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09/05/2010

FONDATION ABBE PIERRE

Je relaie bien volontiers un message arrivé à l'instant :

Cher(e)s ami(e)s,

Devant l’aggravation de la crise du logement, devant la fragilisation des publics les plus en difficulté, devant la complexité grandissante d’accès ou de maintien dans le logement, la Fondation Abbé Pierre décide d’aller pour la 3e année consécutive à la rencontre des jeunes, public particulièrement touché par cette régression sociale.
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Les grands festivals de l’été sont des lieux privilégiés pour communiquer auprès des jeunes de façon efficace dans une atmosphère favorable. À travers son container qui illustre des manifestations du mal-logement, la Fondation Abbé Pierre souhaite sensibiliser et informer les festivaliers sur les difficultés et les souffrances engendrées par ce fléau. 

Nous recrutons des bénévoles disponibles sur toute la durée d’un ou de plusieurs festivals, ayant envie d’aller à la rencontre du public, et de passer de bons moments au sein d’une équipe soudée. Nous prenons en charge bien évidemment transports, hébergements, accréditations, repas et tenues.

La Fondation Abbé Pierre sera présente cette année sur 3 manifestations :

  • Tournoi international de Beach Soccer à Marseille du vendredi 25 au dimanche 27 juin (prévoir d’être sur place la veille)
  • Les Vieilles Charrues à Carhaix (Finistère, Bretagne) du jeudi 15 au dimanche 18 juillet (prévoir d’être sur place la veille)
  • La Fête de l’Humanité à Paris du vendredi 10 au dimanche 12 septembre. 

Les missions des bénévoles sont les suivantes :
·     informer et répondre aux questions du public sur la Fondation Abbé Pierre (formation prévue),
·     faire signer le Manifeste (déjà près de 17 000 signés),
·     distribuer des badges et des bracelets,
·     dialoguer avec les festivaliers.

Nous avons déjà récolté plus de 20 000 Manifestes. Pour peser dans le débat et faire bouger les lignes, nous devons mobiliser davantage ! 
Ensemble, agissons !

Si vous êtes intéressés, contacter Aziliz Le Tiec au 01 55 56 37 06 ou : aletiec@fondation-abbe-pierre.fr

05/01/2010

DE LA METHODE ALTERNATIVE

Plusieurs d’entre vous me demandent pourquoi je ne crée pas une association pour mener à bien les différents projets de jardins utiles que vous avez pu trouver ici ou .

 

Lançons donc un débat sur les fonctionnements alternatifs. Cela nous éloignera du bavardage vénéneux qui se ventile ailleurs sur l’hydre entité nationale que mon fidèle Héracles, invincible beauceron tant attendu, ira tuer sitôt que nous aurons fini de curer les écuries d’Augias.

Mais auparavant, expliquer pourquoi chercher de nouvelles méthodes pour réaliser des projets comme le manège jardinier.

 

Adossé à une solide expérience.

J’ai été sollicité voilà vingt ans en tant que chanteur pour monter un festival afin de financer des projets de santé à Bordeaux.

Là, j’ai créé puis présidé pendant dix ans une association culturelle dont j’ai déjà parlé ici: L’Art Existence!. Je connais donc assez bien les deux côtés de l’aventure consistant à mener à bien un projet bel et bon, et les risques qui vont avec car il faut devenir mangouste au milieu des cobras. C’est long, pénible et parfois dangereux mais rassurez-vous, aussi venimeux que soit le serpent, c’est toujours la mangouste qui gagne.

A bon entendeur...


Pierre Bergé n’a pas tors quand il énonce que vingt ans de «charité business» et les «affaires» qui les ont régulièrement émaillés ont sévèrement entamé la crédibilité des associations et rendue méfiante la générosité française.  On le serait à moins.

Qui lit régulièrement la presse constate, affligé, que depuis des années le pôle financier et la brigade de police qui va avec n’en finissent pas avec des associations qui détournent les dons ou les affectent à des postes ayant peu à voir avec l’objectif affiché.

Aussi prévoyant que puisse être le texte encadrant un projet, un malveillant finit toujours par s’introduire dans le dispositif et s’évapore avec tout ou partie des fonds collectés pour en faire un tout autre usage que celui prévu. Chirurgie plastique, piscine à la campagne, financement indirect de campagne électorale... L’éventail est large. Je n'en ai pas tout vu.

Aussi celles et ceux qui avaient monté le projet et devaient entièrement s’y consacrer se retrouvent-ils au tribunal à traquer, sans rien connaître des procédures ni des roueries judiciaires, les Thénardier qui ont fait capoter la belle aventure par totale et infâme cupidité.

Tandis que je devais être en studio avec une chorale d’enfants, me voilà à la barre devant un procureur qui veut classer l’affaire et menace de me poursuivre pour outrage à magistrat alors même qu’à propos d’enfants malades volés, spoliés, privés d’un rêve, dans ce cadre, à cet instant, aux regards du coeur comme de l’esprit, sans aucun doute possible, l’outrage, c’est lui!

A l’heure où je devais me consacrer aux lumières, j’y étais en effet! Convoqué à la brigade financière pour éclairer un inspecteur sur l’utilisation de fonds de production jamais vus. (Qui me trouve tellement coupable qu’il accepte au terme d’une matinée d’interrogatoire de déjeuner avec votre serviteur blanchi de toute malversation dans un petit restaurant de Verdelais où repose Toulouse-Lautrec. Je me suis laissé dire que ça ne se passait pas  comme cela avec tout ses «clients» tous les jours).

Alors au manège jardinier, cela (re)donnerait, si l’on ne s’y prenait pas autrement: au lieu d’être dans le jardin avec un pépiniériste, perdre une journée au palais de justice avec un juge d’instruction. S’il en reste.

Tandis que je devrais régler le mouvement d’un automate, chercher des sous pour me constituer partie civile. Comme dit Cyrano: «Non. Merci!» Je n’ai plus de temps à perdre dans ces embrouilles puantes.

Gâchis humain, gâchis financier, gâchis de temps, déception magistrale  avec encore en prime une colossale torgnolle dans la tronche des généreux donateurs!

Enfin le pire: après s’être engagé devant des gamins malades à embellir un peu leur sinistre ordinaire, devoir revenir leur expliquer que «ça ne va pas être possible.» La honte et l’impuissance sont alors suffisantes pour songer à se tirer une balle dans la tête s’il n’y avait à poursuivre, retrouver et châtier les raclures responsables de l’échec jusqu’au plus profond du plus lointain recoin des enfers!

Donc, pour m’éviter le suicide et ne pas rajouter de travail à Laurence Vichnievsky, Renaud Van Ruymbeke et éventuellement à l’archange Michel, procéder désormais autrement. Au lieu de demander de l’argent aux gens pour financer les composants du manège, leur demander d’envoyer les éléments directement. Ainsi, ceux qui expédieront un rosier, un arbre, un oiseau pourront le voir installé sur le manège ou, s’ils en sont trop éloignés géographiquement, sur son site internet. La mairie, le département ou la région payeront directement l’entreprise qui réalisera l’allée adaptée aux fauteuils. Les forains, les sculpteurs, les artisans apporteront directement une attraction qu’ils mettront en place eux-mêmes. Ainsi pour tout. Sauf pour la confection de la barbe à papa, des gaufres et des pommes d’amour qui resteront l’apanage des voisins.

Quant au maître d’oeuvre, essayer de le faire embaucher par une collectivité territoriale comme jardinier coordinateur en CDD pour la durée des travaux. Pas de frais de fonctionnement, pas d’argent en circulation, pas d’intermédiaire.

Sans argent à voler, pas d’escroc attiré.

Comme aurait pu dire Coluche: «Circulez, y a rien à prendre!»

A procéder comme font les autres, il me faudrait chercher des avocats et des comptables avant les horticulteurs et les pépiniéristes.

Pour un manège fleuri, avouez que ce serait ballot!

Comme disait mon père: «On te le fait une fois. C’est normal: tu apprends.

On te le fait deux fois, tu dois être un peu con.

A la troisième, le doute n’est plus permis.»

Comprenez que pour sa mémoire j’essaye de prévenir la seconde. Je lui en ai suffisamment fait voir pour ne pas rajouter à ses illustres titres et qualités celui de «père d’abruti».

Ami(e)s du bel et bon, humanistes des jardins, des arts et du droit, le blog vous est ouvert pour discourir de la méthode et nous améliorer tout ça!

14/05/2009

BORDEAUX EN FACE

Lu dans le quotidien de référence: "Bordeaux a décidé de regarder son passé en face."

 

Tout arrive.

 

Le miroir est prêt.

 

J'attends mon invitation. ;-)))))))))))))))

 

Quels bonheurs en perspective! Une parodie de Gabin dans "La traversée de ... Bordeaux", embrasser une de mes filles et déjeuner avec Maître Hélène Szuberla! Et tellement de boulot pour les dermatologues!

 

Tu veux la voir, ta face ? Vraiment ?

 

Bonus spéciale dédicace pour mon fils Django: "Petit."

Ecrit et composé à Bordeaux en 1990. Clavier Red Mitchell. Microstud à Montmartre.
podcast

15:12 Publié dans Justice | Lien permanent | Commentaires (0)

25/04/2009

COURAGE, MÔLTAIRE!

A l’autre bout du monde, Maître Mô s’apprête à délivrer une plaidoirie à laquelle tout humaniste rêverait d’assister.
A l’heure des «états généraux de l’outre-mer», je trouve la presse métropolitaine, toute concentrée sur les habituelles bourdes ministérielles, étrangement absente sur cet événement.
Des colonnes sur la réputation de Burgaud, pas une ligne sur la liberté d'Antoine.
Deux poids, démesure.
Selon que vous serez magistrat métropolitain ou artiste kanak...

Bonne chance pour cette «affaire Calas» à Nouméa, Môltaire !

Parole donnée ailleurs, tenue ici.
Libre adaptation de l'adage: «Diapason promis, Luchini du»:
Luchini dit La Fontaine
http://www.youtube.com/watch?v=5TET_6l-lX8&feature=related

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20/03/2009

LES LOIS DE L'ESPRIT (2)

LE DROIT À L'HOMMAGE.

Bonjour jeunes gens!
La baronne étant retenue par des obsèques médiatiques, nous différerons notre intervention sur la politesse élémentaire et, nous adossant à l’actualité, nous aborderons cette semaine un cas de droit civil lié aux médias: le droit à l’hommage.

Pauvre Bashung. Il n’avait pas anticipé.

Vous l’aurez envisagé, brillants que vous êtes, une fois mort, ça devient extrèmement difficile de gérer soi-même la sélection de ceux qui vont suivre son propre corbillard jusqu’au cimetière.

Là comme ailleurs, il y a les vrais amis. Les fidèles.

N’y voyez pas familiarité mais je vais aujourd’hui plus qu’à l’ordinaire vous parler avec le coeur et comme les mots me viennent.

Ha! Les amis! Les vrais! Tu es content qu’ils soient là pour qu’ils aillent boire un coup entre eux après ta mise au trou, disant tout le bien qu’ils pensaient de toi autour d’un Gaillac perlé bien frais, «avec une rondelle de saucisson, la patronne, siouplaît,» se rappelant quand tu leur chantais Brel aux Saintes Maries de la Terre:
«J'veux qu'on rie
J'veux qu'on danse
J'veux qu'on s'amuse comme des fous
J'veux qu'on rie
J'veux qu'on danse
Quand c'est qu'on m'mettra dans l'trou.»

Ou quand tu leur récitais «La mort de la Mort», en imaginant à voix haute ses mensurations. Et qu’aux verres suivants, tu en venais à te demander si elle portait de la lingerie Chantal Thomas sous son suaire! Puis, une barrique plus loin, accostant les étoiles, tu prenais le pari que tu allais être le premier dans l’histoire de l’humanité à la faire gémir tellement fort que tu aurais le droit de revenir pour un second tour, tellement elle en voudrait encore, voire un troisième si tu étais en forme... Sans huîtres, sans gingembre, sans viagra, juste comme ça, en «live» avec seulement un accordéon dans la tête, du printemps dans les veines, une envie de brûler le froid et de t’attarder encore un peu à table. Et, en bon jardinier, à ne pas vouloir abandonner tes lilas avant de les voir fleurir l’année suivante.
Au milieu du beau monde. Du Juste. De l’humain. Du consciencieux. Du qui aime la belle ouvrage qui dure parce que tu l’entretiens.

Et il y a les charognards.
Ceux qui viennent se faire photographier avec des lunettes noires pour ne pas qu’on voit l’absence totale de chagrin dans leurs yeux de vautours. Auxquels il faut quelqu’un pour donner le bras tellement ils ont les genoux qui flanchent. Ton enterrement, c’est en direct et c’est certain. Leur cours de mime, c’est du souvenir et c’est réel.
Ceux qui t’ont bien connu mais que tu n’as jamais vu. Ceux qui s’exclament: «Quel bonhomme!» mais dont tu n’as jamais reçu le moindre coup de téléphone. A qui tu ne peux plus dire: «Ha bon ? On se connaissait ?» ni demander: «Qu’est-ce que vous faîtes ici, vous ? Je ne vous ai pas invité.» Que tu ne peux pas reconduire jusqu’à sa limousine à grands coups de pompe dans le fion en criant: « Ha, vampire! T’as pas nourri ma vie et tu veux bouffer ma mort ? Ouste, Dracula!!! Vade retro, Cancrelas!!!»
Qui ne t’ont jamais invité à manger un morceau, jamais payé un canon, jamais trouvé cinq minutes pour causer, pas plus qu’ils ne se seraient laissé photographier avec Van Gogh, Lautrec, Artaud ou Brel ivre-mort, auxquels ils rendent hommage maintenant
parce que chez ces gens-là, Monsieur, avant de boire un verre,
Il faut être mort Monsieur.
Il faut être mort d’abord.

Si tu n’as pas pris la peine de renseigner tes vrais potes sur ceux que tu ne veux pas voir pendant que tu grimpes au ciel, tu l’as «in the baba» et tu les vois de là-haut s’agglutiner sur ta pierre tombale comme une colonie de tiques sur un vieux chien, qui viennent se oindre de tes dernières perles d’âme suintant de la pierre tombale.

Ca t’évite le coup de la messe, aussi. La famille qui pense que ça ne peut pas te faire de mal qu’un curé te recommande au Bon Dieu, vu le nombre de bouteilles que tu as vidé, de cibiches que tu as fumé et de filles que tu as culbuté hors mariage. Parce que bien sur, dans son infini bon sens, Dieu a créé la vigne pour ne pas que tu en boives, le tabac pour ne pas que tu en fumes et les femmes seulement pour que tu les regardes de loin.

Remarque, elle pense peut-être bien faire, la famille. Mais toi, modeste, tu ne voulais pas qu’on dérange le Bon Dieu pour si peu, alors que tu te préparais à le rencontrer en personne dans peu de temps. Et tu n’aimais pas non plus l’idée qu’un guignol en robe qui n’appréciait pas du tout ton mode de vie vienne te balancer de l’eau sur tes dernières planches.
Du Chiroubles, ce serait passé à la rigueur, tu aurais pardonné, bon coeur que tu es. Mais de l’eau bénite!! Sans dec, ils ne vont quand même pas te déclamer une homélie de grenouille!!!
Ben si tu n’as rien préparé, si.

Alors pour m’éviter tous ces aléas contrariants, je vais la jouer autrement en m’enterrant de mon vivant !
Mes obsèques avec moi, en guest star.
Ca me contrarierait à mourir de rater une fête pareille!

J’y vois aussi un avantage certain pour les autres du métier, que Bashung n’avait pas anticipé non plus. Quand un sombre crétin titre le soir de ta mort: «Le dernier des géants de la chanson française», tu peux te pointer le lendemain à la conférence de rédaction et lui tirer sévèrement les oreilles en lui demandant: «Et alors, Aznavour, Higelin, Dabadie, Sanson, Sheller, Cabrel, Goldman, Dutroncs, Zazie, Ken..., c’est des nains de jardins, peut-être ?» Tu peux même lui mettre un grande tarte dans sa pauvre tronche d’inculte à sensations. Il ne va pas aller porter plainte pour une torgnolle puisque c’est lui qui a annoncé sur cinq colonnes que tu étais mort la veille. Benet qu’il est, tu peux même lui faire bouffer son article. A l’ancienne. Sans sauce.

Et puis cet enterrement anticipé dispensera tout le monde de venir au vrai. Au dernier. Ce qui serait très onéreux vu que je compte bien moi aussi m’en aller «dormir dans les paradis blancs», surtout depuis que je sais que Michel Rocard s’en occupe. J’ai confiance: la banquise, c’est son truc. Il va nous recongeler le pôle Nord en moins de deux. Paraît que ça s’apprend en conseil des ministres. Les inuits, les ours blancs, les manchots, les villes côtières et moi, nous ne l’en remercierons jamais assez.

Enfin, cerise sur le caveau, tu reposes la Nation en lui économisant quelques mensonges inutiles.
Parce qu’au sommet de l’état, bien renseigné qu’on est, on a entendu dire que tu n’es pas mort vraiment. Alors on tergiverse. On se demande si c’est bien opportun de monter sur un coup aussi aléatoire, qui ne traite que du temps et de la vanité et on embraye direct sur un mort pour de vrai. Ce n’est pas ce qui manque. Du coup, tu échappes au communiqué du président, à celui du premier ministre, à celui du ministre de la culture, au porte-parole de l’UMP, au maire de Paris et à qui sais-je encore qui te reconnaissent tous soudain «un immense talent» et du coup, tu évites la question vertigineuse qui te pourrirait un bon morceau d’éternité: «Si ces gens aimaient vraiment mon travail, où est-ce que j’ai bien pu me gourer ?»

Voilà, sur une situation complexe, un article presque parfait sur ce qui ne saurait tarder d’advenir.
On sait qui: ma pomme.
On sait quoi: mes obsèques anticipées.
On sait (presque) où: Les Saintes Maries de la Terre ou la Sologne.
On sait pourquoi: Bashung, après une longue série de prédécesseurs.
On sait à peu près comment: discret, joyeux, artistique et fraternel.
Ne reste plus qu’à fixer quand.
Mesdames, Mesdemoiselles, galanterie oblige et Comtesse avec moi: je vous laisse le choix dans la date.

Dissertation:
A partir de cette situation,
1 - Légalement, qu’est-ce qui pourrait s’y opposer ?
2 - Y viendrez-vous quand même ?
3 - Ne s’agirait-il, sur le fond, que d’une banale histoire de cru ?

Vous avez huit jours.

Je vous laisse. J’ai deux trois bricoles à caler rapidement avec un notaire.

20:23 Publié dans Justice, Philosophie ? | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : enm

06/03/2009

DE L'AIR !

Laissons un peu de temps à nos futurs auditeurs de justice pour maîtriser la gestion des fluides en situation saturée et profitons de ce qu’ils s’appliquent (espérons-le) à leurs devoirs pour nous accorder un peu de bon temps avant notre prochain chapitre de mes «lois de l’esprit».
(Je ne vous cacherai pas mon bonheur si j’apprends dans les jours qui viennent qu’on a vu débarquer toute une promotion de l’ENM chez Monsieur Bricolage ou chez Casto.)

D’autant que la prochaine intervention portera sur la fluidité des rapports sociaux (non pas comme on la conçoit à l’IUMM): la courtoisie et les bonnes manières.
Il me faut préciser qu’en la matière je dispose seulement de ce qu’il était convenu d’appeler «le minimum commun». Ca ne va pas jusqu’au baise-main, mais c’est suffisant pour ne pas se faire lâcher les chiens en princière compagnie. Pour l’actualiser, il me faut convoquer sur ce sujet une prestigieuse intervenante avec un livre de laquelle je vais passer quelques jours.
Promis: le résultat ne sera pas triste!

Pour patienter, amusons-nous avec :

Du rire (jaune) pour commencer:
Trouvé ici: http://etats-generaux-justice-3.blogspot.com/
«L'acte fondateur des Etats Généraux de la Justice Pénale aura lieu le 21 mars 2009 à Paris. Il rassemblera l'ensemble des professionnels du droit (magistrats, avocats, greffiers, professeurs, experts...)»

Comme souvent ces temps-ci, le plus remarquable, c’est ce qui manque.


Du rire encore, mais franc et sain celui-là.
Spéciale dédicace pour Prof Timbré. C’est ici:


Du beau pour les yeux et l’esprit!
En veux-tu ?
En voilà! C’étang-ci, j’en ai besoin. Partage.

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Du bon pour les oreilles ?
On a ça aussi. L’étang d’être aimé, non ?

podcast


Et si tout ça t’a fait du bien, n’hésite pas à écrire: «Merci».
Ca nous rappellera le bon temps et ça démontrera que tout n’est pas perdu.

04/03/2009

LES LOIS DE L'ESPRIT (1)

Nous traversions des temps de déploration généralisée.

A la télévision, à la radio, dans la presse, sur les blogs, dans les bistrots, presque partout une foule de déploreurs et de déploreuses déploraient. Un peu comme jadis les shadoks pompaient.

Tout y passait. L’obésité des enfants, la mauvaise prise en charge des vieux, la réforme des armées, la mauvaise qualité des programmes de la télé, le réchauffement climatique, la hausse des prix, le chômage...

Au milieu de cet océan de déplorations, on semblait déplorer plus fort encore la surpopulation carcérale, l’état des prisons, le futur effroyable réservé à la jeunesse délinquante.

Vous me connaissez maintenant, je préfère toujours essayer de trouver une solution à un problème plutôt que passer ma vie à pleurnicher dessus.

Aussi, après avoir beaucoup regardé, écouté, lu, observé, j’arrivais sereinement à la conclusion qu’en matière de justice, il s’agissait moins d’empiler des lois que personne ne lirait jamais que de modifier le processus d’apprentissage et de fonctionnement des principaux déploreurs.

Et, pragmatique, partant de mon vécu quotidien en relation directe avec quelques uns d’entre eux, je m’attelais sereinement à une réforme fondamentale de l’Ecole Nationale de la Magistrature.

Oui. Je sais. Vous allez me dire: «ce n’est pas ton métier.»

En effet.

Mais je vous objecterai d’abord qu’il y a souvent plus de bon sens dans la tête d’un jardinier que dans tout un colloque de penseurs sophistiqués et qu’on n’est pas forcément plus sot en chemise à carreaux qu’en robe noire. Ou rouge.

Ensuite qu’il me semble bien que toute décision de justice est rendue «au nom du peuple français» et que du coup, ça le regarde un tantinet, le peuple, quand ça craint au dessus de sa signature et que c’est bien le moins qu’il s’invite dans le débat des gens qui prétendent juger en son nom.

Enfin que ça me ferait vraiment honte de laisser à mes enfants et petits enfants une justice dans cet état!

D’autant que pour ma première réforme, je sais l’accord tacite d’un grand magistrat qui appelle lui-aussi de ses voeux à d’avantage d’ouverture de cette école sur le monde.

Même s'il ne s'agit pas forcément du «monde» auquel je pense en premier.

Donc, sans négliger «L’esprit des lois» du grand Montesquieu, se recentrer un minimum sur "les lois de l’esprit" du petit Fleuryval.

La physique d’abord, au sujet de laquelle je me propose de démontrer qu’une sage utilisation de la clé anglaise peut s’avérer plus utile qu’un improbable DEA.

Ainsi, sur la surpopulation carcérale et l’avenir bien sombre pour les jeunes délinquants, je propose l’introduction dés le premier trimestre de la première année d’un cours pratique de plomberie appliquée, évidement dispensé par un professionnel du joint (en caoutchouc, bien sûr) ou, a minima, par un père de famille moyennement bricoleur. (Moi, par exemple. Ca tombe bien, à la vitesse où les anciens fonctionnent, j’ai du temps libre.)

Avec comme étude centrale (c’est le cas de le dire): le siphon de la baignoire bouché, ladite baignoire pleine à ras bord et son robinet qui coule.

Baignoire.jpg


«Par quoi commence-t-on ?» demande en souriant la plus enthousiaste des élèves.

«D’abord par fermer le robinet avant que ça déborde», répond l’artisan-professeur, joignant fermement le geste à la parole.

Bien sûr, le robinet vétuste goutte encore. Mais tandis qu’une moitié de la classe écope la baignoire, le professeur coupe l’arrivée d’eau quelques instants et remplace le vieux par un neuf étincelant, sur l’emballage duquel on peut lire: «Ouvrez une école, vous fermerez une prison!", fière devise de «V. Hugo-sanitaires S.A.R.L.».

Robinet neuf fermé, baignoire vidée, on peut procéder au débouchage du siphon, voire à son remplacement. (Pendant qu’on y est...)

Au terme de cet exercice il ne nous nous aura pas fallu deux heures pour cerner métaphoriquement les bienfaits d’une bonne éducation, la saine gestion de la pénitentiaire et le soin particulier à apporter à la réinsertion. Ajoutez à cela la valorisation d'un métier trop rarement à l'honneur.

En TD, chacune et chacun pourra utilement reproduire cet exercice à la maison parce que ça marche très bien aussi avec un lavabo ou un évier.

Quand vous aurez bien digéré celle-là, nous aborderons les règles de la politesse civique élémentaire dans une «politique de civilisation».

A bientôt, jeunes gens ! ;-)

13/02/2009

TABLEAU D'HONNEUR

Ellébores blanches.JPG
L’avocat général de Paris Philippe Bilger rassemblera le 19 Février à l’Assemblée Nationale plusieurs hauts magistrats venant des quatre coins d’Europe. Le but: examiner ce qui se fait de mieux dans les justices pénales belge, espagnole, italienne, allemande et néerlandaise.

Là, j’enlève ma casquette et je dis: «Chapeau!»

«Mais qu’est-ce que ça vient faire sur un blog de jardinier ?», me demanderez-vous.

C’est que de mon côté, je ne suis toujours pas parvenu à en réunir quatre de maisons de retraite autour d’une table en Ile de France!

Aussi je vous livre ma perplexité la plus profonde:

Si le désastre judiciaire d’Outreau incite la magistrature à mieux faire face au risque somme toute relativement peu probable de se retrouver un jour en prison sans avoir rien fait, comment se fait-il que nous autres ne soyons pas fichus d’en faire autant face à l’inéluctable vieillesse qui nous attend tou(te)s ?

Parce que le juge d’instruction qui se plante, c'est dramatique mais ce n’est pas sûr.

Tandis que les rhumatismes et la douleur, c’est effroyable et c'est certain!

27/01/2009

PUBS

Ma liste des favoris s'agrandit considérablement, ces temps-ci.

Aussi, en prévision du 29 Janvier qui devrait laisser du temps à toutes celles et ceux qui comme moi ne pourront pas aller battre le pavé parisien (je vous assure pourtant que ce n'est pas l'envie qui m'en manque), je vous propose d'aller passer quelques instants dans la galerie virtuelle de Johanne CULLEN, artiste peintre québecoise de grand talent. C'est ici

Ensuite, je vous invite à passer , où François BELLANGER recense tout ce qui s'invente en matière d'urbanisme, d'architecture et de paysage pour demain. A déconseiller aux frileux de l'imaginaire, qui ne doivent pas être légion ici.

Enfin (pour aujourd'hui), trouvé chez Maître Mô, à aller visiter ici une poignée de gens qui se donnent du mal pour les enfants mal partis. Ils demandent de l'aide.

Manquerait plus qu'on la leur refuse.



24/01/2009

PARC DES TIGES EN LIGNE!

Grâce à "Saint" Zgur, son chemin soit fleuri de pétales de jasmin jusqu'à la nuit des temps et son nom sur le champ rajouté au calendrier, vous pouvez télécharger la nouvelle présentation du Jardin de racaille ici:

http://macle.voila.fr/index.php?m=30a162f4&a=dc18f91e&folder=4749074

Attention: il faut une douzaine de minutes pour que ça rentre et quatorze pour la regarder.

Et si quelqu'un dort ou travaille près de vous, baissez le son parce qu'il y Dvorack, Bernstein et tout un philarmonique qui poussent très fort derrière ;-)

Pour un aperçu, c'est ici.

11/01/2009

LE JARDIN DE BRUGUIERES

Jardin promis, jardin dû: voilà le p'tit nouveau!

Ecran JB.jpeg

Voilà six bonnes années que l'idée me trottait dans la tête: concevoir un "jardin-fort", sur un promontoire, protégé comme un château par des haies défensives de pyracanthas, aubépines, houx évidemment, inaccessible aux malfaisants. Un lieu de paix totale, où flaner aux beaux jours une retraite bien méritée, rêver, pécher à la ligne, accueillir famille et amis, une sorte de jardin "absolu". Pour un mec auquel je voue une immense reconnaissance vu qu'il aura passé sa vie professionnelle à faire en sorte que ça explose le moins possible dans les pattes de mes enfants: le juge Jean-Louis Bruguieres.

Je n'ai jamais eu le plaisir de rencontrer ce Monsieur et n'en sais que ce que j'ai pu lire dans la presse. J'y suis donc allé au feeling, comme un acteur tâchant de se glisser dans la peau du personnage. Genre "Luchini du motoculteur" ;-)

Je ne sais pas si ce jardin existera un jour, mais en tout cas, ça fait déjà un assez chouette tableau que j'envoie dans sa bouteille dériver aux vents du web.

Et c'est ma petite contribution pour vous permettre d'oublier un instant ce froid de loup de Janvier ;-)

Plus de détails et une meilleure visibilité dans l'album qui va s'enrichir au fil du temps d'hiver.

22/04/2008

"MADAME PHIPHI"

3d18645898d98ca6d51bad4a5e489ba8.jpgMadame Phiphi!

Rosier grimpant vigoureux à fleurs doubles d’un rose vif éclatant, élégamment parfumées, idéales pour les pergolas comme pour les bouquets.

Vous ne le connaissez pas ?

C’est normal. Il n’existe pas encore.

“Madame Phiphi” sera un rosier très remontant conçu par un grand optenteur pour monter à l’assaut des pergolas ombrageant les bancs du Parc des Tiges et embaumer toute une promenade de fin Mai à l’automne.

J’écris “sera” et non “serait”.

C’est dire comme j’ai confiance!

Un rosier baptisé avant que d’exister? Du jamais vu!

Seulement voilà...

Le Parc des Tiges est tout autant embourbé à la Chancellerie qu’au ministère de la ville dans un silence de mort et malgré l’intérêt manifesté par quelques un(e)s pour ce projet de réinsertion pédagogique d’une marmaille mal partie, on n’entend pas gronder du tout dans la magistrature.

Alors qu’il suffirait qu’on lise sur un ou deux blogs ou qu’on entende sur quelques ondes quelque chose comme ce que les gens simples formulent au coin de ma table: “ Alors, b. de m., ça commence où et quand, le projet de Fleuryval, bande de b. m. * ?!!”

Évidemment, la magistrature aurait soin de remplacer “b. de m.” et “b. m.” par des expressions plus châtiées, plus “bobi**”, moins populaire, peut-être un tantinet latines...

Il me semble, (mais je peux ignorer l’exception), que c’est la première fois dans l’histoire de France qu’on voit des magistrats retarder des jardiniers.

Il est vrai qu’avec l’eau devenant précieuse, magistrats et jardiniers n’entendent pas forcément la même chose par “devoir de réserve”.

* Un géranium rouge à celle ou celui qui la trouve ;-)
** Une pivoine...

06/03/2008

LES "ABSENCES" DU LEGISLATEUR

5ac36df6a62168d29d58657dc90ee05b.jpgUne loi impose depuis quelques temps aux collectivités locales de couvrir les sols des aires de jeux pour enfants d’un revêtement souple apte à limiter les risques en cas de chute.




Elle ne s’étend pas aux promenades des personnes âgées, dont pourtant plus de deux millions tombent chaque année (source officielle).

On en conclut qu’une fracture du col du fémur à la roseraie est, pour le législateur, moins grave, moins douloureuse et moins longue à soigner qu’une gamelle au toboggan.


Il semble que le législateur présente parfois des signes cliniques de vieillissement appelés communément “les absences”...

22/02/2008

AUSCHWITZ LUTETIA

0928a491ba508ded6ef048658a976576.gifAprès une série d’embrouilles “abracadabrantesques”, le récit du retour d’Auschwitz à Paris de Nathan Bercau est enfin paru.

Chez un éditeur qui persiste à l’appeler Marcel, mais après tout, l’abbé Pierre s’appelait bien Henri...

Vous le trouverez là:
http://www.amazon.fr/Auschwitz-Lutetia-Marcel-Bercau/dp/275640151X

Âmes sensibles s’abstenir.

Personnellement, je conseille aux parents d’enfants de CM2 de ne pas le leur faire lire... avant qu’ils aient atteint l’âge de quinze ou seize ans.

07:27 Publié dans Justice, Livre | Lien permanent | Commentaires (3)

29/01/2008

AFFAIRE LE PIRE: CLASSEMENT SANS SUITE.

7e26cbad2830084e63676dc0b6d544ed.jpgLe comité de lecture du théâtre du Rond-Point des Champs Elysées a évité le Pire aux parisiens.

Simultanément, l'acteur exceptionnel auquel j'avais proposé le rôle s'en est allé.
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Salut, Philippe!

Qui dira assez combien nous l'avons échappé belle?

09/01/2008

RENDRE A EDGAR...

Trois bonnes nouvelles:

La première, droit d’auteur oblige:
Il fallait “rendre à Edgar ce qui est à Edgar”. Depuis la conférence de presse du Président, c’est fait.

La seconde:
Notre ministre de la culture a assuré sur France Inter qu’une solution financière serait trouvée pour garantir le fonctionnement de l’Académie du Spectacle Equestre de Versailles malgré le coup de sang de Bartabas à sa DRAC.

Malgré ou à cause ?

En tous cas, l’école parait sauvée et ici, une école sauvée, ça commence bien la journée!

Pour la visiter, et si besoin était, la soutenir, c’est par là:
http://www.acadequestre.fr/

La troisième:
Quand à la mienne, d’école, (Le Jardin de racaille), le professeur émérite Jean-Louis Le Moigne, vice-président de l’Association pour la Pensée Complexe m’écrit: “Oui! le jardin de racaille pour SPS est aussi une composante de la Politique civilisante”.

On va juste espérer maintenant que l’Elysée ne mettra pas trop longtemps avant de s’en apercevoir...

C'est beau, les mots.

Ca l'est bien plus encore quand ils fleurissent en terre.

Au boulot!

31/12/2007

FINIR 2007

Pour terminer cette année en beauté, mon soutien total à Bartabas dont la ministre de la culture a vivement condamné l’emportement dans le bureau d’un DRAC (Directeur Régional des Affaires Culturelles).

A croire que Madame Albanel n’a jamais eu à faire en tant que créatrice à cette engeance.

Je lis, ici ou là, sous des plumes accusatrices, que Bartabas se serait conduit comme un voyou. J'en déduis qu'on n'a pas dû avoir à faire non plus à ce genre de voyous encravatés qui vous annoncent tranquillement que vos chevaux mangeront moins et que vos élèves étudieront moins encore. Peut-être devrait-on, avant de s'en méler, tenter de monter une pièce d'Anouilh. On découvrirait alors que dans le théâtre de la médiocrité, on peut faire mieux encore.

Symétriquement, on aurait pu penser que Madame Albanel condamnerait aussi le "DRAC" pour avoir voulu parler d’argent avec l’un de nos plus géniaux créateurs de spectacles et de nos plus prestigieux cavaliers.

Avec Bartabas, on parle chevaux, musique, danse, équilibre, cirque, acrobatie, public et humanité.

Pour l’argent, on voit le régisseur.

Et puis quoi, un DRAC ne va tout de même pas se plaindre de recevoir trois chaises, lui qui passe sa vie à réclamer des dossiers. Cette fois-ci, il a eu les trois sièges et les douze pieds avec. Un alexandrin à la culture!

De quoi se plaint-on ?

En plus, (je veux dire en moins), il est gentil, Bartabas. Il était venu à pied.

Imaginez un peu s’il était venu à cheval...

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Si d'ailleurs, l'envie lui prenait d'aller à la Région Ile de France réclamer les promesses qui lui ont été faites, je l'y accompagnerais volontiers. A cheval!

Il se pourrait dés lors qu'il y rit moins sous cape, Huchon!

Quelle bonne soirée en tous cas ça a dû être pour les policiers du XI° arrondissement qui ont eu un géant pour eux tous seuls jusqu’au lendemain onze heures. On les envie.


Reste que notre jolie ministre devra apprendre à marcher avec des hauts talents.

Je lui trouve d'ailleurs la condamnation bien sélective. Quand on a un président qui veut se friter au milieu de ses quatorze gardes du corps avec un marin pécheur, peut on s'agiter de la sorte quand Mozart se met en colère chez un cuistre ?


Et pour finir, une invitation tout ce qu’il y a de plus sérieuse et officielle à Monsieur Brice Hortefeux qui fait figurer "bûcheron" dans la liste des métiers peu qualifiés ouverts à l’immigration. La prochaine fois que j’aurai un arbre dangereux de quatre ou cinq tonnes à abattre près d’une maison, je vais lui offrir l’occasion de nous montrer exactement comment il s’y prend pour qu’en tombant l’arbre épargne la toiture et se pose précisemment où il l’a décidé.

Après, nous l’enverrons couper un frène.

J’ai dit un frène, Monsieur Hortefeux.

Pas un châtaignier...

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18/12/2007

LE PERE NOEL SORT DE PRISON!

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Mon Père Noël sort de prison!

Non, ce n’est pas adapté d’un film du Splendide. Au contraire!

Comme vous pouvez le voir, il s’agit d’un Père Nounours-Noël évidemment jardinier puisqu’il s’encadre avec du rafia.

Signe patent de reconnaissance de la confrérie des planteurs de roses ;-)))))

Et devinez qui me l’envoie.

Un détenu qui va sortir bientôt, qui a suivi une formation d’ouvrier du paysage et qui veut venir travailler sur le Parc des Tiges.

Qui, mieux que lui, pourra convaincre des primodélinquants qu’on est mieux dehors que dedans ?

Et vous savez quoi ?

J’en déduis que le projet circule et avance mieux dedans que dehors.

Vu qu’il fédère déjà ses premiers volontaires.

Me v’là fier et content.

C’est mon Noël à moi qui commence! ;-)))))))))))))

Partage, forcément...

29/11/2007

LE MANEGE EN CHANTIER

Fanny, que les habitués de ce blog connaissent bien (nous lui devons entre autres les illustrations du Petit Jardin des Conséquences et le coup de génie du Parc des Tiges rebaptisé “Jardin de racaille”) sera désormais dans la clandestinité du réseau des houx Icelle-là, afin de la différencier de la première Icelle qui, de par le fait, deviendra désormais Icelle-ci.

C’est quand même plus républicain qu’Icelle 1, Icelle 2...

Icelle-là a pris une initiative.

Nous ne l’en féliciterons ni ne l’en remercierons jamais assez tant la chose est devenue rare ces temps-ci.

Un peu agacée que rien ne démarre jamais côté jardins avec l’Etat, elle a écrit au Ministre du Travail, des Relations sociales et de la Solidarité afin de lui demander qu’on m'aidât un tantinet d’avantage, notamment pour le Petit Jardin des Conséquences.

Elle a reçu la réponse hier et me l’a envoyée aussitôt.

Je vous en fais grâce: vous vous en doutez sans doute et ceci n’est pas un blog à la gloire des meilleurs coups de pied en touche de nos trois-quarts d’Etat.

Pour celles et ceux qui voudraient se desespérer d'avantage, la preuve est là:
http://bienvenuechezfanny.20minutes-blogs.fr/archive/2007/11/28/un-nouveau-ricotte.html

Ce faisant, Icelle-ci m’a permis de poser l’hypothèse que Ricotte, qu’Icelle-là avait levée au ministère de la Santé (pour les nouveaux-venus, c’est ici:) http://danseavecleshoux.20minutes-blogs.fr/archive/2007/09/21/le-ricotton.html)
avait un frère au Travail, Ricotti, un autre aux Solidarité, Ricotton.

Ce qui permettait à Xavier Bertrand, en arrivant le matin, d’ordonner à l’un puis à l’autre:
“Tourne, Ricotti! Tourne, Ricotton! Voici le Zébulon!...” *

On apprécierait moyennement où vous pensez...

Heureusement, pour équilibrer la balance, est arrivé simultanément l’avis d’un homme cher à mon coeur, particulièrement autorisé en matière de jeunesse délinquante, sur le Parc des Tiges. Le père Guy Gilbert, aka le curé des loubards.

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Merci, mon frère!


* Pour les plus jeunes, qui n’auraient pas grandi le nez dans le pelage de Pollux, c’est ici et ça s’appelle “Le manège enchanté”:
http://www.coucoucircus.org/da/generique.php?id=244
C’est moins violent que Tarentino et moins débile qu’Endémol, mais vous y découvrirez deux choses devenues trop rares ces temps-ci: un peu d’humour et beaucoup de tendresse.

27/11/2007

BAMBOUDUS

a8fd6bd2b8ee5b4c849c49cd5d01f195.jpgJe ne voulais pas vous en parler à chaud parce que sur le moment, un peu énervé, j’aurais pu m’emporter mais ayé: le rire a repris le dessus et la distance est là:

j’ai mon échéancier chez l’huissier et je vais pouvoir enfin m’acquitter tout petit à petit de bambous dont un tribunal de commerce avait jugé qu’on ne me les avait jamais demandé.

Pardon aux fidèles, mais il y a plein de nouvelles et de nouveaux à Fleuryland donc: rapide résumé des épisodes précédents.

1 - Danse avec les houx, (rikikitte entreprise individuelle issue de l’insertion) crée deux jardins dans une maison de retraite dont un pour les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer. Ce faisant, la direction me demande (entre autres suppléments) d’établir un petit espace isolé des résidants pour que les personnels puissent y prendre leur pause. Ce que je réalise en plantant une haie de bambous.

2 - Les jardins livrés et inaugurés, je présente les factures des suppléments.

3 - “On” refuse de payer.

4 - Je saisis le tribunal de commerce de mon trou qui juge qu’en effet, ce “On” ne m’a rien demandé. Inventant du coup la notion avant-gardiste d’une sorte de terrorisme végétal consistant à aller planter des arbres chez des gens qui ne vous les avaient pas demandés. Comme qui dirait un viol de pelouse. Ou, plus charmant, comme si des talibans venaient enterrer nuitament des bulbes de tulipes sous Central Park sans que l'administration américaine en ait passé commande...

5 - Le pépiniériste fournisseur de bambous exige son dû.
Pendu-planté, ne pouvant le régler, le fournisseur me poursuit à son tour devant ce même tribunal de commerce qui me condamne à payer dans les trois mois ces bambous intégristes. Incapable de m’en acquitter, l’huissier me convoque et nous convenons d’un échéancier.
Mon RMI venant de tomber, j’ai l’immense fierté d’annoncer au monde que je viens de verser la première mensualité des bambous dus!!! (Essayez à voix haute, c’est plus rigolo...)

Imaginez un peu ce que Boby Lapointe en aurait fait si ça avait été les bambous dus de Boudu!

Allons, tout n’est pas si noir et nous ne sommes pas si seuls!

Il me revient d’un peu partout qu’une jeunesse exaltée militerait ces soirs-ci avec ardeur dans la banlieue Nord de Paris pour qu’on presse le pas sur le Parc des Tiges.
D’autant qu’une friche pourrait bien se libérer prochainement sur Aubervilliers.
Selon les déductions de mes “milieux autorisés”, quelques policiers et pompiers blessés en seraient bien d’accord.


Trouvée sur le site des Compagnons du Devoir cette belle illustration qu’il y a tellement plus constructif et tellement plus beau à faire avec le feu.9fe44254cb711fa5085523602a70785d.jpg


Comme ça, par exemple.

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