Avertir le modérateur

28/10/2009

P'TITE VIE.

A la demande générale de ma grenouille préférée, une chanson d'actualité: "P'tite vie".

Contribution modeste au débat sur "l'identité nationale française", elle résume exactement mon analyse du moment.

Réalisée avec mon immense ami Michel BERNHOLC, de la si belle et si discrète affaire Cleardream

Ecrite pendant Mitterand, enregistrée pendant Chirac, je la ressort sous Sarkozy et il me semble bien qu'elle n'a pas pris une ride.

Vous me direz.


podcast

 

Demain, promis: du joyeux.

15:38 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (12)

26/06/2009

IL FAUT AU MOINS CA CE MATIN !

 

Paon muscaris.jpg

 

Et pour se consoler tout à fait, c'est par là

21/06/2009

FAITES DE LA MUSIQUE...

Faire de la musique comme ça

http://www.youtube.com/watch?v=__gVvU9MLkg&feature=re...

ou s'abstenir.

11:02 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (2)

06/03/2009

DE L'AIR !

Laissons un peu de temps à nos futurs auditeurs de justice pour maîtriser la gestion des fluides en situation saturée et profitons de ce qu’ils s’appliquent (espérons-le) à leurs devoirs pour nous accorder un peu de bon temps avant notre prochain chapitre de mes «lois de l’esprit».
(Je ne vous cacherai pas mon bonheur si j’apprends dans les jours qui viennent qu’on a vu débarquer toute une promotion de l’ENM chez Monsieur Bricolage ou chez Casto.)

D’autant que la prochaine intervention portera sur la fluidité des rapports sociaux (non pas comme on la conçoit à l’IUMM): la courtoisie et les bonnes manières.
Il me faut préciser qu’en la matière je dispose seulement de ce qu’il était convenu d’appeler «le minimum commun». Ca ne va pas jusqu’au baise-main, mais c’est suffisant pour ne pas se faire lâcher les chiens en princière compagnie. Pour l’actualiser, il me faut convoquer sur ce sujet une prestigieuse intervenante avec un livre de laquelle je vais passer quelques jours.
Promis: le résultat ne sera pas triste!

Pour patienter, amusons-nous avec :

Du rire (jaune) pour commencer:
Trouvé ici: http://etats-generaux-justice-3.blogspot.com/
«L'acte fondateur des Etats Généraux de la Justice Pénale aura lieu le 21 mars 2009 à Paris. Il rassemblera l'ensemble des professionnels du droit (magistrats, avocats, greffiers, professeurs, experts...)»

Comme souvent ces temps-ci, le plus remarquable, c’est ce qui manque.


Du rire encore, mais franc et sain celui-là.
Spéciale dédicace pour Prof Timbré. C’est ici:


Du beau pour les yeux et l’esprit!
En veux-tu ?
En voilà! C’étang-ci, j’en ai besoin. Partage.

Etang80.jpg


Du bon pour les oreilles ?
On a ça aussi. L’étang d’être aimé, non ?

podcast


Et si tout ça t’a fait du bien, n’hésite pas à écrire: «Merci».
Ca nous rappellera le bon temps et ça démontrera que tout n’est pas perdu.

10/02/2009

LA MORT DE LA MORT


Paroles et musiques de votre serviteur.
Editions Francis Lemarque, puis BMG m’a-t’on dit, puis...*


Un poète de Pantin, paillard anachronique,
Aimait tell’ment le vin les femmes et la musique
Qu’il n’avait qu’une idée: exécuter la Mort
Et revendre ses oss’lets contre un poil de confort.

La Mort trouvait ça drôle, quoiqu’un peu agaçant.
Qu’on inverse les rôles, ça faisait du chang’ment.
Ca n’ l’inquiétait pas trop mais elle surveillait d’ près
Cette espèce de moineau qui lui manquait d’ respect.

Refrain (Attachez-vous bien: c’est la première fois qu’on entend chanter la Mort dans la variété française)
Attention poète, ça va finir.
Attention poète, un jour je vais venir.
Attention poète, profites bien du plaisir.
Attention poète, un jour tu vas mourir.

Mais le poète s’en foutait, lui faisait des grimaces.
Il la provoquait, lui préparait des farces
Ce qui fait qu’ la vieillerie sentait l’adrénaline
Monter lentement le long de sa maigre échine.

Refrain
Attention poète, ça va finir.
Attention poète, un jour je vais venir.
Attention poète, profites bien du plaisir.
Attention poète, un jour tu vas mourir.

Un soir, n’en pouvant plus, la Mort se présenta
Au coin d’une rue, sa faux à bout de bras.
Elle n’avait pas l’air d’êtr’ là en dilétante:
L’orbite sévère et la calotte fumante.

Refrain
Attention poète, ça va finir.
Attention poète, j’avais dit qu’ j’allais v’nir.
Attention poète, finis les plaisirs.
Attention poète, maint’nant tu vas mourir.

Le poète aussitôt lui colla deux savates:
Une dans les chicots, l’autre dans la prostate
C’ qui fait qu’ la vieillerie s’emmêla dans son drap,
Tomba sur sa lame et c’est elle qui mourra.

On peut chanter, maint’nant! On peut faire la fête!
La Mort est morte et enterrée mais je m’arrête:
Il semble qu’on m’appelle là derrière le piano...
Une voix de femelle ? ... Oui ? C’est à quel propos ?

Refrain
Attention poète, ça va finir.
Attention poète, un jour je vais venir.
Attention poète, profites bien du plaisir.
Attention poète, un jour tu vas mourir.


Le rideau tombe.

Je vous laisse imaginer la suite.
Une piste: Ferré chante Caussimon.
«La mienne n’aura pas comme dans le Larousse...
Mais fille de vingt ans à chevelure rousse
En voile de mariée elle aura ce qu’il faut...»

Si vous la rêviez par trop grivoise, ce qui serait évidemment bien le moins, abstenez-vous s’il vous plaît d’en faire état ici.
Il y a des enfants qui viennent lire ce blog.


Dis donc, ma chanson, si tu sais où tu es et si tu peux t’approcher d’un téléphone, passe un coup de fil, au moins! On ira te chercher.

06/02/2009

MADONNA MIA

Hélas rien de nouveau à annoncer pour le Parc des Tiges.
Comme nous sommes Vendredi et que c'est le début des vacances pour la zone Nord, il ne va sans doute pas se passer grand chose d'ici quinze jours.

Pour patienter, une chanson que vous n'entendrez malheureusement qu'ici, pour l'instant.

ATTENTION! Je conseille à certains visiteurs noctambules dont les enfants dorment de baisser le son avant de cliquer sur la petite flèche blanche sur fond vert parce que ce n'est pas franchement compatible avec une grasse matinée ;-)

Paroles et musique de votre serviteur.
Enregistré à B Side. Montreuil.

podcast


Un clip a été réalisé par le talentueux Michel DE VIDAS. Malheureusement, il n'est pas au format Mpeg et je ne peux vous en faire profiter. Pour l'instant.

Bon week-end !

17:09 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (9)

04/02/2009

POUR FAIRE PATIENTER ;-)

Petite chanson pour faire patienter pahdoc et les autres ;-)

Assez bonne illustration de l'état dans lequel on se trouve parfois quand, devant son ordinateur, on cherche à contacter les gens qui réclament (en gros) ce qu'on propose.


podcast


Aux claviers, l'immense Michel BERNHOLC, dit Mimi Bernholo, le prince des p'tits oiseaux, parti trop tôt.

Ne vous en faites pas. Le découragement ici ne dure jamais plus de trois minutes ;-)

09:44 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (2)

24/04/2008

EN DIRECT DU STUDIO

6729cd2923a5e94ad70799694a8e7d51.jpg

Ecoutez, ami(e)s fidèles...

Au dessus des silences étourdissants, par dessus le brouhaha des histrions virevoltants, le chant des scies règne!

Après les bambous dûs, voici les bouts du banc.

Ils seront assemblés sous peu.

Rythmique de “trois faces”, chorus de ponceuse...

J’ai carrément l’impression d’enregistrer une nouvelle chanson.

Mais comment vous dire à quel point c’est dur d’être à trois cent kilomètres des musiciens ?!

22/01/2008

L'EXCUSE A L'ECLUSE.

Juste pour estimer internet par rapport au cabaret d'autrefois.

9737066172bc5aad9eb0ef69bc3b486a.jpg
Il était une fois à Paris, sur la rive gauche des quais de Seine, un petit cabaret qui s'appelait "L'écluse".
Se produisirent là, entre autres, Marcel Marceau, Jacques Brel, Barbara, Jean-Roger Caussimon, Raymond Devos, Jean-Pierre Darras, Philippe Noiret, Bernard Aller, Alex Métayer, Pierre Richard, Victor Lanoux, Pierre Vassiliu, Brigitte Fontaine, Serge Lama, Romain Bouteille, Claude Lemelle, Popeck, Daniel Prévost, Maurice Fanon, Bernard Dimey... entre autres.
Pour en savoir plus sur ce temple du mime, de l'humour et de la chanson, c'est ici:
http://francois.faurant.free.fr/ecluse/barbara_ecluse.html

On ne s'y produit plus, mais on y boit toujours de bons vins en bonne compagnie.

Du coup, je vais tenter l'audition ici, seulement accompagné au clavier par Michel Bernholc.

Une seule chanson: "L'excuse".
Paroles et musique de votre serviteur.


podcast


Et après, un petit jeu à copier-coller
http://three.flash-gear.com/npuz/puz.php?c=v&id=2990735&k=25002693

ou à cliquer comme d'hab. dans le premier commentaire ;-)

01/01/2008

COMMENCER 2008

641dbe3e757f92b582c4e22fcfad15b4.jpgJ’accours remercier ici celles et ceux qui m’ont adressé cette nuit des cartes virtuelles pour me souhaiter sans doute une bonne année 2008.

Qui commence merveilleusement bien puisque j’en suis informé.

Nettement moins bien puisque mon vieil ordinateur et ses antiques logiciels ne parviennent pas à les ouvrir, sans doute créées qu’elles sont sous de nouvelles technologies.

Ici, on en est encore aux hiéroglyphes ;-)

Aussi, pour vous mettre sur la voie de ce qu’il conviendrait de me souhaiter pour bien commencer l’année, un ordinateur neuf me paraît tout indiqué.

A mes vœux, maintenant.

Curieuse coutume qui consiste pour la plupart des gens à vouloir le Premier de l’An et à s’en contenter jusqu’à l’année suivante.

Alors je vais vous souhaiter de vouloir vraiment et de tenir cette volonté tendue comme un arc jusqu’à la Saint Sylvestre!

Et vous offrir en guise d’étrennes un début d’année en chanson et un éclat de rire à partager. J’ai reçu pour ma part une bande dessinée de Jean-Yves Ferri intitulée: “De Gaulle à la plage” éditée par Dargaud dans la collection “Poisson pilote”. Elle m’a tout bonnement plié en deux. Courrez vous chercher ça chez le libraire! C’est un médicament pour les jours tristes.

Et pour la chanson, ce sera “La prière de Dieu”, paroles et musique de ma pomme avec Red Mitchell aux guitares.

Tout simplement ;-))))))))))))))))

podcast

08/11/2007

LE LOUP DU ZOO

medium_Au_moins...jpg

Paroles et musique de mapomme.
Guitares: Red Mitchell.
Violon: Piotr Sapieja, faiseur dedans.
Piano et clair de lune: Michel Bernholc, faiseur de-hors.


podcast

03/08/2007

L'ETANG... des trémées.

medium_Etang_de_Beaumont.3.JPGInterlude.

Et petite pause devant cet étang de ma chère Sologne (dans mon écran, pas en vrai...).

Tandis que certain(e)s s’entassent dans les noirs bouchons d’un bison pas si fûté puisque..., d’autres se reposent à l’ombre ou se dorent au soleil, d’autres se demandent pourquoi le fils Kadhafi a jugé utile de venir confier toutes ses révélations à la presse françaises, d’autres travaillent, d’autres se demandent comment ils vont dîner ce soir.

Je continue à travailler l’eau qui coule, accorder mes rires d’enfants, disposer en stéréo les chants d’oiseaux, avancer ou reculer au lointain les jappements d’un chien, le hénissement d’un cheval... Bref, je continue la composition de cette chanson de fontaine, première d’une grande série de “jardinophonie”. Avec cette quantité incroyable de sons envoyés par les fidèles de Fleuryland.

Merci infiniment.

En méditant tout sourire sur l’avantage incontestable de cet esperanto de paix, de douceur, de sérénité, de civilisation aussi, façon Toscane...

Rien à traduire.

Pas d’adaptation.

L’eau, le merle, le souffle du vent dans les branches des arbres, tout raconte la même chose à quelques variantes près du pôle Nord au pôle Sud, de Tokyo à La Paz...
Sauf peut-être au Darfour où le son des fontaines ne doit pas évoquer grand chose...

(A propos, Monsieur Kouchner, on part quand ?)

Pour bien le mesurer, cadeau aux francophones et tendresse particulière pour ceux avec lesquels j’avais créé l’Etang.
Allez donc traduire ça en chinois, en russe, en hébreu, en serbo-crate...

ALERTE SPECIALE SWÂMI PETARAMESH!!! ;-)
Si vous êtes au boulot, ne cliquez surtout pas sur le podcast ci-dessous!


podcast


L’Etang des trémées.
Paroles et musique de ma pomme.
Avec par ordre d’entrée en espace Guy Mauffait au Chapman stick, Michel Bernholc aux claviers basse et cordes ainsi qu’aux arrangements, Jef Parent à la programmation rythmique, Pierre Chérèze aux guitares et Michel Olivier au mixage.

Attention sur la route, et prévenez quand vous serez arrivés.

Ha, j’oubliais...

En couleur si possible, la carte postale ;-)

21/04/2007

SOUVENIRS SOUVENIRS ?


podcast


Paroles musique et interprétation de ma pomme.
Avec Red Mitchel et Diabolo, au Micro-Stud de Montmartre.

07:32 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (12)

10/03/2007

Y A QU'A DEMANDER


podcast


Musique demandée? Musique là.

Le loup du zoo.
Verbe et musique de ma pomme.
Au piano, Michel Bernholc. Au violon, Piotr Sapiejà. Aux guitares, Red Mitchell. Stick, Guy Mauffait.
Pour le reste, je vous laisse faire.

23:37 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (4)

24/01/2007

LES NOUVELLES CENSURES

medium_boulet.jpgIl fallait vraiment être con comme un flic soviétique pour interdire une œuvre par décret et paralyser son auteur par arrestation.
Un décret, ça s’écrit sur du papier, ça se photocopie, ça s’envoie dans toutes les directions du pays. Alors, forcément, ça s’égare toujours un peu, ça se publie à l’étranger et ça vous revient dans la tronche tel le boomerang moyen.
Une arrestation, c’est pareil. Ca se sait, ça se constate chez les voisins, ça se raconte à mi-voix dans le pays puis ça se hurle à l’étranger... Et c’est au nom des arrêtés que, bien plus tard, d’autres viennent vous détrôner.

Belle lurette que ce n’est plus comme ça qu’on pratique à l’Ouest. “On ne censure pas chez nous, Môssieur!”, affirme-t-on dans tous nos médias.
Ah oui?
Alors comment se fait-ce que personne n’ait jamais pu entendre une seule fois à la radio la chanson “Les corbeaux”, ni la polémique qui m’opposait à Maurice Druon, au quai d’Orsay, aux patrons de presse indépendante” se dédisant sur sa publication?
Comment se fait-il que personne n’ait rien lu sur l’impossibilité de réaliser le Festival européen pour la vie à Bordeaux, ni sur la lamentable série judiciaire qui s’ensuivit?
A qui “L’Art Existence!” doit-elle ce silence absolu sur notre manifestation du 10 Mai 1991: “Dix ans qu’on s’emmerde”?
D’où vient que personne n’ait appris l’interdiction de “La nuit de la Liberté” par la préfecture de Police de Paris?
Pourquoi n’avons-nous pas eu l’honneur d’une ligne sur l’opération “Coeur de France” ?

En voilà des questions qu’elles sont bonnes !

Surtout quand on considère que la moindre petite phrase d’un conseiller municipal de Trifouillis-les-Gonesses peut vous déclencher une campagne nationale de huit jours et qu’une partie de fesses princières peut vous mobiliser les rédactions pour trois mois! Est-ce bien raisonnable ?
La censure vous lève le coeur? Vous vous rassemblez pour la combattre sous toutes ses formes, surtout les plus sournoises ? Nous sommes d’accord!
Comme on ne combat bien que ce que l’on connaît bien, prenez donc votre

PREMIÈRE LEÇON DE CENSURE MODERNE

1 - Glissez-vous un moment dans la peau du censeur en relisant “Le Prince” de Machiavel. Vous voilà au pouvoir! (Rôle de composition, bien sûr.)

2 - Repérez un artiste indépendant. Un qui ne se prosterne pas à tout bout de champ devant vous, qui n’est pas prèt à offrir son cul pour un passage télé ni à vendre son âme pour une diffusion radio. Un qu’on n’achète pas. Un “libre” que vous n’aimeriez pas voir interrogé par une journaliste qui, sachant bien que ses réponses feraient monter l’audimat, s’amuserait à le questionner sur tout ce qui vous fâche. Depuis Coluche, on ne vous la refera pas si facilement...

3 - Enquêtez sur lui jusqu’à ce qu’un rapport désespérant vous revienne indiquant que cet homme ou cette femme-là ne se drogue pas, n’a jamais détourné d’argent public, a un casier judiciaire vierge et un passé sans rien d’autre que des engagements de convictions. Rien! Aucun moyen de chantage, aucune possibilité de pression,pas de moyens légaux pour lui faire fermer sa gueule.

4 - Faites courir une rumeur sur son compte sous-entendant le contraire. Qu’il est tout l’inverse de ce que vous venez de lire : **** , alcoolo, drogué, mythomane, mégalo, et, pire, qu’il ne sait pas se tenir dans votre monde. Rajoutez qu’on laisse entendre dans vos services qu’il est presque établi que c’est vraisemblablement un sous-marin d’un groupe haïssable. Inventez au gré de votre fantaisie. La calomnie paie toujours et ne coûte rien. C’est tout bénéf, et ça, ça vous branche bien.

5 - Attaquez fort maintenant. Surtout n’y touchez pas! Pas de ces sottises kagébiennes qui vous feraient passer pour le contraire de tout ce que vous avez toujours prétendu être. Étranglez-le doucement, méthodiquement, en silence, comme vous savez faire. Etant donné que vous l’avez déjà fait passer pour un mythomane, personne ne le croira s’il se met à gueuler qu’on l’étouffe. Comment ?
D’abord, documentez-vous sur l’art qu’il pratique. C’est la chanson ? Facile!
Quelles sont les étapes de ces oeuvres-là ? Production, promotion, distribution. Parfait. Encerclez-le.

La production, c’est d’abord des moyens financiers relativement importants. Paies des musiciens, location du studio, achat des bandes, réalisation de la pochette, gravure, pressage, emballage... Votre “empêcheur-de-dormir-tranquille” veut faire un album de douze chansons ? Il lui faut trouver environ cent cinquante mille francs. *
Peut-être un peu moins parce que ce qui vous le rend encore plus haïssable, c’est qu’il a des tas d’amis qui jouent avec lui pour pas cher. Vous pas. Et ce qui vous agace tout particulièrement, c’est de savoir que toute sa bande d’amis va pauvrement, mais se porte à merveille, tandis que la poignée de ceux dont vous n’avez jamais su s’ils étaient vraiment les vôtres se suicident à tour de bras. Ca vous rend aigri, et votre grand âge n’y arrange rien. Reste qu’il lui faudra trouver au moins dix briques. Vous savez qu’il ne les a pas. Vous devinez qu’il aura bien du mal à les trouver : d’une famille modeste qui ne peut rien pour lui, vous et votre bande ayant fait main-basse sur tout ou presque l’argent en circulation dans le pays, les banques ne prêtant jamais qu’à ceux qui n’en ont pas besoin, il a peu de chances de les trouver dans les tirelires vides de son clan de pauvres. Vous savez qu’il ne financera pas son art en vendant de la mort au coin de la rue, pas plus qu’en faisant commercer des filles sur le trottoir... Il est foutu. Dormez en paix.

Merde! Le larbin de service vous réveille en vous annonçant qu’il a réussi on ne sait par quel miracle à en enregistrer quelques unes quand même. Et le détestable livreur de tartines d’ajouter que les rares qui les ont déjà entendues les trouvent superbes ! Mauvais matin. Le beurre frais du Poitou a un goût de rance, le café paraît plus amer que d’habitude... Le diable s’en mêlerait-il ?
Appelez votre âme damnée. Toujours à portée de claquement de doigts, elle arrive aussitôt.
“Rappelez-moi, Gringoire... Maintenant qu’il a réussi à enregistrer, quelles sont ses prochaines étapes ?
- La promotion et la distribution, ô Incommensurable Seigneurie.
- Occupez-vous en donc, mon bon. Et démerdez-vous pour me trouver une copie de ce qu’il a fait pendant mon sommeil.
- Bien, Votre Pharaonique Grandeur.”

Gringoire regagne son antre et fait prévenir par son sous-Gringoire l’armée des petits Gringoires qu’il ne sera là pour personne pendant quelques instants. Il prend bien soin d’ajouter que c’est à votre demande. C’est nul, mais ça le flatte encore. Gringoire décroche du bout de ses longs doigts manucurés le téléphone des ordres, et appelle.

Très peu de gens, finalement.
Votre artiste français est, avec à peu près tous les professionnels artistiques qui se respectent, en guerre contre l’envahissement des ondes et des écrans par les productions américaines. Il est donc évident qu’il n’ira pas faire gagner de l’argent à des distributeurs yankees. C’est tant mieux d’ailleurs,car ceux-là, si vous les appeliez, se feraient un plaisir de vous rire au nez par tarin de Gringoire interposé.
La censure, la lourde, c’est eux qui la décident. Y compris quelquefois, contre vous-même.
Comme votre politique a conduit à la fermeture la quasie totalité des boîtes de distribution françaises, il n’y aura guère que deux ou trois appels à faire. Et comme c’est Gringoire qui s’en charge de votre part, ça n’attendra pas.
“Allô, mon cher, Gringoire à l’appareil. IL m’a demandé de vous alerter sur un produit qui devrait normalement passer par chez vous prochainement. Non, pas pour vous le recommander. Au contraire. C’est une horreur dont IL serait tout à fait contrarié qu’elle vint aux oreilles de Son Bon Peuple... Non, bien sûr, vous savez comme moi que c’est un Démocrâââââte... Non! Il s’interdit d’interdire jamais rien.... Et ne prenez surtout pas mon appel autrement que pour une recommandation. C’est, en quelque sorte, Son avis artistique qu’IL tenait à vous communiquer.
A propos, votre demande de contribution nationale pour l’aménagement des jardins du château de votre danseuse passe sur Son bureau ce matin. Mettez donc toutes les chances de votre côté.
C’est cela, cher ami. Mes respects à Madame. Au revoir.”

Gringoire raccroche.
Distribution ? Niquée.

A la promotion maintenant!
Au cas où, comme la plupart de vos amis entrepreneurs, le maudit artiste trouverait le moyen d’aller faire fabriquer ses disques dans des pays lointains par des enfants trop maigres et de les commercialiser à partir de là-bas d’une manière inattendue. Ca ne lui ressemble pas, mais avec ces inventifs-là, on n’est jamais trop prudent.
Ce sera vite fait. Un seul appel suffira. Gringoire sait bien que c’est par là que ça passe... ou ça casse.
“Allô, la première radio de France ? C’est Gringoire.”
Même genre de conversation, à ceci près que le choix de votre prochaine intervention n’est pas encore fait et qu’on rêve, à l’autre bout du fil, que ce soit de là que vos illustres propos s’envolent. Comme par hasard, c’est ce matin aussi que cela se décide.
Ce n’est tout de même pas un petit chanteur à la noix qui va contrarier les marchands de pub, tout de même ?! F’rait beau voir!

Gringoire raccroche.
Promotion ? Niquée.

De son pas feutré, aussi silencieux qu’un chat sur les tapis persans, souriant comme à son habitude, Gringoire revient à votre bureau. Où il vous trouve enfoncé dans un fauteuil, la sono à fond, écoutant les nouvelles chansons de l’artiste sur la copie qu’un sous-sous-sous Gringoire prometteur zélé a déjà dénichée.
C’est beau. Émouvant. Finalement, vous avez dans un petit coin du peu qui vous reste de conscience un brin d’affection pour cet homme-là, et beaucoup de respect pour son travail. Bonheur de collectionneur: comme si vous étiez l’unique propriétaire d’une toile que personne ou presque ne verra jamais, vous écoutez l’oeuvre interdite.

La chanson finie, Gringoire vous adresse le sourire complice de la mission accomplie. Vous le lui rendez à peine et, à pas lourds, le dos un peu voûté par la main de la mort déjà posée sur votre épaule, peut-être un peu inquiet (Et Dieu, dans tout ça ?), vous allez vous plonger dans le dossier des oléagineux pour sodomiser à sec les petits paysans qui vous ont élu. Cet après-midi, vous enculerez les marins-pêcheurs et ce soir, les couilles de la tête vidées, après avoir lu quelques pages des “Chants de Maldoror”, vous irez rejoindre au royaume des songes un cadavre bosniaque dénudé par un Serbe.
Quelle belle journée! Quelle partouze! Quelle santé!!!

Paris, Août ... Qui trouve l'année gagne un sourire ;-)


* En euros, il en va encore à peu près de même, sauf à économiser le studio et à remplacer un maximum de musiciens par des machines pour chanter, par exemple, que le libéralisme, décidément...

medium_scie_a_metaux.jpg

23/12/2006

HA QUE MOI AUSSI!

Ha que j’y pense aussi!!!

A bras raccourcis, tout l’monde tombe sur Johnny.
Sauf moi, parce que je partirais bien aussi.

Pas pour éviter l’impôt, non.

Juste pour avoir à en payer.



podcast

Va les chercher!
Paroles et musique de ma pomme.
Emmanuel Lacordère, Pascal Arroyo, Pierre Chérèze, Sylvaine Bordy.
Montrouge

03/10/2006

VOYAGE NOCTURNE


podcast

Paroles et musique de ma pomme.
Souvenir du Bar de la Tortue. Quai du port de Toulon.
Goélette irlandaise.
Béru, si tu m'entends...

Bouteille à la mer cherche accordéoniste.

19:34 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (4)

28/09/2006

TOUCHE PAS A MOZART !

Jospin n'ira pas.
On s'en fout.

Surtout les "indigènes" dont il ne se souvenait pas non plus quand il était premier ministre.

Il n'avait pas déjà envisagé ça en 2002? "Se retirer dé-fi-ni-ti-ve-ment de la vie politique", le bourricot d'orgueil?

"Alzheimer, cause nationale." Il était temps, en effet.

Par contre!

Voilà t-il pas!...

A Berlin, c 'est MOZART qui n'y va plus.

Non pas que MOZART se retire.

Je vous la copie-colle comme je l'attrappe:

"Le Deutsche Opera de Berlin, l'une des trois salles d'opéra de la capitale allemande, a annoncé lundi qu'il avait retiré de sa programmation l'opéra de Mozart "Idomeneo" par crainte d'actions de protestation d'islamistes.

La mise en scène de Hans Neuenfels, réputé pour ses provocations, pourrait susciter des réactions de malaise et de protestation d'islamistes qui se sentiraient offensés. Dans l'une des scènes, le roi de Crète Idoménée rapporte en effet les têtes de Poséidon, de Jésus, de Bouddha et de Mahomet et les pose sur quatre chaises, a précisé le Deutsche Opera dans un communiqué.

"IDOMENEO" retiré de la programmation "par crainte d'actions de protestation d'islamistes".

Avec Véronique Sanson risquant l'attentat à l'Olympia si elle chantait "Allah", on franchissait la limite.

Avec les caricatures, on la dépassait.

A MOZART, on arrête.

Là.

Maintenant.

Tout de suite.

Parce qu'on ne va quand même pas aller jusqu'à voiler la Juliette à Roméo, mettre un tchador sur la convive du "Déjeuner sur l'herbe' ou une burka sur la Vénus de Milo.

Ca "contrarierait" les "fondamentalistes" ?

Moins que moi!

27/09/2006

INDIGENES : LA FRANCE DECOUVRIRAIT ?!!

TON GRAND-PERE ET LE MIEN
Paroles et musique de ma pomme, arrangements et claviers Michel BERNHOLC.


podcast


La sortie du film "Indigènes" est commentée partout.
Tant mieux.

Les pensions des "indigènes" (restants) vont être augmentées.
Tant mieux.

Chirac découvre. Il n'y avait pas pensé avant.
Etonnant!

Une des premières copies de cette chanson avait été portée à l'Elysée en ...1996.

Drôle de famille!

Dans la mienne, on sait ça depuis toujours ;-)))

On a la honte tardive, chez certains d'entre nous.

21/08/2006

AVANT-GOUT DE PIQUE-NIQUE

Vu que mon ami éditeur à moi que j'ai se décarcasse sur son blog pour présenter mon roman et qu'il donne pour 1euro 13 des tranches de saucisson en prévision du pique-nique géant qu'on fera dans le massif central quand on aura pulvérisé les records de vente de Sarguemines à Valparaiso, je ne peux pas faire moins que de motiver de mon mieux pour cette belle journée en perspective.
Alors comme un autre ami à moi que j'ai m'a envoyé, merci Mon Cricri P'tit Plumeau, cette chanson enregistrée dans son jardin dans des conditions assez similaires à celles qui nous attendent (sauf qu'au pique-nique on fera venir la sono des Rolling Stones et le symphonique de Casadessus), vlà un ch'tit aperçu guitare et voix. Les cigales sont offertes, comme les frais de port...

A LA PROCHAINE!
Paroles et musique de ma pomme. A la guitare, ma poire.


podcast

11:52 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (7)

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu