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14/04/2009

LES JARDINS EN ETABLISSEMENTS POUR PERSONNES AGÉES

Ecole Nationale Supérieure du Paysage / Formation Continue AECT – 10, rue du Maréchal Joffre 78 009 VERSAILLES

01 39 24 62 26 ou 01 39 24 62 05 - mailto:p.saingenest@versailles.ecole-paysage.fr


Ecole Nationale Supérieure du Paysage
Les Journées de la Formation Continue
ENSP - LE POTAGER DU ROI - 10, avenue Joffre 78 000 VERSAILLES
AMPHITHEATRE DE LA FIGUERIE

LES JARDINS EN ETABLISSEMENT
POUR PERSONNES AGEES

Journée d’échange – Mardi 26 mai 2009 - Programme

Objectifs et Orientation de la journée :

Faire connaître des expériences diverses de jardins à vocation thérapeutique en établissement pour personnes âgées,
pointer l’identité de chaque projet et l’importance des opportunités, pour donner envie de faire.
Mettre en évidence la richesse du travail en commun des différents professionnels de l’accompagnement et du soin avec
des créateurs - concepteurs de jardins et des jardiniers.
S’interroger sur les effets physiques pour les résidents, maintien ou moindre perte de l’activité, de l’attention, du tonus, de
l’expression verbale, mais aussi sur les effets psychologiques et sociaux (rencontres, échanges, ouverture aux non-
résidents…)


Cibles :

Les divers professionnels de l’accompagnement des personnes âgées.
Les Paysagistes et Architectes Paysagistes.
Les Jardiniers...


Organisation de la journée :
Présentation d’expériences et de réalisations en relation avec les objectifs et l’orientation de la journée. Vincent
BOUVIER Paysagiste DPLG et enseignant-chercheur à l’Institut National d’Horticulture d’Angers
accompagnera la journée. Il nous fournira des éclairages suite aux présentations et participera aux échanges de questions
et aux débats.

Coordinateur de la journée : Patrick SAINGENEST – ENSP/FC/AECT.
Ecole Nationale Supérieure du Paysage / Formation Continue AECT – 10, rue du Maréchal Joffre 78 009 VERSAILLES

01 39 24 62 26 ou 01 39 24 62 05 - mailto:p.saingenest@versailles.ecole-paysage.fr
Matin
9h00 – 9h30 : Accueil

9h30 – 10h25 : Un projet de jardin à but thérapeutique au sein d’un Etablissement d’Hébergement pour
Personnes Agées Dépendantes (EHPAD) à Bondy (93) : Raphaëlle CHERE Paysagiste.
Un projet d’établissement.
Une prise en compte des différentes situations de dépendance.
Questions et débat avec la salle.

10h25 – 11h20 : Un jardin intergénérationnel au Centre d'Orientation Sociale - Villapia de Bordeaux
(33) : Rodolphe KARAM Directeur du Centre.
Un jardin commun pour un accueil de jour, un EHPAD et une crèche.
Un projet au développement progressif dans l’espace et à la conception évolutive.
Questions et débat avec la salle.

11h20 – 11h40 : Pause



11h40 – 12h45 : Un jardinier dans les jardins à but thérapeutique : Fleuryval Jardinier.
La collaboration entre un jardinier et les professionnels des maisons de retraite.
L’utilisation des plantes dans des jardins à vocation thérapeutique, intérêts, précautions.
Le jardin lieu d’échange – lieu de culture.
Questions et débat avec la salle.



Pause déjeuner 12h45 – 14h00
Visite libre du « Potager du Roi » 14h – 14h30

Après-midi
14h30 – 15h30 : Hortithérapie et Jardins de Santé : Martine BRULE Architecte Paysagiste.
Historique de l’hortithérapie.
Les apports de cette approche.
Les différents jardins de santé.
Un programme d’hortithérapie dans un EHPAD – un essai d’évaluation.
Questions et débat avec la salle.

15h30 – 16h45 : Des projets de jardins pour malades alzeihmer en EHPAD : Fabien CHARLOT Architecte
Paysagiste.
Des projets de jardins thérapeutiques de la Bretagne à l’Aude qui tiennent compte des particularités locales.
Humanisation des établissements et Jardins.
Des orientations de conception qui tentent de tenir compte des exigences de la maladie.
Questions et débat avec la salle.

16h45 – 17h15 : Si la durée des interventions le permet débat rétrospectif sur la journée avec la salle et
tous les intervenants.






Ecole Nationale Supérieure du Paysage / Formation Continue AECT – 10, rue du Maréchal Joffre 78 009 VERSAILLES

01 39 24 62 26 ou 01 39 24 62 05 - mailto:p.saingenest@versailles.ecole-paysage.fr




BULLETIN D’INSCRIPTION


Ecole Nationale Supérieure du Paysage
Les Journées de la Formation Continue

LES JARDINS EN ETABLISSEMENT
POUR PERSONNES AGEES
Journée d’échange - Mardi 26 mai 2009 - Programme

Nom, Prénom…………………………………………………………………………………………………………………………………
Profession ou fonction……………………………………………………………………………………………………………………….
Service ou entreprise…………………………………………………………………………………………...……………………………
Adresse professionnelle…………………………………………………………………………………................………………………
…………………………………………………………………………………………………………………………………….…………...
Tél. / fax/ courriel………………………………………………………………………………………………………………..................
………………………………………………………………………………………………………………………………………………….
Frais d’inscription :
Administrations et entreprises 160 €  Associations ou individuels 80 € 
En complément de votre inscription par courrier, nous vous conseillons de faire une pré-inscription
par courriel : p.saingenest@versailles.ecole-paysage.fr

MODALITES D’INSCRIPTION :
Inscription dans le cadre de la formation continue :
Entreprises : bulletin d’inscription dûment rempli ainsi que votre règlement par chèque bancaire ou postal,
établi à l’ordre de l’« Agent Comptable de l’ENSP »
Administrations : bulletin d’inscription dûment rempli ainsi que votre bon de commande établi à l’ordre l’ENSP
Formation Continue 10, rue du Maréchal Joffre – 78000 Versailles.

Associations ou Inscriptions individuelles :
Bulletin d’inscription dûment rempli ainsi que votre règlement par chèque bancaire ou postal, établi à l’ordre
de « l’Agent Comptable de l’ENSP »

Agrément ENSP. Formation Continue 178 P 000178
Les inscriptions sont à adresser à :
Les Journées de la Formation continue - ENSP Formation Continue
Le Potager du Roi 10, rue du Maréchal Joffre – 78000 Versailles

La confirmation de l’inscription sera envoyée dès réception du bulletin d’inscription, du chèque, ou du bon de commande.

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N'est-ce pas très exactement ce qu'on appelle une excellente nouvelle ?

10/04/2009

UTILE DULCI 5

Après une semaine très «haut de gamme», il va bien nous falloir trois jours pour nous remettre en état avec un «Utile dulci» de derrière les fagots.

Au menu:

En entrée: une friture directement rapportée de la pèche en barque. Avec un petit Muscadet bien frais.
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Plat du jour: comme c’est Pâques, l’agneau de Chagall à La Chapelle du Saillant (Corrèze).

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Pour du rab, c’est par là.


Et pour rire, en dessert, la guinguette vous propose aujourd’hui le strep-tease le plus drôle de l’histoire du cinéma dans «La folie des grandeurs» avec un coup de chapeau particulier à la costumière qui a su compliquer la scène au delà de toute espérance.


Repus, une petite sieste à Syracuse s’imposera d’elle-même.


Tout ça pour trois clics, 24 heures sur 24 et en fumant si l’on en a envie...

05/04/2009

UTILE DULCI 4

René Char & Joan Miró
"La complainte du lézard amoureux" (René Char) - poème illustré par Joan Miró 1947

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N’égraine pas le tournesol,

Tes cyprès auraient de la peine,

Chardonneret, reprend ton vol

Et reviens à ton nid de laine.

Tu n’es pas un caillou du ciel

Pour que le vent te tienne quitte,

Oiseau rural ; l’arc-en ciel

S’unifie dans la marguerite.

L’homme fusille, cache-toi ;

Le tournesol est son complice.

Seules les herbes sont pour toi,

Les herbes des champs qui plissent.

Le serpent ne te connaît pas, 

Et la sauterelle est bougonne ;

La taupe, elle, n’y voit pas ;

Le papillon ne hait personne.

Il est midi, chardonneret.

Le séneçon est là qui brille.

Attarde-toi, va sans danger :

L’homme est rentré dans sa famille !

L’écho de ce pays est sûr.

J’observe, je suis bon prophète ;

Je vois tout de mon petit mur,

Même tituber la chouette.

Qui, mieux qu’un lézard amoureux, 

Peut dire des secrets terrestres ?

Ô léger gentil roi des cieux,

Que n’as-tu ton nid dans ma pierre !

RENE CHAR

(Orgon, août 1947)


Après, pour rire franchement et suggérer des idées d’adaptations contemporaines, le père de Vlaminck chez le marquis de Cambise, avec Brel et Blier dans «Mon oncle Benjamin» :
Le docteur Benjamin Ratry (Brel) a été contraint par la force d’embrasser le cul de Cambise (Blier) à l’issue d’une chasse.
Quelques temps plus tard, Cambise donne une fête en son château. Benjamin s’y présente, déguisé en prêtre guérisseur flamand.
C'est par là.

02/04/2009

TOUT BLOGUEUR N'EST PAS UN FLIC QUI S'IGNORE!

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Tous des flics, les blogueurs ?

C’est en tous cas le thème proposé sur un blog habituellement mieux inspiré :


Bénédicte Desforges y soutient que la consultation des statistiques de visiteurs serait une forme de pathologie d’un égo surdimentionné et d’une paranoïa des auteurs.

Qu’un (modeste) jardinier bien portant la détrompe: on peut aller lire ses stats juste pour voir germer une idée comme une graine, puis grandir la plante et s’ouvrir les fleurs sur un terrain qu’on s’est choisi.

Quand j’ai ouvert celui-ci, c’était dans le but de promouvoir l’idée du Jardin Utile pour les Gens Exclus, le JUGE ( anéfé, comme dit Fontenelle, elle est excellente, merci ;-)), personnes âgées, enfants handicapés physiques et/ou mentaux, gamins mal partis vers des vies de bagnards.

Accessoirement, sortir quelques fois du silence une ou deux de mes créations «mal venues» dans les merdias «bénis oui-oui-tendance».

Alors je l’avoue, (voyez que j’y mets du mien pour parler «policière») il est vrai que c’est pur bonheur d’aller chaque matin voir de combien, la veille, ma glycine a poussé.
Les cuisiniers diraient: «Voir si la mayonnaise a pris».

Vrai tout autant le plaisir de constater que ça pousse lentement, mais puissamment et sûrement. Comme une glycine. Sans «rouler mes mécaniques», je vais annoncer sous très peu les 75 000 visiteurs uniques de Danse avec les houx. Ca ne me gonfle pas la tête, je l’assure, mais ça rapproche sérieusement le motoculteur! ;-)

Faux en revanche de penser que tous et toutes se dotent d’outils sophistiqués pour tracer ses lecteurs(trices), savoir qui, quand et combien de temps est venu lire ici.

Non, Madame Desforges, tous les blogueurs ne sont pas aussi imbus d’eux-mêmes ou paranoïaques que vous le proposez.

Installer l’idée que des personnes en fin de vie qui ont trimé toute leur existence à s’éreinter pour que nous mangions, dormions à l’abri, voyagions en train, en voiture, en avion, allions à l’école, visitions le monde, ce n’est pas de l’ego, c’est du droit. Le droit de ces gens à partir en beauté, avec toute notre gratitude.

Soutenir qu’un marmouzet dans un fauteuil roulant a droit lui aussi à un tour de manège dans un jardin, ce n’est pas de la procédure à deux balles. C’est une loi intangible.

Proposer qu’un gamin paumé découvre qu’il y a mieux à faire de sa vie que de brûler des voitures ou d’attaquer des commissariats, ce n’est pas de la garde à vue, c’est de la pédagogie.


Bien sur, après Dieudonné et Faurisson au Zénith, la récidive de Le Pen au parlement européen à propos du «détail» des chambres à gaz nazies, les provocations à deux balles de ce malheureux Zemmour chez ce vulgaire Ruquier, j’aurais bien moi-aussi quelques idées pour promouvoir mes jardins. Médias et blogueurs ont l’air tellement friands de ce genre d’événements pourris, sur lesquels ils foncent tel des vaches landaises sur des pantalons rouges, que je ferais sans nul doute toutes les unes au galop tant il y a pire à faire.

Ainsi, tant qu’à mettre en marche un peu d'imagination sans grands moyens, profitant éhontément de la haute estime dans laquelle semble me tenir la Chancellerie, je pourrais sans doute et sans difficulté obtenir que Michel Fourniret et Francis Haulme me soient confiés sous bonne escorte pour poser (gratuitement, cela va sans dire) quelques minutes par une matinée ensoleillée sur un de mes bancs adaptés pour les vieux dans mon jardin «alzheimer». Avec un peu d’aide du quai d’Orsay vers la Belgique, nous aurions même peut-être Marc Dutroux en bonus. Vous voyez ? A Cannes-Ecluse ? Juste en face de l’ENSOP ? Ils ne seraient pas mignons, tous les trois, souriants à l'ombre de ma pergola, en "Une" de Paris Match ? Vous m'avouerez (à votre tour) que ça prendrait tout de même une autre dimension qu’un révisionniste au Zénith, non ?

Ou bien, surfant sur la polémique des autres, affirmer haut et fort, derrière un titre bien provacateur comme: «La journée de la dupe», que «La journée de la jupe» n’est qu’un détail dans l’histoire de l’éducation nationale. Sans en penser un mot, bien sur, puisque j‘adore ce film et par avance tout le bon qui va en découler.

A moins encore que, préférant «créer le buz», je soutienne qu’Hugo Chavez n’a pas toute sa tête quand il présente Christophe Collomb comme le père du plus grand génocide de l’histoire de l’humanité et que la conquête des Amériques n’a pas déclenché contrairement à ce qu’il prétend la plus vaste extermination qu’on ait jamais pu dénombrer.

Sinon, pour attirer les trolls, nous avons aussi bien le Proche-Orient, la taille du président, les tignasses de l’UMP, la couardise du PS, les vantardises de BHL, les gourmandises de Pamela Anderson... Ca, ça fait venir du monde!

S’agirait-il bien alors des lecteurs que vous et moi espérons ?


NB 1 @ l’invitée: Bonne chance pour la BD. J’ai hâte de voir.
NB 2 @ tou(te)s: la nouvelle adresse de MAQJA:
http://www.politis.fr/Sous-La-Jupe-Des-Senteurs.html


VERTIGE DE LA MORT

2 Avril. Finie, la rigolade!
Tandis que nos vaillantes troupes, après leur victoire de Saint Quentin et celle de Chatellerault s'apprêtent à en remporter une nouvelle à Strasbourg, je me dois de nous ramener aux choses sérieuses.

En quarante ans, j’aurai vu des gens étonnants :
A peu près chronologiquement:
Des éditeurs de chansons qui veulent toutes les tiennes pour ne pas qu’on les entende.
Des maisons de disques qui veulent absolument te signer pour ne pas qu’on te trouve.
Des musiciens qui composent sans se soucier qu’on les entende.
Des artistes-peintres qui travaillent, indifférents qu’on voit leurs oeuvres.
Des auteurs qui écrivent des pièces pour ne pas qu’on les joue
ou des bouquins pour ne pas qu’on les lise.

Des producteurs qui montent des spectacles pour ne pas qu’ils tournent.
Des éditeurs de livres qui veulent ton roman pour ne pas le vendre.
Des industriels qui veulent ton invention pour ne pas qu’on l’achète.
Des designers qui travaillent pour ne pas que ça se sache!
Des chefs d’entreprises qui montent des boîtes pour ne pas qu’elles fonctionnent.
Récemment, des gens sans foi ni loi qui voudraient «moraliser le capitalisme» (sic).

Mais là, je crois que je viens d’atteindre un sommet !

Vertigineux.

Il y a des gens qui s’imaginent qu’on remet un gamin mal parti dans le droit chemin juste en signant une pétition.

Mais où s’arrêteront-ils ?

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31/03/2009

QUELLE JOURNÉE!

Quelle belle journée !

Le Président Obama a reçu le parc des tiges et son conseiller pour l’éducation m’invite à profiter de son vol de retour depuis Strasbourg pour aller créer le premier parc à Chicago. Ils ont déjà envisagé le second en Californie où les moutards des gangs sont encore plus mal partis que les nôtres. Un motard de la CIA doit venir me chercher le 4 si Air Force One est trop gros pour se poser à Episy...

A peine avais-je raccroché que Carole Bouquet m’appelait pour me demander de jouer Dieu dans «L’affaire Le Pire», avec Gérard Darmon dans le rôle de Lucifer, Michel Blanc dans «Le Pire» et Gérard Lanvin dans le barman. Elle savait pourtant que je venais juste de le promettre à Isabelle Adjani! Du coup, il se racontait que Valérie Lemercier et Michèle Laroque tiraient la gueule. Heureusement, mon Mimi Rochette connaît mieux les comédiennes que moi et va diplomatiquement essayer d’éteindre l’incendie pendant que je vais apprendre à jardiner à la racaille américaine. Après tout, ils sont grands, ces petits français. Maintenant qu’ils ont le texte, ils peuvent bien monter ça sans moi. La mise en scène, ces temps-ci, c’est leur truc. Et comme la seule vraie ministre de la culture, c’est MAM, ce sera sans moi. Forcément.

Je me recouchais tout léger quand on frappa à ma porte. J’allais ouvrir en bougonnant à Julia Roberts qui, dépitée, en promotion à Paris pour son nouveau film, n’avait pas trouvé de chambre d’hôtel et me demandait bien humblement une hospitalité qu’on ne refuse pas chez nous. Ouvrir sa porte, inviter à entrer, accueillir les étrangers de passage, bref, l’hospitalité, dans ma famille, c’est comme ça depuis toujours. Ca n’allait pas changer ce soir. «Welcome!»
Je n’ai même pas demandé à voir son permis de séjour, c’est vous dire!

Après un petit dîner vite bricolé à la fortune du pot, arrosé de cette bouteille de champagne fraîche que j’avais mise de côté sottement en pensant qu’un magistrat, un policier, un militaire, un PJJ français bien élevé m’appellerait un jour (pour le Parc des Tiges), nous étions sur le point de nous coucher quand j’entendis le signal d’un mail arrivant dans mon ordinateur.

J’implorais un peu de patience à mon invitée et me ruais sur la machine.

Le lycée de mon fils avait le plaisir de m’informer que, soudain ressaisi, il était revenu dans les premières place de sa classe. Soulagement. C’est vrai que cancre et inculte, c’est bien, ici et maintenant. Ca marche même très fort pour eux. Ca a presque l’air d’avoir un bel avenir. Mais c’est tout petit, ici. Pour le vaste monde, ce n’est pas recommandé.

Rassuré, je prenais Julia dans mes bras et plongeant mon regard de braise dans ses yeux de touriste bien accueillie, je lui murmurais: «Now, we can.»

Tout allait aux anges quand les merles me réveillèrent en chantant, célébrant le lever du soleil sur ce premier Avril.

N’empêche. Je me demande bien qui, cette nuit, est venu me coller un poisson dans le dos du pyjama!

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C’est pas tout ça. J’ai quelques roses à envoyer égayer un mur triste et ça, ce n’est pas une blague.
Promis. Dans trois ans, si je suis encore là et qu’on me laisse photographier, je vous montrerai.

29/03/2009

UTILE DULCI 3

Dans notre désormais traditionnelle coutume de "Faufiler un peu de beauté et de rire dans cette actualité sinistre" le dimanche:

Pour les yeux et pour l'âme, Johanne CULLEN: Wild (Cliquez dessus pour l'agrandir)

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Pour rire, le sermon d’anthologie de l’abbé Castagner.

Et pour rire en musique et danse, c’est par là.

Bon dimanche et n'oubliez pas aujourd'hui de rajouter une heure à vos pendules ;-)


26/03/2009

LE LAPIN ET LE SERPENT

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Un petit lapin et un petit serpent, aveugles tous les deux, cheminent de compagnie depuis longtemps, s’avertissant mutuellement des aléas du parcours.
Un soir, le petit serpent entend son compagnon pleurer.
- Qu’est-ce qu’il t’arrive ?
- Il y a que je ne sais même pas ce que je suis et que ça me rend triste, répond le petit lapin.

Après quelques instants passés à réfléchir, le petit serpent propose :
- J’ai une idée! Je vais monter sur toi et avec ce que je vais sentir, on finira bien par déduire ce que tu dois être.
- D’accord, dit le petit lapin.
Aussitôt, le petit serpent monte sur le petit lapin.
- D’abord, tu es tout chaud et tout poilu!
Il serpente autour de la poitrine et s’écrie:
- Tu as un gros coeur qui bât très fort.
Il s’enroule autour des pattes de derrière, puis de celles de devant et affirme:
- Tu as les pattes de derrière beaucoup plus longues que les pattes de devant, et tu as une sacrée paire de couilles!
Enfin, arrivant à la tête, il annonce:
- Et tu as de très grandes oreilles! Résumons-nous: tu es tout poilu, pas bien grand, tu as un gros coeur qui bat très fort, tu as les pattes de derrière plus longues que celles de devant et tu as de grandes oreilles: tu es un lapin!
- Hourra! s’écrie le petit lapin. Et il se met à faire des cabrioles sur la mousse en chantant: «Je suis un lapin! Je suis un lapin!»

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Sa sarabande terminée, il entend le petit serpent qui pleurniche.
- Allons bon, dit le petit lapin. Qu’est-ce qui te rend triste à ton tour ?
- Je ne sais pas ce que je suis non plus.
- On va faire la même chose! Je vais te monter dessus pareillement et nous déduirons ce que tu dois être.
A peine a-t-il posé ses petites pattes sur son ami que le petit lapin s’écrie:
- Houlala, tu es tout froid!
Puis il remonte lentement de la queue à la tête, faisant part de ses découvertes successives.
- C’est curieux. Tu n’as pas de couilles. Apparemment, tu n’as pas de coeur non plus et là, j’arrive à la tête et je ne sens pas d’oreilles. Résumons-nous: tu es glacial, tu n’as ni couilles ni coeur, tu n’as pas d’oreille, tu dois être un...

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Plusieurs possibilités, SANS NOM DE FAMILLE évidemment ;-)


11:57 Publié dans Jeu | Lien permanent | Commentaires (26)

24/03/2009

LA LEGION SAUTE SUR ST QUENTIN ?

D'après agences.
«Cette fois, on ne dépasse pas les 700 policiers mobilisés pour 1600 habitants, il y a près d'un mois, à Daumeray (Maine-et-Loire) ou les 1265 gendarmes déployés lors d'un déplacement dans la Drôme le 3 mars. Mais tout de même: "ce sont près d'un millier de policiers et CRS qui seront affectés ce mardi à Saint-Quentin pour la sécurité du président et de sa suite", selon Le Courrier Picard.
"Des centaines de policiers et de gendarmes seront déployées tout au long du parcours qu'empruntera Nicolas Sarkozy, essentiellement dans le centre-ville de Saint-Quentin", indique L'Aisne Nouvelle. "Des CRS devraient également être déployés en masse".
Ville morte!
Des barrières de sécurité déjà installées autour du palais des sports où Nicolas Sarkozy fera son discours, des panneaux d'interdiction de circuler et de stationner partout dans le centre-ville... "Mardi, de 13 h 30 à 22 heures, le centre de Saint-Quentin sera quasi mort", écrit L'Union qui détaille le dispositif mis en place. "Du jamais vu qui va créer sûrement une énorme pagaille dans l'après-midi", selon Le Courrier Picard.»


Exclusif DALH-soir.
Le porte-avions Charles De Gaulle devait remonter la Meuse et se positionner de sorte que notre aviation de combat puisse intervenir à tout moment. Hélas, l’élargissement du canal reliant l’Oise à la Somme, prévu par Patrick Devedjan dans le cadre du fameux plan de relance, a du être abandonné, le CDG demeurant en rade à Toulon. Ce ne sont donc que deux péniches nucléaires d’attaque qui ont pris place entre les écluses.
Des batteries d’artillerie dotées de canons à longue et moyenne portée ont été prépositionnées à Cambrai, Charleville-Mézières, Compiègne, Beauvais, et Cambrai, tandis que des unités de chars en provenance de Sissonne font route à vive allure sur la ville de tous les dangers.
De son côté, le régiment de génie d’Arras se tient prêt à dégager les alentours pour permettre aux commandos de marine d’exfiltrer le Président si nécessaire. A l’heure où nous écrivons ces lignes (H-2), il semble que le 2° Régiment Etranger Parachutiste embarque pour sauter sur Saint Quentin afin de sécuriser le buffet.
Réputées pour leur bravoure, l’Ecole de Cavalerie de Saumur et la musique de la Garde Républicaine à cheval ont pour mission, quoiqu’il arrive, de tenir sabre au clair «le chemin des ponts».
Le haut commandement de l’OTAN aurait proposé un appui stratégique aérien depuis l’Angleterre et un débarquement des forces alliées entre Dieppe et Boulogne-sur-Mer en fin d’aprés-midi. Mais notre vaillant Etat-Major aurait décliné au moins jusqu’à demain, se disant confiant dans l’efficacité de nos troupes pour résister aux insurgés peu ou pas du tout armés.
Confiant dans ce dispositif, notre Président aurait déclaré avant de quitter Paris mèche au vent: «Si des fois y en a qui croivent que j’ vais m’ déballonner devant quinze pancartes, i’s ont qu’à regarder le 20 heures de TF1.»
Quel homme, tout de même!
En attendant, une image de cette ville tranquille à savourer tant est plus. Il n’en sera peut-être plus de même demain.

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22/03/2009

UTILE DULCI 2

Quoi ?!!
Comment ?!!
On dérogerait à la règle qui veut depuis un mois qu’on faufile le dimanche «un peu de beauté dans ce monde de merde» ¢ Zgur ?

Pas de ça chez nous!

Alors, pour fêter le printemps: Claude Monet.

Printemps Monet.jpg



Pour rire, c’est par là:
http://www.youtube.com/watch?v=ltQRCmmHsa4

Et pour les oreilles, c’est par ici:

Cerise sur le gâteau, le peuple est invité le 20 Juin à Paris.
http://www.20minutes.fr/article/313269/France-Top-depart-pour-les-Etats-generaux-de-la-justice-penale.php

Allez, comme tout ceci m’a mis d’excellente humeur, je m‘en vais nous cueillir des jonquilles ;-)

09:51 Publié dans Fleuryland | Lien permanent | Commentaires (2)

20/03/2009

LES LOIS DE L'ESPRIT (2)

LE DROIT À L'HOMMAGE.

Bonjour jeunes gens!
La baronne étant retenue par des obsèques médiatiques, nous différerons notre intervention sur la politesse élémentaire et, nous adossant à l’actualité, nous aborderons cette semaine un cas de droit civil lié aux médias: le droit à l’hommage.

Pauvre Bashung. Il n’avait pas anticipé.

Vous l’aurez envisagé, brillants que vous êtes, une fois mort, ça devient extrèmement difficile de gérer soi-même la sélection de ceux qui vont suivre son propre corbillard jusqu’au cimetière.

Là comme ailleurs, il y a les vrais amis. Les fidèles.

N’y voyez pas familiarité mais je vais aujourd’hui plus qu’à l’ordinaire vous parler avec le coeur et comme les mots me viennent.

Ha! Les amis! Les vrais! Tu es content qu’ils soient là pour qu’ils aillent boire un coup entre eux après ta mise au trou, disant tout le bien qu’ils pensaient de toi autour d’un Gaillac perlé bien frais, «avec une rondelle de saucisson, la patronne, siouplaît,» se rappelant quand tu leur chantais Brel aux Saintes Maries de la Terre:
«J'veux qu'on rie
J'veux qu'on danse
J'veux qu'on s'amuse comme des fous
J'veux qu'on rie
J'veux qu'on danse
Quand c'est qu'on m'mettra dans l'trou.»

Ou quand tu leur récitais «La mort de la Mort», en imaginant à voix haute ses mensurations. Et qu’aux verres suivants, tu en venais à te demander si elle portait de la lingerie Chantal Thomas sous son suaire! Puis, une barrique plus loin, accostant les étoiles, tu prenais le pari que tu allais être le premier dans l’histoire de l’humanité à la faire gémir tellement fort que tu aurais le droit de revenir pour un second tour, tellement elle en voudrait encore, voire un troisième si tu étais en forme... Sans huîtres, sans gingembre, sans viagra, juste comme ça, en «live» avec seulement un accordéon dans la tête, du printemps dans les veines, une envie de brûler le froid et de t’attarder encore un peu à table. Et, en bon jardinier, à ne pas vouloir abandonner tes lilas avant de les voir fleurir l’année suivante.
Au milieu du beau monde. Du Juste. De l’humain. Du consciencieux. Du qui aime la belle ouvrage qui dure parce que tu l’entretiens.

Et il y a les charognards.
Ceux qui viennent se faire photographier avec des lunettes noires pour ne pas qu’on voit l’absence totale de chagrin dans leurs yeux de vautours. Auxquels il faut quelqu’un pour donner le bras tellement ils ont les genoux qui flanchent. Ton enterrement, c’est en direct et c’est certain. Leur cours de mime, c’est du souvenir et c’est réel.
Ceux qui t’ont bien connu mais que tu n’as jamais vu. Ceux qui s’exclament: «Quel bonhomme!» mais dont tu n’as jamais reçu le moindre coup de téléphone. A qui tu ne peux plus dire: «Ha bon ? On se connaissait ?» ni demander: «Qu’est-ce que vous faîtes ici, vous ? Je ne vous ai pas invité.» Que tu ne peux pas reconduire jusqu’à sa limousine à grands coups de pompe dans le fion en criant: « Ha, vampire! T’as pas nourri ma vie et tu veux bouffer ma mort ? Ouste, Dracula!!! Vade retro, Cancrelas!!!»
Qui ne t’ont jamais invité à manger un morceau, jamais payé un canon, jamais trouvé cinq minutes pour causer, pas plus qu’ils ne se seraient laissé photographier avec Van Gogh, Lautrec, Artaud ou Brel ivre-mort, auxquels ils rendent hommage maintenant
parce que chez ces gens-là, Monsieur, avant de boire un verre,
Il faut être mort Monsieur.
Il faut être mort d’abord.

Si tu n’as pas pris la peine de renseigner tes vrais potes sur ceux que tu ne veux pas voir pendant que tu grimpes au ciel, tu l’as «in the baba» et tu les vois de là-haut s’agglutiner sur ta pierre tombale comme une colonie de tiques sur un vieux chien, qui viennent se oindre de tes dernières perles d’âme suintant de la pierre tombale.

Ca t’évite le coup de la messe, aussi. La famille qui pense que ça ne peut pas te faire de mal qu’un curé te recommande au Bon Dieu, vu le nombre de bouteilles que tu as vidé, de cibiches que tu as fumé et de filles que tu as culbuté hors mariage. Parce que bien sur, dans son infini bon sens, Dieu a créé la vigne pour ne pas que tu en boives, le tabac pour ne pas que tu en fumes et les femmes seulement pour que tu les regardes de loin.

Remarque, elle pense peut-être bien faire, la famille. Mais toi, modeste, tu ne voulais pas qu’on dérange le Bon Dieu pour si peu, alors que tu te préparais à le rencontrer en personne dans peu de temps. Et tu n’aimais pas non plus l’idée qu’un guignol en robe qui n’appréciait pas du tout ton mode de vie vienne te balancer de l’eau sur tes dernières planches.
Du Chiroubles, ce serait passé à la rigueur, tu aurais pardonné, bon coeur que tu es. Mais de l’eau bénite!! Sans dec, ils ne vont quand même pas te déclamer une homélie de grenouille!!!
Ben si tu n’as rien préparé, si.

Alors pour m’éviter tous ces aléas contrariants, je vais la jouer autrement en m’enterrant de mon vivant !
Mes obsèques avec moi, en guest star.
Ca me contrarierait à mourir de rater une fête pareille!

J’y vois aussi un avantage certain pour les autres du métier, que Bashung n’avait pas anticipé non plus. Quand un sombre crétin titre le soir de ta mort: «Le dernier des géants de la chanson française», tu peux te pointer le lendemain à la conférence de rédaction et lui tirer sévèrement les oreilles en lui demandant: «Et alors, Aznavour, Higelin, Dabadie, Sanson, Sheller, Cabrel, Goldman, Dutroncs, Zazie, Ken..., c’est des nains de jardins, peut-être ?» Tu peux même lui mettre un grande tarte dans sa pauvre tronche d’inculte à sensations. Il ne va pas aller porter plainte pour une torgnolle puisque c’est lui qui a annoncé sur cinq colonnes que tu étais mort la veille. Benet qu’il est, tu peux même lui faire bouffer son article. A l’ancienne. Sans sauce.

Et puis cet enterrement anticipé dispensera tout le monde de venir au vrai. Au dernier. Ce qui serait très onéreux vu que je compte bien moi aussi m’en aller «dormir dans les paradis blancs», surtout depuis que je sais que Michel Rocard s’en occupe. J’ai confiance: la banquise, c’est son truc. Il va nous recongeler le pôle Nord en moins de deux. Paraît que ça s’apprend en conseil des ministres. Les inuits, les ours blancs, les manchots, les villes côtières et moi, nous ne l’en remercierons jamais assez.

Enfin, cerise sur le caveau, tu reposes la Nation en lui économisant quelques mensonges inutiles.
Parce qu’au sommet de l’état, bien renseigné qu’on est, on a entendu dire que tu n’es pas mort vraiment. Alors on tergiverse. On se demande si c’est bien opportun de monter sur un coup aussi aléatoire, qui ne traite que du temps et de la vanité et on embraye direct sur un mort pour de vrai. Ce n’est pas ce qui manque. Du coup, tu échappes au communiqué du président, à celui du premier ministre, à celui du ministre de la culture, au porte-parole de l’UMP, au maire de Paris et à qui sais-je encore qui te reconnaissent tous soudain «un immense talent» et du coup, tu évites la question vertigineuse qui te pourrirait un bon morceau d’éternité: «Si ces gens aimaient vraiment mon travail, où est-ce que j’ai bien pu me gourer ?»

Voilà, sur une situation complexe, un article presque parfait sur ce qui ne saurait tarder d’advenir.
On sait qui: ma pomme.
On sait quoi: mes obsèques anticipées.
On sait (presque) où: Les Saintes Maries de la Terre ou la Sologne.
On sait pourquoi: Bashung, après une longue série de prédécesseurs.
On sait à peu près comment: discret, joyeux, artistique et fraternel.
Ne reste plus qu’à fixer quand.
Mesdames, Mesdemoiselles, galanterie oblige et Comtesse avec moi: je vous laisse le choix dans la date.

Dissertation:
A partir de cette situation,
1 - Légalement, qu’est-ce qui pourrait s’y opposer ?
2 - Y viendrez-vous quand même ?
3 - Ne s’agirait-il, sur le fond, que d’une banale histoire de cru ?

Vous avez huit jours.

Je vous laisse. J’ai deux trois bricoles à caler rapidement avec un notaire.

20:23 Publié dans Justice, Philosophie ? | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : enm

Y A BRASSENS QUI M'A DIT...

brassens2.gif

«Quand on me parl’ de bandes,
Je bande, je bande.
Quand on m’ parle de profits
Je bande aussi.
Quand j’ vois une meuf en Dior
Parfois je bande encore,
Mais quand j’entends la rue,
Là, je ne bande plus.
La bandaison, papa, ça n’ se commande pas.»






Bonus des Fatals picards à ne manquer sous aucun prétexte.
"C'est l'histoire d'une meuf" façon Resquilleurs du taux... d'audience.
Merci, les gars!
J'en ai ri à gorge déployée ;-))))

18/03/2009

RÊVE GENERAL !

Faute de moyens, je ne serai pas à la manifestation parisienne du 19 Mars 2009.

Ce n’est pourtant pas l’envie qui m’en manque: l’indécrottable médiocratie dans laquelle nous baignons depuis trop longtemps me pousse naturellement à l’exaspération devant tant de mépris, de bêtise, de mensonge et de manipulation, et vers une franche colère devant tant de misère et d’injustice sociale.

Y serais-je que se poserait la question de savoir avec quelle organisation puisqu’il n’y a pas (encore) de syndicat de jardiniers.
(Je dis ça je ne dis rien mais n’y a-t-il pas là comme un gros manque, Monsieur Bernard Thibaut ?)

A dire vrai, j’aurais bien du plaisir à me joindre aux enseignants.

Mais mon coeur boiterait de ne pas être en même temps avec les sapeurs-pompiers, les professionnels de justice, les personnels hospitaliers, ceux des maisons de retraite, de l’enfance handicapée, les artistes toutes disciplines confondues, les agriculteurs (surtout les vignerons), les associations d’entraide comme mes potes d’Emmaüs ou des Restaurants du Coeur...

Alors m’est venue l’idée d’ouvrir dés maintenant ici une manifestation virtuelle «rêve général» à toutes celles et à tous ceux qui, comme moi, ne pourront pas demain participer aux immenses cortèges de la révolte.

Avantages considérables: pas de déclaration d’itinéraire à déposer en préfecture.

Pas de risque de débordement par des casseurs professionnels.

Pas d’affrontements avec les forces de l’ordre.

Pas de récupération politicienne.

Nous partirons de la place de L’Art est Public! en direction de l’esplanade de la Liberté, en passant par le boulevard de l’Egalité et l’avenue de la Fraternité.

Bien évidemment, il est chaudement recommandé de s’habiller de couleurs vives, de mettre son chapeau de paille (météo idéale) et d’apporter son ballon à ficelle.

Je ne doute pas que grâce à vous nous allons faire ici un bien joyeux cortège!

En route et en musique !!!


podcast


"Gronde blues"
Paroles et musique de votre serviteur. Guitares: Red Mitchell. Harmonica: Diabolo


Pas de contestation possible sur les chiffres: nous étions 150 derrière la brouette fleurie selon 20 minutes.fr

12:32 Publié dans Fleuryland | Lien permanent | Commentaires (4)

16/03/2009

PALAIS D'ETE - VICTOR HUGO

011-palais-d-ete.jpg

Tout était dit ici.

Victor_Hugo.jpg

14/03/2009

UTILE DULCI.

A celles et ceux qui attendent impatiemment la suite des "lois de l'esprit", je le dis: traduire une baronne en jeune magistrat, c'est pas du Montélimar AOC!

Alors, pour ne pas déroger à la coutume initiée par Maître Mô et Zgur, voilà de quoi joindre l'utile à l'agréable pour cette fin de semaine.

Pour l'utile, un fondamental ici.

Pour l'agréable, c'est là: (Cliquez sur la photo pour l'afficher en grand et nous aurons pour un instant (?) le même fond d'écran. Merci Phiphine ;-))

Jardin italien.jpg


Je vous laisse, j'ai la baronne à finir.

Pas de mauvais esprit, s'il vous plaît. ;-)))))))))

12/03/2009

L'EXEMPLE.

Lu dans les commentaires du blog de Philippe BILGER sous la signature de Pierre-Antoine:

"L'exemple, ce n'est pas la meilleure façon de conduire les autres,

c'est la seule !
"

Merci, Monsieur.

Nous graverons cela dans la pierre au-dessus de l'entrée de la salle des maîtres du Parc des tiges.

Jardin italien 2.jpg

06/03/2009

DE L'AIR !

Laissons un peu de temps à nos futurs auditeurs de justice pour maîtriser la gestion des fluides en situation saturée et profitons de ce qu’ils s’appliquent (espérons-le) à leurs devoirs pour nous accorder un peu de bon temps avant notre prochain chapitre de mes «lois de l’esprit».
(Je ne vous cacherai pas mon bonheur si j’apprends dans les jours qui viennent qu’on a vu débarquer toute une promotion de l’ENM chez Monsieur Bricolage ou chez Casto.)

D’autant que la prochaine intervention portera sur la fluidité des rapports sociaux (non pas comme on la conçoit à l’IUMM): la courtoisie et les bonnes manières.
Il me faut préciser qu’en la matière je dispose seulement de ce qu’il était convenu d’appeler «le minimum commun». Ca ne va pas jusqu’au baise-main, mais c’est suffisant pour ne pas se faire lâcher les chiens en princière compagnie. Pour l’actualiser, il me faut convoquer sur ce sujet une prestigieuse intervenante avec un livre de laquelle je vais passer quelques jours.
Promis: le résultat ne sera pas triste!

Pour patienter, amusons-nous avec :

Du rire (jaune) pour commencer:
Trouvé ici: http://etats-generaux-justice-3.blogspot.com/
«L'acte fondateur des Etats Généraux de la Justice Pénale aura lieu le 21 mars 2009 à Paris. Il rassemblera l'ensemble des professionnels du droit (magistrats, avocats, greffiers, professeurs, experts...)»

Comme souvent ces temps-ci, le plus remarquable, c’est ce qui manque.


Du rire encore, mais franc et sain celui-là.
Spéciale dédicace pour Prof Timbré. C’est ici:


Du beau pour les yeux et l’esprit!
En veux-tu ?
En voilà! C’étang-ci, j’en ai besoin. Partage.

Etang80.jpg


Du bon pour les oreilles ?
On a ça aussi. L’étang d’être aimé, non ?

podcast


Et si tout ça t’a fait du bien, n’hésite pas à écrire: «Merci».
Ca nous rappellera le bon temps et ça démontrera que tout n’est pas perdu.

04/03/2009

LES LOIS DE L'ESPRIT (1)

Nous traversions des temps de déploration généralisée.

A la télévision, à la radio, dans la presse, sur les blogs, dans les bistrots, presque partout une foule de déploreurs et de déploreuses déploraient. Un peu comme jadis les shadoks pompaient.

Tout y passait. L’obésité des enfants, la mauvaise prise en charge des vieux, la réforme des armées, la mauvaise qualité des programmes de la télé, le réchauffement climatique, la hausse des prix, le chômage...

Au milieu de cet océan de déplorations, on semblait déplorer plus fort encore la surpopulation carcérale, l’état des prisons, le futur effroyable réservé à la jeunesse délinquante.

Vous me connaissez maintenant, je préfère toujours essayer de trouver une solution à un problème plutôt que passer ma vie à pleurnicher dessus.

Aussi, après avoir beaucoup regardé, écouté, lu, observé, j’arrivais sereinement à la conclusion qu’en matière de justice, il s’agissait moins d’empiler des lois que personne ne lirait jamais que de modifier le processus d’apprentissage et de fonctionnement des principaux déploreurs.

Et, pragmatique, partant de mon vécu quotidien en relation directe avec quelques uns d’entre eux, je m’attelais sereinement à une réforme fondamentale de l’Ecole Nationale de la Magistrature.

Oui. Je sais. Vous allez me dire: «ce n’est pas ton métier.»

En effet.

Mais je vous objecterai d’abord qu’il y a souvent plus de bon sens dans la tête d’un jardinier que dans tout un colloque de penseurs sophistiqués et qu’on n’est pas forcément plus sot en chemise à carreaux qu’en robe noire. Ou rouge.

Ensuite qu’il me semble bien que toute décision de justice est rendue «au nom du peuple français» et que du coup, ça le regarde un tantinet, le peuple, quand ça craint au dessus de sa signature et que c’est bien le moins qu’il s’invite dans le débat des gens qui prétendent juger en son nom.

Enfin que ça me ferait vraiment honte de laisser à mes enfants et petits enfants une justice dans cet état!

D’autant que pour ma première réforme, je sais l’accord tacite d’un grand magistrat qui appelle lui-aussi de ses voeux à d’avantage d’ouverture de cette école sur le monde.

Même s'il ne s'agit pas forcément du «monde» auquel je pense en premier.

Donc, sans négliger «L’esprit des lois» du grand Montesquieu, se recentrer un minimum sur "les lois de l’esprit" du petit Fleuryval.

La physique d’abord, au sujet de laquelle je me propose de démontrer qu’une sage utilisation de la clé anglaise peut s’avérer plus utile qu’un improbable DEA.

Ainsi, sur la surpopulation carcérale et l’avenir bien sombre pour les jeunes délinquants, je propose l’introduction dés le premier trimestre de la première année d’un cours pratique de plomberie appliquée, évidement dispensé par un professionnel du joint (en caoutchouc, bien sûr) ou, a minima, par un père de famille moyennement bricoleur. (Moi, par exemple. Ca tombe bien, à la vitesse où les anciens fonctionnent, j’ai du temps libre.)

Avec comme étude centrale (c’est le cas de le dire): le siphon de la baignoire bouché, ladite baignoire pleine à ras bord et son robinet qui coule.

Baignoire.jpg


«Par quoi commence-t-on ?» demande en souriant la plus enthousiaste des élèves.

«D’abord par fermer le robinet avant que ça déborde», répond l’artisan-professeur, joignant fermement le geste à la parole.

Bien sûr, le robinet vétuste goutte encore. Mais tandis qu’une moitié de la classe écope la baignoire, le professeur coupe l’arrivée d’eau quelques instants et remplace le vieux par un neuf étincelant, sur l’emballage duquel on peut lire: «Ouvrez une école, vous fermerez une prison!", fière devise de «V. Hugo-sanitaires S.A.R.L.».

Robinet neuf fermé, baignoire vidée, on peut procéder au débouchage du siphon, voire à son remplacement. (Pendant qu’on y est...)

Au terme de cet exercice il ne nous nous aura pas fallu deux heures pour cerner métaphoriquement les bienfaits d’une bonne éducation, la saine gestion de la pénitentiaire et le soin particulier à apporter à la réinsertion. Ajoutez à cela la valorisation d'un métier trop rarement à l'honneur.

En TD, chacune et chacun pourra utilement reproduire cet exercice à la maison parce que ça marche très bien aussi avec un lavabo ou un évier.

Quand vous aurez bien digéré celle-là, nous aborderons les règles de la politesse civique élémentaire dans une «politique de civilisation».

A bientôt, jeunes gens ! ;-)

02/03/2009

STAND BY ME

Si tu ne veux pas passer à côté d'un coup de génie, tu te précipites chez Imaniyé toute affaire cessante.

Juste avant d'y aller, tu mets le son à donf et tu t'approches les kleenex parce que c'est tellement grand que tu vas pleurer.

08:43 Publié dans Arts | Lien permanent | Commentaires (14)

25/02/2009

GRAND PRIX DES JARDINS

Ha mes amis!

Je suis allé consulter les statistiques du blog: on se croirait sur un champ de courses !!!

courseshippiques.jpg

Parmi les pages les plus lues, en tête de la course "Manège jardinier", casaque rouge toque blanche, devance d'une courte longueur "Jardin de Bruguière", casaque bleue toque lilas qui, arrivant du diable vauvert, effectue une attaque spectaculaire dans le dernier virage avant la ligne droite du printemps.
"Parc des tiges", casaque verte toque rouge, se tient bon troisième mais semble n'avoir pas encore produit tout son effort.

Alors pour vous aider dans vos pronostics, je récapitule les principales caractéristiques des concurrents de tête.

Manège jardinier

un manège pour les enfants qui ne peuvent pas monter sur les manèges.


Après avoir pris son billet à la guérite illuminée, on entre par une ouverture taillée dans la ramure d'un saule pleureur, de rire, évidemment.

Puis on s'engage dans un tunnel de glycines blanches et roses que viennent parsemer de touches parmes et lilas quelques clématites luxuriantes.

Au sortir du tunnel, un bouquet de chèvrefeuilles délivre son puissant parfum. On s'arrête un instant, le temps que la machine à caresser la joue vienne vous la chatouiller du bout de ses douces plumes de paons.

On repart, franchissant le pont qui enjambe le bassin dans lequel quelques carpes nagent entre les nénuphars roses et blancs. On admire la naïade de Corinne Joachim qui, posée sur son île au milieu des genets, se regarde dans l'eau.

Tournez, petits manèges. En avant!

A droite, croulant sous les roses tendres d'Appel Blossom, la cabane de l'infâme Cramouillard, l'ogre du jardin.
A cette heure-ci, il dort. Il faut passer sans bruit. Ne pas le réveiller, sinon...
Tant pis. Un épouvantable vacarme se déclenche au passage du fauteuil ! Il a dû nous entendre. Va-t-il sortir? Nous courir après ? Courage: fuyons!

Le silence revient. Il a du se rendormir. Ouf!

Tiens ?! Sur le banc de bois, la cape de Bonhomme Bisous! Bonhomme Bisous ? Mais si, vous savez bien, ce cavalier masqué qui chaque nuit passe déposer un peu de tendresse aux enfants du monde qui en ont tant besoin. Il a dû faire une pause en passant par ici cette nuit. Il aura oublié son manteau en repartant. Toujours pressé. Mais il a tant de travail...
En avant, comme lui!

On déguste quelques mûres et nous voici à la volière des beaux oiseaux. Un faisan doré course ses deux femelles. Donner du grain, de l'eau. Facile! Le passage du fauteuil actionne les trémies.

Nous entrons sous le deuxième saule et là !!! Un souffleur à bisous nous projette doucement un nuage de pétales de roses qu'on traverse en riant.

On avance en picorant dans la haie des framboises, des cassis, des groseilles. On est tout barbouillé! Du rouge, du rose, du violet...

Un clown triste nous attend. "Envoie-lui un sourire, il ira sûrement mieux.", murmure-t-on quelque part.
On sourit et miracle, le clown sourit aussi et agite sa main pour souhaiter bonne route.
C'était l'Emouvantail. Normal, dans un jardin.
Hommage au grand Marceau.

Si on trouve un secret caché parmi les fraises dans les bacs de la fin, on a gagné le droit de faire un second tour.

Et souvent, des surprises! Un jongleur, un mime, des danseuses, des musiciens, des clowns, des magiciens...

Normal. Ce jardin-là est fait pour les accueillir tous.


Le jardin de Bruguière

Voilà six bonnes années que l'idée me trottait dans la tête: concevoir un "jardin-fort", sur un promontoire, protégé comme un château par des haies défensives de pyracanthas, aubépines, houx évidemment, inaccessible aux malfaisants. Un lieu de paix totale, où flaner aux beaux jours une retraite bien méritée, rêver, pécher à la ligne, accueillir famille et amis, une sorte de jardin "absolu". Pour un mec auquel je voue une immense reconnaissance vu qu'il aura passé sa vie professionnelle à faire en sorte que ça explose le moins possible dans les pattes de mes enfants: le juge Jean-Louis Bruguiere.

Je n'ai jamais eu le plaisir de rencontrer ce Monsieur et n'en sais que ce que j'ai pu lire dans la presse. J'y suis donc allé au feeling, comme un acteur tâchant de se glisser dans la peau du personnage. Genre "Luchini du motoculteur" ;-)

Je ne sais pas si ce jardin existera un jour, mais en tout cas, ça fait déjà un assez chouette tableau que j'envoie dans sa bouteille dériver aux vents du web.

Et c'est ma petite contribution pour vous permettre d'oublier un instant ce froid de loup de Janvier ;-)

Plus de détails et une meilleure visibilité dans l'album qui va s'enrichir au fil du temps d'hiver.

A vos paris! ;-)))

09:04 Publié dans Jardins | Lien permanent | Commentaires (14)

 
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