des deux pieds d’un homme, déplacé pour d’autres raisons que l’esthétique, la nature du sol ou l’ensoleillement.

Bernard est un ancien ajusteur de soixante quinze ans atteint par la maladie d’Alzheimer. Tout le monde l’aimait bien, à la maison de retraite médicalisée où sa famille l’avait placé.
Je dis “l’aimait” parce que ça s’est passé à peu près comme ça s’est toujours passé pour lui.
Quand il était enfant, il n’a pas pu aller à l’école très longtemps parce que ses parents n’avaient pas les sous.
A quatorze ans, il est rentré comme arpète chez un patron qui le payait une misère. A vingt, il a rencontré sa femme qui gagnait une misère encore plus petite que la sienne et ils se sont installés tous les deux dans un tout petit logement, loin des ateliers, parce qu’ils n’avaient pas les sous.
Puis ils ont eu deux filles, qui n’ont pas pu étudier bien longtemps non plus et, dés qu’ils l’ont pu, ils ont acheté une petite voiture qui ne les a jamais emmené bien loin parce qu’ils n’avaient jamais les sous.
Et là, maintenant, à cause du prix de journée, Bernard a été prié d’aller mourir moins cher ailleurs parce que sa famille ? Devinez...

Nous autres, jardiniers de maison de retraite, les transplantations de vieux pauvres, on n’aime pas ça du tout et on se demande si ça va durer encore longtemps.
Alors, si l’INRA veut bien nous aider, on va essayer de créer un arbre à sous, qu’on appellera le soulier, naturellement.
Histoire que le produit de la récolte évite des rempotages indignes dont on ne veut plus chez nous.

Je vous remercie.

12:35 Publié dans Jardins | Lien permanent | Commentaires (16)

15/02/2007

UN HOMME RARE!

medium_charles-napoleon.jpgCa n’arrivera pas tous les jours, mais l’exception en vaut le plaisir: je voudrais vous présenter aujourd’hui un homme rare.

C’est en effet le seul homme politique français qui soutienne officiellement mon projet de “Petit Jardin des Conséquences” pour les enfants autistes.
Pour celles et ceux qui ne l’auraient pas vue passer, c’était une note d’Octobre: http://danseavecleshoux.20minutes-blogs.fr/archive/2006/10/27/petit-jardin-des-consequences-vive-l-empereur.html

Le seul aussi qui s’intéresse aux “mamiedromes”.

Le seul qui ait demandé à voir le book de Danse avec les houx.

Le seul à ma connaissance sur mon secteur qui ne se moque pas ouvertement des personnes âgées, des enfants malades et des micros entreprises issues de l’insertion.

En un mot comme en cent, un qui ne méprise pas...
“Et nous les petits, les obscurs, les sans-grades,
Nous qui marchions fourbus, blessés, crottés, malades,
Sans espoir de duchés ni de dotation.”
L’aiglon - Rostand - Acte III-9

Il s’appelle Charles Napoléon.
Amusant, non ?

Il sera ce soir l’un des invités de François Bayrou sur le plateau d’ “A vous de juger” d’Arlette Chabot à 20 heures 50 sur France 2.

Espérons juste qu’il n’y figurera pas comme “plante verte”, à la manière des jolies filles autrefois chez Bouvard ;-)

Il va sans dire (mais c’est toujours plus précis en le disant) que mon engagement dans la campagne législative de l'un n'a pas de raison, pour le moment, d’impliquer mon soutien à la campagne présidentielle de l'autre.

Pour en savoir plus, son site: http://www.charlesnapoleon.com/

14/02/2007

AVIS DE TEMPETE!

medium_tempete.jpegCrédit photo Duchay. Vives félicitations!

Avis de tempête sur toute la côte atlantique, avec risque de tornades à l'intérieur des terres, particulièrement sur le Sud-Ouest où résident bien des gens chers à mon coeur et où repose mon père.

Pour éviter les "Oui, Fleuryval a ses chouchous..." "Est-ce qu'il ferait une note là-dessus si ça arrivait chez nous?", "L'a-t-on jamais vu alerter pour les risques d'avalanche?", je ne les citerai pas.

Inutile, d'ailleurs, puisqu'ils et elles savent qu'ils et elles le sont, même si, j'en conviens, je ne le leur dis pas assez.

Il y a assez de polémiques comme ça dans le pays en ce moment, et tant de gens qui s'en chargent!

N'empêche, ça mérite qu'on prenne ses précautions en se souvenant que tout vole en ces déchaînements naturels. Les branches, les tuiles, les plaques de métal, que les autobus se renversent, que les semi-remorques se couchent et que c'est quand même bien nul de se prendre une jardinière sur la tronche en allant chercher le pain ou un arbre dans le dos en allant à l'école.

Et si d'aventure vous apercevez l'ombre d'un homme d'environ un mètre quatre vingt, mince, brun, arpentant un chemin le long de la Garonne au milieu de ses chiens, prenez-le par le bras et tirez le à l'abri en lui disant tendrement de ma part que ce n'est pas parce qu'on est un jeune fantôme qu'on doit défier le temps.

Qu'il fait, naturellement.

 
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