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04/04/2010

RESURECTION

Oeufs Paques.jpg... et gourmandise font bon ménage.

 

En route pour de nouvelles aventures !

09:44 Publié dans Jardins | Lien permanent | Commentaires (0)

31/01/2010

WORK IN PROGRESS 3

 

3:4 Ronsard.JPG
BIP gp.JPG
marceau mime.jpg

Tout est là.

Au manège jardinier, ce sera l'émouvantail.

 

23:32 Publié dans Arts, Jardins | Lien permanent | Commentaires (11)

25/01/2010

WORK IN PROGRESS 2

 

Vu de l'allée.jpg
???

 

 

12:22 Publié dans Arts, Jardins | Lien permanent | Commentaires (9)

21/01/2010

WORK IN PROGRESS 1

 

Emouvantail 24:12:09.JPG

Kézaco ?

 

07:06 Publié dans Arts, Jardins | Lien permanent | Commentaires (7)

05/01/2010

DE LA METHODE ALTERNATIVE

Plusieurs d’entre vous me demandent pourquoi je ne crée pas une association pour mener à bien les différents projets de jardins utiles que vous avez pu trouver ici ou .

 

Lançons donc un débat sur les fonctionnements alternatifs. Cela nous éloignera du bavardage vénéneux qui se ventile ailleurs sur l’hydre entité nationale que mon fidèle Héracles, invincible beauceron tant attendu, ira tuer sitôt que nous aurons fini de curer les écuries d’Augias.

Mais auparavant, expliquer pourquoi chercher de nouvelles méthodes pour réaliser des projets comme le manège jardinier.

 

Adossé à une solide expérience.

J’ai été sollicité voilà vingt ans en tant que chanteur pour monter un festival afin de financer des projets de santé à Bordeaux.

Là, j’ai créé puis présidé pendant dix ans une association culturelle dont j’ai déjà parlé ici: L’Art Existence!. Je connais donc assez bien les deux côtés de l’aventure consistant à mener à bien un projet bel et bon, et les risques qui vont avec car il faut devenir mangouste au milieu des cobras. C’est long, pénible et parfois dangereux mais rassurez-vous, aussi venimeux que soit le serpent, c’est toujours la mangouste qui gagne.

A bon entendeur...


Pierre Bergé n’a pas tors quand il énonce que vingt ans de «charité business» et les «affaires» qui les ont régulièrement émaillés ont sévèrement entamé la crédibilité des associations et rendue méfiante la générosité française.  On le serait à moins.

Qui lit régulièrement la presse constate, affligé, que depuis des années le pôle financier et la brigade de police qui va avec n’en finissent pas avec des associations qui détournent les dons ou les affectent à des postes ayant peu à voir avec l’objectif affiché.

Aussi prévoyant que puisse être le texte encadrant un projet, un malveillant finit toujours par s’introduire dans le dispositif et s’évapore avec tout ou partie des fonds collectés pour en faire un tout autre usage que celui prévu. Chirurgie plastique, piscine à la campagne, financement indirect de campagne électorale... L’éventail est large. Je n'en ai pas tout vu.

Aussi celles et ceux qui avaient monté le projet et devaient entièrement s’y consacrer se retrouvent-ils au tribunal à traquer, sans rien connaître des procédures ni des roueries judiciaires, les Thénardier qui ont fait capoter la belle aventure par totale et infâme cupidité.

Tandis que je devais être en studio avec une chorale d’enfants, me voilà à la barre devant un procureur qui veut classer l’affaire et menace de me poursuivre pour outrage à magistrat alors même qu’à propos d’enfants malades volés, spoliés, privés d’un rêve, dans ce cadre, à cet instant, aux regards du coeur comme de l’esprit, sans aucun doute possible, l’outrage, c’est lui!

A l’heure où je devais me consacrer aux lumières, j’y étais en effet! Convoqué à la brigade financière pour éclairer un inspecteur sur l’utilisation de fonds de production jamais vus. (Qui me trouve tellement coupable qu’il accepte au terme d’une matinée d’interrogatoire de déjeuner avec votre serviteur blanchi de toute malversation dans un petit restaurant de Verdelais où repose Toulouse-Lautrec. Je me suis laissé dire que ça ne se passait pas  comme cela avec tout ses «clients» tous les jours).

Alors au manège jardinier, cela (re)donnerait, si l’on ne s’y prenait pas autrement: au lieu d’être dans le jardin avec un pépiniériste, perdre une journée au palais de justice avec un juge d’instruction. S’il en reste.

Tandis que je devrais régler le mouvement d’un automate, chercher des sous pour me constituer partie civile. Comme dit Cyrano: «Non. Merci!» Je n’ai plus de temps à perdre dans ces embrouilles puantes.

Gâchis humain, gâchis financier, gâchis de temps, déception magistrale  avec encore en prime une colossale torgnolle dans la tronche des généreux donateurs!

Enfin le pire: après s’être engagé devant des gamins malades à embellir un peu leur sinistre ordinaire, devoir revenir leur expliquer que «ça ne va pas être possible.» La honte et l’impuissance sont alors suffisantes pour songer à se tirer une balle dans la tête s’il n’y avait à poursuivre, retrouver et châtier les raclures responsables de l’échec jusqu’au plus profond du plus lointain recoin des enfers!

Donc, pour m’éviter le suicide et ne pas rajouter de travail à Laurence Vichnievsky, Renaud Van Ruymbeke et éventuellement à l’archange Michel, procéder désormais autrement. Au lieu de demander de l’argent aux gens pour financer les composants du manège, leur demander d’envoyer les éléments directement. Ainsi, ceux qui expédieront un rosier, un arbre, un oiseau pourront le voir installé sur le manège ou, s’ils en sont trop éloignés géographiquement, sur son site internet. La mairie, le département ou la région payeront directement l’entreprise qui réalisera l’allée adaptée aux fauteuils. Les forains, les sculpteurs, les artisans apporteront directement une attraction qu’ils mettront en place eux-mêmes. Ainsi pour tout. Sauf pour la confection de la barbe à papa, des gaufres et des pommes d’amour qui resteront l’apanage des voisins.

Quant au maître d’oeuvre, essayer de le faire embaucher par une collectivité territoriale comme jardinier coordinateur en CDD pour la durée des travaux. Pas de frais de fonctionnement, pas d’argent en circulation, pas d’intermédiaire.

Sans argent à voler, pas d’escroc attiré.

Comme aurait pu dire Coluche: «Circulez, y a rien à prendre!»

A procéder comme font les autres, il me faudrait chercher des avocats et des comptables avant les horticulteurs et les pépiniéristes.

Pour un manège fleuri, avouez que ce serait ballot!

Comme disait mon père: «On te le fait une fois. C’est normal: tu apprends.

On te le fait deux fois, tu dois être un peu con.

A la troisième, le doute n’est plus permis.»

Comprenez que pour sa mémoire j’essaye de prévenir la seconde. Je lui en ai suffisamment fait voir pour ne pas rajouter à ses illustres titres et qualités celui de «père d’abruti».

Ami(e)s du bel et bon, humanistes des jardins, des arts et du droit, le blog vous est ouvert pour discourir de la méthode et nous améliorer tout ça!

06/12/2009

TEL EST TON... JARDIN

 

Le manège jardinier:


un manège pour les enfants qui ne peuvent pas monter sur les manèges.


Après avoir pris son billet à la guérite illuminée, on entre par une ouverture taillée dans la ramure d'un saule pleureur, de rire, évidemment.

Puis on s'engage dans un tunnel de glycines blanches et roses que viennent parsemer de touches parmes et lilas quelques clématites luxuriantes.

Au sortir du tunnel, un bouquet de chèvrefeuilles délivre son puissant parfum. On s'arrête un instant, le temps que la machine à caresser la joue vienne vous la chatouiller du bout de ses douces plumes de paons.


On repart, franchissant le pont qui enjambe le bassin dans lequel quelques carpes nagent entre les nénuphars roses et blancs. On admire la naïade qui, posée sur son île au milieu des genets, se regarde dans l'eau.

 

Tournez, petits manèges. En avant!

 

A droite, croulant sous les roses tendres d'Appel Blossom, la cabane de l'infâme Cramouillard, l'ogre du jardin.

Cabane Cramouillard.JPG

A cette heure-ci, il dort. Il faut passer sans bruit. Ne pas le réveiller, sinon...

Tant pis. Un épouvantable vacarme se déclenche au passage du fauteuil ! Il a dû nous entendre. Va-t-il sortir? Nous courir après?

Courage: fuyons!

Le silence revient. Il a du se rendormir. Ouf!

 

 

 

 

 

Tiens?! Sur le banc de bois, la cape de Bonhomme Bisous! Bonhomme Bisous? Mais si, vous savez bien, ce cavalier masqué qui chaque nuit passe déposer un peu de tendresse aux enfants du monde qui en ont tant besoin. Il a dû faire une pause en passant par ici cette nuit. Il aura oublié son manteau en repartant. Toujours pressé. Mais il a tant de travail...

En avant, comme lui!

On déguste quelques mûres et nous voici à la volière des beaux oiseaux. Un faisan doré course ses deux femelles. Donner du grain, de l'eau. Facile! Le passage du fauteuil actionne les trémies.

Nous entrons sous le deuxième saule et là !!!

Un souffleur à bisous nous projette doucement un nuage de pétales de roses qu'on traverse en riant.

On avance en picorant dans la haie des framboises, des cassis, des groseilles. On est tout barbouillé! Du rouge, du rose, du violet...

Un clown triste nous attend. "Envoie-lui un sourire, il ira sûrement mieux.", murmure-t-on quelque part.

On sourit et miracle, le clown sourit aussi et agite sa main pour souhaiter bonne route.

C'était l'Emouvantail. Normal, dans un jardin...

Hommage au grand Marceau.

Emouvantail.JPG

 

 

Si on trouve un secret caché parmi les fraises dans les bacs de la fin, on a gagné le droit de faire un second tour.

Et souvent, des surprises! Un jongleur, un mime, des danseuses, des musiciens, des clowns, des magiciens...

Ce jardin-là est fait pour les accueillir tous.

 

02/06/2009

Jardins d'anciens

 

Comme annoncée ici, la première session consacrée aux jardins en établissements pour personnes âgées s’est tenue à l’Ecole Nationale Supérieure du Paysage de Versailles.

Avec, pour une première, un taux de participation étonnant et des participants venus de toute la France.

Félicitations et remerciements à Patrick SAINGENEST, responsable de la formation à l’ENSP, pour cette réussite.

Il est trop tôt pour écrire les suites concrètes qu’entraînera cette première journée, mais on peut déjà affirmer que le métier de jardinier de maisons de retraite a le pied à l’étrier. (A quelques centaines de mètres des écuries du roi et de l’école équestre de Bartabas, je l’aime bien, celle-là!)

Excuses (particulièrement à Delphine) mais le temps gris et pluvieux ne m’a pas permis de vous rapporter de belles images du potager du roi, pourtant exubérant en ces derniers jours de Mai. Les jardiniers devraient portant intégrer que les photographes d’extérieur aussi dépendent autant du temps qu’il fait que du temps qui passe.

Pour me faire pardonner, mon «Red parfum» de trois ans grimpant sur une pergola du jardin du peuple. Quel dommage qu’internet ne transmette pas les parfums...

 

DSCN0084.JPG

 

 

 

30/05/2009

UTILE DULCI 9

L'avantage considérable de ce genre de paradis réside dans le fait qu'on n'a pas besoin de mourir pour y aller.

 

 

Paradis.JPG

 

 

C'est même recommandé.

 

Et comme nénuphar promis, nénuphar du:

Reinette nénuphar.jpg

 

Une petite Trenette contemplative.

09:15 Publié dans Jardins | Lien permanent | Commentaires (10)

22/05/2009

APPROCHEZ, MESDAMES ET MESSIEURS...

Si vous voulez bien me suivre...

 

DSCN0082.JPG

 

 

 

 

 

... encore un peu...

 

 

DSCN0079.JPG
Nous y voilà.

 

DSCN0080.JPG

 

Petite fantaisie en iris majeur, deuxième mouvement, allegro ma non tropo.

14:39 Publié dans Jardins | Lien permanent | Commentaires (16)

18/05/2009

FANTAISIE en iris bleu-blanc majeur 1

 

DSCN0077.JPG

Prélude.

Iris Cayeux, Géraniums Rungis, Géranium bleu vivace André Eve, petit Thym sauvage. Direction: Fleuryval.

Deuxième mouvement dans une petite semaine.

11:40 Publié dans Jardins | Lien permanent | Commentaires (0)

16/05/2009

UTILE DULCI 8

 

Faufiler un peu de beauté dans ce monde de merde

comme le proposait Zgur ?

C’est possible!

Voilà un an, je poussais la porte du jardin d’un golfeur émérite qui, habitué aux greens soigneusement entretenus, désespérait de sa pelouse lépreuse.

Un an plus tard, la malade est guérie ! 

DSCN0074.JPG

 

Ceci m’a donc permis d’accéder au titre ô combien honorifique de «Docteur Pelouse, spécialiste dermatologue es gazon.»

 

 

 

Une bien jolie façon de joindre l’utile à l’agréable.

 

09:15 Publié dans Jardins | Lien permanent | Commentaires (4)

09/05/2009

VOTEZ UTILE... DULCI

 

 

Les élections européennes approchant, voilà qu’on nous appelle de toutes parts à faire campagne.

Je ne demande pas mieux: c’est même une partie du coeur de mon métier.

Mais faire campagne en ville !?!

Il y a du Jarry là-dessous.

J’appelle solennellement (il faut toujours ajouter «solennellement» pour être pris au sérieux) à voter pour Madame Solvay, candidate des rosiers lianes, dont voici un portrait réalisé sur le terrain, sans aucun maquillage, garanti «sans communication».

 

DSCN0069.JPG

Madame Solvay: la petite candidature qui grimpe.

 

DSCN0070.JPG

On rejoint le comité de soutien ici.

 

 

 

14/04/2009

LES JARDINS EN ETABLISSEMENTS POUR PERSONNES AGÉES

Ecole Nationale Supérieure du Paysage / Formation Continue AECT – 10, rue du Maréchal Joffre 78 009 VERSAILLES

01 39 24 62 26 ou 01 39 24 62 05 - mailto:p.saingenest@versailles.ecole-paysage.fr


Ecole Nationale Supérieure du Paysage
Les Journées de la Formation Continue
ENSP - LE POTAGER DU ROI - 10, avenue Joffre 78 000 VERSAILLES
AMPHITHEATRE DE LA FIGUERIE

LES JARDINS EN ETABLISSEMENT
POUR PERSONNES AGEES

Journée d’échange – Mardi 26 mai 2009 - Programme

Objectifs et Orientation de la journée :

Faire connaître des expériences diverses de jardins à vocation thérapeutique en établissement pour personnes âgées,
pointer l’identité de chaque projet et l’importance des opportunités, pour donner envie de faire.
Mettre en évidence la richesse du travail en commun des différents professionnels de l’accompagnement et du soin avec
des créateurs - concepteurs de jardins et des jardiniers.
S’interroger sur les effets physiques pour les résidents, maintien ou moindre perte de l’activité, de l’attention, du tonus, de
l’expression verbale, mais aussi sur les effets psychologiques et sociaux (rencontres, échanges, ouverture aux non-
résidents…)


Cibles :

Les divers professionnels de l’accompagnement des personnes âgées.
Les Paysagistes et Architectes Paysagistes.
Les Jardiniers...


Organisation de la journée :
Présentation d’expériences et de réalisations en relation avec les objectifs et l’orientation de la journée. Vincent
BOUVIER Paysagiste DPLG et enseignant-chercheur à l’Institut National d’Horticulture d’Angers
accompagnera la journée. Il nous fournira des éclairages suite aux présentations et participera aux échanges de questions
et aux débats.

Coordinateur de la journée : Patrick SAINGENEST – ENSP/FC/AECT.
Ecole Nationale Supérieure du Paysage / Formation Continue AECT – 10, rue du Maréchal Joffre 78 009 VERSAILLES

01 39 24 62 26 ou 01 39 24 62 05 - mailto:p.saingenest@versailles.ecole-paysage.fr
Matin
9h00 – 9h30 : Accueil

9h30 – 10h25 : Un projet de jardin à but thérapeutique au sein d’un Etablissement d’Hébergement pour
Personnes Agées Dépendantes (EHPAD) à Bondy (93) : Raphaëlle CHERE Paysagiste.
Un projet d’établissement.
Une prise en compte des différentes situations de dépendance.
Questions et débat avec la salle.

10h25 – 11h20 : Un jardin intergénérationnel au Centre d'Orientation Sociale - Villapia de Bordeaux
(33) : Rodolphe KARAM Directeur du Centre.
Un jardin commun pour un accueil de jour, un EHPAD et une crèche.
Un projet au développement progressif dans l’espace et à la conception évolutive.
Questions et débat avec la salle.

11h20 – 11h40 : Pause



11h40 – 12h45 : Un jardinier dans les jardins à but thérapeutique : Fleuryval Jardinier.
La collaboration entre un jardinier et les professionnels des maisons de retraite.
L’utilisation des plantes dans des jardins à vocation thérapeutique, intérêts, précautions.
Le jardin lieu d’échange – lieu de culture.
Questions et débat avec la salle.



Pause déjeuner 12h45 – 14h00
Visite libre du « Potager du Roi » 14h – 14h30

Après-midi
14h30 – 15h30 : Hortithérapie et Jardins de Santé : Martine BRULE Architecte Paysagiste.
Historique de l’hortithérapie.
Les apports de cette approche.
Les différents jardins de santé.
Un programme d’hortithérapie dans un EHPAD – un essai d’évaluation.
Questions et débat avec la salle.

15h30 – 16h45 : Des projets de jardins pour malades alzeihmer en EHPAD : Fabien CHARLOT Architecte
Paysagiste.
Des projets de jardins thérapeutiques de la Bretagne à l’Aude qui tiennent compte des particularités locales.
Humanisation des établissements et Jardins.
Des orientations de conception qui tentent de tenir compte des exigences de la maladie.
Questions et débat avec la salle.

16h45 – 17h15 : Si la durée des interventions le permet débat rétrospectif sur la journée avec la salle et
tous les intervenants.






Ecole Nationale Supérieure du Paysage / Formation Continue AECT – 10, rue du Maréchal Joffre 78 009 VERSAILLES

01 39 24 62 26 ou 01 39 24 62 05 - mailto:p.saingenest@versailles.ecole-paysage.fr




BULLETIN D’INSCRIPTION


Ecole Nationale Supérieure du Paysage
Les Journées de la Formation Continue

LES JARDINS EN ETABLISSEMENT
POUR PERSONNES AGEES
Journée d’échange - Mardi 26 mai 2009 - Programme

Nom, Prénom…………………………………………………………………………………………………………………………………
Profession ou fonction……………………………………………………………………………………………………………………….
Service ou entreprise…………………………………………………………………………………………...……………………………
Adresse professionnelle…………………………………………………………………………………................………………………
…………………………………………………………………………………………………………………………………….…………...
Tél. / fax/ courriel………………………………………………………………………………………………………………..................
………………………………………………………………………………………………………………………………………………….
Frais d’inscription :
Administrations et entreprises 160 €  Associations ou individuels 80 € 
En complément de votre inscription par courrier, nous vous conseillons de faire une pré-inscription
par courriel : p.saingenest@versailles.ecole-paysage.fr

MODALITES D’INSCRIPTION :
Inscription dans le cadre de la formation continue :
Entreprises : bulletin d’inscription dûment rempli ainsi que votre règlement par chèque bancaire ou postal,
établi à l’ordre de l’« Agent Comptable de l’ENSP »
Administrations : bulletin d’inscription dûment rempli ainsi que votre bon de commande établi à l’ordre l’ENSP
Formation Continue 10, rue du Maréchal Joffre – 78000 Versailles.

Associations ou Inscriptions individuelles :
Bulletin d’inscription dûment rempli ainsi que votre règlement par chèque bancaire ou postal, établi à l’ordre
de « l’Agent Comptable de l’ENSP »

Agrément ENSP. Formation Continue 178 P 000178
Les inscriptions sont à adresser à :
Les Journées de la Formation continue - ENSP Formation Continue
Le Potager du Roi 10, rue du Maréchal Joffre – 78000 Versailles

La confirmation de l’inscription sera envoyée dès réception du bulletin d’inscription, du chèque, ou du bon de commande.

potager_du_roi.gif


N'est-ce pas très exactement ce qu'on appelle une excellente nouvelle ?

14/03/2009

UTILE DULCI.

A celles et ceux qui attendent impatiemment la suite des "lois de l'esprit", je le dis: traduire une baronne en jeune magistrat, c'est pas du Montélimar AOC!

Alors, pour ne pas déroger à la coutume initiée par Maître Mô et Zgur, voilà de quoi joindre l'utile à l'agréable pour cette fin de semaine.

Pour l'utile, un fondamental ici.

Pour l'agréable, c'est là: (Cliquez sur la photo pour l'afficher en grand et nous aurons pour un instant (?) le même fond d'écran. Merci Phiphine ;-))

Jardin italien.jpg


Je vous laisse, j'ai la baronne à finir.

Pas de mauvais esprit, s'il vous plaît. ;-)))))))))

25/02/2009

GRAND PRIX DES JARDINS

Ha mes amis!

Je suis allé consulter les statistiques du blog: on se croirait sur un champ de courses !!!

courseshippiques.jpg

Parmi les pages les plus lues, en tête de la course "Manège jardinier", casaque rouge toque blanche, devance d'une courte longueur "Jardin de Bruguière", casaque bleue toque lilas qui, arrivant du diable vauvert, effectue une attaque spectaculaire dans le dernier virage avant la ligne droite du printemps.
"Parc des tiges", casaque verte toque rouge, se tient bon troisième mais semble n'avoir pas encore produit tout son effort.

Alors pour vous aider dans vos pronostics, je récapitule les principales caractéristiques des concurrents de tête.

Manège jardinier

un manège pour les enfants qui ne peuvent pas monter sur les manèges.


Après avoir pris son billet à la guérite illuminée, on entre par une ouverture taillée dans la ramure d'un saule pleureur, de rire, évidemment.

Puis on s'engage dans un tunnel de glycines blanches et roses que viennent parsemer de touches parmes et lilas quelques clématites luxuriantes.

Au sortir du tunnel, un bouquet de chèvrefeuilles délivre son puissant parfum. On s'arrête un instant, le temps que la machine à caresser la joue vienne vous la chatouiller du bout de ses douces plumes de paons.

On repart, franchissant le pont qui enjambe le bassin dans lequel quelques carpes nagent entre les nénuphars roses et blancs. On admire la naïade de Corinne Joachim qui, posée sur son île au milieu des genets, se regarde dans l'eau.

Tournez, petits manèges. En avant!

A droite, croulant sous les roses tendres d'Appel Blossom, la cabane de l'infâme Cramouillard, l'ogre du jardin.
A cette heure-ci, il dort. Il faut passer sans bruit. Ne pas le réveiller, sinon...
Tant pis. Un épouvantable vacarme se déclenche au passage du fauteuil ! Il a dû nous entendre. Va-t-il sortir? Nous courir après ? Courage: fuyons!

Le silence revient. Il a du se rendormir. Ouf!

Tiens ?! Sur le banc de bois, la cape de Bonhomme Bisous! Bonhomme Bisous ? Mais si, vous savez bien, ce cavalier masqué qui chaque nuit passe déposer un peu de tendresse aux enfants du monde qui en ont tant besoin. Il a dû faire une pause en passant par ici cette nuit. Il aura oublié son manteau en repartant. Toujours pressé. Mais il a tant de travail...
En avant, comme lui!

On déguste quelques mûres et nous voici à la volière des beaux oiseaux. Un faisan doré course ses deux femelles. Donner du grain, de l'eau. Facile! Le passage du fauteuil actionne les trémies.

Nous entrons sous le deuxième saule et là !!! Un souffleur à bisous nous projette doucement un nuage de pétales de roses qu'on traverse en riant.

On avance en picorant dans la haie des framboises, des cassis, des groseilles. On est tout barbouillé! Du rouge, du rose, du violet...

Un clown triste nous attend. "Envoie-lui un sourire, il ira sûrement mieux.", murmure-t-on quelque part.
On sourit et miracle, le clown sourit aussi et agite sa main pour souhaiter bonne route.
C'était l'Emouvantail. Normal, dans un jardin.
Hommage au grand Marceau.

Si on trouve un secret caché parmi les fraises dans les bacs de la fin, on a gagné le droit de faire un second tour.

Et souvent, des surprises! Un jongleur, un mime, des danseuses, des musiciens, des clowns, des magiciens...

Normal. Ce jardin-là est fait pour les accueillir tous.


Le jardin de Bruguière

Voilà six bonnes années que l'idée me trottait dans la tête: concevoir un "jardin-fort", sur un promontoire, protégé comme un château par des haies défensives de pyracanthas, aubépines, houx évidemment, inaccessible aux malfaisants. Un lieu de paix totale, où flaner aux beaux jours une retraite bien méritée, rêver, pécher à la ligne, accueillir famille et amis, une sorte de jardin "absolu". Pour un mec auquel je voue une immense reconnaissance vu qu'il aura passé sa vie professionnelle à faire en sorte que ça explose le moins possible dans les pattes de mes enfants: le juge Jean-Louis Bruguiere.

Je n'ai jamais eu le plaisir de rencontrer ce Monsieur et n'en sais que ce que j'ai pu lire dans la presse. J'y suis donc allé au feeling, comme un acteur tâchant de se glisser dans la peau du personnage. Genre "Luchini du motoculteur" ;-)

Je ne sais pas si ce jardin existera un jour, mais en tout cas, ça fait déjà un assez chouette tableau que j'envoie dans sa bouteille dériver aux vents du web.

Et c'est ma petite contribution pour vous permettre d'oublier un instant ce froid de loup de Janvier ;-)

Plus de détails et une meilleure visibilité dans l'album qui va s'enrichir au fil du temps d'hiver.

A vos paris! ;-)))

09:04 Publié dans Jardins | Lien permanent | Commentaires (14)

24/02/2009

LA CONSOLATION DU MAGISTRAT


Tsuna-mi majeur suite.

Et pour Marie (entre autres), toile promise, toile due ! ;-)

Lorsque j'ai créé "Danse avec les houx" en 2003, j'ai demandé à une artiste peintre, Frédérique COOK, d'illustrer la plaquette de présentation sur le thème: "La consolation du magistrat". ;-)

L'idée était qu'un professionnel du droit bénéficie de celui de se réconcilier avec la beauté du monde (et de la plupart des gens) en rentrant le soir après avoir croisé dans sa journée deux pédophiles, un tueur, trois dealers et cinq escrocs...

Et de siroter son apéro peinard dans son jardin, en se disant qu'une poignée de braves étaient venus en son absence prendre soin de son "cadre de vie".

Comme qui dirait: remettre la balance à l'équilibre.

Frédérique Cook.JPG


Frédérique, si tu passes par là, un grand coup de chapeau en ton honneur. Ton travail finira à Orsay ;-)

Comme quoi, même en ce moment, y a du beau qui circule! Quand même.


Triple mwarf arrière, réception sur les mains, retour à l'équilibre et salut.

;-)))))))))))))))

07:11 Publié dans Arts, Jardins | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : frédérique cook

19/02/2009

NEFERTICH'TI

Devinez à quoi je pense... ;-)

BassinminierTerril.jpg

08:03 Publié dans Jardins | Lien permanent | Commentaires (11)

13/02/2009

TABLEAU D'HONNEUR

Ellébores blanches.JPG
L’avocat général de Paris Philippe Bilger rassemblera le 19 Février à l’Assemblée Nationale plusieurs hauts magistrats venant des quatre coins d’Europe. Le but: examiner ce qui se fait de mieux dans les justices pénales belge, espagnole, italienne, allemande et néerlandaise.

Là, j’enlève ma casquette et je dis: «Chapeau!»

«Mais qu’est-ce que ça vient faire sur un blog de jardinier ?», me demanderez-vous.

C’est que de mon côté, je ne suis toujours pas parvenu à en réunir quatre de maisons de retraite autour d’une table en Ile de France!

Aussi je vous livre ma perplexité la plus profonde:

Si le désastre judiciaire d’Outreau incite la magistrature à mieux faire face au risque somme toute relativement peu probable de se retrouver un jour en prison sans avoir rien fait, comment se fait-il que nous autres ne soyons pas fichus d’en faire autant face à l’inéluctable vieillesse qui nous attend tou(te)s ?

Parce que le juge d’instruction qui se plante, c'est dramatique mais ce n’est pas sûr.

Tandis que les rhumatismes et la douleur, c’est effroyable et c'est certain!

29/01/2009

UN METIER A PART... ENTIERE

Un MERCI phénoménal d'abord à toutes celles et ceux qui sont en train de "se prendre le chou" (expression typiquement jardinière) pour que le projet de Parc des tiges soit accessible à tout le monde sur le net.

En attendant qu'on y parvienne (ce qui ne saurait plus tarder bien longtemps), je republie sur mon "coeur de métier", comme ils disent.

Même et surtout si c'est plutôt d'un "métier de coeur" qu'il s'agit ;-)

Couverture book jpeg.JPG


JARDINIER EN MAISON DE RETRAITE :
UN METIER A PART... ENTIERE.


Jardiner pour qui ?
Jardiner pour quoi faire ?

On crée un jardin avant tout pour celles et ceux qui vont s’y trouver.

S’y trouver ? Peut-être.

Le jardin d’une maison de retraite n’échappe pas à la règle.
Il a ceci de spécifique qu’il doit permettre l’exécution de l’une des principales ordonnances de la médecine et de la kinésithérapie aux pensionnaires: marcher.

Or il convient de considérer une personne âgée comme une personne poly-handicapée.
Son corps est douloureux, ses forces diminuées, sa vue souvent altérée. L’ouïe également. L’odorat parfois aussi. La palette des sensations possibles s’en trouve considérablement réduite. Il faut donc composer fort et clair. Des volumes importants, des couleurs vives, des parfums puissants et des repères partout.

Mais son principal handicap, c’est :

LA PEUR.

Peur de la chute d’abord, et de sa conséquence fréquente : la fracture du col du fémur qui vous cloue pour beaucoup du peu qui reste à vivre sur un lit d’hôpital d’abord, dans un fauteuil roulant ensuite, avec une rééducation pénible et douloureuse au bout.
Le jardinier doit donc veiller à réaliser des allées parfaitement planes, en pente très douce si l’on ne peut faire autrement et dans ce cas équipées de rampes, débarrassées de tout ce qui peut faire trébucher, glisser, rouler, équipées de systèmes aptes à donner l’alarme si la chute se produit malgré tout et qu’il n’y a pas d’accompagnant à ce moment précis dans le jardin.
Pour ma part et pour l’instant, je n’ai rien trouvé de plus efficace et de moins onéreux qu’un fil longeant la promenade reliée à une ou plusieurs cloches suspendues aux endroits stratégiques de la maison: devant l’entrée principale, la fenêtre du bureau de la direction, la salle de télévision, la salle de repos du personnel.

Et enfin des parcours éclairés car par 40 à l’ombre, on va marcher la nuit et qu’aucune personne âgée ne sortira au jardin le soir si elle ne voit parfaitement où elle pose son pied.

Peur de la douleur ensuite.
La marche étant pénible, il faut imaginer les promenades comme des parcours d’envies successives, de buts à atteindre. Transformer un parcours d’exercice en chemin des bonheurs. Récompenser chaque pas d’une couleur, d’un parfum, d’une baie, d’un émerveillement à droite, d’un enchantement à gauche. Jalonner tout du long de symboles sur le temps, sur l’avenir, sur la vie, sans la peur.
Prétextes à rêverie, méditation, prière.
Et aménager des escales à l’ombre desquelles se reposer avant de repartir plus loin ou de rentrer.
L’impossibilité de se relever seul étant toujours ressentie comme une étape irréversible de la dépendance, on veillera à disposer sur ces escales des sièges suffisamment hauts pour qu’il ne soit pas trop pénible de s’en relever, dotés d’accoudoirs solides sur lesquels pousser et de potences d’aide au relèvement sur lesquelles tirer.

Peur de la chaleur aussi qui, depuis la canicule de 2002, dissuade la plupart d’aller marcher l’été. Le jardinier aura donc soin de créer des mouvements d’eau afin de ménager des espaces rafraîchis. Fontaine, bassin, étang selon la surface, petit ru, cours d’eau, cascade selon les budgets.
En plus de sa vertu rafraîchissante, l’eau calme et apaise. Elle est source de distraction aussi puisque les vasques attirent les oiseaux pour le bain.

Peur de la mort prochaine enfin, omniprésente comme cette pendule
“Qui ronronne au salon
Qui dit oui, qui dit non,
Et puis qui nous attend...”
Tous.

Les personnes âgées, mais aussi les membres du personnel, sont particulièrement sensibles aux allergies. Le jardinier aura donc soin de ne pas planter sous le vent les espèces dont les pollens s’avèrent être les plus agressifs, tout particulièrement cyprès et bouleaux.

Détendons un peu l’atmosphère par un rapide passage aux plates-bandes d’herbes aromatiques qu’en humaniste épicurien j’avais installées sous les fenêtres des cuisines de ma seconde maison de retraite. Pure folie!!!
Nul ne peut croire que des normes intégristes d’hygiène interdisent formellement aux cuisiniers d’utiliser le persil du jardin! Et pourtant, elles sont là!
Le jardinier se trouve alors devant un choix cornélien: soit renoncer à procurer par quelques condiments l’un des derniers plaisirs restant aux résidants, à savoir la gourmandise, soit convaincre les chefs d’entrer en résistance et de concocter malgré tout quelques omelettes aux fines herbes dans une clandestinité maîtrisée.

Hélas, derrière les fourneaux non plus n’est pas Jean Moulin qui veut et j’en ai vu beaucoup collaborer avec la dictature de la mal-bouffe.
C’est pourquoi j’appelle solennellement toutes celles et tous ceux pour qui le basilic est un droit et la tendresse pour les vieux un devoir à rejoindre le Front le Libération du Persil et de la Ciboulette, canal historique évidemment!


Le jardin pour les “Alzheimer”

Parenthèse close: nous arrivons à la partie du jardin réservée aux personnes atteintes par la maladie d’Alzheimer, qualifiées désormais de “désorientées” après qu’on ait renoncé à les classer dans la démence.
La première évidence choquante dans la plupart de ces jardins, c’est leur aspect carcéral, avec hauts grillages quand ce ne sont pas des barreaux et les systèmes de sécurité qui enferment les personnes comme des délinquants alors que ce sont des malades. Fugueurs, certes, mais ce n’est quand même pas un délit que de vouloir rentrer chez soi!
Personnellement, j’ai entendu difficilement des résidants au bord des larmes me dirent leur sentiment de captivité dans ces maisons où ils se sentent moins soignés que gardés.
J’ai donc à coeur de faire tomber d’abord toutes ces clôtures métalliques et de les remplacer par des barrières végétales infranchissables telles que bambous, lauriers, ifs en pleine terre, en hauts bacs lorsqu’il faut respecter des surfaces en dur.

Les personnes âgées présentant des troubles cognitifs peuvent, en se promenant, absorber des baies ou mastiquer des feuilles. Toutes les plantes toxiques sont donc à proscrire. Je ne vous en ferai pas la fastidieuse énumération et me contenterai de vous envoyer en consulter la liste sur le remarquable site du CHRU de Lille à :
www.chru-lille.fr/cap/ca3c-1htm

L’une des principaux symptômes de la maladie d’Alzheimer, c’est la perte de mémoire progressive, à commencer par la mémoire immédiate: le malade ne se souvient pas de ce qu’il a dit ou fait dix minutes plus tôt. Il convient donc, dans la maison comme au jardin, de solliciter le plus souvent possible la mémoire lointaine pour ralentir la dégénérescence de la mémoire immédiate. Pour être exacte, la formule n’en est pas moins complexe. En français de jardinier, cela se traduit ainsi: “Si tu ne veux pas que tes neurones dégénèrent, Pépère, il va falloir les faire travailler un maximum.”

Des bouquets de mots, des massifs à penser.
Tous les travaux des gériatres donnent la lecture comme meilleur exercice pour la mobilisation des facultés cognitives.
Au fil de la promenade, les résidants découvrent donc des citations incontournables, fondements de la pensée universelle. Philosophiques, encourageantes, souriantes, elles incitent le promeneur à lire, à réfléchir, méditer, discuter, avancer. Incluses dans des résines de couleurs de formes et de dimensions variées, ces phrases- fleurs ou fruits sont disposés en massifs, en isolé, en grappes... On peut aussi en disposer les mots en vrac, créant ainsi un jeu de recomposition de phrase avec le sujet au départ, le complément un peu plus loin et le verbe au bout, pour le moins difficile. “Je”, “volontiers”, “m'assoirais”.

La mémoire des sens.
Chacun de nos cinq sens a sa propre mémoire. Pour ne citer que l’ouïe, nos résidants, majoritairement d’origine rurale, savent plus qu’ils s’en souviennent le bruit des sabots martelant la chaussée. Dans leur enfance, avant la révolution automobile, on faisaient tout ou presque à la campagne avec les chevaux. Et leur mémoire auditive s’active d’elle-même en entendant au petit matin les sabots du cheval de trait et les roues de la carriole passant sous leur fenêtre, puis reste alertée en voyant au fil de la journée les jardiniers effectuer tous les gros travaux avec leur paisible colosse.

La mémoire affective.
Il faut s’avancer vers celle-ci sans le moindre tabou. En effet, il est généralement admis que devrait arriver en tête de cette mémoire-là la famille des malades. Pas si sûr!
A la faveur d’une intuition et d’un hasard incroyables, j’ai pu acquérir pour trois sous une statue en résine de Charlie Chaplin dans son costume favori et je l’ai placé au centre du jardin. En promenant un malade qui ne reconnaissait plus ses enfants, je l’ai entendu murmurer en passant devant elle: “Oh!... Charlot!”.
J’attends désormais qu’avec les sculpteurs du musée Grévin nous puissions être en mesure de disposer dans un massif de graminées la frêle silhouette d’Edith Piaf qui, chantant mains tendues, semblera cueillir des fleurs. Là-bas, Maurice Chevalier vous saluera du canotier. Fernandel sourira près du cabanon à outils et Bourvil?... Où bon vous semblera. En tête (c’est le cas de le dire) des personnalités préférées des français, il fonctionnera à presque tous les coups.
Lorsque viendra mon tour, n’oubliez pas Coluche.
Épargnez-moi Renaud, sauf si j’ai fait du mal...

Après la mémoire du coeur, la mémoire “par coeur”.
Enfant, j’étais très impressionné par la mémoire de mon grand-père qui, malgré les déluges d’obus de Verdun et du chemin des dames, puis plus tard les bombardements de la Luft Waffe, avait retenu tous les départements de France avec chaque préfecture et presque chaque chef-lieu de canton. En manière de jeu, je lui demandais Cher?, il me répondait Bourges aussitôt.
De même pour les principales dates de l’histoire de France. Aussi ai-je inscrit sur des pas japonais : 1515 ? 1789? 1802 ? 1945 ? De même, à compléter : 18 Juin... ? 14 Juillet... ? Et le piège: 25 Décembre ...? Zéro, bien sûr.
Des jeux, des devinettes, des quizs, partout dans le jardin de quoi mobiliser l’intelligence.

L’un des plus beaux compliments qu’on m’ai fait à ce sujet est que ce jardin pourrait être aussi celui d’un campus universitaire.


Les familles et leurs enfants.
Fatiguées, stressées, pressées, soumises au rythme des temps modernes, il arrive souvent que les familles réalisent en arrivant à la maison de retraite qu’elles sont venues les mains vides. Un massif de fleurs à couper disposé à l’entrée permet, avec un sécateur et un peu de raphia, de réparer l’oubli en composant un joli bouquet.

Aux aguets constamment, le jardinier de maison de retraite ne peut pas ne pas voir que les jeunes enfants s’ennuient vite quand on les amène “voir Mamie”. C’est pour eux qu’on aura soin dans un coin du jardin de disposer des jeux, une cabane, un bac à sable pour les plus petits. Pour nous éviter aussi, soyons francs, des parties de foot dans les dahlias et des courses dévastatrices dans les massifs.

Ici s’achève cette première présentation de ce qu’est ce métier si particulier de “jardinier en maison de retraite”.

Je ne voudrais cependant pas la terminer sans une histoire de transplantation, non pas de pieds de dahlias ou de rosiers, mais des deux pieds d’homme, déplacé pour d’autres raisons que l’esthétique, la nature du sol ou l’ensoleillement.

Bernard est un ancien ajusteur de soixante quinze ans atteint par la maladie d’Alzheimer. Tout le monde l’aimait bien, à la maison de retraite médicalisée où sa famille l’avait placé.
Je dis “l’aimait” parce que ça s’est passé à peu près comme ça s’est toujours passé pour lui.
Quand il était enfant, il n’a pas pu aller à l’école très longtemps parce que ses parents n’avaient pas les sous.
A quatorze ans, il est rentré comme arpète chez un patron qui le payait une misère.
A vingt, il a rencontré sa femme qui gagnait une misère encore plus petite que la sienne et ils se sont installés tous les deux dans un tout petit logement, loin des ateliers, parce qu’ils n’avaient pas les sous.
Puis ils ont eu deux filles, qui n’ont pas pu étudier bien longtemps non plus et, dés qu’ils l’ont pu, ils ont acheté une petite voiture qui ne les a jamais emmené bien loin parce qu’ils n’avaient jamais les sous.
Et là, maintenant, à cause du prix de journée?

Bernard a été prié d’aller mourir moins cher ailleurs parce que sa famille ?

Devinez...

Nous autres, jardiniers de maison de retraite, les transplantations de vieux pauvres, on n’aime pas ça du tout et on se demande si ça va durer encore longtemps.
Alors, si l’INRA veut bien nous aider, on va essayer de créer un arbre à sous, qu’on appellera le soulier, naturellement.
Histoire que le produit de la récolte évite des rempotages indignes dont on ne veut plus chez nous.


Alors évidemment, pour que ce Métier mérite pleinement sa majuscule, il va lui falloir une école.
Sur un parc, de préférence.
Un parc des tiges, par exemple... ;-)

A suivre..



24/01/2009

PARC DES TIGES EN LIGNE!

Grâce à "Saint" Zgur, son chemin soit fleuri de pétales de jasmin jusqu'à la nuit des temps et son nom sur le champ rajouté au calendrier, vous pouvez télécharger la nouvelle présentation du Jardin de racaille ici:

http://macle.voila.fr/index.php?m=30a162f4&a=dc18f91e&folder=4749074

Attention: il faut une douzaine de minutes pour que ça rentre et quatorze pour la regarder.

Et si quelqu'un dort ou travaille près de vous, baissez le son parce qu'il y Dvorack, Bernstein et tout un philarmonique qui poussent très fort derrière ;-)

Pour un aperçu, c'est ici.

 
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